La catastrophe nucléaire au Japon et les conséquences mondiales, méritent une analyse réfléchie des forces et acteurs en présence, afin de vous décrire les réels risques pour la santé de l’espèce humaine. Ces risques sont-ils maîtrisés ? Faisons ici un point sur l’actualité du risque environnemental mondial de l’année 2011.
Le séisme de forte magnitude, ayant provoqué un tsunami extraordinaire, dévastant toute une partie de la côte japonaise. Cette catastrophe naturelle à fortement endommagé la centrale nucléaire de Fukushima, exploitée par l’entreprise privée TEPCO: c’est l’effet papillon qui montre ses dégâts immenses. Toutefois, l’incident déclaré concernait au départ une simple inquiétude sur un seul des réacteurs de la centrale. Depuis le 11 Mars, la situation ne fait qu’évoluer dans le mauvais sens, malgré les divers espoirs que nous y portons tous.
Une chose est claire : rien n’est clair
Nous semblons entendre le tic tac d’une montre, ou plutôt d’une bombe à retardement, si nous sommes alarmistes et apeurés. La communication, au coup par coup, et en décalé pour nous les Français qui apprenons les nouvelles au matin, est de plus en plus floue. La transparence, qui semblait de rigueur japonaise au départ, semble disparaître sous un nuage de plus en plus opaque. Au fur et à mesure que nous avançons, les nouvelles sont mauvaises, les espoirs s’amenuisent, d’où peut-etre une plus forte difficulté à assumer les faits.
De plus, le Gouvernement Japonais, ainsi que les yeux du monde entier, semblent mettre sous pression les responsables du sauvetage, TEPCO. Des erreurs dans les chiffres dévoilés semblent notamment montrer que la fatigue des responsables atteint un degré avancé, et signifie également leur désemparement.
Des premières fuites dans l’air, avec un impact officiel local “maîtrisé” au Japon et “faible” ailleurs
Les premiers jours ayant vu l’explosion partielle des réacteurs, due à la montée de la pression après la montée en température, des premières fuites radiactives ont volontairement et involontairement eu lieu afin d’éviter l’explosion complète des réacteurs. Un premier nuage s’est donc dilué au dessus de l’Océan Pacifique. Ceci semble avoir très peu affecté la radioactivité aux Etats-Unis, et encore moins en Europe. En toute logique, l’impact parait faible et à priori réellement. Les effets sur le long terme nous en diront plus.
Toutefois, la zone japonaise sinistrée semble subir d’importantes conséquences: taux de radioactivité très élevés dans l’eau, les aliments, l’air, ce qui inquiète les populations locales de plus en plus. Assez peu d’échos chez nous, avouons-le. Il semblerait que la zone impactée par l’incident nucléaire atteint un rayon de 100 km autour de la centrale !
Schéma du réacteur de Fukushima
Source: Flickr, Daveeza
Contamination de l’eau non maîtrisée
Désormais, nous savons que des fuites radioactives ont lieu directement dans l’océan, et ce en grande quantité, plus de 2000 fois supérieure à la normale pour l’iode radioactive. Que faire ? C’est ce que se demande tout le monde. N’a-t-on pas de moyen d’isoler la centrale de l’eau de l’océan, et des nappes phréatiques?
La contamination de l’eau n’était pas encore un phénomène arrivé à grande échelle. Mais cela pourrait être bien pire que l’air. Une fois l’eau polluée, c’est l’ensemble de la chaîne hydrique qui serait radioactive. Autant dire que le risque est énorme, malgré les arguments de dilution dans l’océan. Dès lors que la source de fuite n’est pas mesurée ni maîtrisée, cela représente un risque maximal.
La peur créée autour de l’incident est-elle un instrument politique ?
Plusieurs personnes, par exemple Claude Allègre, Michel Onfray, semblent penser et dire qu’il n’y a pas de catastrophe nucléaire au Japon, mais uniquement un seisme aux lourdes conséquences, et que les médias mondiaux utilisent la peur engendrée par le nucléaire afin de créer le buzz. Nous pourrions en dire autant des politiciens, qui utilisent dans tous les pays les arguments du nucléaire à des fins électorales.
Mais le risque et la peur sont bien réels, malheureusement. La radioactivité est un phénomène physique que l’homme ne sait maîtriser complètement. L’Homme sait uniquement créer des barricades face à ces réactions chimiques qu’elle ne peut combattre. Et contrairement à d’autres réactions chimiques, la radioactivité est des plus nocives et longue dans le temps !
Avoir peur est donc normal, surtout pour les populations jeunes, qui souhaiteraient un jour profiter de cette Terre de manière saine.
EDF et AREVA dépêchés au Japon
TEPCO, l’exploitant de la centrale, désemparé face à la situation, malgré les efforts mis en oeuvre pour sauver la centrale, a fait appel aux experts et entreprises du monde entier afin d’aider le Japon à gérer la crise. EDF et AREVA apportent déjà un soutien technique en envoyant du matériel (de protection notamment), et depuis peu des experts et ingénieurs afin de réfléchir aux solutions, mesurer les impacts, évaluer les risques.
Nous verrons désormais si les résultats dans la maîtrise du risque nucléaire s’en trouvent fortement améliorés, surtout si les méthodes de communication sont exportées.
Actions immédiate pour sauver l’humanité ? Risques ? Tic Tac tic tac …
Jacque Attali, un penseur de notre pays, écrit sur l’Express “Branle-bas de combat pour sauver Fukushima et l’humanité” et martèle qu’il faut agir. Je le rejoint en ce point, et vous invite à réfléchir sur les moyens à mettre en oeuvre en pratique. Il faudra innover dans un temps court, et éventuellement apprendre à protéger les populations.
On parle depuis hier de super-bâches évitant les émanations dans l’air (ce qui prouve bien qu’il y en a toujours!), et des réflexions sur les solutions pour récupérer l’eau contaminée. La contamination de l’océan peut s’avérer bien pire que l’air, puisque notre ressource chère serait polluée à jamais !
C’est pourquoi, malgré que cela soit triste à dire, mais c’est la raison d’être d’Econov’, la vérité semble aujourd’hui être l’inconnue principale. Le risque plane réellement, et ce ne sont pas les informations contradictoires révélées depuis 3 semaines qui rétabliront la sécurité. Les heures tournent, nous devrions revenir à la réalité, et agir … mais en attendant, tic tac tic tac …
Nous continuerons ce dossier d’actualité et vous tiendrons au courant de l’actualité nucléaire par des analyses complètes.


















