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Archive for juin, 2011

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Coup de vent sur les batteries, le Lithium-air prend son envol

Posté par Redaction Econov.eu Le 27 juin 2011 à 17h53 0 Commentaire

Dans ce nouveau volet de notre dossier sur le véhicule électrique, nous allons nous arrêter sur un sujet qui est déterminant pour son déploiement : la batterie.

Lithium air 1 Coup de vent sur les batteries, le Lithium air prend son envol

Ces dernières années, les batteries lithium-ion ont pris une place prépondérante dans les systèmes de stockage d’énergie. A l’origine surtout utilisées dans les équipements électroniques mobiles (baladeurs mp3, téléphones et ordinateurs portables), les batteries lithium-ion vont faire leur apparition dans des véhicules électriques. En effet des constructeurs tels que Mercedes, BMW, Ford, GM et récemment l’alliance Renault/Nissan ont annoncé leur intention d’en équiper leurs modèles électriques.

Le lithium-air, la technologie du futur ?

Lithium air 2 Coup de vent sur les batteries, le Lithium air prend son envol

Depuis une autre technologie émerge : le lithium-air qui met en œuvre un couple lithium-dioxygène offrant une densité énergétique très élevée (typiquement entre 1 700 et 2 400 Wh/kg), près de 10 fois supérieure à celle des batteries lithium-ion (autour de 200Wh/kg). Avec cette technologie, la batterie n’est plus un système hermétiquement clos car elle va, comme son nom l’indique, utiliser l’air ambiant pour fonctionner. Plus précisément l’oxygène, une fois filtré, va réagir avec le lithium pour être ensuite utilisé dans la réaction nécessaire à la génération de l’électricité. L’avantage d’un tel procédé est d’utiliser un composant qui n’est pas stocké dans la batterie, ce qui permet de l’alléger et de réduire son encombrement.

Des projets prometteurs

Bien que cette technologie lithium-air ne soit pas nouvelle à proprement parler, certains groupes de chercheurs travaillent sur le sujet depuis une vingtaine d’années, les recherches dans ce domaine ont incontestablement connu, ces dernières années, un coup d’accélérateur.

Pour exemple, le projet « Battery 500 » lancé en 2009 par IBM. Cette initiative, regroupe 40 ingénieurs et scientifiques parmi les meilleurs de la planète, a pour objectif d’augmenter considérablement l’autonomie des véhicules électriques d’aujourd’hui.

Selon Spike Narayan, chercheur chez IBM : « La technologie des batteries s’est améliorée, mais elle reste largement inférieure à l’essence en terme de quantité d’énergie détenue. La densité d’énergie – c’est à dire la quantité d’énergie stockée par unité de volume – d’une batterie lithium-ion ne suffit vraiment pas à transporter une berline familiale sur des distances comprises entre 500 et 800 km. »

Fort de cette constatation IBM ambitionnait de réaliser d’ici 2010 un véhicule électrique avec une autonomie de 50 miles (800 km). Nous attendons les résultats.

projet LABOHR Coup de vent sur les batteries, le Lithium air prend son envolPlus récemment, le 15 avril 2011, un projet international, baptisé LABOHR (Lithium-Air Batteries with split Oxygen Harvesting and Redox processes), a été lancé au Centre de recherche sur les batteries MEET (Münster Electrochemical Energy Technology) de l’Université Wilhelm de Westphalie (WWU) de Münster (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). L’objectif est de développer de nouvelles batteries, reposant sur la technologie lithium-air, destinées à l’automobile électrique.

Aux côtés de la WWU on trouve des équipes internationales provenant aussi bien de centres de recherches et d’universités que d’entreprises. Sont ainsi présents les universités de Tel Aviv en Israel (TAU), Kiev en Ukraine (KNUTD), Bologne en Italie (UNIBO) et Southampton en Angleterre (SOTON), les entreprises Volkswagen, Chemetall, AVL List GmbH et SAES Getters, ainsi que le Conseil supérieur de la recherche scientifique (Consejo Superior de Investigaciones Cientificas, CSIC) et les Services de recherche européens (European Research Services GmbH).

À noter que ce nouveau projet est financé par l’Union européenne à hauteur de 3 millions d’euros.

Et demain ?

Pour que le véhicule électrique devienne réellement le moyen de transport populaire du futur, il est nécessaire d’opérer une rupture technologique dans le domaine des moyens de stockage. Les batteries de demain devront être plus puissantes, plus légères, moins encombrantes et surtout moins chères, de façon à permettre, aux voitures électriques, d’avoir au moins la même autonomie que les voitures thermiques actuelles avec un coût d’achat similaire. La technologie lithium-air qui répond à tous ces critères (du moins sur le papier, mais peut-être plus pour très longtemps…) serait-elle cette révolution technologique tant attendue ? Permettra-t-elle au véhicule électrique d’atteindre sa vitesse de croisière et d’être enfin considéré comme l’alternative au pétrole qui nous emmènera vers un monde moins pollué. Le débat est ouvert…

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Le recyclage des eaux usées, du chemin innovant à parcourir en France …

Posté par Alexandre Goncukliyan Le 24 juin 2011 à 17h00 2 Commentaires

L’eau est amenée à devenir une denrée rare, et ce même dans les pays occidentaux. Assainir les eaux usées est une pratique courante dans tous les pays. Cette eu, une fois traitée, est rejetée dans la nature. Le recyclage des eaux usées est quant à lui un moyen assez peu utilisé. Les solutions existent et peuvent être utilisées dans l’agriculture, l’industrie, l’habitat. Mais il semble qu’il faille encore évoluer dans les techniques et les mentalités pour développer cette filière. On parle même de produire du biocarburant avec des eaux usées !

droplet 001 253x300 Le recyclage des eaux usées, du chemin innovant à parcourir en France ...

Les procédés existent

Le recyclage de l’eau n’est rien d’autre que la prolongation de ce que nous faisons déjà aujourd’hui : l’assainissement des eaux, qui en sortie de traitement, pourraient être réutilisées directement pour différents usages. Au lieu de rejeter les eaux traitées dans la nature, réutilisons-la ! Le changement à opérer au niveau des techniques ne semble pas insurmontable. Toutefois, cela demande un niveau de traitement plus élevé au niveau des eaux usées.

Que cela soit en collectif ou non collectif, en assainissement chimique, biologique ou naturel, les procédés d’assainissement total existent, et permettent de réutiliser les eaux traitées :

  • Bioréacteurs utilisant les bactéries pour nettoyer l’eau
  • Filtres de roseaux
  • Filtres à membranes
  • Osmose inverse
  • Filtres UV
  • Précipitation chimique d’éléments

Plusieurs procédés techniques pourraient être détaillés, mais nous voulons éviter de mettre en avant des sociétés particulières et réservons les cas techniques pour de prochains articles.

Toutes les eaux peuvent être recyclées, pour différents usages, pourvu qu’elles soient traitées de manière spécifique, selon les produits qu’elles contiennent. Les eaux industrielles contiennent par exemple des métaux lourds, les eaux d’habitation plutôt des huiles. Les traitements doivent être dédiés.

Les eaux usées, eaux grises et eaux noires

Il existe donc plusieurs types d’eau, que l’on peut traiter différemment. On appelle eaux grises, les eaux savonneuses issues des lavabos, des douches et bains. Ces eaux ont la particularité d’être peu chargées. Ces eaux sont recyclables facilement avec des traitements simples, et surtout naturels.

Les eaux noires sont celles issues de toilettes, chargées d’urines et excréments. Ces eaux ne sont pas sensées contenir de produits chimiques, et peuvent être également traitées de manière simple. Un traitement naturel et bactérien semble être la meilleure solution pour purifier l’eau. Il faut tout de même faire attention au risque de prolifération de bactéries.

Economies et rentabilité au rendez-vous

L’eau recyclée est gratuite pour son second usage, hormis le coût d’investissement pour la purification ! Le procédé est très simple pour les eaux issues de l’habitat, surtout si les eaux grises et eaux noires sont séparées. Contrairement à d’autres ressources dont la régularité reste aléatoire, le volume d’eau grise est régulier sur l’année.

Les systèmes proposés aujourd’hui sont rentables pour un réel usage de l’eau recyclée, notamment avec un coût de l’eau distribuée croissant. Le retour sur investissement se calcule en fonction de la taille de l’installation et du volume de traitement journalier. L’ordre de grandeur de ROI (retour sur investissement) est entre 5 et 10 ans selon la solution.

Une réglementation française qui freine le développement des techniques

Longtemps, la réglementation française a interdit tout recyclage d’eau, même l’eau de pluie, pour les applications de l’habitat, de l’industrie et de l’agriculture. Durant cette période, bon nombre d’innovations ont été noyées par la réglementation rigide. Pendant ce temps-là, les solutions ont été mises en œuvre dans d’autres pays, plus souples : Espagne et pays arabes principalement.

Des changements récents de réglementation porteuses d’espoir

Toutefois, la réglementation française évolue vers l’acceptation de l’utilisation alternative des eaux. Cela a commencé par l’autorisation de l’utilisation des eaux de pluie pour les particuliers en 2009, pour un usage dans les toilettes.

L’arrêté du 2 août 2010 autorise quant à lui l’utilisation d’eaux issues du traitement d’épuration des eaux résiduaires urbaines pour l’irrigation de cultures ou d’espaces verts. Cela fait démarrer la filière du recyclage au sein des collectivités. Déjà une première étape de franchie ! Nous pouvons espérer allez plus loin bientôt.

Les applications nombreuses à l’étranger

Les entreprises innovent déjà à l’étranger et proposent des solutions de recyclage des eaux usées dans le domaine de l’agriculture, de l’industrie, de l’habitat. En Espagne, en Israël, dans les pays Arabes, les solutions ont été développées par les entreprises Françaises, tel que Degrémont Suez ! Pourquoi pas en France ?

Top RecyclageEau Le recyclage des eaux usées, du chemin innovant à parcourir en France ...

Le recyclage dans l’agriculture

Le recyclage des eaux usées est très pratiqué dans les zones rurales et agricoles à l’étranger. C’est le cas en Espagne et en Israël, ou environ 75% de l’eau est recyclée ! L’eau usée utilisée subi un premier traitement afin d’éviter la prolifération de bactéries.

Cette utilisation permet plusieurs apports, mais présente des risques :

  • Apport des nutriments nécessaires à la culture des fruits et légumes
  • Irrigation à moindre coût
  • Assainissement avec les fruits et légumes
  • Contamination possible si l’eau ne sont pas d’une qualité minimale
  • Risques de la présence de résidus de médicaments dans l’eau, qui seraient absorbées par les plantes

Le recyclage des eaux usées est donc une solution qui pourrait être fortement rentable, mais à surveiller au niveau de la qualité des aliments produits. Ce procédé est dejà largement utilisé dans le monde entier.

bambou1 224x300 Le recyclage des eaux usées, du chemin innovant à parcourir en France ...

Le recyclage dans l’habitat

Les applications semblent réservées à l’habitat neuf plutôt que les anciennes habitations. C’est compréhensible au niveau économique, puisque cela engendre des travaux de remise à niveau conséquents dans l’habitat ancien : déployer un réseau de tuyauterie spécifique pour les eaux grises a un coût rendant l’opération peu rentable.

Les applications pourraient cependant se généraliser dans la construction neuve, notamment avec des réglementations adéquates. Ailleurs qu’en France, des solutions permettent de recycler l’eau dans les bâtiments pour utiliser les eaux usées dans les toilettes avec un système de filtration en local.

Des changements nécessaires dans les esprits

Le recyclage des eaux usées peut être développé en France. C’est surtout un changement de l’opinion sur la question qui doit s’opérer. Sortir des préjugés de l’eau « sale et polluée », penser à innover pour revoir le cycle d’utilisation de l’eau, ce sont les esprits qui doivent innover. Mais pour cela, nous voyons qu’il y a du chemin à parcourir.

L’innovation durable pour le développement du recyclage : vaste programme

L’innovation est encore nécessaire au niveau technologique et au niveau sociologique pour faire accepter le recyclage des eaux usées, au lieu de déverser les eaux dans la nature. Ne laissons pas la nature payer pour nos déchets. Cette innovation doit se faire de manière différente et intégrer les contraintes écologiques et sanitaires à la fois. Les économies seront au rendez-vous, puisque l’eau recyclée peut être utilisée de manière gratuite.

Nous décrirons les solutions d’épuration d’eau écologiques et les innovations dans plusieurs articles qui suivront !

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Véhicules électriques et énergie renouvelable, un mariage de raison

Posté par Redaction Econov.eu Le 22 juin 2011 à 17h15 1 Commentaire

Les énergies renouvelables seront-elles à l’avenir, les meilleures alliées des véhicules électriques ? Dans ce volet du dossier consacré aux véhicules électriques, Econov’ va tenter de répondre à cette question.

VE et EnR Véhicules électriques et énergie renouvelable, un mariage de raison

La réduction de nos émissions de gaz à effet de serre (GES) pour lutter contre le réchauffement climatique est devenu un leitmotiv décliné sur tous les tons. Un secteur y est plus particulièrement montré du doigt, il s’agit des transports. Responsable à hauteur de 34% du CO2 émis (source : SOes, bilan de l’énergie), il est le premier pourvoyeur de GES en France. Ce n’est pas tout, c’est également un grand consommateur d’énergie fossile. 69% de la consommation de pétrole lui est dû (source : SOes, bilan de l’énergie). Face à cela le déploiement de solutions mobiles « décarbonés » (véhicules électriques et hybrides) est un premier élément de réponse.

Ne serait-il pas possible d’aller encore plus loin en mariant véhicules électriques et énergies renouvelables ?

Que faire du coté des Véhicules Électriques ?

Des solutions commencent à voir le jour avec notamment la pose de cellules photovoltaïques sur le toit. Certes, compte tenu de la faible surface disponible, la puissance fournie n’est pas suffisante pour faire rouler le véhicule en toute autonomie mais peut alimenter des auxiliaires tels que la climatisation, le chauffage, l’auto-radio… et à l’arrêt participer à la recharge de la batterie.

La preuve par l’exemple…

toyota toit solaire2 150x150 Véhicules électriques et énergie renouvelable, un mariage de raison

Le constructeur automobile japonais Toyota équipe déjà certains modèles de sa Prius hybride de panneaux photovoltaïques pour en alimenter la climatisation.

fiat solarprint 150x150 Véhicules électriques et énergie renouvelable, un mariage de raison

De même, Fiat collabore avec la société irlandaise Solarprint, au sein d’un projet européen baptisé SMARTOP, au développement de « petits » panneaux solaires qui installés sur le toit d’un véhicule permettraient de réduire ses émissions de CO2 de 15%.

Et les infrastructures de recharge ?

Pour déployer des structures de recharge alimentées par l’énergie solaire, il y a deux possibilités. La première et la plus simple est sans aucun doute d’équiper des infrastructures existantes. En effet, ces deux dernières années, plusieurs projets de grands parkings – supermarchés, entreprises, palais des d’expositions – équipés d’ombrières photovoltaïques ont vu le jour ou sont en cours de réalisation :

  • Centre LECLERC de Saint-Aunés près de Montpellier : 5472 panneaux solaires pour une surface couverte de 8045 m² produisent 1,42GWh annuel.
  • PSA à Sochaux : 9300m² couverts de 4800 panneaux pour une production de 1,28GWh par an.
  • Parc des expositions de Bordeaux-Lac : 60000 panneaux produiront d’ici 2012 13GWh par an

En complément de ces installations, il serait facile d’installer des bornes de recharge pour véhicules électrique qui ne détourneraient somme toute qu’une faible partie de la production globale.

La deuxième solution consiste à implanter des stations de recharge alimentées directement à l’énergie solaire. A noter, l’expérience en cours, depuis octobre 2010, à l’Institut National de l’Energie Solaire (INES) où en partenariat avec Toyota, une station de recharge solaire est testée. Constituée d’une ombrière de 150 m² de panneaux photovoltaïques, elle assure l’alimentation des 12 postes de recharge à destination de la flotte des 10 Toyota Prius hybrides rechargeables.

ines toyota Véhicules électriques et énergie renouvelable, un mariage de raison

Une autre approche, le Vehicule-to-Grid

V2R1 Véhicules électriques et énergie renouvelable, un mariage de raisonUn autre moyen pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre est d’utiliser les batteries des véhicules électriques comme moyens de stockages d’énergie. Grâce au développement des « smart grids » ou réseaux intelligents, cette approche appelée « Vehicule-to-Grid » (V2R) permet, en  inversant le flux d’énergie, de réinjecter pendant les périodes creuses, principalement la nuit, de l’électricité sur le réseau. Cet apport supplémentaire pourrait ainsi éviter  d’avoir recours aux moyens de pointe habituels (centrales thermiques au gaz).

Bien sûr tout ceci n’en est qu’aux balbutiements mais, comme nous avons pu le constater, des solutions innovantes existent. Il faut maintenant la volonté politique de les mettre en œuvre à grande échelle. Nos gouvernants auront-ils cette volonté ? Qu’en pensez-vous ?

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Voici une première sur Econov’,

Afin de vous apporter de nouveaux services, nous vous proposerons désormais des portraits et interviews exclusives de personnes agissant au quotidien dans le domaine du développement durable.

Nous commençons avec un sujet qui se prête facilement au débat: la gestion de l’eau en France. Nous avons souhaité recueillir des informations afin de permettre des analyse objective. S’il y a débat, ouvrons-le avec des éléments issus du terrain.

Aujourd’hui, nous avons interviewé Monsieur Mathieu Souquière, Directeur de la stratégie, des relations institutionnelles et de la communication chez Eau de Paris. Eau de Paris est la société publique qui a repris la gestion de l’eau depuis 2010. Portrait, histoire d’un transfert de gestion, et perspectives dans la gouvernance de l’eau…

Top EauParis Eau de Paris, histoire dune gestion publique, linterview de Mathieu Souquière, Directeur de la stratégie et de la communication

Rédaction Econov : Bonjour Monsieur Souquière, pourriez-vous nous en dire plus sur vous?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : Bonjour, pour ma part, je suis Directeur de la stratégie, des relations institutionnelles et de la communication chez Eau de Paris depuis Janvier 2011. Auparavant en poste à la Mairie de Paris, j’ai participé au pilotage politique de la création d’Eau de Paris à partir de 2008, ce qui m’a amené à traiter de la gestion de l’eau à Paris.

Rédaction Econov : Pourriez-vous nous présenter en bref Eau de Paris?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : Eau de Paris est l’entreprise publique en charge de la gestion de l’eau potable à Paris. L’entreprise, publique à 100%, fonctionne en régie autonome avec 900 agents. Elle est issue de la fusion de 4 entités à la suite de la reprise en gestion publique par la collectivité parisienne de la production et de la distribution de l’eau en 2010.

Rédaction Econov : Qu’en est-il justement de l’historique de la création d’Eau de Paris?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : L’histoire d’Eau de Paris est riche et complexe. Avant 1985, la gestion des eaux de Paris se faisait en régie. Dès 1985, une Societé d’Economie Mixte a été créée, la SAGEP, en charge de la production et du contrôle de l’eau. Deux entreprises privées, Veolia et Suez, étaient en charge de la distribution de l’eau dans la Capitale. Il n’y avait alors qu’un cadre contractuel léger pour ces délégations de service public, sans objectifs précis, ni moyens de contrôle adaptés.

La situation parisienne illustrait assez bien les dérives dénoncées, en 2003, par un rapport de la Cour des comptes consacré aux services d’eau et d’assainissement :

  • perte de la maitrise technique par la collectivité ;
  • opacité des comptes de délégation ;
  • rentes de situation confortables pour les gestionnaires privés ;

Ceci a lancé un bras de fer avec les entreprises privées avec les actions suivantes:

  • demande de dépenser les provisions pour travaux de renouvellement du réseau
  • rachat des parts privées de la SEM par la ville
  • commande d’études dès 2006 pour étudier les évolutions possibles dans la gestion

La décision est prise fin 2007 par Bertrand Delanoë de reprendre la gestion de l’eau en régie, ce qui a lancé un long processus de transition jusqu’au 31 Décembre 2009.

Rédaction Econov : Quelle fut alors la réaction des Grands groupes?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : Elles ont alors pensé au bluff! Mais la décision a été poursuivie par les actes.

Rédaction Econov : La fusion des entités en une entité publique est-elle aujourd’hui une réalité?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : Eau de Paris est donc née de la fusion de 4 entités, publiques et privés: la Société d’Economie Mixte, la filiale locale de Suez Environnement, celle de Veolia, et le laboratoire départemental d’analyse. Le passage à une entité unique publique a nécessité de nombreux aménagements, au niveau administratif et comptable, afin de l’adapter à la gestion publique.

Au 1er Janvier 2010, la fusion a été réalisée. Aujourd’hui en 2011, des difficultés organisationnelles persistent, née de la double difficulté d’opérer la fusion et le passage de la comptabilité privée à la comptabilité publique. La stabilisation de l’entreprise prendra encore un peu de temps.

Rédaction Econov : Quels ont été les effets du passage en gestion publique des eaux à Paris?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : Au niveau local, l’impact a surtout été organisationnel et économique. L’entité fusionnée, est passée de 950 à 900 personnes, devenus tous agents de l’Etat.

L’affaire a de plus suscité l’intérêt d’autres villes françaises, aussi bien gouvernées par la droite que la gauche. L’absence de concurrence entre Suez et Veolia a été rééquilibrée par des discussions sur les passages en régie. Certaines villes ont pu ainsi rénegocier leurs contrats de manière très avantageuse en termes tarifaires. Toutefois des baisses de prix excessives risquent de réduire la qualité de service.

En Ile de France, le SEDIF a renégocié son contrat dans l’urgence, avec une baisse de 15% du prix de l’eau. Ce prix, à 1,4€, reste toutefois supérieur au prix parisien de 1€.

Le débat suscité est alors devenu international. Paris, capitale française, a attiré les questions du monde entier.

Rédaction Econov : Quelles sont les améliorations apportées par Eau de Paris depuis sa création?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : La gestion du patrimoine a été repensée sur le long terme, avec des investissements sur le réseau, dont l’amortissement se fait sur 100 ans. La présence d’un seul opérateur public a permis d’ouvrir les comptes financiers, et de proposer grâce à cette transparence une baisse de 8% du tarif de l’eau.

Une campagne de communication a été menée afin de renouer le lien avec les usagers. Plusieurs concertations ont été menées, un observatoire de l’eau créé, et l’eau du robinet est largement promue. Sur ce point, nos interets convergent avec Suez et Veolia pour se défendre face aux attaques des minéraliers.

De plus, Eau de Paris fait campagne pour inciter les usagers à ne pas gaspiller l’eau.

Rédaction Econov : La gestion publique de l’eau est-elle plus durable et respectueuse de l’environnement?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : Une entreprise publique ne possède pas d’intérêt financier dans la gestion de l’eau. Elle se doit d’agir uniquement pour apporter le meilleur service public, et investir pour un meilleur rendement du cycle de l’eau. Ceci présente plusieurs intérêts: les économies pour les consommateurs, mais aussi la préservation des ressources naturelles. Principalement, la préservation de la ressource en eau dans la région Ile-de-France permet de protéger l’environnement des franciliens.

Egalement, Eau de Paris dispose d’un objectif d’exemplarité sociale, pour aller plus loin dans le développement durable avec les moyens d’une grande entreprise publique. A ce titre une harmonisation sociale a pu avoir lieu en 2009 afin que l’ensemble du personnel, issu des différentes entités, puisse bénéficier des mêmes conditions.

Rédaction Econov’ : Quels sont les enjeux actuels pour Eau de Paris?

Mathieu Souquière, Eau de Paris :

C’est un fait sociétal, la consommation d’eau baisse d’environ 2% par an. Ceci représente 4 Millions d’euros en moins chaque année dans les caisses de l’entreprise.

Au niveau naturel, Eau de Paris dispose de 50% de ressources souterraines, et de 50% de ces ressources issues de la la Seine et de la Marne.

De nombreuses questions environnementales se posent. Globalement, la qualité de l’eau diminue à cause des pollutions environnementales, et pose de nouveaux enjeux de traitement.

Rédaction Econov : Que pensez-vous du débat autour de la gestion publique/privée de l’eau en France?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : Le débat actuel qui porte remise en cause de l’école française ou du modèle français de la gestion déléguée trouve ses racines dans les excès que le système a lui-même produit. Pendant des décennies, deux ou trois groupes ont totalement contrôlé le marché en se partageant territoires et contrats. Le balancier est aujourd’hui totalement inversé, l’excès de concurrence ayant remplacé l’absence de concurrence entre ces entreprises. Ainsi les renégociations de contrats donnent-elle aujourd’hui lieu à des baisses tarifaires énormes, qui constituent comme un aveu a posteriori des rentes antérieurement constituées et qui, parfois, menacent même l’équilibre économique des services à long terme.

Nous prétendons, à travers l’expérience parisienne, que la gestion totalement publique peut offrir un contre-modèle pertinent, en termes de valeurs et de performances.

Rédaction Econov : Comment jugeriez-vous le processus lancé par La lyonnaise des Eaux avec les Idées neuves sur l’eau?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : C’est une initiative intelligente et utile, même si elle n’est sans doute pas dénuée d’arrière-pensées, leur permettant de communiquer avec les collectivités, ainsi que les particuliers. D’ailleurs, Eau de Paris, malgré les évenements, a été invité à participer aux échanges.

Rédaction Econov : Monsieur Souquière, merci pour vos réponses. Nous y voyons désormais plus clair sur l’exemple parisien de la gestion publique de l’eau. N’hésitez pas à nous tenir informé sur vos avancées, à bientôt sur Econov.eu !

Nous ne manquerons pas de vous donner des informations sur ce qui se passe chez Eau de Paris!

Rappel du processus des idées neuves sur l’eau:

http://www.econov.eu/2011/idees-neuves-sur-leau-les-trophees-de-linnovation-et-la-fin-dun-cycle/

http://www.econov.eu/2011/gestion-idees-neuves-sur-eau-question-expert/

http://www.econov.eu/2010/idees-neuves-sur-leau-le-journal-suez-environnement-cite-econov-eu/

http://www.econov.eu/2010/retrouvez-linterview-dalexandre-goncukliyan-pour-econov-sur-idees-neuves-sur-leau/

En lien avec Eau de Paris:

http://www.econov.eu/2010/leau-de-paris-une-bouteille-a-chacun-pour-un-bien-commun/

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Bonjour, aujourd’hui Econov’ vous propose de traiter d’un sujet d’actualité : le véhicule électrique. Dans ce premier volet, nous allons nous pencher sur les systèmes de recharge, plus particulièrement les nouvelles technologies sans fil.

Dans son récent livre vert sur les infrastructures de recharge ouvertes au public pour les véhicules « décarbonés », Louis Nègre, sénateur des Alpes-Maritimes et coordinateur interministériel, déclare :

« d’ici 2013, la quasi-totalité des constructeurs automobiles dans le monde aura lancé un ou plusieurs modèles de véhicules rechargeables. En France, les premiers sont commercialisés au dernier trimestre 2010. Cette nouvelle génération de véhicules est rendue possible par l’apparition notamment de nouvelles technologies de batterie, plus stables et aux performances techniques plus élevées (autonomie, absence d’effet mémoire etc.). »

Pour accompagner ce phénomène, le développement de solutions de recharge (équipements et infrastructures) va rapidement être un enjeu majeur que devront intégrer aussi bien les constructeurs automobiles que les pouvoirs publics. Une des principales interrogations de l’usager concernant les véhicules électriques étant son autonomie : « Combien de kilomètres je peux parcourir avant d’avoir à recharger ma batterie ? ».

Dans le domaine des équipements et des infrastructures de recharge deux philosophies s’affrontent : la charge « avec fil » ou la charge « sans fil ». Chaque technologie apporte son lot d’avantages, notamment la recharge sans fil, permettant de s’affranchir des câbles qui trainent, et de simplifier les opérations de recharge.

Dans cet article, nous ne traiterons que des systèmes de recharge sans fil, porteuses d’espoir pour la facilitation de la recharge des véhicules électriques.

Un peu d’histoire

La technique permettant de transférer de l’énergie électrique sans contact direct n’est pas nouvelle. En 1836, Nicholas Joseph Callan est le premier à en faire la démonstration. Son appareil est constitué de 2 bobines isolées (appelées bobinages primaire et secondaire) placées autour d’un noyau de fer. En connectant par intermittence une batterie au primaire, il ‘induit’ une tension dans le secondaire, provoquant une étincelle.

Depuis, le procédé s’est quelque peu démocratisé, et il est utilisé dans les implants médicaux de même que dans certains objets de la vie quotidienne comme la brosse à dent électrique et les téléphones portables. Des expérimentations sur la recharge de voitures électriques ont même été menées dans les années 90.

Deux technologies concurrentes pour la recharge sans fil

Aujourd’hui deux technologies s’affrontent : La transmission d’énergie par couplage inductif électromagnétique et la transmission d’énergie par couplage inductif par résonance. Voyons d’un peu plus près de quoi il s’agit.

Le couplage inductif électromagnétique

Induction  electromagnetique 300x250 Quand la voiture électrique fait le plein sans fil ! Induction et résonance pour VE Le système est composé de deux capteurs : Un émetteur (le chargeur) relié au réseau électrique et un récepteur (l’appareil à recharger) couplé à la batterie.

Lorsqu’un courant circule dans l’émetteur, un champ magnétique se crée induisant un courant électrique dans le récepteur qui permet de recharger la batterie.

Cependant ce procédé a un défaut majeur : l’émetteur et le récepteur doivent être parfaitement alignés et très proche l’un de l’autre, l’intensité du champ magnétique diminuant proportionnellement au carré de la distance.

Le couplage inductif par résonance

Resonance Quand la voiture électrique fait le plein sans fil ! Induction et résonance pour VECe nouveau procédé de transfert d’énergie sans fil baptisé WiTricity, mot-valise pour « wireless electrity », a été conçu par Dave Gerding en 2005 et mis en évidence en 2007 par une équipe du Massachusetts Institute of Technology (M.I.T.) dirigée par le professeur Marin Soljačić.

En utilisant deux bobines de cuivre de 60 centimètres de diamètre avec une résonance de 10 MHz, l’une branchée sur une ampoule de 60 watts et l’autre sur une source électrique située à environ deux mètres de distance, ils ont allumé l’ampoule, avec une efficacité de 40%, ceci même si les deux objets n’étaient pas dans la ligne de la vue.

Le principe de fonctionnement est similaire à celui d’un transformateur «à air» : la bobine émettrice (le transmetteur) est alimentée en courant, ce qui génère un champ magnétique. Sous l’effet de ce champ magnétique un courant induit se crée dans la bobine réceptrice (le récepteur). Le fait que les deux bobines soient accordées à la même fréquence génère un phénomène de résonance qui a pour effet d’augmenter la distance à laquelle le couplage magnétique peut être transmis.

La technologie de transfert d’énergie par résonance permet donc de transférer efficacement la puissance sur des distances beaucoup plus grandes et de s’accommoder d’un alignement de stationnement plus approximatif que les systèmes à induction traditionnels. De plus, la transmission d’énergie n’est que faiblement perturbée par la présence d’objets entre les bobines, et reste peu nocive pour l’environnement immédiat.

Tout ceci apporte plus de souplesse d’utilisation, les équipements peuvent être noyé dans la chaussée et sont insensibles aux conditions climatiques (pluie, neige, verglas…).

Des expériences de recharge sans fil déjà réalisées

Praxitèle

Praxitele 300x195 Quand la voiture électrique fait le plein sans fil ! Induction et résonance pour VE

Cette expérimentation menée à Saint Quentin en Yvelines, qui dura d’octobre 1997 à juillet 1999, mettait à disposition des usagers une flotte de véhicules électriques type Clio en libre service.

Pour cette expérience, EDF et Dassault Electronique ont mis au point et testé un système de recharge sans fil à induction.

Bus électriques à Turin et Gênes

Dans les années 90, la société néo-zélandaise HaloIPT a fourni aux villes de Turin et de Gênes, en Italie, une quarantaine de bus équipés de son système de recharge sans fil par résonance. Ces bus sont toujours en service actuellement et se rechargent avec ce système à résonance

Google / Evatran

Evatran Plugless Power 1 300x214 Quand la voiture électrique fait le plein sans fil ! Induction et résonance pour VE

Sur son campus de Mountain View, Google met à disposition de ses employés une flotte de véhicules électriques qu’ils pourront recharger à partir de bornes sans fil « Plugless Power » de la société Evatran.

La recharge sans fil par résonance se développe donc aussi outre-Atlantique !

Les principaux acteurs du marché

Les produits de recharge sans fil actuellement disponibles sur le marché offrent des caractéristiques équivalentes aux systèmes à fil. La puissance transmise est de l’ordre de 3kVA, pour une recharge complète en 8 heures environ (recharge standard). Coté économique, les chargeurs sans fils devraient être proposés à des prix similaires aux chargeurs filaires.

WiTricity (www.witricity.com)

WiTricity capteurs Quand la voiture électrique fait le plein sans fil ! Induction et résonance pour VE

Cette société fondée en 2007 commercialise la technologie du transfert d’énergie par couplage inductif par résonance, élaborée et expérimentée par le professeur Marin Soljačić, directeur d’une équipe de chercheurs du MIT. En 2010, WiTricity et Delphi Automative ont conclu un accord pour développer des systèmes de recharge sans fil à destination des véhicules électriques et hybrides.

Récemment, en avril 2011, Toyota Motor Corporation (TMC) a signé un accord de collaboration technologique avec Witricity concernant la mise en œuvre et la promotion de l’utilisation des systèmes de recharge sans fil des batteries des véhicules hybrides. TMC prévoit également de participer à l’augmentation de capital de WiTricity Corp.

HaloITP (www.haloipt.com)

HaloIPT 300x198 Quand la voiture électrique fait le plein sans fil ! Induction et résonance pour VECette société néo-zélandaise développe et commercialise des systèmes complets de recharge sans fil adaptable sur tout type de véhicule.

Le système est compatible Vehicule-to-Grid, c’est-à-dire qu’il est réversible, et le véhicule peut réinjecter l’énergie de sa batterie dans le réseau électrique. Cette technologie pleine d’espoir permettrait donc avec les SmartGrid de coupler les véhicules électriques aux énergies renouvelables.

Evatran (www.pluglesspower.com)


Filiale de la société américaine MTC Transformer (fabricant de transformateurs), Evatran, crée en 2009, commercialise « Plugless Power », un système de recharge sans fil. Actuellement la société Google teste « Plugless Power » en grandeur nature sur le site de son siège dans la Silicon Valley.

Evatran Plugless Power 2 Quand la voiture électrique fait le plein sans fil ! Induction et résonance pour VE

Des avantages incontestables et des applications concrètes pour la recharge sans fil

Nous avons pu voir que la recharge sans fil offre de nombreux avantages :

  • Pas de contact entre la borne de recharge et le véhicule donc pas de fil à ne pas oublier de brancher (ou débrancher)
  • Des capteurs, intégrés à la chaussée ou au sol des parkings, qui ont ainsi moins d’impact visuel sur l’environnement.
  • Une insensibilité aux conditions climatiques (pluie, neige, glace), de même qu’à la poussière et aux produits chimiques, qui la rend utilisable dans tous types d’environnements (parkings extérieurs, milieux industriels..).
  • Un transfert d’énergie qui ne s’établit que lorsqu’un véhicule est stationné au-dessus du chargeur, d’où pas de risque pour la sécurité des personnes.

La technologie à résonance qui semble offrir plus d’avantage que l’induction électromagnétique sera certainement la solution de demain même si elle doit encore progresser pour atteindre des rendements supérieurs à 80%.

La recharge sans fil a sans aucun doute de beaux jours devant elle-même s’il sera certainement nécessaire de continuer à développer également la recharge filaire afin de réserver la possibilité aux usagers de recharger avec un câble, solution moins pratique mais moins chère. A terme, la recharge sans fil, qu’elle soit à induction ou à résonance, devrait permettre de résoudre les problèmes posés par la présence de câbles sur la voirie et de simplifier les opérations de recharge de véhicule électrique.

De plus, la technologie à résonance ouvre la voie vers la recharge « en continu ». De quoi s’agit-il ? Une voie de circulation réservée aux véhicules électriques est crée où des capteurs sont intégrés dans la chaussée à intervalles réguliers. En passant dessus, le véhicule capte l’énergie qui lui permet de recharger sa batterie en continu.

La recharge sans fil semble donc avoir de l’avenir, pourvu que les conditions de sécurité et les effets sanitaires ne lui donnent pas du fil à retordre sur le long terme!

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