Econov.eu

Le site d'information sur l'innovation et le développement durable

Archive for novembre, 2011

Ce mois-ci, nous avons lu et analysé un ouvrage américain proposé par un de nos lecteurs. Un ouvrage qui date de l’an 2000, sur le thème du futur de l’économie, et de nos modes de vie : L’âge de l’accès de Jeremy Rifkin. L’essayiste nous y décrit que l’avenir de l’économie réside dans la vente de la culture et des services, bien plus que les marchandises et les biens physiques. Nous voyons avec le recul que ce livre a déjà influencé nos économies, mais qu’il ne prenait pas alors en compte tous les paramètres qui ont émergé au cours de la dernière décade…

 Top AgeAccess LAge de laccès de Jeremy Rifkin, un livre sur la nouvelle culture du capitalisme, une vision durable ?

Jeremy Rifkin, spécialiste de la prospective économique

D’après Wikipedia, “Jeremy Rifkin est un essayiste américain, spécialiste de prospective économique et scientifique. Il est également fondateur et président de la Fondation pour les tendances économiques (Foundation on Economic Trends ou FOET) basée à Washington.” Il a également la particularité d’influencer l’Europe, ”en tant que conseiller de dirigeants de gouvernement et de chefs d’État, et il a travaillé comme conseiller personnel de Romano Prodi”, ancien président de la Commission Européenne. A noter également, ” le magazine politique américain National Journal l’a classé dans sa liste des 150 personnes les plus influentes en ce qui concerne la politique américaine.”

La nouvelle culture du capitalisme : tout miser sur la culture et l’usage

Rifkin fait le bilan et nous décrit les changements dans l’économie moderne : l’ère du matériel est révolue, et importe bien peu à coté de la culture et des sensations. De par le développement des machines et de l’augmentation de la productivité, notre population a su dégager du temps pour la culture.

Les nouvelles technologies permettent quand à elles de créer le lien social, procurer des sensations fortes, développer une culture mondiale, et de vendre des services associés à travers la toile. Et avec le développement des pays émergents, l’accès facilité à la technologie va accélérer ce phénomène. L’auteur pense même que l’accès à ces technologies sera désormais discriminant : vous serez connectés…ou laissé pour compte dans la nouvelle société.

D’autre part, la propriété est pour l’auteur un concept révolu, mais se développe plutôt la location et la culture de l’usage : ainsi vous n’achetez plus de voiture, mais vous en louez quand vous en avez besoin. C’est valable pour tout ce qui est matériel.

L’accès à cette culture se fait donc par le Web, et les réseaux virtuels. Et c’est le contrôle des portes de ces accès virtuels qui sont l’enjeu du contrôle planétaire désormais. Cette vision peut expliquer les travaux en cours sur la régulation d’Internet avec ACTA par exemple.

Le dernier chapitre tient compte de l’écologie, mais non des aspects CO2 et énergie liés à ces nouveaux développements.

L’influence par la preuve

De manière très objective, nous ne pouvons savoir si Jeremy Rifkin a modelé l’économie mondiale, mais nous pouvons remarquer que l’influence semble avoir montré son effet entre 2000 et 2010, puisque la plupart des grandes entreprises ont axé leur stratégie sur les services, bien plus que sur la fabrication de biens ! Prenez l’exemple de HP (qui au passage a légèrement fait marche arrière) en s’orientant vers les services !

La critique Econov’

L’âge de l’accès est un essai qui mérite, surtout 10 ans après sa publication, d’être mis à la lumière des évènements de la décade. L’angle de l’auteur est très différent de ce que nous pouvons voir par ailleurs, et touche à plusieurs thématiques à la fois : économie, société, culture, développement durable.

Le livre nous décrit une société qui retrouve le lien social avec Internet, et qui ne vend plus que de la culture, car la production de biens est tellement productive qu’elle n’occupe qu’une part infime de la population. Le matériel reste pourtant le socle sur lequel cette nouvelle économie se construit : abondance matérielle qui permet la technologie et ce nouveau lien social. La propriété disparaît, mais les émissions CO2 liées au matériel ne disparaissent pas !

Avec la lumière verte d’Econov’, nous remarquons que ce livre n’insiste pas assez sur l’avenir durable de l’humanité, mais reste sur le développement des services, et de la culture. Les aspects énergétiques n’étant pas traités au début des années 2000, l’impasse semble faite ! Un point qui semble traité dans son nouveau livre Une nouvelle conscience pour un monde en crise.

Dernier point intéressant dans la réflexion, un passage décrit la culture comme le 2e pilier de la civilisation, celui qui fait vivre l’économie. grâce à la confiance sociale. Rifkin voit la culture comme remplacement de la religion pour le lien social. Ceci mérite réflexion, notamment en mettant cela au regard du développement économique et des changements au Proche et Moyen-Orient, ainsi que les pays Arabes, où des gouvernements dits Islamiques modérés donnent une confiance à l’économie par le développement d’une culture et croyance musulmane. Ce lien culturel semble donc bien pouvoir favoriser le développement de l’économie tel que nous la connaissons.

Acheter ce livre

Comme chaque mois, vous pouvez acheter le livre de notre sélection sur Amazon:

En Français :

En Anglais :

Retrouvez une interview de Jeremy Rifkin à propos d’énergie: http://www.rue89.com/2011/05/06/jeremy-rifkin-partageons-l-energie-comme-l-information-202691

Partagez cet article :
Categories: IT, Livres
 avatar

L’Avenir Solaire et le photovoltaïque, le marché français futur Eldorado ?

Posté par Redaction Econov.eu Le 25 novembre 2011 à 08h44 3 Commentaires

Le jeudi 10 Novembre dernier, la Rédaction d’Econov était l’invitée de SolarPlaza qui organisait à Lyon sa conférence annuelle sur le futur de l’énergie solaire en France : The Solar Future France.

Comme convenu, en voici les échos, par votre reporter spécialiste de l’énergie solaire.

 SolarFutureFrance 3 300x201 LAvenir Solaire et le photovoltaïque, le marché français futur Eldorado ?

Objectif de cet événement

Plus de 120 intervenants et participants étaient réunis pour faire le point sur la situation et se livrer à un exercice de prospective (à 3, 5 ou 10 ans) concernant l’avenir du solaire PV en France.

Toute la journée, les présentations des différents intervenants, tous de très grande qualité, ont été menées de main de maître par Edwin Koot, gérant de SolarPlaza, engendrant des débats passionnés dans la salle.

Le climat, tendu au départ en raison des incertitudes qui continuent de planer sur la filière, a laissé place à de superbes rayons de soleil ; les raisons d’espérer étant finalement plus nombreuses que la situation ne le laisse augurer.

 

Les raisons de désespérer

Le cadre réglementaire, les nouvelles conditions de tarification imposée par le gouvernement, les appels d’offres et les lourdeurs administratives ont toutes été pointées du doigt par une filière qui a subi en quelques mois de nombreuses turpitudes. Econov s’en était largement fait l’écho dans ses colonnes, (voir notre article ici )

Moratoire, dénigrement des sociétés présentes sur ce marché (achat de modules chinois, installations non-conformes), ont conduit à l’écroulement du marché résidentiel en 2011 et à la faillite de plusieurs entreprises avec, à la clé, la perte de plusieurs milliers d’emploi… parfois nouvellement créés. Photowatt a ainsi récemment été placé en redressement judiciaire, INEO réoriente son activité, Fonroche se lance dans la biomasse et se tourne, dans le solaire, vers l’export.

EDF, le lobby nucléaire, le Diktat de l’énergie centralisée ont également été dénoncés ; la vision du futur exposée par les différents intervenants étant à l’opposé de pratiquement tout ce qui se fait à l’heure actuelle en France.

Si l’on y ajoute l’augmentation récente du taux de TVA de 5,5 % à 7 %, des coûts d’installations (5 € / Wc) bien supérieurs aux standards allemands (de l’ordre de 2,5 € /Wc) et un accès au crédit auprès des banques rendu plus difficile par la crise financière, le tableau est vraiment noir.

SolarFutureFrance 2 300x199 LAvenir Solaire et le photovoltaïque, le marché français futur Eldorado ?

Les raisons d’espérer

Les raisons d’espérer sont cependant nombreuses et ont illuminé le cœur de tous les partisans du solaire PV en France.

A terme, le Business Model du solaire PV pourrait ressembler au Business Model d’Internet, selon Edwin Koot.

La France possède le 5ème gisement solaire européen. Tous s’accordent à penser que la parité réseau pourrait donc y être atteinte en 2015 / 2016 pour une parité réseau européenne complète en 2018. Sous condition de solutions de stockage adaptés, ceci signifie que de nombreux particuliers pourraient construire leurs maisons dans une optique de « site isolé » et dire définitivement bye-bye à l’offre de tous les énergéticiens.

Cette parité réseau serait d’autant moins longue à atteindre que le coût des modules PV a fortement diminué ces derniers temps et continue de décroître, permettant aux installations d’être de moins en moins coûteuses. A ce sujet, force est de constater que, même dans les conditions actuelles de tarification, le retour sur investissement d’une installation pour un particulier oscille encore entre 8 et 10 ans, ce qui reste, tout compte fait, très intéressant.

Le label BBC (Bâtiments Basse Consommation) dans le bâtiment permettra certainement au Photovoltaïque de se mettre en avant et de redorer son blason, puisqu’il favorise la production locale d’énergie et l’efficacité énergétique.

Enfin, la volonté des régions de militer pour une énergie décentralisée est marquée, mais surtout, point très important, la filière solaire française présente désormais un front uni !!

Ce front uni a vu l’émergence d’un plan proposé au gouvernement pour atteindre les 20 GW installés en 2020, bien loin de la proposition des accords de Grenelle (5,4 GW). Il y en a même qui ont évoqué le chiffre astronomique de 100 GW !! C’est dire !

 

Les tendances potentielles

A l’aulne de ces différents débats il se dégage plusieurs tendances qui devraient constituer l’ossature du développement de la filière française.

Le coût des modules PV va continuer de baisser.La technologie PVcristalline devrait rester, selon les différents intervenants, la technologie la moins coûteuse pour l’énergie solaire. Le CPV et le CSP ne seront jamais suffisamment compétitifs en termes de coûts, les modules en technologie « couches minces » auraient atteint un pallier en termes de rendement. Il est cependant possible, à mon humble avis, qu’une technologie voie le jour d’ici 3 à 5 ans, déjouant tous les pronostics actuels.

Les « sites isolés » et l’auto consommation, sous réserve de solutions de stockage et de technologies de compteurs adaptés (compteurs sachant compter en termes de consommation mais également en termes de production), en est une.

L’efficacité énergétique est un enjeu majeur ; il ne suffit pas de produire de l’énergie encore faut-il tout mettre en œuvre pour en consommer moins. Les Bâtiments Basse Consommation et la nécessité de rendre la maison « intelligente » en est, de fait, une autre.

Des solutions astucieuses voient le jour : l’évocation des micro onduleurs et de l’association du solaire photovoltaïque et du solaire thermique dans le même panneau – sujets que la Rédaction d’Econov avait évoqué dans ses colonnes  http://www.econov.eu/2011/micro-onduleurs-panneaux-photovoltaiques-innovation-inverter/

et http://www.econov.eu/2011/plein-feux-sur-les-centrales-solaires-photovoltaiques-pv-au-sol/ – en est une 3ème.

L’idée étant, finalement, que nous devrions passer dans quelques années d’un modèle de « simples consommateurs » à un modèle où nous serions tous « consommateurs ET producteurs ».

 

SolarFutureFrance 1 300x200 LAvenir Solaire et le photovoltaïque, le marché français futur Eldorado ?

 

Conclusion

La France pourrait devenir le nouvel Eldorado du solaire.

La seule véritable question qui reste en suspens est la suivante : oui, mais quand ? De quel moteur a-t-on besoin pour amorcer durablement la pompe, puisqu’elle a calé en 2011 sur sa première lancée ?

Retrouvez les commentaires et conclusions de SolarPlaza sur cet événement : http://www.solarplaza.com/shop/#ecwid:category=263043&mode=product&product=7708025

Partagez cet article :

Vous le savez peut-être, les Prix Pinocchio des meilleurs greenwashers de l’année ont été décernés récemment par l’association des Amis de la Terre. Les grandes entreprises sont là aussi les meilleures pour faire de la communication verte et mériter ce prix de la dérision. Le greenwashing paraît être devenu une généralité en 2011, que nous souhaiterions voir plutôt disparaître à l’avenir…comment aller vers le développement durable? Avec l’éco-innovation !

Top Greenwashing 2011 ou lannée du Greenwashing généralisé, à quand les réelles actions en faveur de léco innovation ?

 

Le Greenwashing

Rappelons en quelques mots la définition du greenwashing qui consiste à verdir l’image d’un produit, d’une entreprise, sans pour autant proposer un service durable. Autant dire que c’est de la communication sans les actes. Ces dernières années, nous avons un développement beaucoup plus fort et facile dans le secteur de la communication verte, opérant à une rénovation de son secteur (plutôt en crise), alors que les solutions techniques innovantes et durables n’arrivent à émerger, faute de compétences, de moyens, d’idées pour certains. Et oui…le greenwashing a été créé simplement pour générer plus de cash avec des méthodes et des technologies restées identiques.

greenwashing 191x300 2011 ou lannée du Greenwashing généralisé, à quand les réelles actions en faveur de léco innovation ?

 

 

Les lauréats 2011

Chaque année, les Amis de la Terre décernent les prix Pinocchio aux greenwashers élus par les votes Internet. Bien sur, ces prix sont un moyen de dénoncer les annonceurs trop verts en apparence…et couverts de noir dans les faits.

Cette année, ce sont encore les plus grands et les plus connus, c’est à dire ceux qui mettent le plus de moyens pour paraître verts! Puissent-il autant investir dans les projets que dans la communication. Les gagnants sont Vinci avec leur projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, Veolia Eau vendant l’eau comme bien public, Bolloré avec la BlueCar et ses batteries au Lithium venant des pays pauvres. Les banques ont leur prix également avec la Société Générale, qui n’aura surement pas d’autre récompense en 2011…pour ses financements de projets non verts.

Nous défendre contre le Greenwashing

Vous l’aurez compris, le greenwashing n’est rien d’autre qu’un habillage de communication pour faire bon élève en termes de respect des piliers du développement durable. Il est, je pense, beaucoup dû au fait que les moyens manquent pour l’innovation et les actions développement durable dans ces entreprises: les compétences sont absentes alors qu’on prétend défendre le fleuron de l’innovation française! Pour développer ces compétences, il faut trouver les informations, et nous sommes la pour ça sur Econov.

Pour communiquer, il faut des moyens, et quand on a les moyens, on peut communiquer sur tout, alors qu’on pourrait surtout faire autre chose…C’est pourquoi les récompensés du Prix Pinocchio sont des grandes entreprises.

Nous défendrons l’innovation et les réelles actions contre le greenwashing, qui n’apporte rien dans nos objectifs de développement durable, si ce n’est la couleur de l’espoir, la couleur verte. La plaquette de communication ne fait pas tout…

L’éco-innovation par des spécialistes pour le vrai développement durable

Il est temps, je pense, de laisser le pot de peinture et le pinceau de coté, et d’aller brosser le visage de l’avenir en agissant ! Et pour ceci, il faut une perspective, et la vision des spécialistes de l’éco-innovation. Ce peu d’experts capables connaissant le sujet du développement durable, de la technologie, et du besoin d’innovation dans nos modes de pensée. Nous n’innoverons pas réellement sur la couleur de la plaquette, mais sur les actes et par l’éco-innovation, et sans se couvrir de vert !

Plus d’info sur le Prix Pinnocchio : http://www.prix-pinocchio.org/rubrique.php?id_rubrique=7

Et l’Observatoire de la Publicité qui nous donne un exemple récent de l’interaction Communication / Action DD : http://observatoiredelapublicite.fr/2011/11/17/edf-la-tribune-et-la-publicite/

 

 

 

Partagez cet article :

L’association HQE, à l’origine de la démarche HQE, organise les 8èmes assises HQE le 14 décembre sur Paris. L’occasion pour nous de vous parler de l’association HQE et de promouvoir l’évènement dédié à la Haute Qualité Environnementale des bâtiments et infrastructures.

 

IMAGE 2010 12 01 12805741 380x214 Les 8ème Assises HQE cest pour bientôt, réservez le 14 Décembre pour parler Bâtiment !

L’Association HQE

Plateforme de la construction et de l’aménagement durables créée en 1996, l’Association HQE s’est fixée pour mission de rassembler les acteurs pour :

  • anticiper et initier la réflexion
  • contribuer au développement de l’excellence dans les territoires et les pratiques professionnelles
  • porter et défendre, du niveau local à international, l’intérêt général des acteurs

L’action de l’Association HQE porte sur les ouvrages et l’aménagement opérationnel : du logement individuel au quartier, en passant par le parc tertiaire, aussi bien pour le neuf que pour la rénovation, la réhabilitation ou l’exploitation. Son périmètre d’action s’étend depuis 2010 officiellement aux quartiers avec HQE Aménagement. En effet, la somme de bâtiments HQE ne fait pas un quartier HQE, tout comme la somme des quartiers HQE ne fait pas la ville durable pour autant. Il faut agir à chaque échelle en prenant en compte les caractéristiques de chacune, selon le contexte donné.

Les Assises HQE 2011

Cette édition est l’occasion de connaître les futurs développement de la HQE, le programme de cette année devrait permettre de faire un état des lieux de la HQE à la française :

  • son positionnement relativement aux travaux internationnaux, comme le Green Building Council (retrouvez notre article à ce sujet)
  • le bilan chiffré des opérations certifiées selon les référentiels existants,
  • l’évaluation des perfomances environnementales (projet HQE Performance),
  • les retours d’expérience des acteurs de la construction sur la thématique “un outil d’utilité publique au quotidien”.

Pour en savoir plus, le programme est disponible ici: Invitation_programme_V211011

Et sur le site de l’association HQE : http://assohqe.org/hqe/spip.php?article209

Partagez cet article :
Categories: Bâtiment, Réglementation

Chères lectrices, chers lecteurs,

Voici venu le temps de vous faire profiter d’un retour d’expérience. J’ai souhaité vous faire profiter de mes essais personnels dans le domaine de l’éclairage LED pour l’habitat. Nous avons souhaité consulter des fabricants afin de tester également de nouveaux produits, de nouvelles applications. Pour l’instant, nous avons eu peu de retours sur la questions. Nous en profiterons pour évaluer l’utilisation des LED dans les batiments professionnels, dans les infrastructures, et pour vous demander vos propres retours d’expérience le cas échéant !

Top LED 11 Ampoules et Eclairage LED, quel retour dexpérience après la généralisation? Econov a testé !

La réglementation européenne pour les LED

Nous le savons, la réglementation européenne s’applique désormais sur l’ensemble de l’éclairage en faveur de l’efficacité énergétique. Les exigences en matière de consommation d’énergie des lampes seront de plus en plus strictes. Les technologies les moins efficaces telles que les ampoules à incandescences sont progressivement abandonnées. Cette réglementation stricte peut aujourd’hui faire débat au vu des risques sanitaires et coûts associés aux nouvelles technologies.

Le règlement Européen 244/2009 met en oeuvre la directive 200/32/CE (23 mars 2009) du parlement Européen et du conseil en ce qui concerne les exigences relatives à l’éco-conception des lampes à usages domestiques (directive dite EuP pour l’Energy using Products). Les lampes sont donc classées de A à G selon leur consommation énergétique, et la commercialisation des plus énergivores est interdite au fur et à mesure.

C’est pourquoi vous aurez désormais du mal à trouver sur le commerce des ampoules à incandescence et halogènes non claires (opales, blanches, dépolies, etc.), certains tubes fluorescents, et cela va continuer avec les lampes sodium haute pression (SHP), les lampes aux halogénures métalliques. Cependant, les stocks existants (points de vente et plate-formes), pourront continuer à être commercialisés.

C’est pourquoi les LED débarquent !

Des rayons pleins d’ampoules LED

Vous l’avez sans doute remarqué, les rayons des magasins de luminaires et généralistes se renouvellent au fur et à mesure avec des gammes de produits LED. Plusieurs marques, plusieurs modèles, plusieurs standards de douilles, et d’alimentation. La tendance est surtout à l’adaptation aux standards existants. Les LEDs sont dans les magasins pour vous servir depuis plusieurs années et se développent!

Top LED Ampoules et Eclairage LED, quel retour dexpérience après la généralisation? Econov a testé !

Voici un exemple de rayon de supermarché !

Des fournisseurs toujours plus asiatiques

Pour réaliser cet article, nous avons recherché et  pris contact avec plusieurs fournisseurs. La plupart sont des asiatiques, et la fabrication l’est exclusivement, ce qui permet des coûts de fabrication intéressants, bien évidemment.

La standardisation en mal d’adaptation

Les standards de fixation et de connections existaient avec les ampoules à incandescence, à forme de boule, d’ampoule ! Les standards E14, E22, E27, etc. sont des standards adaptés à ces ampoules. Coté LED, les formes et modes d’éclairage sont entièrement différents: lumière directive, forme linéaire. La tendance est surtout à l’adaptation aux standards existants. Mais l’on se rend vite compte que l’utilisation des ampoules LED sur des standards incandescents classiques ne sont pas la meilleure solution en termes de rendement, et d’ergonomie, malgré la simplicité d’adaptation pour l’usager.

Ampoules LED Blanches, un éclairage clair mais peu puissant…

Les ampoules LED blanches remplacent donc les ampoules à incandescence, avec plusieurs formes, et standards. L’éclairage LED apporte un confort nouveau, grâce à une lumière très blanche, et directive. Vous ne diffusez que sur les endroits souhaités. Après avoir testé plusieurs ampoules (Osram, Xanlite, autres), nous remarquons que la puissance des ampoules vendues n’atteint aujourd’hui pas celle des ampoules incandescentes, en termes d’équivalence de luminosité. Il faudrait donc plusieurs ampoules LED pour remplacer une ampoule traditionnelle !

Généralisation des éclairages d’ambiance, ampoules LED RVB, l’animation de votre salon assurée!

Ce qui est bien avec les LEDs, c’est l’éclairage d’ambiance multicolore RVB : vous pouvez simplement transformer votre salle à manger en Lounge avec plusieurs couleurs, qui varieront selon plusieurs cycles. Et pour cela, une ampoule PowerLED de puissance importante, et une télécommande de gestion des cycles couplée à une électronique de puissance. Prévoyez pour cela un budget entre 15€ et 150€, selon la marque ! Pour avoir testé une solution Low-Cost, le résultat est là dès le petit prix !

 

4503459 Ampoule led multicolor te 440x320 300x218 Ampoules et Eclairage LED, quel retour dexpérience après la généralisation? Econov a testé !

Un marché qui s’est adapté à l’existant, ou l’innovation bancale…

En résumé, la majeure partie des produits proposés aujourd’hui est issue d’adaptation aux standards existants: les culots E14, E27 par exemple, sont issus des ampoules à incandescence qui ont une forme sphérique. Les néons sont des ampoules en tubes, qui sont adaptées pour émettre en longueur. Les appliques, les spots, les lustres, les lampadaires, sont des produits qui ont été conçus pour les ampoules classiques.

Les caractéristiques d’émission des LED sont totalement différentes: émission directive, moins concentrée, couleur blanche. Les besoins également sont différents: nous disposons de plus en plus d’écrans, de tablettes tactiles et autres produits rétro-éclairés.

Tous les prix sont trouvables, mais les sources d’approvisionnement sont toutes asiatiques ! Les prix restent élevés, les durées de vie plus longues mais à valider… Notre expérience actuelle nous amène à nous poser des questions sur la viabilité des produits LED, mais nous proposons surtout d’adapter les produits LED afin d’en tirer le meilleur parti, et ne pas faire de l’innovation bancale à la manière de bricoleurs dans le garage. Les besoins des usagers doivent évoluer avec la technologie, et vice-versa !

Et vous, quels sont vos retours d’expérience des LED ?

Partagez cet article :