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Archive for décembre, 2011

Bonjour,

Un court article pendant vos fêtes pour vous parler d’un évènement mondial qui se prépare en ce moment en France : le Forum Mondial de l’Eau aura lieu en 2012 à Marseille ! La campagne de communication est en phase de démarrage, et il est déjà possible de réserver sa place. Rappel du principe de cet évènement.

 

Top Forum mondial eau Le Forum Mondial de lEau à Marseille en 2012, les préparatifs commencent pour l’évènement mondial!

 

Un évènement installé dans le paysage hydraulique

Le forum mondial de l’eau est un évènement mondial qui à lieu tous les 3 ans depuis 1997, avec pour vocation de rassembler les élus de différents pays, les entreprises, les associations, les ONG, afin de les faire débattre sur les solutions à mettre en oeuvre pour résoudre les problèmes d’accès à l’eau, à sa gestion.

D’après le site officiel, le Forum Mondial de l’Eau “mobilise les imaginations, les innovations, les compétences et les savoir-faire, pour faire avancer la cause de l’eau.”

En partenariat avec les Etats et les institutions internationales telles que l’ONU, sa répétition tous les 3 ans fait de cet évènement un rendez-vous installé dans le paysage de l’eau dans le monde. La 6e édition à Marseille sera un cru particulier, puisque la France est un pays reconnu comme leader mondial en matière de développement d’infrastructures pour l’eau.

La 6e édition à Marseille, en 2012

Le forum mondial de l’eau français se veut être celui de la maturité et des actions : “Le temps des solutions et des engagements!” Le déroulement en France aura donc un goût particulier avec la présence des leaders mondiaux qui joueront à domicile: Suez, Veolia, Saur, et bien d’autres sont reconnus mondialement. Toutefois, les références les plus innovantes ne se trouvent pas sur notre territoire…

Le 6ème Forum Mondial de l’Eau innove avec:

  • Une Plateforme des Solutions, qui durera au-delà de 2012, ouverte à la consultation et à la contribution de tous.
  • Une nouvelle Commission, “Racines & Citoyenneté”, créée afin d’impliquer et de mobiliser la société civile.
  • Un renforcement du processus politique, en particulier grâce à des contributions significatives et des engagements de la part de parlementaires et d’autorités locales et régionales du monde entier.

Quelques chiffres

En résumé, les Forum Mondial de l’eau, c’est :

  • 140 délégations ministérielles
  • Plus de 180 pays représentés
  • 25 000 participants attendus
  • Plus de 250 sessions et panels et environ 100 événements « Racines & Citoyenneté »

Des inscriptions ouvertes pour (presque) tous

Le Forum est ouvert à tous ceux qui veulent contribuer et participer à la résolution des défis mondiaux de l’eau. Que vous soyez professionnel, élu, étudiant, membre d’une association, vous pouvez vous inscrire et participer à une semaine de discussions, de débats, de solutions et de partage d’expériences afin de parvenir à des solutions concrètes et à des engagements pour la cause de l’eau.

Des évènements préparatifs dans le monde entier

Ce qu’il faut savoir, c’est que le processus du forum mondial de l’eau est un échange continuel entre les acteurs pendant les 3 années séparant les évènements. Régulièrement se tiennent des conférences sur différents sujets, et des réunions de groupe de travail sur les questions à traiter pendant le forum, ainsi que des points presse par exemple à l’UNESCO (Paris) en Décembre 2011.

Labelliser des projets, un processus à exploiter

L’organisation du Forum propose de labelliser des projets avec le sceau du Forum, mais il faut y proposer des projets selon un processus strict et complexe. Ceci est dommageable, puisque cela laisse peu de chance aux petits projets réalisés avec peu de ressources humaines et financières, puisqu’il faudrait dépenser plus de temps à postuler à la labellisation que de préparer le projet lui-même: ouvrez donc l’innovation à tous !

Ne pas tomber dans le piège du 100% politique

Nous l’avons vu par le passé, et aussi récemment sur les négociations climat, que cela soit à Durban, Copenhague, ou autre, les évènements internationaux risquent d’accoucher de souris. Il y a un temps pour la politique, et un temps pour les actions…et risquer le 100% politique pourrait mener à une déception forte après ce challenge fixé par le 6e Forum, qui est de trouver des “solutions” !

Nous reparlerons du Forum Mondial de l’Eau dans les semaines à venir, afin d’en donner les nouvelles et d’aider à la réflexion sur les solutions, sur Econov’ Technologies & Solutions !

Plus d’informations officielles sur : http://www.worldwaterforum6.org

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Bonjour à tous,

A l’heure où il est question de pollution maritime, ou encore de fruits de mer pour les fêtes, parlons d’une énergie marine. Vous étiez peut-être à la plage sur la côte Atlantique cet été, ou en tout cas vous avez certainement entendu parler de la première hydrolienne installée dans l’océan en Bretagne. Ce nouveau mode de production d’énergie, utilisant le courant maritime, apparait comme un souffle d’espoir pour notre avenir énergétique, à l’heure où le nucléaire bascule dans l’incertitude après incidents, désinformation, changements stratégiques. Découvrons cette technologie ensemble et analysons son coté durable.

Top Maremotrice L’énergie marémotrice, un nouveau souffle pour l’énergie, ou juste de quoi surfer sur la vague ?

Une énergie naturelle

Un de mes proches m’a demandé cet été sur la plage pourquoi nous n’utilisions pas l’énergie des vagues pour produire de l’énergie électrique, puisque les marées déploient chaque jour autant de forces ! Et bien, les ingénieurs qui ont développé le principe de l’hydrolienne ont du y penser également sur la plage !

Le principe de l’énergie marémotrice est simple :  une hydrolienne, à la manière d’une éolienne qui utilise le vent pour créer de l’électricité, utilise ici le courant maritime généré par les marées avec une turbine qui génère de l’électricité. Les marées représentant un courant d’eau cyclique et régulier sur le littoral, l’énergie marémotrice peut représenter un souffle d’espoir pour les habitants du littoral et pour les partisans des énergies renouvelables. C’est une énergie renouvelable qui peut sauver les régions en manque d’électricité comme la Bretagne.

Une source d’énergie intarissable, où presque…

Les marées sont créées et générées par les forces de gravitation entre la Terre, la Lune et le Soleil, ce qui laisse imaginer que ces marées devraient encore durer un moment ! C’est pourquoi nous pouvons dire que cette énergie est renouvelable, et intarissable à l’échelle humaine. Il y a un gisement d’énergie utilisable au fond de l’océan, mais tout en faisant attention de ne pas détériorer l’éco-système en place.

Un marché qui attire les plus grands

Le marché hydrolien n’en est qu’au stade de l’expérimentation, mais la production d’énergie sur le littoral attire les plus grandes entreprises : les hydroliennes rejoignent à les éoliennes offshore par exemple, pour lesquelles de nombreux projets existent. Comme nous le lisions dans un article du Monde (Areva s’empare de la fabrication des éoliennes offshore), les grandes entreprises leader en énergie, telles qu’AREVA, ou EDF, se lancent dans les projets de production d’énergies renouvelables en mer. Toutefois les turpitudes actuelles des leaders du nucléaire pourraient remettre en question certains investissements, si le virage du renouvelable n’est pas pris en 2012.

La première expérimentation hydrolienne française a été réalisée cet été par EDF, qui veut produire cette énergie en Bretagne.

Mais peu d’industriels français

Toutefois, dans le domaine de la production des hydroliennes, nous risquons d’en rester au même point que pour les éoliennes, à savoir d’utiliser les turbines et équipements des industriels étranger. Nous nous limitons principalement aux mâts, pâles. La haute valeur ajoutée se trouve chez les industriels allemands par exemple. Pour les éoliennes, près de 60 % de notre parc éolien est équipé de turbines conçues Outre-Rhin, par les allemands Enercon, Nordex, Repower ou Siemens. C’est certainement le fait de moins s’appuyer sur l’énergie nucléaire qui a poussé ces pays à innover dans les énergies renouvelables.

La France en retard dans les ENR, mais ayant l’envie de se rattrapper

Nous l’avons vu, la France lancer les expérimentations avec EDF, et souhaite (ou à l’air de souhaiter) globalement rattraper un retard dans l’éolien et l’hydrolien. Les appels d’offres pour l’éolien par exemple permettent de lancer les industriels français qui arrivent sur le marché. Nous devrions voir des projets émerger en 2012. Pourquoi pas dans l’hydrolien ?

Aucun effet envisageable sur la nature ?

Comme dans tout nouveau développement de technologie, des méfaits sont toujours à craindre. Et nous pouvons pour une fois nous poser quelques question avant plutôt que de constater après, sans être pour autant défaitistes. La conception des hydroliennes et leur implantation doivent être faites logiquement en prenant en compte d’une part l’éco-système naturel, mais aussi à l’organisation des courants marins. Les courants des marées contribuent certainement à l’équilibre sous-marin, c’est pourquoi l’absorption de l’énergie des marées peut empêcher l’usage naturel de cette énergie pour d’autres systèmes naturels, et cela pourrait modifier l’équilibre global.

Alors, nouvelle énergie ou greensurf ?

Les énergies renouvelables marines représentent donc un réel vent d’espoir pour le littoral, et permettraient la production d’énergie local. Toutefois, nous en sommes encore loin aujourd’hui, et nous pouvons nous poser des questions sur l’industrialisation de ces hydroliennes sur notre littoral, peut-on en mettre partout? En conclusion, un espoir, mieux vaut surfer sur la réduction de la demande énergétique et la performance de nos postes de consommation !

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Bonjour,

Voici un article d’un de nos jeunes rédacteurs nouveaux sur Econov’, qui apporte une vision prospective de l’innovation dans le bâtiment.

Faisons donc un focus aujourd’hui sur ce qui pourrait être l’avenir de l’efficacité énergétique dans la construction : les matériaux à changement de phase. Ces matériaux qui changent d’état selon la température, la pression, et autres facteurs, pour permettre d’accumuler du froid, de la chaleur, et améliorer la performance énergétique des enveloppes de bâtiment.

Top MCP BASF Les Matériaux à changement de phase, le bâtiment en prospective defficacité energétique

Introduction

La RT2012 et bientôt la RT2020 (RT pour réglementation thermique) imposent des consommations d’énergies de plus en plus faibles sur les postes de chauffage, d’eau chaude sanitaire, de refroidissement, d’éclairage et les postes auxiliaires (ventilateurs, pompes, etc.). (Retrouvez ici notre article sur le BBC !)

De nombreux efforts sont naturellement faits pour l’ensemble de ces postes, mais nous nous intéresserons aujourd’hui à un aspect moult fois présenté mais pour lequel d’après-moi de vrais problèmes (notamment d’encombrement) continuent à se poser : l’isolation. Afin de réduire les besoins de chaud et de froid, la tendance est à une isolation renforcée. C’est normal et incontournable. Il est également important d’appuyer sur des variations de ventilation (il faut par exemple ventiler plus la nuit en été afin de profiter au maximum de la fraicheur nocturne). Là n’est pas la question. Ce sur quoi je tiens à appuyer, c’est bien l’isolation en elle-même, afin de présenter de « nouvelles » technologies qui pourraient bien aider à cette problématique.

Il s’agit des MCP, ou Matériaux à Changement de Phase. Ces matériaux réagissent de manière intéressante dans le bâtiment, en étant capable d’absorber de l’énergie sur un laps de temps défini. Au nombre de leurs avantages, on citera donc l’importance de leur effet tampon sur les changements de température, et leur densité énergétique importante. Mais avant tout cela, quelques éléments d’explications simplifiés.

Principe théorique

Il y a deux phénomènes physiques qui entrent en jeu : les changements de phases et la diffusion thermique.

1. Un changement de phase permettant une conservation de l’énergie à température constante

L’intérêt de ces matériaux repose le fait que l’énergie nécessaire pour changer de phase un élément est « importante », et que ce changement se fait à température constante. Cette énergie s’appelle la « Chaleur Latente », à ne pas confondre avec la « Chaleur Sensible ». Dire importante et en rester là serait une escroquerie. Prenons l’exemple classique entre tous : celui de l’eau.

Si nous voulons élever la température d’un kilogramme d’eau à 20°C d’1°C, il nous en coutera  4186 Joules. C’est sensiblement la même valeur à 100°C. Maintenant, prenons cette eau à 100°C moins epsilon (souvenez-vous, l’eau, ça boue à 100°C). Si nous voulons la faire passer à 100°C plus epsilon, il va falloir la vaporiser. Et cela va nous demander, pour 1 kg de cette eau, 330 000 J, soit environ 80 fois plus. Voilà, l’énergie nécessaire pour changer de phase est à ce point  plus « importante ».

Mais là où ça devient extrêmement intéressant, c’est que toute cette énergie n’est pas apportée « instantanément » (ça dépend bien évidemment de la différence de température entre l’élément chauffant et l’élément qui va changer d’état, et du matériau) : il y a un palier temporel où l’élément change de phase, mais sa température reste stable. (C’est ce qui est indiqué sur le schéma ci-contre).

Mais alors… Mais alors… Mais alors on a un système qui permet de garder une température stable à 100°C pendant un certain laps de temps. Du coup, on pourrait peut-être éviter de griller immédiatement à notre arrivée sur Mars par un jour de grand beau temps ? Oui, 100°C, ce n’est pas idéal. C’est certains. C’est pourquoi les chercheurs « se sont grattés la tête » et ont réussi à développer des matériaux qui changent de phase à des températures qui nous intéressent plus. Par exemple à 19°C (début de la plage de température de confort) et de 30°C (fin de la plage de température de confort). Chouette ! C’est vraiment parfait !

Hum… Non. Attention, je ne dis pas que ça manque d’intérêt, simplement que ce n’est pas aussi simple. Vous aimez votre mur ? Paf, c’est l’été, et on a une immense flaque. C’est un peu dommage non ? Vous l’avez deviné, ces matériaux sont donc le plus souvent encapsulés dans le béton. Ce qui présente quelques problèmes.

Pour aller plus loin, des problèmes tels que la surfusion peuvent se poser. De plus aussi, surprenant que cela puisse paraître pour un néophyte, les changements d’états les plus intéressants sont… les changements d’états solide-solide !

2. La diffusion thermique, le principe des routes et des autoroutes.

Donc les flux de chaleurs passent dans ces matériaux, mais également… Entre. C’est là toute la difficulté : s’il y a une trop grande différence, le flux de chaleur passera à d’autres endroits, simplement. Une première analogie directe dans le sens où elle touche au même domaine est l’exemple des ponts thermiques. Plutôt que d’expliquer la physique qui se cache là-dessous (il y a d’excellentes ressources sur le sujet), je vais fournir une autre analogie : vous êtes chez vous, et vous savez qu’à 5 km de là, vous pouvez manger un bon gâteau. Il y a deux routes possibles pour vous y rendre. L’une est une piste cyclable et l’autre un chemin boueux, avec des ornières, etc. Lequel choisissez-vous ? Et bien avec la diffusion thermique, c’est un peu le même principe. Il y a des routes que les joules peuvent emprunter facilement, et d’autres qui sont plus lentes.

Et bien l’un des problèmes de ces matériaux à changement de phase, c’est qu’ils sont difficilement praticables. Ils ont une mauvaise conductivité thermique. Plus mauvaise par exemple que le béton, mais plus élevés que la laine de verre. Il faudrait alors les encapsuler dans la laine de verre ou dans le polystyrène expansé, mais ces matériaux ne s’y prêtent pas bien.

Voilà pour les principes mis en œuvre. Le but de cet article n’est pas – et heureusement ! – de faire la modélisation complète de ces matériaux, mais simplement d’en expliquer le fonctionnement. J’espère qu’à l’issu de la lecture de ces quelques lignes, vous aurez globalement compris l’intérêt potentiel de ces éléments et la difficulté liée à leur utilisation.

Résultats

Vous l’aurez compris, ces matériaux, qu’on a pourtant commencé à étudier dans les années 70, n’ont pas fini de casser la tête des chercheurs. Néanmoins, ils présentent des performances intéressantes, qu’il est cependant difficile à résumer de façon rigoureuse.

Une étude du PREBAT indique néanmoins un gain de 20% d’énergie de chauffage et de 30% d’énergie de climatisation (http://www.prebat.net/event/sem_contractant_2008/E_1/IMCPBAT.pdf).

Une étude de l’INSA de Lyon (http://www.prebat.net/benchmark/document/C7-stockage-chaleur-2008.pdf) indique un temps de retour sur investissement de l’ordre de 5 ans.

Conclusion

On l’a vu, l’utilisation de ces matériaux aide à augmenter l’inertie thermique du bâtiment, et ce en diminuant l’épaisseur des cloisons. A l’heure où, pour répondre aux réglementations thermiques, on fonctionne de plus en plus souvent avec des cloisons extérieures de 40cm d’épaisseur (ou plus !), ces produits pourraient largement se développer à l’avenir.

Pour ouvrir également le sujet, il est à noter que l’usage de ces matériaux dépasse le cadre de l’isolation des bâtiments : on peut dorénavant également en trouver dans les vêtements par exemple. Nous ferons bientôt un article sur les application directes possibles de ces matériaux à changement de phase!

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Rencontre avec Mathilde Charpentier, Directrice de la Communication d’EPAMARNE, pôle d’excellence du Grand Paris

Alors que le modèle de développement humain s’appuie entièrement sur un monde urbain, le développement urbain, la densité urbaine et les services aux citoyens représentent des sujets importants pour notre société entre besoin de vie urbaine et de calme rural. Il est possible là aussi d’éco-innover, et nous avons quelques exemples. Nous avons rencontré ce mois-ci Mathilde Charpentier, Directrice de la Communication d’EPAMARNE, l’Etablissement Public d’Aménagement de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne en Ile-de-France). Voici le résumé de nos échanges avec un tour d’horizon des activités d’EPAMARNE et des projets éco-innovants de Marne-la-Vallée, s’intégrant dans le cadre du Grand Paris.

epamarne EPAMARNE, l’établissement public pour l’éco développement urbain de Marne la Vallée, pôle d’excellence du Grand Paris

EPAMARNE, un établissement public dédié au développement urbain durable

La Seine et Marne  est un territoire riche, varié et étendu a deux pas de Paris. Département français appartenant à la grande couronne de la région Île-de-France, il est traversé par la Seine et la Marne. Avec une population de 1 300 000 habitants, cet espace faisant cohabiter villes, champs, forêts connaît un fort développement avec l’élargissement de la métropole parisienne.

L’Établissement Public d’Aménagement de Marne-la-Vallée, EPAMARNE, a été créé en 1972 pour organiser le développement de la ville nouvelle, un Territoire d’Intérêt National et Projet d’Intérêt Général. Composé de 26 communes, limité géographiquement au Nord par la Marne, et au Sud par la forêt de Ferrières, Marne-la-Vallée est composée de quatre secteurs : les Portes de Paris, le Val Maubuée, le Val de Bussy et le Val d’Europe.

La ville nouvelle se veut exemplaire en matière de développement durable, en mettant notamment en commun les actions des entreprises et des institutions pour le développement urbain durable de cet espace respectant l’environnement et la nature.

Mathilde CHARPENTIER, Directrice de la Communication, est en charge du développement et de la cohérence des actions de communication de l’Etablissement Public.

plan interactif side EPAMARNE, l’établissement public pour l’éco développement urbain de Marne la Vallée, pôle d’excellence du Grand Paris

Un développement en plein essor

« Les établissements publics d’aménagement accordent une attention particulière à leur rôle de lien entre tous les acteurs du territoire en assurant le développement de Marne-la-Vallée à travers des partenariats solides et durables » nous rapporte la Directrice de la communication d’EPAMARNE. Ainsi, de grands projets d’avenir sont en cours de développement sur le territoire.

Le cluster Descartes a été retenu par l’Etat comme l’un des pôles d’excellence du projet du Grand Paris. Il s’appuie sur la Cité Descartes  qui réunit un fort potentiel de Recherche et d’Enseignement Supérieur sur les thématiques de la Ville Durable (Pôle Scientifique et Technique, Ponts Paris Tech, CSTB, Université de Marne-la-Vallée, Ecole d’Architecture, ESIEE). En créant des liens entre des laboratoires de recherches, les universités, les  grandes écoles, les entreprises et les services publics, il dynamisera les projets innovants et deviendra le pôle mondial de référence de la conception, de la construction et de la gestion de la ville durable.

Outre le Cluster Descartes, Marne-la-Valée dispose d’un second pôle d’excellence – le dixième du Grand Paris – dédié aux filières des loisirs, des sports et des grands événements. Situé sur le Val d’Europe, à l’est de la ville nouvelle, il contribue à l’attractivité économique du territoire mais aussi de l’Ile-de-France. La signature en septembre 2010 d’un avenant à la convention de 1987 entre l’Etat et la société Disney donne un nouvel élan au développement urbain, touristique et économique de ce secteur. Elle permettra également la réalisation d’un projet d’écotourisme innovant baptisé « Villages Nature » et développé par les sociétés Disney et Pierre & Vacances. Ce projet est situé sur un territoire de 250 hectares et compte près de 700 millions d’euros d’investissement.

Les acteurs institutionnels présents

Chaque projet fait intervenir les institutions et les entreprises qui proposent des solutions conformes aux ambitions de développement de l’espace et conformes aux contraintes environnementales.

Les acteurs institutionnels sont fédérés par EPAMARNE sur les sujets de développement de l’espace. Ceux-ci développent leur expertise sur les différents domaines de développement : le CSTB pour le bâtiment par exemple, le Cluster Advancity pour la mobilité, le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Paris-Est pour la recherche et l’enseignement.

Des projets innovants et dans l’optique de mettre en œuvre le développement durable

Le développement de Marne-la-Vallée se fait en mettant en œuvre l’urbanisme de demain, « et en intégrant les trois volets (environnemental, social et économique) du développement durable.»

Ville Durable

Des écoquartiers sont en cours de réalisations sur les communes de Montévrain et de Bussy Saint-Georges. Ce dernier, baptisé écoquartier du Sycomore, se situe au cœur de la ville nouvelle, et fait l’objet actuellement d’une concertation pour accompagner son lancement.

Energie

Les projets utilisant des énergies nouvelles sont nombreux à Marne-la-Vallée : la géothermie profonde verra le jour dans le projet Villages Nature, la geothermie sera également présente à Lognes, et Dalkia (Veolia Energie) vient de déployer un réseau de récupération de chaleur à partir d’un Data Center unique en Europe à Bailly-Romainvilliers.

Les projets de Biomasse et chauffage au bois se développent également. Le solaire photovoltaïque est également à l’étude, avec une installation innovante qui sera réalisée sur des terrains pollués, permettant de rentabiliser ce foncier difficilement exploitable.

Transports

Le territoire est traversé tant par les axes routiers/autoroutiers que les lignes de chemin de fer. Ils permettent d’assurer le lien avec la capitale. Les transports se développent pour proposer de nouveaux axes verticaux de développement dans les transports en commun, et l’intégration complète dans le projet du Grand Paris. Un projet de Transports en Commun en Sites Propre existe par exemple à Montévrain. L’auto-partage est également en cours de déploiement.

Systèmes d’information

Les infrastructures IT sont développées sur le terrtoire, avec par exemple 2 DataCenters innovants, conçus avec des «  directives Développement durable ». C’est ainsi le cas du data center Marilyn dont la conception originale verticale permet de générer 35% d’économie d’énergie.

Logement

Les projets de logement conduits par l’établissement public laissent désormais la place à l’éco-innovation, alliant le tarif social à l’efficacité energétique. « A ce titre, les appels à projets intègrent  des objectifs environnementaux forts », nous assure Mme Charpentier.

Agriculture

Territoire rural historique, l’agriculture de proximité est développée et soutenue afin de concourir au respect du développement durable. Par exemple, EPAMARNE a encouragé la création dès 2009, de la cueillette du Plessis sur une parcelle de 12,8 hectares à Chanteloup-en-Brie.

Prêt pour le Grand Pari(s)

Comme vous pouvez le constater, les projets sont nombreux et fortement axés sur l’éco-développement, point fortement soutenu par EPAMARNE, chef d’orchestre et soutien de ces projets.

Vous pourrez d’ailleurs visualiser la multitude de projets sur une carte interactive, très bien faite ! Suivre le lien suivant : http://marne.artefacto.fr/

Le Grand Paris est donc déjà une réalité sur le  territoire Est-Francilien, qui sait allier le savoir-faire des entreprises et le soutien des institutions. Mettre également en cohérence le développement urbain et la vie rurale est une nécessité pour les nouvelles métropoles en croissance. Nous remercions Mathilde CHARPENTIER et EPAMARNE pour l’accueil au sein de ses locaux et pour l’ensemble des informations fournies!

Plus d’informations sur EPAMARNE : http://www.epa-marnelavallee.fr

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Bonjour,

Nous en profitons aujourd’hui pour vous faire un petit bilan des Rencontres de l’Innovation Citoyenne qui se sont récemment déroulées à Créteil (Paris), organisées par l’association ICDD. Econov’ y a été récompensé en tant qu’innovation citoyenne dédiée à l’information, et nous tenons ici à remercier ICDD. Rapide résumé des deux journées et mise en avant des points innovants.

logo final 2 Rencontres de lInnovation citoyenne, retour sur un évènement intéressant et remerciements dEconov

 

L’origine d’ICDD

L’association Innovation Citoyenne et Développement Durable a été créée par des responsables développement durable de grands groupes afin d’échanger sur le développement durable et l’innovation, tout en gardant la nature et l’homme au centre des conversations. L’association a récemment trouvé son logo en repérant le dessin d’un enfant, qui a su oser mettre la Terre au centre du soleil rayonnant toute son énergie : cela veut tout dire ! L’association est animée par son Président Antoine Héron, qui a mené orchestré également l’évènement.

Entreprises citoyenne, Responsabilité Societale des Entreprises, ISO 26000 ?

Les interventions et discussions, ayant pour but de montrer que la responsabilité des entreprises dans le développement durable est essentielle, ont fait la part belle aux standards récemment mis en place que sont la RSE et la norme ISO 26000, que nous avons décrit sur notre article ici. L’intervention d’experts tels que Monsieur Dubigeon ont pu montrer l’importance de ces référentiels, avec l’ouverture de l’ISO 26000 au dialogue social.

Toutefois,  normaliser les relations humaines, n’est-ce pas antinomique ?

Des retours d’expérience positifs

Plusieurs entreprises ont pu parler de leur expérience de la mise en place de politiques d’innovation et développement citoyen : la SNCF, La Poste, Solvay, montant que l’innovation peut bénéficier de différents leviers, et avoir des origines différentes : la contrainte économique, l’innovation participative, l’échange de savoirs, l’innovation inspirée par la nature (biomimétisme).

La citation des Rencontres : “Rien n’est impossible”

L’ICDD a ainsi appelé à ne plus se limiter à des obstacles, ni a des “impossibilités”, mais plutôt de chercher à contourner ces obstacles et d’innover !

Tour d’horizon des primés

 

Cette partie des rencontres, animée par M. Jarry (SolidCreativity), a permis de connaitre des projets novateurs en train d’émerger. Econov’ en faisait partie. Les projets cités étaient donc Espaciel, créant un déflecteur pour augmenter la luminosité des logements, Phytorestore, proposant des stations d’épuration naturelles, Station Energy proposant de créer un micro-réseau electrique produisant de l’énergie renouvelable, EcoFrugal, un banquier anonyme qui souhaite soutenir les projets durables, Econov’, pour son apport d’information indépendante, pour ses services de veille technique et réglementaire proposés.

Le futur est déjà là

A notrer l’intervention finale de Guy Cloutier, qui a souhaiter faire rêver les professionnels à innover. Pour lui, le futur est déjà la. Il est en cours de création du centre mondial de l’innovation. Il faut être “Entrepreneur de sa vie, inventer le monde dans lequel on veut vivre”.

Un évènement qui a su reprendre les base du développement durable en entreprise, et qui propose désormais d’aller plus loin. Il faut toutefois mettre cela en rapport avec l’évolution actuelle des entreprises, toujours plus attirées par la vision à court-terme, l’abolition du temps long, et le greenwashing de masse. Multiplions ces évènements pour prêcher la parole verte, la vraie !

Et pour finir, “Go go go, do it and do it now ! ”

 

Retrouvez notre article sur les Rencontres de l’ICDD ici.

L’Association ICDD : http://asso.icdd.over-blog.com/

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