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Archive for janvier, 2012

Bonjour,

Vous le savez peut-être, la réglementation en matière d’affichage environnemental a encore évolué en Janvier 2012: c’était prévu, et cela devient effectif, les produits comportent une étiquette pour classifier les produits selon leur contenu COV. Mais qu’est-ce ? Les Composés Organiques Volatils, qui peuvent causer maladies, asthme par exemple. Cette action du Grenelle, présentée comme une action phare, est-elle réellement axée sur la préservation de l’environnement, où relève-t-elle simplement d’une protection sanitaire et l’amélioration de la qualité de l’air intérieur ? Comment se repérer ?

Top COV Étiquettes COV depuis le 1er Janvier 2012, la réglementation environnementale pour une meilleure information ?

Les COV expliqués, c’est mieux

Nous avons lu un ensemble d’information officielle sur la réglementation COV, mais nous avons eu un grand mal à trouver la définition précise des COV. Sans nous prétendre être des COV-Boy/COV-Girl, nous avons trouvé des explications intelligibles sur les Composés Organiques Volatils via Wikipedia notamment.

“Les composés organiques volatils, ou COV (VOC en anglais) sont des matériaux composés de carbone et d’hydrogène pouvant facilement se trouver sous forme gazeuse dans l’atmosphère.” L’origine des COV peut être anthropique (activité humaine : raffinage, évaporations de solvants organiques, imbrûlés, etc.) ou naturelle (émissions par les plantes ou certaines fermentations). Selon les cas, ils sont plus ou moins lentement biodégradables par les bactéries et champignons, voire par les plantes, ou dégradables par les UV ou par l’ozone. Les COV sont également des gaz à effet de serre.

Toutefois il y a ambiguïté dans la définition précise des COV selon leur composition chimique et leur réactivité photochimique, c’est peut-être la raison du manque de clarification.

En clair, ce sont dans la vie quotidienne les solvants, dégraissants, dissolvants, agents de conservation, agents de nettoyage, (etc.) qui contiennent des COV, et posent un risque sanitaire important pour les humains, affectant notamment la qualité de l’air intérieur. Le caractère volatil des COV permet une diffusion potentielle des émissions.et donne donc des impacts directs et indirects.

COV et santé

Effets indirects

De manière indirecte, l’effet des COV se retrouve l’augmentation de la quantité d’ozone dans les couches basses de l’atmosphère (alors qu’il en manque dans les couches hautes…). Entre 1970 et 1990, la concentration en ozone troposphérique pour l’Europe est passée de 10 ppm à 50 ppm (ppm : particules par million), soit une augmentation de plus de 2,4% par année au cours des vingt dernières années.

La conséquence principale de cette augmentation est l’accentuation de l’asthme chez les jeunes et les personnes âgées, mais pas seulement : les arbres et animaux souffrent également des COV.

L’ozone dégagée, un gaz à effet de serre, participe grandement à l’augmentation de la température de la planète, puisqu’elle absorbe, par exemple, l’infrarouge 2000 fois plus que le dioxyde de carbone pour le rayonnement terrestre.

Effets directs

Les COV sont créent de la pollution intérieure, dans les bâtiments et habitations. Ce sont les peinture, les colles et les traitements qui vous pourrissent la vie, parfois même avec de bonnes odeurs.

Les COV ont un impact direct sur la santé. L’asthme, mais aussi des liens avec la leucémie, le cancer, selon les composés : vapeurs de benzène, butadiène ont des liens prouvés avec des maladies. Mais il est difficile de donner des valeurs limites d’adsorption, d’où la difficulté d’évaluer en précision leurs effets, et les seuils à ne pas dépasser.

L’étiquette COV, depuis le 1er Janvier 2012

Il faut donc agir. Le projet de réglementation est mis en oeuvre par le Ministère de l’Ecologie et du Développement durable, avec pour but d’améliorer la qualité de l’air extérieure et intérieure. A compter du 1er janvier, les produits de construction et de décoration sont vendus avec une étiquette signalant leur niveau d’émission de substances volatiles polluantes.

Top COV Étiquettes COV depuis le 1er Janvier 2012, la réglementation environnementale pour une meilleure information ?

 

Pourquoi cette initiative ?

Du fait des risques pour la santé et des emissions de CO2 générées, vous l’aurez compris, la nécessité de prendre des initiatives en faveur de la protection de l’air intérieur est plus que nécessaire. Réduire les pathologies est un axe majeur, réduire la pollution de l’air et les emissions de CO2 en est plus globalement pour l’humanité.

Ainsi, chaque produit est évalué en fonction de la quantité de COV qu’il contient et qu’il dégagera : peintures, solvants, et autres produits d’intérieurs seront étiquetés de A à C. Le triple A n’existe pas, mais l’exemplarité devra s’avérer nécessaire…

Une réglementation durable ?

Sur le principe, cette réglementation vise à informer les consommateurs et à les protéger, tant pour leur santé, que l’impact CO2 de leur existence. Toutefois, nous remarquons une facilité à étiqueter les produits pour tous les critères, en espérant pousser les consommateurs vers les produits sans risque. Nous avons lu le dossier de presse officiel du Ministère, mais à aucun endroit nous n’avons pu trouver la classification des étiquettes, à combien de grammes un produit est-il A+, A, B ou C? Ne mérite-t-on pas le droit de comprendre la réglementation ? A priori, A+ est mieux pour votre santé, mais qu’arrive-t-il si vous achetez un produit C ? Pourquoi ne retire-t-on pas ces produits s’ils sont nocifs ?

La science n’est pas réservée aux scientifiques, et les consommateurs doivent savoir en quoi consiste cette notation. Si vous avez des informations, nous sommes prêts à les entendre. Vulgariser, expliquer, informer, c’est la seule solution pour éviter le développement et la vente de produits non durables (c’est à dire respectueux de l’environnement, des humains, et économiques).

Nous suivrons l’évolution de cette réglementation encore jeune, et ferons un retour sur le ressenti des consommateurs. Votre avis est le bienvenu également !

Téléchargez ici le Dossier de Presse officiel : Econov_DP_Etiquette_COV_et_qualite_de_l_air_interieur

En rapport avec la qualité de l’air, retrouvez notre interview sur les ZAPA en faveur de la qualité de l’air extérieur ici, interview de Marie Pouponneau de l’ADEME.

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Ce mois-ci, nous avons sélectionné un livre proche de la nature, et si loin des envies de la majorité de la population. C’est pourtant un éloge de la vie simple et heureuse que défend Pierre Rabhi, auteur de La Sobriété Heureuse, où il depeint le déroulement de sa vie, ses expériences, et son rapport à la vie. Loin des calculs économiques, et d’émissions de CO2, loin des dettes, de l’euro ou du dollar, l’auteur nous défend un mode de vie proche de la nature.

Top SobrieteHeureuse rabhi Livre : Vers la sobrieté heureuse de Pierre Rabhi, une vie de colibri, idéal ou choix de vie écolo ?

Pierre Rabhi, un ouvrier philosophe et leader d’opinion

Vous ne le connaissez peut-etre pas, mais Pierre Rabhi est un homme chargé d’histoire personnelle et très écouté par les amis de la nature. Il est le fondateur du mouvement des Colibris, qui souhaite “changer de regard sur le monde, déconstruire les fondements de notre modèle et retrouver une véritable liberté de penser, d’imaginer, de créer, avec des outils que sont des films, des livres, des conférences, des débats, interventions de terrain. Ce mouvement a notamment lancé il y a quelques semaines la campagne “Tous Candidats” pour les Présidentielles où chacun se présente, via la plateforme dédié: “En 2012, moi aussi je suis candidat”.

La Sobriété Heureuse, l’anti-thèse de la société moderne ?

Après réfléxion, en réécrivant le titre, je m’aperçois que ce titre oppose 2 termes qui semblent s’éloigner chaque jour de la société. Ces 2 mots jetés à la figure, “sobriété” et “heureux”, veulent nous faire réagir. Notre société, toujours plus gourmande, en argent, en dette, en energie, en confort, semble aussi être de moins en moins heureuse, par la recherche de loisirs, de sensations, et par les traitements anti-stress et “psychiatriques”. La sobriété heureuse, cela semble donc être tout le contraire de la société moderne. Comment garder les bons points sans revenir à l’âge de pierre? Difficile équation, mais des questionnements et des réponses innovantes sont à apporter.

Vivre simplement, pas si simple

La sobriété heureuse propose de vivre avec la nature, et simplement: ne pas être esclave de votre travail, savoir prendre le temps de réflechir, profiter de la nature, jeter la technologie et ne pas s’en servir. Amis lecteurs d’Econov’, ne faites pas comme moi ! Mais nous pouvons travailler ensemble à relativiser certains points noirs de notre société moderne (dettes, planning serrés, …), et s’approcher de la nature. Mais ce n’est pas si simple !

Cela peut donc paraître irréalisable voire conservateur, mais il y a beaucoup de vrai. La fin du toujours plus est peut-être nécessaire, et il faut peut-être prendre le temps de bien faire les choses.

Un livre critiqué, des + et des -

Ce livre connait tantôt de vives critiques, par des gens qui trouvent l’expression trop simple et non soignée (s’attendent-ils à du Proust?), d’autres qui pensent que le livre prône le retour au Moyen-Age, d’autres qui pensent que c’est un manifeste à la vie naturelle et simple. C’est vrai, c’est un livre différent, et qui se lit simplement, à la portée de tous, mais qui sait faire réflechir. La philosophie doit être accessible, ce qui est loin d’être le cas par ailleurs…

Ce livre n’est peut-être pas un ouvrage de théorie, ni de preuve par la démonstration, ni de juxtaposition de chiffres qui finissent par se mélanger, mais c’est un livre qui décrit simplement ce qu’il serait bon de ne pas oublier et de ne pas perdre dans nos vies modernes. C’est un livre qui cultive la différence, et non l’indifférence, c’est pourquoi il a sa place sur Econov’ !

Acheter La Sobriété Heureuse, c’est simple !

Grâce à notre partenaire Amazon vous pouvez acheter ce livre par ici par un simple clic!

A bientôt !

Plus d’information sur les Colibris http://www.colibris-lemouvement.org/

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Categories: Environnement, Livres

Ce mois-ci, nous sommes allés faire un tour dans le milieu de l’imprimerie, à la frontière entre l’industrie et l’art. Et nous avons choisi un champion de l’innovation dans le domaine de l’imprimerie, en allant voir CARACTERE SA, primée aux Green Business Awards de BFM en 2011 ! Notre entretien avec Marie Laporte, PDG de l’entreprise, a permis de nous éclairer sur le mode de pensée à moyen terme nécessaire pour innover. Retraçons une success story !

INTERVIEW Marie LAPORTE, CARACTERE SAS
L’impression durable et l’innovation comme vecteur de compétitivité

 

Top Caractere INTERVIEW Marie LAPORTE, CARACTERE SA, l’impression durable et l’innovation comme vecteur de compétitivité

 

La Rédaction Econov’ : Bonjour Madame,

Merci de nous accorder une interview sur le thème de l’innovation dans l’imprimerie, celle qui a valu à CARACTERE SA d’être primée aux Green Business Awards de BFM dansla catégorie Evolution StratégiquePME.

Pourriez-vous nous présenter en quelques mots l’entreprise CARACTERE SA et votre rôle ?

Marie LAPORTE : CARACTERE SA  est une imprimerie spécialisée en impression sur papier de toute nature et tout type de support, des produits simples aux produits les plus élaborés. Les quantités produites peuvent elles aussi varier entre 500 et plusieurs millions d’exemplaires.

Le cœur de métier de Caractère se porte donc sur des produits et des services de grande qualité, tout en respectant les différents aspects du développement durable.

La Rédaction Econov’ : De quelle manière se produit l’innovation chez CARACTERE SA?

Marie LAPORTE : CARACTERE innove de manière proactive, c’est-à-dire en proposant d’elle-même l’innovation à ses clients, tant sur les produits que l’organisation, les process, et les services. Les innovations portent autant sur la maîtrise des impacts environnementaux que sur l’amélioration de la productivité.

La Rédaction Econov’ : Quelles sont les innovations de l’année?

Marie LAPORTE : Nous avons développé cette année, l’impression sur un nouveau matériau papier pour l’affichage : les affiches sont recyclables et électrostatiques, permettant la pose sans colle.

Nous avons mis en place un système informatique de bon à tirer en ligne afin de faire gagner du temps à nos clients, ainsi qu’un logiciel de gestion de production plus performant.

La Rédaction Econov’ : Quand et comment a démarré l’innovation durable chez CARACTERE?

Marie LAPORTE : Depuis 2000, en France, le secteur de l’imprimerie est en crise, entrainant une concurrence violente. Il faut produire mieux avec moins de papier.

Cela nous a incité à adopter une stratégie de développement différenciée en qualité de produits et de services ainsi qu’en développement durable appliqué en management et opérationnel.

Nous avons obtenula certification Environnementale ISO14001 en 2006 et nous avons participé au développement des labels FSC et PEFC pour le papier, alors que ces deux labels n’existaient que pour le bois.

La Rédaction Econov’ : Quels sont les types de pollution générée par l’imprimerie (émissions CO2, produits chimiques) ?

Marie LAPORTE : Les pollutions générées par l’imprimerie sont nombreuses et se retrouvent dans l’ensemble des produits chimiques utilisés pour les encres (alcool), les eaux de mouillage, les produits de nettoyage. Ces facteurs sont entièrement maitrisés par Caractère. Nous utilisons des encres à base d’huile végétale et notre évaluation des risques chimiques nous a conduit à remplacer les produits les plus néfastes par d’autres qui le sont moins.

La Rédaction Econov’ : Vous avez été lauréat des Green Business Awards de BFM pour l’évolution stratégique PME? Quelle fut votre stratégie ?

Marie LAPORTE : Notre stratégie repose sur l’innovation continue et la volonté de respecter notre environnement. Pour notre entreprise composée de 46 salariés, notre stratégie porte sur des évolutions en interne et en externe :

  • diminution de l’ensemble des déchets
  • choix des fournisseurs et des matières en fonction des impacts environnementaux
  • plan d’action général de 3 ans
  • certification 9001 – 14001 et 18001
  • pôle recherche et développement de produits et de matériaux

Nous suivons deux principes :

  • Etre précurseur en matière d’innovation
  • Prise du temps nécessaire pour innover sans contrainte.

La Rédaction Econov’ : Vous réinstaurez donc le temps long. Comment se fait-il que votre entreprise ne soit pas pressée par les résultats financiers à court-terme ?

Marie LAPORTE : Tout simplement parce que je suis la seule actionnaire de CARACTERE. La pression actionnariale est donc beaucoup moins forte.

La Rédaction Econov’ : Cette évolution n’est elle pas devenue une révolution ?

Marie LAPORTE : Non, l’entreprise s’est toujours positionnée dans l’innovation et le changement, avec un management adapté, qui permet à chacun de s’impliquer. La continuité préserve l’évolution. La démarche a été bien perçue en interne, accompagnée par des formations. Pour cela, un responsable QSE (Qualité Sécurité Environnement) de l’entreprise s’occupe à temps plein du suivi des projets.

La Rédaction Econov’ : En quoi peut-on considérer votre démarche comme innovante ?

Marie LAPORTE : CARACTERE a été la première imprimerie à mettre en place une démarche Développement Durable et à poursuivre l’innovation technique orientée Green Business, sans nuire à la qualité des produits développés.

La Rédaction Econov’ : Quel personnel est concerné par vos changements?

Marie LAPORTE : Tout le personnel, sans exception, est impacté par les changements liés à l’innovation, puisqu’il en va des évolutions de procédés de conception, d’impression, de conditionnement, etc. Le métier est en évolution permanente !

La Rédaction Econov’ : Où en est-on aujourd’hui ?

Marie LAPORTE : En l’espace de 7 ans, nous sommes passés à un outil de production ultra productif et respectueux de l’environnement grâce aux technologies développées. Par exemple nos presses impriment 16000 feuilles / heure, alors que les vitesses étaient plutôt à 10000 feuilles / heure il y a quelques années. Ces machines sont principalement fabriquées par les sociétés Allemandes et Japonaises. La qualité d’impression s’est nettement améliorée avec l’utilisation du point de trame en 20 microns.

La Rédaction Econov’ : Quelles sont les prochaines étapes dans votre démarche DD ?

Marie LAPORTE : Nous travaillons actuellement sur des pelliculages recyclables, ainsi que des matériaux procurant une sensation de toucher différent. Nous continuons à sensibiliser nos clients  sur les choix de matériaux écologiques et les produits finis.

La Rédaction Econov’ : Madame Laporte, merci de nous avoir accordé cette interview. Nous avons découvert que la vraie stratégie développement durable, celle qui ne fait pas du greenwashing, se fait sur le long terme, et nous nous permettons d’insister sur la nécessité de retrouver le temps long pour la réflexion et les investissements !

Plus d’information sur l’entreprise et ses solutions :

Le site de CARACTERE SAS : http://www.caractere-sa.fr/

Et :

Le site du POLIMAGE : http://www.lepolimage.fr

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Bonjour,

En ce début d’année 2012, réflechissons aujourd’hui à l’innovation et à sa conception universelle (ou non): doit-on ou peut-on penser d’une manière unique les solutions pour l’avenir, et doit-on innover de manière universelle, ou plutôt développer des solutions locales? Les technologies occidentales sont-elles réplicables directement dans les pays émergents, et qu’en est-il du contexte environnemental et économique différent en ce XXIe siècle?

Top InnovElephant Linnovation nest pas universelle, et se fait dans la contrainte, lexemple mobilité en Inde

 

Un article récent du monde (à retrouver ici) mettait en avant un problème lié à la mobilité et aux transports en Inde, annonçant que le nombre d’infractions au code de la route était de 146 millions par jour. La finalité de l’article étant surtout de parler de la solution mise en place, à savoir un péage urbain qui permettrait de limiter l’accès aux véhicules en ville, et de favoriser les transports publics.

Pays emergents et accélération des cycles de développement

Les pays dits émergents sont en plein développement depuis environ 20 ans, alors que les pays occidentaux peinent à se maintenir en termes de croissance. La croissance économique de ces pays apporte le développement sur de nombreux points intéressants pour les populations : accès à la nourriture, à l’eau, à la santé, au logement, puis accès au confort de vie et des technologies modernes (chauffage, climatisation, voitures, etc.). Ceci apporte les avantages, mais aussi et surtout les inconvénients liés au développements : problèmes de santé, problèmes sociaux, et réchauffement climatique.

Nous pouvons constater une accélération du développement dans ces pays “jeunes”, puis que le développement qui a pris près de cent ans dans les pays occidentaux a été fait en une vingtaine d’année dans les pays émergents, en se basant principalement sur le modèle occidental. Mais ce modèle occidental est-il durable ?

Méthodes occidentales, contraintes locales ?

C’est justement ce que tentent d’éviter certains experts, craignant que l’humanité entière soit sur le mode actuel de consommation énergétique et d’émission de CO2, ce qui nous fait courir à la catastrophe plus vite que prévu ! C’est pourquoi des personnes comme Jean-Marc Jancovici annoncent qu’il faut absolument éviter que les pays émergents se développent sur le même modèle que nous : limiter la voiture, les déplacements par exemple. Aux pays occidentaux d’évoluer vers un mode durable en assurant la transition.

Malheureusement les pays émergents se développent sur un modèle purement identique au monde occidental, alors que leur culture, leur histoire, leur géographie, leurs ressources sont totalement différentes ! Aux problèmes rencontrés sont mise en place des actions “copier-coller” issu de l’Europe, des USA, du Japon. Cela paraît plus simple à faire et efficace.

Nous proposons des solutions anciennes à des problèmes qui peuvent être nouveaux, tant le développement de ces pays est en réalité différent des pays occidentaux. C’est là qu’il faut innover de manière durable !

Innover dans le changement et la contrainte

L’article du Monde le montre bien, les problèmes sont liés au pays, et nous ne les aurions pas imaginé en Occident ! L’innovation est plus que nécessaire pour traiter ce genre de situation, et ne pourra se faire que sous la contrainte sociétale, environnementale, et économique. Passé au prisme du développement durable, nous devrions pouvoir innover pour des solutions soutenables ! L’exemple en Inde parle d’infractions du code de la route et de mettre en place des carrefours à feux, solutions purement “occidentale”. Mais est-ce la solution? Cette solution serait-elle efficace dans le contexte indien, avec une densité de population énorme, des éléphants sur les autoroutes ? Les Indiens doivent-ils plutôt penser à des solutions nouvelles ?

Je suis certain que oui, il faut trouver des solutions nouvelles à ces problèmes nouveaux, et la contrainte durable doit guider cette innovation. Innover avec des solutions simples, en poussant peut-être dès aujourd’hui les citoyens indiens à moins se déplacer ! A développer l’habitat proche de l’emploi par exemple, en incitant à télétravailler d’une manière ou d’une autre par exemple !

Soyez innovants et bâtissez plutôt que de copier-coller !

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L’efficacité energétique en Allemagne, la qualité d’innovation a du bon ?

Posté par Alexandre Goncukliyan Le 10 janvier 2012 à 08h35 0 Commentaire

Bonjour,

L’innovation et l’efficacité énergétique, nous en parlons souvent en France, avec beaucoup d’espoir et la mise en avant de certains projets. Mais qu’en est-il Outre-Rhin, dans le pays qui semble traverser la crise économique sans encombre, et qui parait à la pointe des énergies renouvelables. Et bien, nous avons échangé avec nos partenaires allemands, et nous allons aujourd’hui vous parler d’une initiative étatique pour développer l’efficacité énergétique, avec des objectifs ambitieux. Voyons si c’est l’innovation fait de ce pays un leader, ou simplement la qualité de production…

Top IFEU Lefficacité energétique en Allemagne, la qualité dinnovation a du bon ?

L’initiative Climat de l’Etat Fédéral Allemand

L’Etat Fédéral dispose d’un plan ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre se basant sur plusieurs points tels que la réduction des émissions de 40% d’ici 2020 (par rapport à 1990), et la mise en place d’un protocole post-Kyoto (après 2012) au niveau international. Ceci se réalise à la manière du Grenelle en orientant les investissements publics. Tout cela peut paraître normal, sauf que l’Allemagne met ce plan en oeuvre au niveau international, en développant l’efficacité énergétique dans tous les pays, et non seulement l’Allemagne.

Alors que notre Grenelle peine à sortir ses actions, l’Allemagne assure son leadership technique et réglementaire sur le monde entier en matière d’efficacité énergétique…

Une étude sur le potentiel économique de l’efficacité énergétique en Allemagne réalisée par des Instituts de renom

Cette initiative climat de l’Allemagne fédérale a mandaté les instituts de recherche de renom Fraunhofer, et IFEU, pour mener une étude sur le potentiel d’économies d’énergie par des plans de réduction, sur l’impact CO2, mais aussi économique.

“Une stratégie ambitieuse d’efficacité pour l’Allemagne apporte des avantages économiques considérables. D’autres investissements nationaux, les économies sur les importations d’énergie et d’autres mécanismes économiques se traduisent par une estimation prudente en 2030 à environ 130.000 salariés supplémentaires nets par rapport à un développement de référence. C’est la conclusion de l’étude intitulée «Efficacité énergétique: impact potentiel sur l’économie et des champs d’action innovant et le financement de l’Initiative nationale de protection du climat»,” . Ce projet a été présenté lors d’une conférence à Berlin le 20 Octobre 2011.

Parmi les conclusions, les avantages des économies d’énergies sont énormes:

  • Augmentation des exportations de technologies à forte valeur ajoutée
  • Augmenter le volume d’exportation de plus de 12 milliards d’euros
  • Création de 60 000 emplois supplémentaires d’ici 2030
  • 24% d’économies d’énergie finale en 2030.

Des études de laboratoires de renom

Dans le cadre de l’Initiative de protection du climat national du Ministère fédéral de l’Environnement, ont participé:

  • Institut Fraunhofer pour les systèmes et l’innovation,
  • IFEU, Institut de recherche énergétique et environnementale
  • Partenaires tels que Prognos AG, GWS mbH

Au total, c’est 43 mesures économiquement intéressantes et techniquement faisables qui sont proposées, tant dans l’habitat privé, les bureaux,  le commerce, les services, l’industrie et les transports.

Par ailleurs, ont été analysés dans le cadre de ce projet, 16 nouveaux champs d’action et des mécanismes de financement de l’Initiative national du changement climatique, entre autres, la rénovation des bâtiments, à l’intérieur de réduction de la circulation locale et de déchets / eaux usées.

Les propositions sélectionnées

Un Plan directeur 100% contre le changement climatique a été conçu, soutient la perspective de développer des communautés à zéro émission et ainsi économiser 50% de consommation d’énergie finale. Cette proposition a déjà été mise en œuvre dans le domaine des transports, avec une politique innovante. Un instrument similaire est en cours de développement pour les bâtiments commerciaux et industriels.

Dans le domaine des déchets industriels, s’évaluent à 18% d’économies d’énergie pour les industriels.

Le projet tient à également à combler le fossé entre la recherche et l’industrie. Un “fonds de soutien” de compétitivité offre aux collectivités la possibilité de concevoir des programmes adaptés aux besoins régionaux.

Un paquet de mesures de “relocalisation et petite mobilité urbaine” est également proposé.

L’étude est publiée, et accessible à tous…les germanophones. Mais vous pouvez y jeter un oeil, c’est ultra-intéressant ! A l’heure où des idées sont attendues en France pour sauver l’industrie et entrer dans le monde de demain, l’Allemagne semble encore avoir un coup d’avance… Nous pouvons et devons faire au moins mieux !

Pour plus d’informations, les documents de synthèse et les documents de travail sont disponibles ici : http://www.ifeu.de/index.php?bereich=ene&seite=klimaschutzinitiative

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