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Archives de la catégorie ‘Efficacité énergétique’

Bonjour,

Parlons aujourd’hui d’énergie, de source d’énergie, d’efficacité énergétiue et de débat autour de ces sujets. Qu’elle soit fossile, nucléaire, ou renouvelable, il semble que le débat s’est arrété et cristallisé après l’enterrement du Grenelle de l’Environnement. Bien que les lois soient existantes, le fossile semble dominer, ou plutôt l’esprit fossile… Voyons pourquoi et comment mobiliser le débat !

Top record energie nucleaire Des records energétiques, et une énergie nucléaire toujours en manque de débat...

Vous avez dit Grenelle ?

Nous en avons fait l’analyse dans un précédent article (à retrouver ici), le Grenelle semble enterré, malgré les orientations prises en termes d’efficacité energétique dans les bâtiments, les transports, le respect de la biodiversité. Dans les faits, les opérationnels ne sont pas prêts au changement, et ont du mal à mettre en oeuvre les projets. Le Grenelle se réduit donc à quelques plans d’actions, dont les actions phares sont par exemple la réduction de l’éclairage des enseignes lumineuses…

Une énergie fossile toujours plus chère

Le pétrole et le gaz subissent constamment des hausses de prix dans un contexte de limitation de production, et d’augmentation de la demande dans le monde. Egalement, le taux Euro/Dollar fait pâtir les Européens d’une augmentation forte. Or notre dépendance vis-à-vis de ces énergies est trop importante, tant pour les transports, notre activité économique, le chauffage de nos logements, bureaux, etc.

Un débat nucléaire éteint

Plusieurs évènements en relation avec le nucléaire ont marqué l’année. Il y a presque un an éclatait un incident nucléaire grave à Fukushima au Japon, dont les conséquences sont toujours indéterminées, et un sujet sur lequel l’obscurité règne. Ce qui est sur, c’est que cela amène les gens, les décideurs, les penseurs, à réflechir, remettre en question un modèle basé entièrement sur la production d’énergie nucléaire.

Il y a quelques mois était démontrée par l’ONG Greenpeace le manque de sécurité dans les centrales nucléaires françaises, en termes de surveillance principalement. Plusieurs militants ont pu pénétrer dans la centrale sans être soucié par les forces de sécurité, ce qui laisse entrevoir le risque d’une attaque en ces lieux sensibles.

Il y a quelques mois également paraissait un Hors-Série publié par Le Monde sur le Nucléaire Français : son histoire, le parc français, les risques et les différentes catastrophes ayant eu lieu dans l’histoire, mais aussi et surtout une étude des alternatives à l’energie nucléaire : éolien, solaire, etc. Nous pouvons citer ce travail car réalisé de manière assez objective, n’orientant pas le débat ni vers le pour ni le contre.

Toutefois, ces évènements n’ont pas suffi à mettre la question du nucléaire, et surtout du mix energétique, au sein du débat. Il doit être question de la consommation énergétique, de l’efficacité energétique. Le monde semble plutôt préoccupé par des affaires économiques, ou uniquement financières. Les mythes s’écroulent, il faut bien prendre des décisions !

Une méteo “glaciale”, et les Français aux fourneaux pour un record collectif

Ces dernières semaines, nous avons connu une vague de grand froid sur l’ensemble du territoire européen. Un évènement naturel qui a bousculé notre mode de vie (neige, verglas, etc.) mais surtout notre consommation énergétique de chauffage ! C’est pourquoi, grâce à un effort collectif, les Français ont battu le record de consommation électrique à deux reprises, pour le simple besoin de se chauffer en grand froid. Triste record, quand on sait que la France à développé le chauffage électrique pour éponger ses capacités de production nucléaire dans les années 80. Vous pouvez consulter l‘article de TerraEco sur le sujet, c’est édifiant !

Energies efficaces

Nous nous demandons à ce moment là pourquoi nous ne déployons pas d’autres moyens de production d’énergie, tels que l’énergie solaire, éolienne, la biomasse. Et rapidement nous butons sur l’obstacle de l’échelle locale de production, qui ne permet pas de couvrir la totalité de notre besoin en énergie. Or, le problème est bien là ! Le besoin en énergie ! Ne serait-il pas plus opportun de réduire nos consommations d’énergie ? Certes il faut réfléchir, il faut penser, il faut créér, innover !

Mais innover selon des schémas qui seront nouveaux, avec des energies nouvelles, pour de nouvelles energies !

Les élections sans energie

En parallèle, nous sommes entrés dans une campagne d’élections présidentielles et législatives qui mobilisent tous les élus, au niveau central et local, pour plusieurs mois. Et les débats autour de ces élections se font sans aborder réellement le thème de l’énergie. Pourquoi? Les Français “seraient” plus préoccupés par les conditions économiques, et d’emploi dans ce contexte morose. Ou les Français ne maitrisent pas forcément les données énergétiques françaises, qui doivent être maîtrisées par des “pros”. Entre le chômage et la sécurité, certains arrivent à placer les termes de planification écologique, de 3e Révolution industrielle, d’emploi dans les secteurs nouveaux liés à l’énergie. Mais tout cela reste timide. Que faire pour mobiliser le débat sur ces questions ? Les questions énergétiques risquent fortement d’impacter nos économies à l’avenir, si nous persistons dans la consommation à outrance !

Un débat ouvert est nécessaire, mais surtout un débat objectif ! Un débat qui puisse donner de réelles ambitions sur le long terme, comme les Français ont pu le faire pour l’énergie nucléaire dans les années 60 !

Alors, le message ne serait pas “indignez-vous”, mais “mobilisez-vous” pour un débat énergétique !

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Programme d’action pour l’efficacité energétique, le Grenelle revivrait-il ?

Posté par Alexandre Goncukliyan Le 22 février 2012 à 08h49 1 Commentaire

Bonjour,

Le Grenelle de l’Environnement vous a laissé entrevoir l’espoir d’un développement nouveau en France, celui de l’économie verte, de la biodiversité, des économies d’énergies. Après bientôt 5 ans, et deux lois édulcorées selon les envies et besoins d’intérets particuliers, qu’en est-il aujourd’hui de l’élan stratégique commun ? Le programme d’action pour l’efficacité énergétique publié en Décembre 2011 par le Ministère de l’Environnement tente de remettre en place une stratégie d’économie d’énergie. Qu’en penser ? Analysons-le !

Top GrenelleRevival Programme daction pour lefficacité energétique, le Grenelle revivrait il ?

 

Un programme d’action synthétique et clair, avec 3 axes majeurs

Le programme d’action publié en décembre 2011 propose à la manière d’un Agenda 21 plusieurs actions à mettre en oeuvre dans plusieurs domaines. Voici les 3 axes et les actions les plus significatives :

Compétitivité des entreprises grâce aux économies d’énergie

Soutenir les travaux d’économies d’énergie dans les entreprises

  • Action 1 : Prêter 100 M€ à taux bonifiés de 2 % (distribués par OSEO) pour aider les entreprises de moins de 50 salariés à réaliser des travaux d’économies d’énergie : c’est une solution, qui a ses propres travers que l’on connait : augmentation des prix du marché, et incitation limitée…
  • Action 3 : Amplifier le dispositif des certificats d’économie d’énergie avec une troisième période 2014-2016 plus ambitieuse : pourquoi pas, mais pourquoi réserver cela aux grands opérateurs ?

Soutenir une offre de services et technologies propres à l’efficacité énergétique

  • Action 4 : Inciter à la qualification des professionnels du bâtiment pour améliorer la qualité des travaux en mettant en place une conditionnalité des aides

Soutenir les changements de comportements

  • Action 5 : Fixer une obligation d’extinction des enseignes lumineuses commerciales entre 1h à 6h du matin Entrée en vigueur 1er juillet 2012 : Fallait-il attendre 2012 ?
  • Action 6 : Etudier une obligation d’extinction des éclairages extérieurs et intérieurs des bâtiments non résidentiels : Faut-il encore étudier la question à l’heure où les technologies d’automatisation sont là ?
  • Action 10 : Inciter à mettre en oeuvre la norme ISO 50 001 (systèmes de management de l’énergie) en bonifiant les certificats d’économies d’énergie concernés : des efforts et des coups supplémentaires qui pourraient rapporter aux entreprises

Economies d’énergie pour les ménages

Les ménages représentent en toute logique un axe important d’économie d’énergie. Le programme d’action propose d’étendre des solutions existantes de financement à taux zéro (Eco-PTZ, …) afin d’inciter à la rénovation énergétique des bâtiments, tant au niveau individuel que collectif.

  • Action 1 : Approfondir les dispositifs d’aide à la rénovation thermique de l’habitat : cumul du crédit d’impôt développement durable et de l’écoprêt à taux zéro, et extension de l’éco-prêt à taux zéro aux syndicats de copropriété
  • Action 2 : Fiabiliser les diagnostics de performance énergétique (DPE) : il serait temps ! Mais la méthode de contrôle sans spécialiste ne semble pas la plus performante dans ce cas. Les solutions trouvées paraissent peu convaincantes…
  • Action 3 : Renforcer le programme « Habiter mieux » : aider les personnes dans la précarité énergétique
  • Action 5 : Reconduire l’éco-prêt logement social (éco-PLS) pour les bailleurs sociaux

 

Exemplarité de l’Etat dans l’efficacité énergétique

Accélérer la prise en compte de l’efficacité énergétique dans la commande publique

  • Action 1 : Consolider les réseaux d’acheteurs publics existants et les étendre aux régions non couvertes
  • Action 2 : Lancer un grand plan d’achat public « performance énergétique »

Accélérer la rénovation de l’éclairage public

  • Action 3 : Apporter une subvention de l’ADEME aux communes de moins de 2 000 habitants pour réaliser une rénovation de leur éclairage public : ceci peut faire économiser très sérieusement de l’énergie aux collectivités !

Développer les solutions de mobilité durable

  • Action 5 : Développer de nouveaux mécanismes de financement des projets des petites collectivités :  soutien en investisseur de la Caisse des Dépôts ou de ses filiales,  levée de freins réglementaires, réalisation de guides méthodologiques. Franchement, cela manque d’idée par ici, appelez-nous !

 

De l’efficacité énergétique peu innovante

Après 5 ans de réflexion, de travaux, d’investissements dans l’efficacité energétique, ce plan d’action se montre comme du cola superlight, où plutôt du café réchauffé à quelques mois d’une écheance électorale.

L’exemplarité de l’état doit passer par une sérieuse remise en question de ses choix d’investissement, et de gestion des appels d’offres public. Les critères de choix portés sur le respect de l’environnement et l’efficacité énergétique pourront pousser les entreprises à améliorer leurs offres. Le choix du moins disant participe également à la limitation de l’investissement durable.

Donner la chance a de petites entreprises innovantes peut également permettre aux collectivités de se rendre efficaces, tant au niveau des services dont ils disposeront, car modernes et innovants, que leur soutien au développement d’emploi local.

Les économies d’énergies dans les ménages restent quant à elle très difficilement accessibles au grand nombre et leur interet financier limité. Pourquoi ? La multiplication de documents administratifs poussent plutôt au développement d’une burocratie dans les ménages et les entreprises afin de pouvoir profiter d’incitations économiques : Eco-PTZ, aides fiscales, CEE. Tous ces dispositifs ne font donc que limiter la réelle efficacité. Mécaniquement, ce temps passé dans les dossiers, sans valeur ajoutée, se traduit par une perte de compétitivité des entreprises françaises. L’incitation se transformant en contrainte

Le Grenelle ne revivra pas

A l’heure où les niches fiscales sont remises en cause, les investissements sur le long terme négligés, et le temps long oublié, la création d’une stratégie de développement national telle que le Grenelle de l’Environnement ne devrait pas revoir le jour. L’urgence n’est pas à la structuration d’un avenir durable. C’est pourquoi le Grenelle de l’Environnement ne revivra pas, c’est sur. Mais il est surtout possible d’agir sans l’aide de l’Etat. Il suffirait au moins qu’il n’y ait pas le blocage de l’Etat. Professionnels, vous devez savoir de quoi il est question …

Ce programme d’action pour l’efficacité énergétique repose les bases de ce qui a été prévu il y a 5 ans, à l’heure où certains pays ont déjà mis des choses en oeuvre. Il faudrait aller plus vite et plus loin, en ayant une démarche durable, et non de fuite en avant, en mettant en place de nouvelles actions avec des anciennes méthodes. Il faudra innover dès la base !

Pour plus d’information, télécharger le document ici : 2011-12-16_Programme_d_actions

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Bonjour,

Vous en avez peut-être entendu parler, Jeremy Rifkin, auteur et essayiste américain, était en France la semaine dernière pour la publication de son nouveau livre en France : La troisième révolution industrielle, Comment le pouvoir latéral va transformer l’énergie, l’économie et le monde. Tête pensante et homme d’influence en Europe, nous pouvons nous rendre compte que certains partis politiques se sont emparés de ses théories pour en faire des théories de campagne. Est-ce le début d’un débat sur l’innovation et l’écologie qui s’invite dans la campagne présidentielle? Pas sur du tout…

 

Top EvaJolyRifkin La 3e révolution industrielle sera t elle verte? Elle sinvite dans le débat présidentiel !

Un débat Jeremy Rifkin / Eva Joly

Mercredi dernier ont pu débatte à Paris Eva Joly, candidate écologiste à la Présidentielle Française, et Jeremy Rifkin. Un débat pour parler de l’avenir énergétique du monde, et de la France. Pour la fin du nucléaire, et pour le développement des énergies renouvelables produites localement, les deux protagonistes ont pu échanger sur leurs points de vue, où Jeremy Rifkin va plus loin en annonçant une révolution industrielle avec le développement des réseaux et des systèmes d’information. Loin des discours classiques écologistes, J. Rifkin allie la technologie à l’efficacité énergétique, là où les politiques écologistes se veulent plus sobres et proches de la nature.

Mais Eva Joly n’est pas la seule à s’inspirer de Jeremy Rifkin pour défendre son programme écologiste. D’autres en ont parlé cette semaine !

Corinne Lepage expliquant la 3e Révolution Industrielle

En effet, l’autre candidate écologiste, Corinne Lepage, a fait part lors de ses interventions de ses idées pour développer la France durablement: elle rejoint elle aussi les pensées de J. Rifkin, qu’elle cite, en croyant à la 3e révolution industrielle. C’est un moyen de s’appuyer sur des théories étudiées et reconnues par des spécialistes, afin d’attirer les leaders d’opinion français vers l’écologie.

L’écologie en France est souvent dissociée de l’innovation technologique, car supposée en opposition directe. Dans les faits, ces deux principes s’opposent entièrement depuis de nombreuses années. Mais l’innovation peut aujourd’hui nous aider à devenir plus sobre énergétiquement !

Début d’un débat politique stratégique autour de l’énergie  et l’innovation ?

Non pas pour influencer le débat politique des présidentielles, nous tenons à relever cette appropriation des théories modernes issues de penseurs à des fins politiques. L’écologie étant le grand absent du débat présidentiel, est-ce le retour de celle-ci grâce à l’innovation? Pour l’instant, pas de grand débat sur l’énergie, si ce n’est des piques sur le nucléaire, pour ou contre, sans que personne ne s’avance entièrement, et encore moins de mise en avant de l’innovation durable, utilisant la technologie pour plus de sobriété !

A l’heure où nous parlons de crise industrielle, de stratégie industrielle, d’emploi, ne serait-il pas opportun de lancer tous les débats autour de l’énergie et du développement durable ? L’innovation technologique peut-être le ciment pour lier tous les ingrédients présents, et même le catalyseur pour la création d’emplois et de diminution d’émissions de CO2 !

En tout cas cela lance une série d’articles sur Econov’ autour de la politique et du développement durable, qui nous l’espérons, sera riche les prochains mois !

Vous procurer le livre de Jeremy Rifkin, c’est simple !

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L’efficacité energétique en Allemagne, la qualité d’innovation a du bon ?

Posté par Alexandre Goncukliyan Le 10 janvier 2012 à 08h35 0 Commentaire

Bonjour,

L’innovation et l’efficacité énergétique, nous en parlons souvent en France, avec beaucoup d’espoir et la mise en avant de certains projets. Mais qu’en est-il Outre-Rhin, dans le pays qui semble traverser la crise économique sans encombre, et qui parait à la pointe des énergies renouvelables. Et bien, nous avons échangé avec nos partenaires allemands, et nous allons aujourd’hui vous parler d’une initiative étatique pour développer l’efficacité énergétique, avec des objectifs ambitieux. Voyons si c’est l’innovation fait de ce pays un leader, ou simplement la qualité de production…

Top IFEU Lefficacité energétique en Allemagne, la qualité dinnovation a du bon ?

L’initiative Climat de l’Etat Fédéral Allemand

L’Etat Fédéral dispose d’un plan ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre se basant sur plusieurs points tels que la réduction des émissions de 40% d’ici 2020 (par rapport à 1990), et la mise en place d’un protocole post-Kyoto (après 2012) au niveau international. Ceci se réalise à la manière du Grenelle en orientant les investissements publics. Tout cela peut paraître normal, sauf que l’Allemagne met ce plan en oeuvre au niveau international, en développant l’efficacité énergétique dans tous les pays, et non seulement l’Allemagne.

Alors que notre Grenelle peine à sortir ses actions, l’Allemagne assure son leadership technique et réglementaire sur le monde entier en matière d’efficacité énergétique…

Une étude sur le potentiel économique de l’efficacité énergétique en Allemagne réalisée par des Instituts de renom

Cette initiative climat de l’Allemagne fédérale a mandaté les instituts de recherche de renom Fraunhofer, et IFEU, pour mener une étude sur le potentiel d’économies d’énergie par des plans de réduction, sur l’impact CO2, mais aussi économique.

“Une stratégie ambitieuse d’efficacité pour l’Allemagne apporte des avantages économiques considérables. D’autres investissements nationaux, les économies sur les importations d’énergie et d’autres mécanismes économiques se traduisent par une estimation prudente en 2030 à environ 130.000 salariés supplémentaires nets par rapport à un développement de référence. C’est la conclusion de l’étude intitulée «Efficacité énergétique: impact potentiel sur l’économie et des champs d’action innovant et le financement de l’Initiative nationale de protection du climat»,” . Ce projet a été présenté lors d’une conférence à Berlin le 20 Octobre 2011.

Parmi les conclusions, les avantages des économies d’énergies sont énormes:

  • Augmentation des exportations de technologies à forte valeur ajoutée
  • Augmenter le volume d’exportation de plus de 12 milliards d’euros
  • Création de 60 000 emplois supplémentaires d’ici 2030
  • 24% d’économies d’énergie finale en 2030.

Des études de laboratoires de renom

Dans le cadre de l’Initiative de protection du climat national du Ministère fédéral de l’Environnement, ont participé:

  • Institut Fraunhofer pour les systèmes et l’innovation,
  • IFEU, Institut de recherche énergétique et environnementale
  • Partenaires tels que Prognos AG, GWS mbH

Au total, c’est 43 mesures économiquement intéressantes et techniquement faisables qui sont proposées, tant dans l’habitat privé, les bureaux,  le commerce, les services, l’industrie et les transports.

Par ailleurs, ont été analysés dans le cadre de ce projet, 16 nouveaux champs d’action et des mécanismes de financement de l’Initiative national du changement climatique, entre autres, la rénovation des bâtiments, à l’intérieur de réduction de la circulation locale et de déchets / eaux usées.

Les propositions sélectionnées

Un Plan directeur 100% contre le changement climatique a été conçu, soutient la perspective de développer des communautés à zéro émission et ainsi économiser 50% de consommation d’énergie finale. Cette proposition a déjà été mise en œuvre dans le domaine des transports, avec une politique innovante. Un instrument similaire est en cours de développement pour les bâtiments commerciaux et industriels.

Dans le domaine des déchets industriels, s’évaluent à 18% d’économies d’énergie pour les industriels.

Le projet tient à également à combler le fossé entre la recherche et l’industrie. Un “fonds de soutien” de compétitivité offre aux collectivités la possibilité de concevoir des programmes adaptés aux besoins régionaux.

Un paquet de mesures de “relocalisation et petite mobilité urbaine” est également proposé.

L’étude est publiée, et accessible à tous…les germanophones. Mais vous pouvez y jeter un oeil, c’est ultra-intéressant ! A l’heure où des idées sont attendues en France pour sauver l’industrie et entrer dans le monde de demain, l’Allemagne semble encore avoir un coup d’avance… Nous pouvons et devons faire au moins mieux !

Pour plus d’informations, les documents de synthèse et les documents de travail sont disponibles ici : http://www.ifeu.de/index.php?bereich=ene&seite=klimaschutzinitiative

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Bonjour,

Voici un article d’un de nos jeunes rédacteurs nouveaux sur Econov’, qui apporte une vision prospective de l’innovation dans le bâtiment.

Faisons donc un focus aujourd’hui sur ce qui pourrait être l’avenir de l’efficacité énergétique dans la construction : les matériaux à changement de phase. Ces matériaux qui changent d’état selon la température, la pression, et autres facteurs, pour permettre d’accumuler du froid, de la chaleur, et améliorer la performance énergétique des enveloppes de bâtiment.

Top MCP BASF Les Matériaux à changement de phase, le bâtiment en prospective defficacité energétique

Introduction

La RT2012 et bientôt la RT2020 (RT pour réglementation thermique) imposent des consommations d’énergies de plus en plus faibles sur les postes de chauffage, d’eau chaude sanitaire, de refroidissement, d’éclairage et les postes auxiliaires (ventilateurs, pompes, etc.). (Retrouvez ici notre article sur le BBC !)

De nombreux efforts sont naturellement faits pour l’ensemble de ces postes, mais nous nous intéresserons aujourd’hui à un aspect moult fois présenté mais pour lequel d’après-moi de vrais problèmes (notamment d’encombrement) continuent à se poser : l’isolation. Afin de réduire les besoins de chaud et de froid, la tendance est à une isolation renforcée. C’est normal et incontournable. Il est également important d’appuyer sur des variations de ventilation (il faut par exemple ventiler plus la nuit en été afin de profiter au maximum de la fraicheur nocturne). Là n’est pas la question. Ce sur quoi je tiens à appuyer, c’est bien l’isolation en elle-même, afin de présenter de « nouvelles » technologies qui pourraient bien aider à cette problématique.

Il s’agit des MCP, ou Matériaux à Changement de Phase. Ces matériaux réagissent de manière intéressante dans le bâtiment, en étant capable d’absorber de l’énergie sur un laps de temps défini. Au nombre de leurs avantages, on citera donc l’importance de leur effet tampon sur les changements de température, et leur densité énergétique importante. Mais avant tout cela, quelques éléments d’explications simplifiés.

Principe théorique

Il y a deux phénomènes physiques qui entrent en jeu : les changements de phases et la diffusion thermique.

1. Un changement de phase permettant une conservation de l’énergie à température constante

L’intérêt de ces matériaux repose le fait que l’énergie nécessaire pour changer de phase un élément est « importante », et que ce changement se fait à température constante. Cette énergie s’appelle la « Chaleur Latente », à ne pas confondre avec la « Chaleur Sensible ». Dire importante et en rester là serait une escroquerie. Prenons l’exemple classique entre tous : celui de l’eau.

Si nous voulons élever la température d’un kilogramme d’eau à 20°C d’1°C, il nous en coutera  4186 Joules. C’est sensiblement la même valeur à 100°C. Maintenant, prenons cette eau à 100°C moins epsilon (souvenez-vous, l’eau, ça boue à 100°C). Si nous voulons la faire passer à 100°C plus epsilon, il va falloir la vaporiser. Et cela va nous demander, pour 1 kg de cette eau, 330 000 J, soit environ 80 fois plus. Voilà, l’énergie nécessaire pour changer de phase est à ce point  plus « importante ».

Mais là où ça devient extrêmement intéressant, c’est que toute cette énergie n’est pas apportée « instantanément » (ça dépend bien évidemment de la différence de température entre l’élément chauffant et l’élément qui va changer d’état, et du matériau) : il y a un palier temporel où l’élément change de phase, mais sa température reste stable. (C’est ce qui est indiqué sur le schéma ci-contre).

Mais alors… Mais alors… Mais alors on a un système qui permet de garder une température stable à 100°C pendant un certain laps de temps. Du coup, on pourrait peut-être éviter de griller immédiatement à notre arrivée sur Mars par un jour de grand beau temps ? Oui, 100°C, ce n’est pas idéal. C’est certains. C’est pourquoi les chercheurs « se sont grattés la tête » et ont réussi à développer des matériaux qui changent de phase à des températures qui nous intéressent plus. Par exemple à 19°C (début de la plage de température de confort) et de 30°C (fin de la plage de température de confort). Chouette ! C’est vraiment parfait !

Hum… Non. Attention, je ne dis pas que ça manque d’intérêt, simplement que ce n’est pas aussi simple. Vous aimez votre mur ? Paf, c’est l’été, et on a une immense flaque. C’est un peu dommage non ? Vous l’avez deviné, ces matériaux sont donc le plus souvent encapsulés dans le béton. Ce qui présente quelques problèmes.

Pour aller plus loin, des problèmes tels que la surfusion peuvent se poser. De plus aussi, surprenant que cela puisse paraître pour un néophyte, les changements d’états les plus intéressants sont… les changements d’états solide-solide !

2. La diffusion thermique, le principe des routes et des autoroutes.

Donc les flux de chaleurs passent dans ces matériaux, mais également… Entre. C’est là toute la difficulté : s’il y a une trop grande différence, le flux de chaleur passera à d’autres endroits, simplement. Une première analogie directe dans le sens où elle touche au même domaine est l’exemple des ponts thermiques. Plutôt que d’expliquer la physique qui se cache là-dessous (il y a d’excellentes ressources sur le sujet), je vais fournir une autre analogie : vous êtes chez vous, et vous savez qu’à 5 km de là, vous pouvez manger un bon gâteau. Il y a deux routes possibles pour vous y rendre. L’une est une piste cyclable et l’autre un chemin boueux, avec des ornières, etc. Lequel choisissez-vous ? Et bien avec la diffusion thermique, c’est un peu le même principe. Il y a des routes que les joules peuvent emprunter facilement, et d’autres qui sont plus lentes.

Et bien l’un des problèmes de ces matériaux à changement de phase, c’est qu’ils sont difficilement praticables. Ils ont une mauvaise conductivité thermique. Plus mauvaise par exemple que le béton, mais plus élevés que la laine de verre. Il faudrait alors les encapsuler dans la laine de verre ou dans le polystyrène expansé, mais ces matériaux ne s’y prêtent pas bien.

Voilà pour les principes mis en œuvre. Le but de cet article n’est pas – et heureusement ! – de faire la modélisation complète de ces matériaux, mais simplement d’en expliquer le fonctionnement. J’espère qu’à l’issu de la lecture de ces quelques lignes, vous aurez globalement compris l’intérêt potentiel de ces éléments et la difficulté liée à leur utilisation.

Résultats

Vous l’aurez compris, ces matériaux, qu’on a pourtant commencé à étudier dans les années 70, n’ont pas fini de casser la tête des chercheurs. Néanmoins, ils présentent des performances intéressantes, qu’il est cependant difficile à résumer de façon rigoureuse.

Une étude du PREBAT indique néanmoins un gain de 20% d’énergie de chauffage et de 30% d’énergie de climatisation (http://www.prebat.net/event/sem_contractant_2008/E_1/IMCPBAT.pdf).

Une étude de l’INSA de Lyon (http://www.prebat.net/benchmark/document/C7-stockage-chaleur-2008.pdf) indique un temps de retour sur investissement de l’ordre de 5 ans.

Conclusion

On l’a vu, l’utilisation de ces matériaux aide à augmenter l’inertie thermique du bâtiment, et ce en diminuant l’épaisseur des cloisons. A l’heure où, pour répondre aux réglementations thermiques, on fonctionne de plus en plus souvent avec des cloisons extérieures de 40cm d’épaisseur (ou plus !), ces produits pourraient largement se développer à l’avenir.

Pour ouvrir également le sujet, il est à noter que l’usage de ces matériaux dépasse le cadre de l’isolation des bâtiments : on peut dorénavant également en trouver dans les vêtements par exemple. Nous ferons bientôt un article sur les application directes possibles de ces matériaux à changement de phase!

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