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Archives de la catégorie ‘Interview’

Bonjour,

Ce mois-ci, nous profitons du retour du beau temps et des changements politiques pour vous parler d’énergie solaire, avec une interview exclusive de Julien Chirol, en charge du développement commercial de Panasonic en France sur le secteur du photovoltaïque. Pour lui, il est temps de redonner confiance aux particuliers qui souhaitent investir dans cette énergie d’avenir.

 

Top ITw Panasonic PV Redonner confiance au marché du photovoltaique Français ! Interview de Julien Chirol , Panasonic (ex Sanyo)

 

Panasonic, nouvel acteur sur le marché du solaire photovoltaïque résidentiel

Panasonic, entreprise japonaise de renom, devient en 2012 un nouvel acteur majeur dans le secteur du photovoltaïque. “Panasonic a racheté l’entreprise Sanyo en 2011, qui distribuait en France depuis 2002 ses solutions photovoltaïques, et sa gamme de produits dont les modules HIT ont définitivement pris le nom de Panasonic au 1er avril 2012 “, nous confie Julien Chirol.

“Nos centres de R&D se situent au Japon et en Allemagne. Notre site de production Européen se situe en Hongrie, et nous visons le  marché résidentiel domestique, grâce à une marque reconnue comme gage de sécurité, de qualité et de haut rendement. Nous proposons en effet une gamme de panneaux photovoltaïques associant du silicium monocristallin et amorphe, permettant d’avoir un meilleur rendement par mauvais temps ou par température élevée, pour un prix légèrement supérieur aux technologies traditionnelles. Nous sommes le seul fabricant à publier les chiffres de notre suivi qualité, avec un taux de défaillance extrêmement bas de 0,0023%.”

Le marché Français en 2012

C’est un fait avéré, le marché du photovoltaïque Français est assez morose avec la baisse des subventions et aides de l’Etat. Mais la question est plus profonde car pour Julien Chirol, “il s’agit d’une perte de confiance à deux niveaux :

  • diminution des subventions et crédits d’impôts, diminuant l’intérêt financier,
  • mauvaises expériences de certains premiers clients avec des entreprises qui n’ont pas travaillé de façon suffisamment professionnelle”

Ce climat morose inquiète donc les industriels pour leur développement en France.

Redonner dès maintenant confiance au marché français

Pour le responsable commercial, “le marché résidentiel photovoltaïque français est à l’arrêt, et il faut au plus vite redonner confiance aux clients. C’est pourquoi nous participons à plusieurs initiatives dans le but de relancer le marché français, notamment avec d’autres fabricants. Nous avons ainsi participé à la création d’InSoCo (www.insoco.fr), une association de fabricants, installateurs et distributeurs ayant pour but de toucher les clients finaux et les intermédiaires et de faire améliorer la qualité des installations.

Plusieurs propositions

“Nous avons également soumis plusieurs propositions au nouveau gouvernement Français pour sortir de l’impasse :

  • Communication du Gouvernement en faveur des énergies renouvelables et notamment du solaire photovoltaïque, ce qui permettrait de redonner un soutien à la filière
  • Changement des lois et réglementations : par exemple, en finir avec la fixation des tarifs d’achats tous les 3 mois (en réalité tous les 2 mois car publiés en retard). Aussi, il faudrait supprimer la limitation à 3kW pour le taux réduit de TVA.
  • Prime pour le Made In Europe (comme  c’est le cas en Italie) : il s’agit d’une bonne  solution pour améliorer la qualité et relancer la production européenne, mais le contrôle reste difficile.
  • Prime à l’autoconsommation : pour limiter l´impact sur le réseau, il faut encourager les gens à consommer lorsqu´ils produisent de l´électricité verte. Ceci, encouragera de plus les solutions de stockage d´énergie à long terme.
  • Donner plus de pouvoir aux régions avec des possibilités de subventions. Par exemple, Solaire Direct en Poitou-Charentes peut se développer grâce à la Région et ses aides. L’ensemble des régions estiment pouvoir atteindre un objectif total de production de 13GW d’ici 2020.

Mais force est de constater que les gouvernements Européens, en pleine crise économique, cherchent avant tout à réaliser des économies.

Et la parité réseau dans tout cela ?

Pour Julien Chirol, « le plus tôt sera le mieux, car cela donne de la stabilité au marché et une capacité pour les industriels et les opérateurs réseau à anticiper l´intégration du photovoltaïque. »

La Rédaction Econov : quelles sont vos actions en matière de développement durable ?

Panasonic a mis en place plusieurs actions en faveur de l’environnement. Par exemple, nous assurons la conformité à la directive RoHS sur le matériel photovoltaïque. Nous sommes aussi membre fondateur de PV Cycle, organisme qui assure le recyclage des panneaux photovoltaïques.

Au niveau de la conception également, nous nous attachons à ce que nos panneaux aient une durée de vie de 30 ans environ, et que l’amortissement de la production de CO2 inhérente à leur fabrication soit effective entre 2 et 4 ans. Nous optimisons les émissions de CO2 de notre activité, avec pour objectif de réduire de 1 000 tonnes les émissions dans les bureaux (avec pour référence 2009), et 7 000 tonnes dans les usines (référence 2006) d’ici 2018.

Nous développons des programmes avec les écoles en fournissant notamment du matériel et des formations.

Quelle est votre analyse de la concurrence ?

Julien Chirol : “La concurrence dans le secteur photovoltaïque vient aujourd’hui des fabricants chinois, qui pratiquent un dumping fort. Pour nous, il est préférable de lutter sur le plan de la qualité des panneaux, et d’apporter une solution globale aux acheteurs.

Pour les marchés asiatiques, nous avons récemment ouvert une usine en Malaisie avec une capacité de production de 300MW, et ce notamment pour ne pas être affecté par le taux de change défavorable du Yen japonais.”

Quelles sont vos innovations en 2012 ?

Julien Chirol : “Cette année, nous proposons des panneaux avec cadre noir et fond noir pour améliorer leur esthétique et toucher une clientèle plus sensible au design. Toutefois, l’entreprise étant dans une stratégie de réduction de coûts de production, nous ne présenterons pas d’autre gamme de panneaux en 2012.

A l’occasion des Jeux Olympiques de Londres, nous réalisons toutefois une installation de 1MW sur le pont de Blackfriars, qui sera le plus grand pont photovoltaïque au monde.

article pont solaire 300x194 Redonner confiance au marché du photovoltaique Français ! Interview de Julien Chirol , Panasonic (ex Sanyo)

En conclusion, quel serait votre message à nos lecteurs pour 2012 ?

Julien Chirol : “A tous les français, je voudrais dire : ayez confiance,  achetez de la qualité, pour profiter de votre installation photovoltaïque pendant 25 à 30 ans. Nous souhaitons également faire appel au bon sens de nos nouveaux dirigeants politiques afin qu’ils nous aident à redonner vie à une technologie d’avenir.”

 

Credit Panasonic 2 300x224 Redonner confiance au marché du photovoltaique Français ! Interview de Julien Chirol , Panasonic (ex Sanyo)

 

Crédits photo : Panasonic

 

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Bonjour,

Ce mois-ci, nous avons choisi une interview technologique sur le thème de l’innovation dans les énergies renouvelables, et sommes allés rencontrer Olivier Jacques, Directeur Général d’ENPHASE ENERGY France, un des leaders en matière de micro-onduleurs pour panneaux photovoltaïques. Nous nous sommes intéressés aux technologies de gestion de l’énergie solaire, et l’intégration dans les SmartGrids : Enphase Energy.

 

INTERVIEW d’Olivier Jacques, Directeur Général France d’ENPHASE ENERGY

Top Olivier Jacques Enphase Econov INTERVIEW d’Olivier Jacques, Directeur Général France d’ENPHASE ENERGY

La Rédaction Econov’ : Bonjour Monsieur,

Merci de nous accorder une interview afin de nous présenter votre entreprise et vos solutions innovantes pour les centrales photovoltaïques. Pourriez-vous d’abord nous présenter l’entreprise Enphase Energy et nous parler de votre rôle ?

Olivier Jacques : Bonjour,

La société Enphase Energy est un groupe américain créé en 2006 dans la Silicon Valley, avec l’ambition de créer la rupture technologique dans le domaine des énergies renouvelables. Après une levée de fonds de plusieurs dizaines de millions de Dollars, l’entreprise à développé de 2006 à 2008 un produit unique sur le marché, en se concentrant à 100% sur la R&D.

Enphase Energy a conçu un micro-onduleur permettant de convertir l’électricité (courant continu) produite par les panneaux photovoltaïques en courant alternatif pour le réinjecter dans le réseau électrique.

De 2008 à 2011, 4 générations de solutions se sont succédées pour atteindre des chiffres de ventes importants :

  • 1 million d’unités vendues
  • 30000 installations équipées
  • 30% de parts de marché dans le secteur résidentiel aux USA (2nde position derriere SMA)
  • 40 brevets déposés

La Rédaction Econov’ : Quelle est la clé de votre succès ?

Olivier Jacques : Elle réside justement dans la fourniture d’une solution complète :

  • Un micro-onduleur
  • Logiciel de pilotage
  • Passerelle web
  • Communication CPL (Courant Porteur en Ligne)
  • Monitoring à distance

Cette solution est associée a des conditions de pérennité et de maintenance sécurisantes avec la fourniture d’une garantie de 25 ans sur les produits.

La Rédaction Econov’ : Votre solution entre en concurrence avec les solutions classiques à onduleurs centralisés. Là où ils mettent un onduleur par centrale photovoltaïque, vous multipliez les appareils. Quelles sont les avantages et les inconvénients de votre technologie ?

Olivier Jacques : Nous pouvons réaliser un court comparatif entre les micro-onduleurs et les onduleurs centralisés :

 

Micro-Onduleur

Centralisé

Chaque panneau est indépendant : 30V par ligne : utilisation de fils électriques de diamètres réduits (2 fils DC 50cm) Panneaux en série sur un onduleur centralisé : 600 à 1000V en bout de ligne
Moins de puissance par onduleur, donc moins de stress sur les composants électroniques Fort stress sur les composants électroniques
Rendement supérieur de 5 à 15% avec architecture indépendante
Durée de vie > 25 ans Durée de vie 10 ans
Maximum 220 V sur la ligne Tensions > 1000 V
Sécurité : diminution des risques car moins de puissance par unité Intervention difficile car hauts risques électriques
Disponibilité de 99.8% Disponibilité < 90%
En cas de panne : la production du reste de l’installation continue En cas de panne, la centrale ne produit rien

 

Les avantages du micro-onduleur sont donc clairement dans la diminution des risques (sécurité) et l’amélioration de la disponibilité des centrales photovoltaïques. Ils permettent de plus de marier les marques de panneaux photovoltaïques puisqu’ils dissocient les caractéristiques de rendement de chaque panneau.

Au delà de ces avantages techniques, le modèle de garantie proposé par ENPHASE ENERGY propose de rembourser les pertes de production dues aux micro-onduleurs !

La Rédaction Econov’ : L’installation n’est-elle pas plus complexe avec la multiplication des unités ?

Olivier Jacques : Bien au contraire, l’installation est simplifiée grâce à une installation Plug & Play, et une solution packagée incluant les câbles nécessaires. Nous estimons les économies à l’installation de 15%.

La Rédaction Econov’ : Qu’en est-il du taux de panne de vos produits ?

Olivier Jacques : L’équilibre est trouvé pour la gamme des produits aux alentours de 0.2% de taux de pannes. Cette installation packagée en kit permet également une maintenance rapide, d’autant plus que chaque intervention se fait dans l’urgence.

La Rédaction Econov’ : Qu’en est-il du coût d’acquisition de vos solutions ?

Olivier Jacques : Nous constatons des prix installés de 110 à 130€ par micro-onduleurs.

La Rédaction Econov’ : Que proposez-vous en termes de solutions de monitoring complets à distances ?

Olivier Jacques : Nous proposons une solution complète de monitoring à distance par PC permettant la télémaintenance dans 90% des cas de panne, une meilleure production. De plus, cet outil est gratuit à vie.

La Rédaction Econov’ : Merci pour votre accueil, et à bientôt sur Econov’ pour parler des innovations axées autour de la production locale d’énergie renouvelable !

Plus d’informations sur :

http://enphase.com/fr/

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Ce mois-ci, nous nous sommes intéressés à la collecte et au recyclage des déchets électroniques, les DEEE (ou D3E pour les intimes) qui sont gérés en France par plusieurs éco-organismes agréés par l’Etat. Nous avons pris contact avec l’un d’entre eux, Ecologic, afin d’en savoir plus !

 

INTERVIEW de Romuald RIBAULT, Directeur Marketing chez Ecologic’

 

logo ecologic Eco organismes et recyclage des D3E, interview de Romuald RIBAULT, Directeur Marketing chez Ecologic’

La Rédaction Econov’ : Bonjour Monsieur,

Merci de nous accorder une interview afin de nous présenter votre éco-organisme. Pourriez-vous d’abord nous présenter Ecologic et nous parler de votre rôle au sein de l’organisation?

Romuald Ribault : L’éco-organisme Ecologic est né du besoin de recycler et traiter les déchets électroniques. Pour resituer le contexte réglementaire Européen, la directive DEEE a été approuvée par l’Union Européenne en 2005 afin d’imposer le tri sélectif et le recyclage des déchets électroniques. Avant, les déchets étaient tout simplement enfouis La directive impose également des performances de collecte croissantes, tant et si bien qu’en 2014, il est prévu de collecter 10kg de DEEE par habitant, soit 670 000 tonnes de DEEE rien qu’en France. Ce chiffre représente le recyclage de l’équivalent en fer de 184 Tour Eiffel, 419 tours de Terre avec un fil de cuivre et 64 320 000 barils de pétrole non consommés.

La directive DEEE s’appuie sur le principe de la Responsabilité Elargie du Producteur (REP) pour engager ce dernier à assumer la gestion de ses produits en fin de vie. Pour assumer cette responsabilité, les industriels peuvent s’organiser collectivement en déléguant cette mission à des tiers. C’est pourquoi l’éco-organisme Ecologic a été créé, afin de gérer la collecte et le recyclage des D3E.

Pour ma part je suis en charge du Marketing au sein d’Ecologic. J’ai pour rôle de créer de la valeur avec des partenaires, de sensibiliser le plus grand nombre, avec ce principe qui est : collecter mieux, recycler plus.

La Rédaction Econov’ : Quel est le statut de votre organisme ?

Romuald Ribault : Ecologic est une société par action simplifiée, donc une société privée, agréée par trois ministères (Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable du transport et du Logement – Ministère de l’Intérieur, de l’Outre mer, des Collectivités Territoriales et de l’Immigration – Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie) pour endosser la responsabilité des producteurs pour gérer la fin de vie des équipements mis sur le marché. Statutairement, Ecologic a une mission d’intérêt générale, et n’a pas de but lucratif

La Rédaction Econov’ : Quel est votre mode d’action dans le cycle de vie des équipements électroniques et votre mode de fonctionnement ?

Romuald Ribault : Nous fonctionnons selon deux modèles dédiés à deux types de clients distincts : les ménages et les entreprises.

Concernant les ménages, les producteurs s’organisent collectivement pour la collecte et le recyclage des D3E. Les distributeurs ont pour obligation de reprendre votre ancien équipement contre l’achat d’un équipement neuf équivalent. Cette règle s’appelle le « 1 pour 1 », et bientôt ce sera la règle du 1 pour 0.

Ecologic organise en partie un réseau de déchèterie orientée DEEE (20000 en France), et prend en charge les déchets massifiés par type de DEEE vers les  sites de traitement. Pour mesurer la qualité du traitement et le taux de valorisation des DEEE, Ecologic audite très régulièrement ses opérateurs partenaires. Le prix de la fin de vie étant inclus à la vente, nous percevons l’éco-contribution sur les produits. Le total des éco-contributions perçues est réparti entre les éco-organismes, au nombre de trois : Ecologic, ERP, et Eco-systèmes.

Concernant les entreprises, la solution est individuelle car il n’y a pas de règle de 1 pour 1. Nous fournissons des prestations de tri et de recyclage de D3E à chaque entreprise.

Toutefois le marché tend vers une mutualisation de la collecte pour un meilleur rendement. Ecologic a postulé en Septembre 2011 à l’obtention d’un agrément d’éco-organisme professionnel pour gérer les déchets des entreprises. Nous saurons bientôt si l’agrément nous est accordé !

La Rédaction Econov’ : Quels services fournissez-vous dans la prestation pour les entreprises?

Romuald Ribault : Nous assurons la traçabilité, la collecte, le tri et le recyclage des DEEE. Pour cela, nous fournissons des BSD (Bordereau de suivi des déchets), des certificats de destruction. Nous avons également un service de destruction de données pour assurer la confidentialité des entreprises.

La Rédaction Econov’ : Mettez-vous en œuvre des moyens de former les usagers et aider à chiffrer vos services ?

Romuald Ribault : Oui, nous avons mis en place la plateforme e-déchet permettant de calculer en ligne le coût de gestion des DEEE des entreprises par plusieurs méthodes, de la plus simple à la plus détailler. Le tri-virtuel, permettant de comprendre et maitriser l’enlèvement mutualisé, l’enlèvement en vrac. Il est ainsi possible de faire un devis précis. Plus d’information ici : http://www.e-dechet.com/.

La Rédaction Econov’ : Comment se finance Ecologic ?

Romuald Ribault : Ecologic se finance principalement par la perception de l’éco-contribution forfaitaire des consommateurs, effort auquel chacun d’entre nous participe à l’achat d’un produit électronique. D’autre part, les services personnalisés apportés aux entreprises permettent de financer ces actions.

La Rédaction Econov’ : En quoi votre entreprise et votre démarche sont-elles durables?

Romuald Ribault : Tout simplement parce que nous nous focalisons sur un point trop souvent négligé dans les achats : l’analyse du cycle de vie complète, puisque nous permettons de valoriser les produits en prenant en compte leur fin de vie « responsable » dès l’acte d’achat. L’économie d’énergie et le gain environnemental permis par un produit innovant est sans effet si on ne gère pas sa fin de vie correctement! C’est pourquoi Ecologic participe à valoriser l’achat durable. Il y a également un point sur la responsabilité sociétale et sociale, puisque cela permet de générer des emplois utiles, notamment pour des catégories socioprofessionnelles en difficulté : nous travaillons beaucoup avec les ESAT (Établissement et service d’aide par le travail) et l’entreprenariat social et solidaire. La filière a créé plus de 3000 emplois depuis 2006.

De plus, nous agissons en amont pour proposer de meilleures méthodes de conception et fabrication aux fabricants.

La Rédaction Econov’ : En quoi votre entreprise et votre démarche sont-elles innovantes ?

Romuald Ribault : Nous réalisons une démarche interne au niveau développement durable et Green IT. D’ailleurs, nous sommes membres actifs de l’AGIT, Alliance Green IT (http://www.alliancegreenit.org/).

D’autre part, nous innovons dans le changement comportemental en sensibilisant les gens, mais aussi en étudiant des sujets techniques tels que les études logistiques, afin d’organiser le transport fluvial des déchets par exemple, et des études d’éco-conception, avec l’exemple de copieurs, où nous avons poussé le fabricant à réduire le nombre de vis utilisées pour un gain de temps de traitement !

La Rédaction Econov’ : Ecologic est donc un éco-organisme agréé par l’Etat qui cherche à organiser et améliorer le recyclage des déchets électroniques, tout en innovant sur tous les maillons de la chaine !

Merci pour votre accueil, et à bientôt sur Econov’ !

Plus d’informations sur :

http://www.ecologic-france.com/

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Ce mois-ci, nous sommes allés faire un tour dans le milieu de l’imprimerie, à la frontière entre l’industrie et l’art. Et nous avons choisi un champion de l’innovation dans le domaine de l’imprimerie, en allant voir CARACTERE SA, primée aux Green Business Awards de BFM en 2011 ! Notre entretien avec Marie Laporte, PDG de l’entreprise, a permis de nous éclairer sur le mode de pensée à moyen terme nécessaire pour innover. Retraçons une success story !

INTERVIEW Marie LAPORTE, CARACTERE SAS
L’impression durable et l’innovation comme vecteur de compétitivité

 

Top Caractere INTERVIEW Marie LAPORTE, CARACTERE SA, l’impression durable et l’innovation comme vecteur de compétitivité

 

La Rédaction Econov’ : Bonjour Madame,

Merci de nous accorder une interview sur le thème de l’innovation dans l’imprimerie, celle qui a valu à CARACTERE SA d’être primée aux Green Business Awards de BFM dansla catégorie Evolution StratégiquePME.

Pourriez-vous nous présenter en quelques mots l’entreprise CARACTERE SA et votre rôle ?

Marie LAPORTE : CARACTERE SA  est une imprimerie spécialisée en impression sur papier de toute nature et tout type de support, des produits simples aux produits les plus élaborés. Les quantités produites peuvent elles aussi varier entre 500 et plusieurs millions d’exemplaires.

Le cœur de métier de Caractère se porte donc sur des produits et des services de grande qualité, tout en respectant les différents aspects du développement durable.

La Rédaction Econov’ : De quelle manière se produit l’innovation chez CARACTERE SA?

Marie LAPORTE : CARACTERE innove de manière proactive, c’est-à-dire en proposant d’elle-même l’innovation à ses clients, tant sur les produits que l’organisation, les process, et les services. Les innovations portent autant sur la maîtrise des impacts environnementaux que sur l’amélioration de la productivité.

La Rédaction Econov’ : Quelles sont les innovations de l’année?

Marie LAPORTE : Nous avons développé cette année, l’impression sur un nouveau matériau papier pour l’affichage : les affiches sont recyclables et électrostatiques, permettant la pose sans colle.

Nous avons mis en place un système informatique de bon à tirer en ligne afin de faire gagner du temps à nos clients, ainsi qu’un logiciel de gestion de production plus performant.

La Rédaction Econov’ : Quand et comment a démarré l’innovation durable chez CARACTERE?

Marie LAPORTE : Depuis 2000, en France, le secteur de l’imprimerie est en crise, entrainant une concurrence violente. Il faut produire mieux avec moins de papier.

Cela nous a incité à adopter une stratégie de développement différenciée en qualité de produits et de services ainsi qu’en développement durable appliqué en management et opérationnel.

Nous avons obtenula certification Environnementale ISO14001 en 2006 et nous avons participé au développement des labels FSC et PEFC pour le papier, alors que ces deux labels n’existaient que pour le bois.

La Rédaction Econov’ : Quels sont les types de pollution générée par l’imprimerie (émissions CO2, produits chimiques) ?

Marie LAPORTE : Les pollutions générées par l’imprimerie sont nombreuses et se retrouvent dans l’ensemble des produits chimiques utilisés pour les encres (alcool), les eaux de mouillage, les produits de nettoyage. Ces facteurs sont entièrement maitrisés par Caractère. Nous utilisons des encres à base d’huile végétale et notre évaluation des risques chimiques nous a conduit à remplacer les produits les plus néfastes par d’autres qui le sont moins.

La Rédaction Econov’ : Vous avez été lauréat des Green Business Awards de BFM pour l’évolution stratégique PME? Quelle fut votre stratégie ?

Marie LAPORTE : Notre stratégie repose sur l’innovation continue et la volonté de respecter notre environnement. Pour notre entreprise composée de 46 salariés, notre stratégie porte sur des évolutions en interne et en externe :

  • diminution de l’ensemble des déchets
  • choix des fournisseurs et des matières en fonction des impacts environnementaux
  • plan d’action général de 3 ans
  • certification 9001 – 14001 et 18001
  • pôle recherche et développement de produits et de matériaux

Nous suivons deux principes :

  • Etre précurseur en matière d’innovation
  • Prise du temps nécessaire pour innover sans contrainte.

La Rédaction Econov’ : Vous réinstaurez donc le temps long. Comment se fait-il que votre entreprise ne soit pas pressée par les résultats financiers à court-terme ?

Marie LAPORTE : Tout simplement parce que je suis la seule actionnaire de CARACTERE. La pression actionnariale est donc beaucoup moins forte.

La Rédaction Econov’ : Cette évolution n’est elle pas devenue une révolution ?

Marie LAPORTE : Non, l’entreprise s’est toujours positionnée dans l’innovation et le changement, avec un management adapté, qui permet à chacun de s’impliquer. La continuité préserve l’évolution. La démarche a été bien perçue en interne, accompagnée par des formations. Pour cela, un responsable QSE (Qualité Sécurité Environnement) de l’entreprise s’occupe à temps plein du suivi des projets.

La Rédaction Econov’ : En quoi peut-on considérer votre démarche comme innovante ?

Marie LAPORTE : CARACTERE a été la première imprimerie à mettre en place une démarche Développement Durable et à poursuivre l’innovation technique orientée Green Business, sans nuire à la qualité des produits développés.

La Rédaction Econov’ : Quel personnel est concerné par vos changements?

Marie LAPORTE : Tout le personnel, sans exception, est impacté par les changements liés à l’innovation, puisqu’il en va des évolutions de procédés de conception, d’impression, de conditionnement, etc. Le métier est en évolution permanente !

La Rédaction Econov’ : Où en est-on aujourd’hui ?

Marie LAPORTE : En l’espace de 7 ans, nous sommes passés à un outil de production ultra productif et respectueux de l’environnement grâce aux technologies développées. Par exemple nos presses impriment 16000 feuilles / heure, alors que les vitesses étaient plutôt à 10000 feuilles / heure il y a quelques années. Ces machines sont principalement fabriquées par les sociétés Allemandes et Japonaises. La qualité d’impression s’est nettement améliorée avec l’utilisation du point de trame en 20 microns.

La Rédaction Econov’ : Quelles sont les prochaines étapes dans votre démarche DD ?

Marie LAPORTE : Nous travaillons actuellement sur des pelliculages recyclables, ainsi que des matériaux procurant une sensation de toucher différent. Nous continuons à sensibiliser nos clients  sur les choix de matériaux écologiques et les produits finis.

La Rédaction Econov’ : Madame Laporte, merci de nous avoir accordé cette interview. Nous avons découvert que la vraie stratégie développement durable, celle qui ne fait pas du greenwashing, se fait sur le long terme, et nous nous permettons d’insister sur la nécessité de retrouver le temps long pour la réflexion et les investissements !

Plus d’information sur l’entreprise et ses solutions :

Le site de CARACTERE SAS : http://www.caractere-sa.fr/

Et :

Le site du POLIMAGE : http://www.lepolimage.fr

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Bonjour,

En ce tout début d’année 2012, Econov’ vous adresse ses meilleurs voeux de bonheur et de réussite pour 2012. Soyez innovants ! Nous vous emmenons dès le début de l’année au sein d’une institution renommée dans le secteur de l’énergie et l’environnement : l’ADEME. Nous y avons effectué une interview exclusive de Marie Pouponneau, ingénieur à l’ADEME, sur le sujet de la qualité de l’air. L’ADEME met en place les Zones d’Actions Prioritaires Pour l’Air, afin de développer de nouvelles solutions innovantes dans la lutte pour la préservation de la qualité de l’air, notamment en milieu urbain. Le sujet a attiré notre attention et nos questions, nous vous en délivrons le résultat !

INTERVIEW Marie Pouponneau, ADEME

Les ZAPA, enjeux pour la qualité de l’air

Top ZAPA ADEME Pouponneau Les ZAPA , projets et enjeux pour la qualité de lair par lADEME, interview Exclusive de Marie Pouponneau

La Rédaction Econov’ : Bonjour Marie,

Merci de nous accueillir dans les locaux de l’ADEME pour une interview sur le thème de la qualité de l’air. Parlez-nous d’abord de vous et de votre rôle à l’ADEME.

Marie Pouponneau : Bonjour,

Présentons tout d’abord l’ADEME, qui est l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie, établissement public créé en 1992.

Ses différentes Directions et Services lui permettent de mettre en œuvre des politiques publiques dans le domaine de l’environnement, de l’énergie et du développement durable. Entre autre, l’ADEME s’intéresse de près à la Thématique des Villes et Territoires Durables avec notamment des actions visant à améliorer l’efficacité énergétique dans les bâtiments et les transports, de développer de nouvelles mobilités, de réduire le bruit et améliorer la qualité de l’air.

Quant à moi, je suis ingénieure spécialisée en qualité de l’air, au sein du Service Evaluation de la Qualité de l’Air. Actuellement, une de mes missions vise à développer et accompagner la mise en place d’actions ayant pour objectif d’améliorer la qualité de l’air dans les zones urbaines.

La Rédaction Econov’ : Quelle est la mission de l’ADEME sur la qualité de l’air?

Marie Pouponneau : L’air est un milieu où se retrouvent de nombreux impacts des activités anthropiques : les actions de l’ADEME ont donc toutes de fortes interactions avec la qualité de l’air. C’est pourquoi le service qualité de l’air évalue et développe des solutions ciblées pour améliorer  la qualité de l’air notamment à l’échelle urbaine. Un exemple de soutien d’action est celui fait actuellement pour les ZAPA.

Plus largement  nous proposons des actions pour réduire la pollution atmosphérique, intégrées lorsque nécessaires aux actions développement durables et économie d’énergie.

La Rédaction Econov’ : Quels sont les types de pollution d’air en France et quels sont les risques associés?

Marie Pouponneau : En France, le Code de l’Environnement réglemente la surveillance de la qualité de l’air ambiant en fixant notamment des critères d’évaluation fondés sur des valeurs limites à ne pas dépasser, valeurs issues des directives européennes pour un certains nombre de polluants. En zones urbanisées, les principales problématiques de qualité de l’air recontrées aujourd’hui concernent les particules PM10, le dioxyde d’azote (NO2) et l’ozone. Ces polluants ont un effet sur la santé. En effet, une étude de l’OMS de 2008 a montré que la pollution de l’air provoque chaque année en France 42 000 morts prématurées. Une étude du programme PRIMEQUAL s’est intéressé en 2008 à la nocivité des particules : les particules favorisent les réactions allergiques, aggravent les symptômes asthmatiques et ont un effet inflammatoires. En mars 2011, le projet APHEKOM a mis en évidence qu’habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique. Sachant que 45% de la population française vit en zones urbanisées, il est urgent d’agir. Une des solutions à court terme pour diminuer les concentrations trop élevées en particules et dioxyde d’azote en milieu urbain est la mise en œuvre des zones d’actions prioritaires pour l’air : les ZAPA.

La Rédaction Econov’ : Comment définir les ZAPA?

Marie Pouponneau : En milieu urbain, la pollution de l’air est principalement causée par le trafic routier : les émissions des véhicules peuvent représenter plus de la moitié des émissions totales des polluants dans l’air des villes !

La loi Grenelle II prévoit la possibilité d’instituer à titre expérimental des zones d’actions prioritaires pour l’air, dites ZAPA, dans les communes ou groupements de communes de plus de 100 000 habitants où une mauvaise qualité de l’air est avérée. La mesure socle de ce dispositif est la limitation, voire l’interdiction, de circulation des véhicules contribuant le plus à la pollution atmosphérique.

En clair, les ZAPA sont des zones urbaines où l’accès aux véhicules très polluants est interdit pour améliorer la qualité de l’air.

La Rédaction Econov’ : D’où vient l’origine des ZAPA en France ?

Marie Pouponneau : L’ADEME a effectué en 2009 une analyse des « Low Emission Zones » (LEZ) mise en œuvre en Europe. Une LEZ est une zone dont l’accès est interdit aux véhicules ne répondant pas à certains critères sur leurs émissions polluantes. Ces zones urbaines aux accès restreints pour les véhicules les plus polluants existent dans huit pays. La Suède a été précurseur avec dès 1996 une première expérimentation. L’Italie a suivi en 2005, l’Allemagne et le Royaume-Uni en 2008. A ce jour, environ 180 villes européennes disposent de LEZs. Elles permettent dans une grande majorité des cas de réduire la pollution de l’air. L’ADEME a perçu un intérêt fort pour les Low Emission Zones et a soutenu ce dispositif comme action à mettre en œuvre en France pour réduire la pollution atmosphérique. Cependant, en 2009, il n’était pas légalement possible d’adopter ce dispositif de restriction de circulation en France. Mais le timing était bon puisqu’en même temps les lois Grenelle se dessinaient et il était ainsi possible de modifier la loi pour permettre des expérimentations de ZAPA.

La Rédaction Econov’ : Qui sera concerné par les ZAPA?

Marie Pouponneau : A partir du moment où une ZAPA concerne une restriction de circulation, les véhicules concernés sont les voitures particulières, les véhicules utilitaires légers, les poids lourds, les bus et les 2-roues.

Ce sont les collectivités qui décideront de mettre en œuvre une ZAPA sur leur territoire. Elles sont volontaires. Les acteurs locaux actuellement concernés par les ZAPA sont principalement les chargés de mission environnement des collectivités, mais la mobilisation des élus est nécessaire pour mener à bien ces projets et aller jusqu’à l’expérimentation.

La Rédaction Econov’ : Comment l’ADEME aide les collectivités sur la qualité de l’air ?

Marie Pouponneau : L’ADEME a organisé dès la parution de la loi Grenelle 2 un appel à projets à destination des collectivités pour les aider à la mise en place des ZAPA. En effet, c’est un concept novateur et de nombreuses questions se posent. Aussi, l’aide de l’ADEME repose sur la réalisation d’études de faisabilité. Ces études de faisabilité ont pour objectif de déterminer quel est le scénario de ZAPA le plus adapté au territoire de la collectivité : quel périmètre ? Quels véhicules inclure dans le dispositif ? Quel sera le coût de la mesure ? Quel gain sur la qualité de l’air sera obtenu ? En outre, les collectivités qui souhaitent expérimenter une ZAPA doivent en faire la demande auprès de l’Etat en déposant d’ici à juillet 2012 un projet d’expérimentation qui devra présenter les bénéfices attendus sur la qualité de l’air et une évaluation des impacts socio-économiques. Les études de faisabilité serviront de base à ces dossiers. Elles permettent également aux collectivités d’étudier d’autres possibilités d’actions que celles de restriction de la circulation en vue de l’amélioration de la qualité de l’air comme la réduction des émissions du chauffage au bois par exemple.

L’ADEME accompagne huit collectivités via l’animation d’un comité de pilotage qui permet des échanges sur les projets envisagés et de traiter les points de blocage. L’ADEME assure également le lien avec les différents interlocuteurs qui peuvent aider à la construction des ZAPA.

La Rédaction Econov’ : Où en est-on aujourd’hui dans les ZAPA et quelles seront les limitations?

Marie Pouponneau : Actuellement, différents textes d’application relatifs aux ZAPA sont en cours d’élaboration. Ils concernent notamment la classification des véhicules en fonction de leurs émissions de polluants atmosphériques.

Cette classification permet aux collectivités de choisir les catégories de véhicules interdites dans la ZAPA, et définir un échelon de limitation de l’âge des véhicules.

La Rédaction Econov’ : Ainsi, le centre ville sera réservé aux voitures neuves et peu polluantes. Le parc sera donc amené à être renouvelé rapidement. Qu’en est-il des véhicules électriques et hybrides ?

Marie Pouponneau : Les véhicules électriques sont autorisés quelle que soit leur date de première mise en circulation. Pour les hybrides, elles sont intégrées dans la catégorie des voitures de particuliers et leur classification devrait dépendre de leur date de première mise en circulation. Précisions que la ZAPA ne sera pas forcément un centre-ville. L’étude européenne nous montre en effet qu’un périmètre plus large que le centre-ville est plus bénéfique pour l’amélioration de la qualité de l’air. La Low Emission Zone de Londres va par exemple va bien au-delà de la City puisqu’elle couvre le Grand Londres. En fonction des spécificités du territoire, les études de faisabilité peuvent montrer qu’il vaut mieux limiter la circulation des poids lourds que celle des voitures pour améliorer la qualité de l’air. En reprenant l’exemple de Londres, l’étude de faisabilité avait montré qu’il était inutile d’inclure dans le dispositif les taxis. A ce jour, la LEZ de Londres ne concerne que les poids lourds et les bus/autocars. A partir de janvier 2012, ce dispositif londonien sera étendu aux grandes camionnettes. On peut également imaginer cela en France des dispositifs ZAPA qui évolueront dans le temps.

La Rédaction Econov’ : Quels sont les moyens de mesure et de contrôle pour les ZAPA ?

Marie Pouponneau : Plusieurs moyens de contrôles sont possibles :

  • Contrôle visuel de vignette par les forces de l’ordre, comme  à Berlin
  • Contrôle par vidéosurveillance, comme à Londres

Les collectivités choisiront le moyen de contrôle le plus adapté à leur ZAPA. Les sanctions et les éventuelles dérogations pour certains types de véhicules seront fixées de manière nationale. Les collectivités pourront également proposer des dérogations locales mais devront veiller à ce qu’elles ne diminuent pas le bénéfice de la ZAPA sur la qualité de l’air.

La Rédaction Econov’ : Quelles sont les prochaines étapes des ZAPA?

Marie Pouponneau : La date butoir pour déposer un dossier est fixée à Juillet 2012. Huit Collectivités locales ont pour l’instant signé une convention avec l’ADEME et bénéficie du soutien de l’Agence pour réaliser une étude de faisabilité : Paris, Plaine Commune, Grand Lyon, Grenoble Alpes Métropole, Clermont Communauté, Pays d’Aix, Nice Cote d’Azur et la Communauté Urbaine de Bordeaux.

La Rédaction Econov’ : Quelles sont les attentes vis-à-vis des ZAPA ?

Marie Pouponneau : L’objectif est d’agir à court terme pour améliorer la qualité de l’air dans les villes. Les ZAPA ne résoudront pas à elles seules tous les problèmes de qualité de l’air, mais elle y contribueront à la lumière des résultats obtenus par nos voisins européens qui ont mis en place des LEZ (jusqu’à 12% de réduction de la concentration moyenne annuelle en particules PM10).

Pour l’ADEME, le MEDDTL et les collectivités, il est important d’avoir les bons outils d’évaluation de cette mesure. C’est pourquoi nous avons lancé un appel à projet de recherche dans le cadre du programme PRIMEQUAL, afin de trouver des solutions scientifiques qui permettront d’accompagner l’évaluation des ZAPA : vous trouverez plus d’informations sur www.primequal.fr .

La Rédaction Econov’ : En quoi la création des ZAPA est-elle innovante ? (en France?)

Marie Pouponneau : La ZAPA est un outil réglementaire à la disposition des collectivités. Sa base est nationale et ses déclinaisons locales relèvent des collectivités, ce qui en fait un outil adaptable aux spécificités de chaque agglomération.

L’outil ZAPA vise à améliorer la qualité de l’air en intégrant les enjeux socio-économiques. En effet, restreindre la circulation sur un périmètre donné peut avoir des impacts socio-économiques, ce qui poussent aujourd’hui tous les acteurs à trouver des solutions innovantes..

La Rédaction Econov’ : Quel état des lieux peut-on faire dans les autres pays ?

Marie Pouponneau : Ce type de zone a déjà été mis en œuvre dans plusieurs métropoles, communément appelées des Low Emission Zones :

  • en Chine, des systèmes équivalents aux ZAPA existent,
  • au Japon, les ZAPA sont combinées aux péages urbains
  • En Europe, avec 180 Low Emission Zones réparties dans 8 pays : lancées en Suède en 1996, plusieurs pays ont suivi, telle que l’Italie en 2005, le Royaume Uni et l’Allemagne en 2008.

La Rédaction Econov’ : Merci pour votre accueil au sein de l’ADEME, auriez-vous un dernier mot  sur les ZAPA ?

Marie Pouponneau : Dans le processus des ZAPA, les collectivités sont les acteurs majeurs dans l’aboutissement de leur projet. Au côté du ministère de l’écologie, l’ADEME met tout en œuvre pour les accompagner dans leurs démarches innovantes ; cela demande une grande énergie mais quel beau challenge !

La Rédaction Econov’ : Et à bientôt sur Econov’ pour parler des avancées de l’ADEME sur les ZAPA !

 

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