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Archives de la catégorie ‘Recyclage et Déchets’

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L’innovation au bureau, dans les poubelles et le tri sélectif !

Posté par Alexandre Goncukliyan Le 27 avril 2012 à 09h05 1 Commentaire

Bonjour,

Parlons aujourd’hui d’une invention concrète qui vise à améliorer le taux de recyclage des déchets dans les bureaux, et pourquoi pas l’habitat. Il s’agit tout simplement de poubelles de bureau qui permettent de trier vos déchets, et ainsi de rendre possible leur recyclage. Elle même éco-conçue, son fabricant l’appelle la poubelle Cradle to cradle. Voyons cela !

Top Smartbin Linnovation au bureau, dans les poubelles et le tri sélectif !

 

Le Cradle to Cradle (berceau au berceau) : zéro pollution et 100 % recyclage

Un petit rappel sur ce sujet que nous avions déjà abordé dans un article dédié au livre Cradle to cradle, Créer et recycler à l’infini : il s’agit d’une méthode de conception de produit qui permet de recycler entièrement les produits, et ce à l’infini. Elle s’oppose à la politique de conception actuelle du berceau au tombeau. Recycler intelligemment sera possible si l’on conçoit intelligemment, c’est pourquoi il faudra s’atteler aux question de recyclage durable dès la conception.

La SmartBin® : première poubelle de bureau “Cradle to Cradle”

Van Gansewinkel, spécialisée dans la gestion intégrale des déchets et implantée dans le Nord de la France depuis 2000, lance la première poubelle de bureau Cradle to Cradle, appelée SMartBin. Le nom est peu innovant, mais le produit pourrait répondre à un réel besoin des entreprises qui souhaitent s’améliorer en recyclage de leurs déchets. Combien d’entreprises qui ne peuvent recycler leur papier jeter parce qu’il est mélangé aux gobelets de café ! Des déchets correctement triés sont plus facilement récupérés dans les entreprises et mieux valorisés.

SmartBin voor op kantoor 200x300 Linnovation au bureau, dans les poubelles et le tri sélectif !

 

La SmartBin® est :

  • composée de plastique recyclé à 100 % et d’acier recyclé à 75 %,
  • labellisée par le certificat d’Argent Cradle to Cradle,

EcoSmart : le service de tri à la source

De plus, l’entreprise propose un service de collecte et recyclage de ces déchets triés avec EcoSmart : un concept de prise en charge intégrale des déchets de bureaux qui repose sur une gestion responsable du tri par les collaborateurs mêmes des entreprises. Cela permet de sensibiliser tous les collaborateurs.

Selon les volumes et le poids de déchets, différentes unités de collectes sont mises à disposition chez chaque client de Van Gansewinkel. La poubelle est réalisée sur mesure en fonction des besoins de l’entreprise. Un compartiment hermétique permet de trier les documents confidentiels, un autre les gobelets plastiques, un élément 2 en 1, les déchets résiduels et biodégradables et un panier pour les autres papiers et cartons.

Cela permet une gestion fine des déchets (jusqu’à 5 flux) et donc des économies de frais liés à leur prise en charge pour les valoriser.

Ceci représente pour Econov une innovation importante, et pourtant si simple ! A vous de faire de même et pousser vos collaborateurs dans cette direction, celle du Cradle to Cradle !

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Ce mois-ci, nous nous sommes intéressés à la collecte et au recyclage des déchets électroniques, les DEEE (ou D3E pour les intimes) qui sont gérés en France par plusieurs éco-organismes agréés par l’Etat. Nous avons pris contact avec l’un d’entre eux, Ecologic, afin d’en savoir plus !

 

INTERVIEW de Romuald RIBAULT, Directeur Marketing chez Ecologic’

 

logo ecologic Eco organismes et recyclage des D3E, interview de Romuald RIBAULT, Directeur Marketing chez Ecologic’

La Rédaction Econov’ : Bonjour Monsieur,

Merci de nous accorder une interview afin de nous présenter votre éco-organisme. Pourriez-vous d’abord nous présenter Ecologic et nous parler de votre rôle au sein de l’organisation?

Romuald Ribault : L’éco-organisme Ecologic est né du besoin de recycler et traiter les déchets électroniques. Pour resituer le contexte réglementaire Européen, la directive DEEE a été approuvée par l’Union Européenne en 2005 afin d’imposer le tri sélectif et le recyclage des déchets électroniques. Avant, les déchets étaient tout simplement enfouis La directive impose également des performances de collecte croissantes, tant et si bien qu’en 2014, il est prévu de collecter 10kg de DEEE par habitant, soit 670 000 tonnes de DEEE rien qu’en France. Ce chiffre représente le recyclage de l’équivalent en fer de 184 Tour Eiffel, 419 tours de Terre avec un fil de cuivre et 64 320 000 barils de pétrole non consommés.

La directive DEEE s’appuie sur le principe de la Responsabilité Elargie du Producteur (REP) pour engager ce dernier à assumer la gestion de ses produits en fin de vie. Pour assumer cette responsabilité, les industriels peuvent s’organiser collectivement en déléguant cette mission à des tiers. C’est pourquoi l’éco-organisme Ecologic a été créé, afin de gérer la collecte et le recyclage des D3E.

Pour ma part je suis en charge du Marketing au sein d’Ecologic. J’ai pour rôle de créer de la valeur avec des partenaires, de sensibiliser le plus grand nombre, avec ce principe qui est : collecter mieux, recycler plus.

La Rédaction Econov’ : Quel est le statut de votre organisme ?

Romuald Ribault : Ecologic est une société par action simplifiée, donc une société privée, agréée par trois ministères (Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable du transport et du Logement – Ministère de l’Intérieur, de l’Outre mer, des Collectivités Territoriales et de l’Immigration – Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie) pour endosser la responsabilité des producteurs pour gérer la fin de vie des équipements mis sur le marché. Statutairement, Ecologic a une mission d’intérêt générale, et n’a pas de but lucratif

La Rédaction Econov’ : Quel est votre mode d’action dans le cycle de vie des équipements électroniques et votre mode de fonctionnement ?

Romuald Ribault : Nous fonctionnons selon deux modèles dédiés à deux types de clients distincts : les ménages et les entreprises.

Concernant les ménages, les producteurs s’organisent collectivement pour la collecte et le recyclage des D3E. Les distributeurs ont pour obligation de reprendre votre ancien équipement contre l’achat d’un équipement neuf équivalent. Cette règle s’appelle le « 1 pour 1 », et bientôt ce sera la règle du 1 pour 0.

Ecologic organise en partie un réseau de déchèterie orientée DEEE (20000 en France), et prend en charge les déchets massifiés par type de DEEE vers les  sites de traitement. Pour mesurer la qualité du traitement et le taux de valorisation des DEEE, Ecologic audite très régulièrement ses opérateurs partenaires. Le prix de la fin de vie étant inclus à la vente, nous percevons l’éco-contribution sur les produits. Le total des éco-contributions perçues est réparti entre les éco-organismes, au nombre de trois : Ecologic, ERP, et Eco-systèmes.

Concernant les entreprises, la solution est individuelle car il n’y a pas de règle de 1 pour 1. Nous fournissons des prestations de tri et de recyclage de D3E à chaque entreprise.

Toutefois le marché tend vers une mutualisation de la collecte pour un meilleur rendement. Ecologic a postulé en Septembre 2011 à l’obtention d’un agrément d’éco-organisme professionnel pour gérer les déchets des entreprises. Nous saurons bientôt si l’agrément nous est accordé !

La Rédaction Econov’ : Quels services fournissez-vous dans la prestation pour les entreprises?

Romuald Ribault : Nous assurons la traçabilité, la collecte, le tri et le recyclage des DEEE. Pour cela, nous fournissons des BSD (Bordereau de suivi des déchets), des certificats de destruction. Nous avons également un service de destruction de données pour assurer la confidentialité des entreprises.

La Rédaction Econov’ : Mettez-vous en œuvre des moyens de former les usagers et aider à chiffrer vos services ?

Romuald Ribault : Oui, nous avons mis en place la plateforme e-déchet permettant de calculer en ligne le coût de gestion des DEEE des entreprises par plusieurs méthodes, de la plus simple à la plus détailler. Le tri-virtuel, permettant de comprendre et maitriser l’enlèvement mutualisé, l’enlèvement en vrac. Il est ainsi possible de faire un devis précis. Plus d’information ici : http://www.e-dechet.com/.

La Rédaction Econov’ : Comment se finance Ecologic ?

Romuald Ribault : Ecologic se finance principalement par la perception de l’éco-contribution forfaitaire des consommateurs, effort auquel chacun d’entre nous participe à l’achat d’un produit électronique. D’autre part, les services personnalisés apportés aux entreprises permettent de financer ces actions.

La Rédaction Econov’ : En quoi votre entreprise et votre démarche sont-elles durables?

Romuald Ribault : Tout simplement parce que nous nous focalisons sur un point trop souvent négligé dans les achats : l’analyse du cycle de vie complète, puisque nous permettons de valoriser les produits en prenant en compte leur fin de vie « responsable » dès l’acte d’achat. L’économie d’énergie et le gain environnemental permis par un produit innovant est sans effet si on ne gère pas sa fin de vie correctement! C’est pourquoi Ecologic participe à valoriser l’achat durable. Il y a également un point sur la responsabilité sociétale et sociale, puisque cela permet de générer des emplois utiles, notamment pour des catégories socioprofessionnelles en difficulté : nous travaillons beaucoup avec les ESAT (Établissement et service d’aide par le travail) et l’entreprenariat social et solidaire. La filière a créé plus de 3000 emplois depuis 2006.

De plus, nous agissons en amont pour proposer de meilleures méthodes de conception et fabrication aux fabricants.

La Rédaction Econov’ : En quoi votre entreprise et votre démarche sont-elles innovantes ?

Romuald Ribault : Nous réalisons une démarche interne au niveau développement durable et Green IT. D’ailleurs, nous sommes membres actifs de l’AGIT, Alliance Green IT (http://www.alliancegreenit.org/).

D’autre part, nous innovons dans le changement comportemental en sensibilisant les gens, mais aussi en étudiant des sujets techniques tels que les études logistiques, afin d’organiser le transport fluvial des déchets par exemple, et des études d’éco-conception, avec l’exemple de copieurs, où nous avons poussé le fabricant à réduire le nombre de vis utilisées pour un gain de temps de traitement !

La Rédaction Econov’ : Ecologic est donc un éco-organisme agréé par l’Etat qui cherche à organiser et améliorer le recyclage des déchets électroniques, tout en innovant sur tous les maillons de la chaine !

Merci pour votre accueil, et à bientôt sur Econov’ !

Plus d’informations sur :

http://www.ecologic-france.com/

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L’Avenir Solaire et le photovoltaïque, le marché français futur Eldorado ?

Posté par Redaction Econov.eu Le 25 novembre 2011 à 08h44 3 Commentaires

Le jeudi 10 Novembre dernier, la Rédaction d’Econov était l’invitée de SolarPlaza qui organisait à Lyon sa conférence annuelle sur le futur de l’énergie solaire en France : The Solar Future France.

Comme convenu, en voici les échos, par votre reporter spécialiste de l’énergie solaire.

 SolarFutureFrance 3 300x201 LAvenir Solaire et le photovoltaïque, le marché français futur Eldorado ?

Objectif de cet événement

Plus de 120 intervenants et participants étaient réunis pour faire le point sur la situation et se livrer à un exercice de prospective (à 3, 5 ou 10 ans) concernant l’avenir du solaire PV en France.

Toute la journée, les présentations des différents intervenants, tous de très grande qualité, ont été menées de main de maître par Edwin Koot, gérant de SolarPlaza, engendrant des débats passionnés dans la salle.

Le climat, tendu au départ en raison des incertitudes qui continuent de planer sur la filière, a laissé place à de superbes rayons de soleil ; les raisons d’espérer étant finalement plus nombreuses que la situation ne le laisse augurer.

 

Les raisons de désespérer

Le cadre réglementaire, les nouvelles conditions de tarification imposée par le gouvernement, les appels d’offres et les lourdeurs administratives ont toutes été pointées du doigt par une filière qui a subi en quelques mois de nombreuses turpitudes. Econov s’en était largement fait l’écho dans ses colonnes, (voir notre article ici )

Moratoire, dénigrement des sociétés présentes sur ce marché (achat de modules chinois, installations non-conformes), ont conduit à l’écroulement du marché résidentiel en 2011 et à la faillite de plusieurs entreprises avec, à la clé, la perte de plusieurs milliers d’emploi… parfois nouvellement créés. Photowatt a ainsi récemment été placé en redressement judiciaire, INEO réoriente son activité, Fonroche se lance dans la biomasse et se tourne, dans le solaire, vers l’export.

EDF, le lobby nucléaire, le Diktat de l’énergie centralisée ont également été dénoncés ; la vision du futur exposée par les différents intervenants étant à l’opposé de pratiquement tout ce qui se fait à l’heure actuelle en France.

Si l’on y ajoute l’augmentation récente du taux de TVA de 5,5 % à 7 %, des coûts d’installations (5 € / Wc) bien supérieurs aux standards allemands (de l’ordre de 2,5 € /Wc) et un accès au crédit auprès des banques rendu plus difficile par la crise financière, le tableau est vraiment noir.

SolarFutureFrance 2 300x199 LAvenir Solaire et le photovoltaïque, le marché français futur Eldorado ?

Les raisons d’espérer

Les raisons d’espérer sont cependant nombreuses et ont illuminé le cœur de tous les partisans du solaire PV en France.

A terme, le Business Model du solaire PV pourrait ressembler au Business Model d’Internet, selon Edwin Koot.

La France possède le 5ème gisement solaire européen. Tous s’accordent à penser que la parité réseau pourrait donc y être atteinte en 2015 / 2016 pour une parité réseau européenne complète en 2018. Sous condition de solutions de stockage adaptés, ceci signifie que de nombreux particuliers pourraient construire leurs maisons dans une optique de « site isolé » et dire définitivement bye-bye à l’offre de tous les énergéticiens.

Cette parité réseau serait d’autant moins longue à atteindre que le coût des modules PV a fortement diminué ces derniers temps et continue de décroître, permettant aux installations d’être de moins en moins coûteuses. A ce sujet, force est de constater que, même dans les conditions actuelles de tarification, le retour sur investissement d’une installation pour un particulier oscille encore entre 8 et 10 ans, ce qui reste, tout compte fait, très intéressant.

Le label BBC (Bâtiments Basse Consommation) dans le bâtiment permettra certainement au Photovoltaïque de se mettre en avant et de redorer son blason, puisqu’il favorise la production locale d’énergie et l’efficacité énergétique.

Enfin, la volonté des régions de militer pour une énergie décentralisée est marquée, mais surtout, point très important, la filière solaire française présente désormais un front uni !!

Ce front uni a vu l’émergence d’un plan proposé au gouvernement pour atteindre les 20 GW installés en 2020, bien loin de la proposition des accords de Grenelle (5,4 GW). Il y en a même qui ont évoqué le chiffre astronomique de 100 GW !! C’est dire !

 

Les tendances potentielles

A l’aulne de ces différents débats il se dégage plusieurs tendances qui devraient constituer l’ossature du développement de la filière française.

Le coût des modules PV va continuer de baisser.La technologie PVcristalline devrait rester, selon les différents intervenants, la technologie la moins coûteuse pour l’énergie solaire. Le CPV et le CSP ne seront jamais suffisamment compétitifs en termes de coûts, les modules en technologie « couches minces » auraient atteint un pallier en termes de rendement. Il est cependant possible, à mon humble avis, qu’une technologie voie le jour d’ici 3 à 5 ans, déjouant tous les pronostics actuels.

Les « sites isolés » et l’auto consommation, sous réserve de solutions de stockage et de technologies de compteurs adaptés (compteurs sachant compter en termes de consommation mais également en termes de production), en est une.

L’efficacité énergétique est un enjeu majeur ; il ne suffit pas de produire de l’énergie encore faut-il tout mettre en œuvre pour en consommer moins. Les Bâtiments Basse Consommation et la nécessité de rendre la maison « intelligente » en est, de fait, une autre.

Des solutions astucieuses voient le jour : l’évocation des micro onduleurs et de l’association du solaire photovoltaïque et du solaire thermique dans le même panneau – sujets que la Rédaction d’Econov avait évoqué dans ses colonnes  http://www.econov.eu/2011/micro-onduleurs-panneaux-photovoltaiques-innovation-inverter/

et http://www.econov.eu/2011/plein-feux-sur-les-centrales-solaires-photovoltaiques-pv-au-sol/ – en est une 3ème.

L’idée étant, finalement, que nous devrions passer dans quelques années d’un modèle de « simples consommateurs » à un modèle où nous serions tous « consommateurs ET producteurs ».

 

SolarFutureFrance 1 300x200 LAvenir Solaire et le photovoltaïque, le marché français futur Eldorado ?

 

Conclusion

La France pourrait devenir le nouvel Eldorado du solaire.

La seule véritable question qui reste en suspens est la suivante : oui, mais quand ? De quel moteur a-t-on besoin pour amorcer durablement la pompe, puisqu’elle a calé en 2011 sur sa première lancée ?

Retrouvez les commentaires et conclusions de SolarPlaza sur cet événement : http://www.solarplaza.com/shop/#ecwid:category=263043&mode=product&product=7708025

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Office Dépôt, greenwasher de bureau écolo aux mailings anti-durables

Posté par Alexandre Goncukliyan Le 8 avril 2011 à 08h36 2 Commentaires

En tant que professionnel, ou de particulier, vous êtes peut-être client de la firme spécialisée dans les fournitures de bureau et d’équipement informatique, Office Dépôt. Vous avez alors peut-être le malheur, comme plusieurs d’entre nous (moi y compris…) de recevoir très fréquemment les publicités papier et email de ce fournisseur. La marque vient de lancer une campagne dédiée aux “produits écologiques”, l’occasion pour Econov’ de faire la lumière sur certaines méthodes marketing et greenwashing !

Top OffDepot Office Dépôt, greenwasher de bureau écolo aux mailings anti durables

Le Greenwashing, vous le savez peut-être, c’est la pratique marketing qui consiste à verdir sa gamme de produits afin de mieux les vendre, dans notre société valorisant l’aspect environnemental. Tous les secteurs ont vu soudainement leurs gammes se verdir: automobile, tourisme, informatique, produits de consommation ! Pour certains, ceci émane bien sur d’une réelle démarche de prise en compte des paramètres environnementaux.

La société Office Dépôt et ses méthodes marketing, en tout cas pour l’entité française, ont attiré mon attention après bientôt un an avoir acheté chez eux. En effet, ayant accepté la carte de fidélité Office Dépôt, je reçois constamment chez moi des prospectus et offres “spéciales”. Il en est de même par email, avec un mail par semaine en moyenne. L’entreprise se lance aussi désormais dans le greenwashing !

En Avril, catalogue “Spécial Produits Verts”

Le slogan de la derniere campagne de pub papier a le mérite d’être clair: “Vive les économies durables” Il est bien connu que ce qui est durable est moins cher! Certains éléments positifs sont tout de même à donner : l’enseigne propose certains produits réellement conçus avec des critères environnementaux. La mise en avant des produits labellisés PEFC (label pour les produits issus des forêts), et d’origine française. Egalement, des produits recyclés, du moins partiellement, que cela soit pour le papier, les stylos.

Toutefois, les informations sont légères et peu claires sur ces produits: sur le taux de recyclage (50 , 100%), le lieu réel de provenance de certains produits, en termes de source (le bois par exemple pour le papier), et globalement, ces produits verts ne sont qu’une infime partie de la boutique et du prospectus. de plus les prix de vente de ces produits sont sensiblement plus chers. Il faudra donc être réellement motivé par les produits “écolos-tendance” pour acheter ces produits, après les avoir trouvé en boutique.

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Des méthodes marketing peu durables

La stratégie de l’entreprise envers ses clients semble d’assurer une présence quasi-constante dans votre esprit, que cela soit au bureau ou chez vous, afin que vous songiez à l’enseigne plutôt qu’une autre dès que vous avez besoin de fourniture de bureau. Pour les détenteurs de la carte Office Dépôt, ceci se traduit au quotidien par des emails promotionnels envoyés sur votre adresse électronique, et de nombreuses lettres et prospectus vous proposant les promotions du jour, de la semaine, les évènements à ne pas manquer dans votre magasin habituel.

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Des mailings incessants au format électronique

Cette méthode a pour effet pervers qu’elle finit pas énerver réellement les clients et prospects, qui se sentent harcelés par des produits dont ils ne nécessitent que rarement. De plus, ils savent à qui faire appel dès qu’ils ont besoin d’équipement informatique et de fournitures de bureau! Cette forme de spam ne semble donc pas être une méthode de marketing durable, puisqu’elle se retournera contre l’enseigne.

Des mailings répétés au format papier: des forêts de papier !

Du marketing et du dérangement de masse, pour des clients “fidèles”, se réalisent par des mailings papier arrivant très souvent dans votre boite aux lettres. Nous devons donc passer notre temps à éplucher les catalogues de ces boutiques qui nous envoient une version nouvelle, une offre spéciale tous les jours. A les croire, le magasin casse les prix tous les jours !

Ce qui est à dénoncer ici, c’est la méthode employée, ainsi que le gâchis de papier: toutes ces impressions, ces diffusions de courrier, génèrent des émissions conséquentes de CO2 et dégradent bien sur les ressources naturelles en bois. De plus, je crois qu’il est impossible de maintenir une croissance économique d’entreprise soutenable avec des méthodes de marketing de masse lourdes, utilisant des mailings email et papier. Les effets néfastes se ressentent notamment dans l’exaspération des clients. C’est sur, le système fonctionne, car il y a une habitude créée chez les prospects, mais ne serait-ce pas possible sans occuper autant l’esprit des gens? La concurrence doit plutôt pousser les entreprises à innover dans leurs méthodes et leurs produits, afin de proposer également des produits et des process plus durables. L’éco-innovation doit remplacer ces méthodes de greenwashing et les actions durables doivent se concrétiser réellement. Econov’ est là pour mettre en avant ces actions!

greenwashing Office Dépôt, greenwasher de bureau écolo aux mailings anti durables

A lire également, notre article à propos du Greenwashing:

http://www.econov.eu/2009/greenwashing-and-co-lecologie-du-marketing/

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L’obsolescence programmée sur ARTE, ou l’art de la croissance infinie?

Posté par Alexandre Goncukliyan Le 22 février 2011 à 08h26 2 Commentaires

Bonsoir,

J’ai relayé la semaine dernière l’information sur les réseaux sociaux, au sujet de la diffusion d’un documentaire très intéressant sur Arte, le Mardi 15 Février 2010: c’est le film “Prêt à jeter” suivi d’un débat sur l’obsolescence programmée et l’organisation industrielle dans le monde.

22747548 Lobsolescence programmée sur ARTE, ou lart de la croissance infinie?

Je vous le diffuse aujourd’hui sur le blog Econov’, en vous rappelant quelques principes et ouvrant la voie à la réflexion.

J’ai pu lire aujourd’hui un article intéressant d’une personne à priori extérieure donnant son avis sur le documentaire. C’est Shabnam sur  le blog Sens et Utilités en Vrac (http://blogs.lexpress.fr/suv/2011/02/20/lobsolescence-programmee-a-voir-en-rediff-en-ligne/?xtor=x). En un mot, il est à voir! A la Radio également, ce documentaire est fortement commenté.

Voici le film en intégralité:

Prêt à jeter – Le Film (en Français)

Définition de l’obsolescence programmée

D’après Wikipedia, voici une définition de l’obsolescence programmée: “ L’obsolescence programmée regroupe l’ensemble des techniques visant à réduire la durée de vie ou d’utilisation d’un produit afin d’en augmenter le taux de remplacement. Cette demande profitera au producteur… ou à ses concurrents, ce qui explique certains cas de cartels. Le secteur bénéficie alors d’une production plus importante, stimulant les gains de productivité (économies d’échelle) et le progrès technique (qui accélère l’obsolescence des produits antérieurs).

Cette stratégie n’est pas sans risques : elle implique un effort de recherche et développement, n’allant pas toujours dans le sens d’une amélioration du produit. De plus, elle fait courir un risque à la réputation du fabricant (son image de marque) ; enfin, elle implique un pari sur les parts de marché futures de la firme (sur les produits de remplacement).
Cette stratégie a également un impact sur l’écologie. En effet, l’obsolescence programmée encourage la consommation à outrance sans limites. Des tonnes de déchets occidentaux (techniquement en état de marche) sont ainsi abandonnées dans des zones de la planète qui leur servent de dépotoir (par exemple au Ghana ou en Inde), et qui se retrouvent parfois dès lors gravement polluées. “
De manière plus claire et synthétique, l’obsolescence programmée est l’ensemble des méthodes industrielles mises en oeuvre pour limiter la durée de vie de nos produits afin de favoriser le renouvellement et l’accélération de la croissance économique.

Les faits et techniques industriels, ainsi que la globalisation rendent nos biens obsolètes

L’exemple le plus choquant dans le documentaire est celui d’une puce électronique (EEPROM) dans une imprimante, qui compte le nombre d’impressions que vous faites et met automatiquement votre imprimante en défaut dès lors que le nombre d’impressions a dépassé une limite fictive fixée par le fabricant. Ceci ne relève donc pas de l’usure d’une pièce! Pourquoi s’embêter à faire de la sous-qualité après tout?

L’industrie est aujourd’hui capable de produire des éléments performants et ayant une durée de vie très longue. Mais une théorie issue d’Amérique du Nord vise à limiter la qualité des produits afin de favoriser la consommation. Nous sommes constamment propriétaires de produits obsolètes ou en défaut: ceci peut donc se faire de manière mécanique (panne) ou psychologique et marketing (en rendant le produit démodé à vos yeux).

Tout cela aidé par la globalisation, l’uniformisation des outils de production et des modes de consommation, l’obsolescence programmée a pris une ampleur mondiale: pensez à la durée de vie de votre télévision, réfrigérateur, ordinateur, voiture… (!)

Prôner la décroissance?

Le débat lancé sur Arte à la suite du film fut argumenté de manière intéressante, avec l’intervention de Serge Latouche, économiste et partisan de la décroissance. La théorie de la décroissance propose pour sauver la planète et les hommes de revenir à des modes de consommation et des modes de vie plus rationnels et humains, en régulant et limitant la croissance économique, voire en arrivant à la décroissance économique.

Pour Monsieur Latouche, le développement durable n’est pas un modèle viable, car il ne remet pas en cause les modes de pensée actuels. Pour lui, il faut “changer le logiciel” des modes de pensée.

Le développement durable est-il une ânerie? ou plus pudiquement une utopie que nous ne saurons atteindre, sans pouvoir concilier économie, environnement et valeurs sociales ? Je pense que la question vaut la peine d’être réfléchie, et débattue…

Voici à ce titre un petit sondage lancé sur le blog Econov.eu

Pensez-vous que la décroissance économique est la solution pour sauver notre avenir?

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