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L’avenir du Rail en France en 2020 en question !

Posté par Redaction Econov.eu Le 29 mai 2012 à 09h05 0 Commentaire

Bonjour,

Dans le domaine des transports, le rail, qui semble avoir fait ses preuves techniques sur certains créneaux en France, reste en question sur son avenir et la vision à long terme de ce que serait ou devrait être le rail en France.

Top Rail Lavenir du Rail en France en 2020 en question !

Nous joignons à cet article une synthèse d’étude réalisée par le cabinet Accenture très récemment, qui s’est penché sur la question. Selon le cabinet, le marché du Rail va subir d’importants changements en Europe d’ici 2020, et ce pour plusieurs raisons :

  • Libéralisation du marché européen du rail : tant controversée, elle est bien en cours en Europe,
  • Préoccupations environnementales : les émissions de CO2 du transport ferroviaire sont bien en dessous des autres modes de transports, notamment en France,
  • Population européenne vieillissante, qui utilise de plus en plus le train, et doit bénéficier d’une accessibilité facilitée aux services
  • Innovation technologique, en cours d’apparition, avec notamment l’information voyageur

Cette réflexion sur l’évolution du marché ferroviaire européen est justifiée, mais de préférence avec un regard critique sur l’évolution des années précédentes, avec un réseau qui s’est agrandi, des technologies améliorées mais bien perfectibles encore, et l’aspect développement durable qui doit permettre de mesurer et mettre au point de nouveaux objectifs.

Vous pouvez télécharger le document simplement en cliquant sur le lien suivant :

Télécharger le document : Rail 2020_Synthèse étude

N’hésitez pas à réagir et donner votre point de vue sur le ferroviaire européen.

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Bonjour,

Connaissez-vous l’Open Data ? Avec l’avènement du monde de l’information numérique, la question de la détention et du partage des informations est devenue critique, voire primordiale. L’OPEN DATA vise à ouvrir les données à chacun d’entre nous, afin qu’ensemble nous trouvions des solutions : par exemple donner les informations sur les lignes de bus et de tramways, et permettre à tout le monde de développer une solution nouvelle utilisant cces informations.

Top OpenData LOPEN DATA en sauveur durable de linformation et des données informatiques ? Partie 1

Quelles données ?

Il s’agit de tout type de données informatiques qui constituent les données de nos villes : infrastructures, bâtiments, réseaux. Par exemple, vous pourrez connaitre la position de tous les arrêts de bus, toutes les bouches d’égout, ou encore les cartographies de la ville par couche. Ces données doivent donc être partagées selon un format lisible et compatible avec des standards du marché. Dans chaque ville qui amorce une démarche Open Data, se met en place petit à petit le partage des données, au fur et à mesure. Les premières applications vues concernent donc les transports mais devraient rapidement s’élargir.

Ouvert comment ?

L’open data, c’est ouvert; chacun pourra donc télécharger librement les données afin de les utiliser. Une licence d’utilisation des données doit être choisie par chaque ville sur le principe des licences ouvertes, par exemple pour la Ville de Paris : une licence adaptée de la licence ODbL (Open Database Licence) de l’ Open Knowledge Foundation.

Open Data en toute simplicité

Nous vous proposons ce premier article avec une vidéo qui explique très bien ce qu’est l’Open Data :

 

Le lien original : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=aHxv_2BMJfw

L’Open Data pour l’innovation

Les données, une fois partagées et ouvertes, peuvent donc permettre à chacun d’innover, et de répondre à de nouveaux besoins. Alors que la clé résidait jusque là dans la détention de l’information, cette ouverture pourrait pousser à une innovation ouverte et participative ! C’est ce à quoi nous réfléchirons en 2e partie !

Plus d’information sur : http://www.data.gouv.fr/

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Bonjour,

En ce début d’année 2012, réflechissons aujourd’hui à l’innovation et à sa conception universelle (ou non): doit-on ou peut-on penser d’une manière unique les solutions pour l’avenir, et doit-on innover de manière universelle, ou plutôt développer des solutions locales? Les technologies occidentales sont-elles réplicables directement dans les pays émergents, et qu’en est-il du contexte environnemental et économique différent en ce XXIe siècle?

Top InnovElephant Linnovation nest pas universelle, et se fait dans la contrainte, lexemple mobilité en Inde

 

Un article récent du monde (à retrouver ici) mettait en avant un problème lié à la mobilité et aux transports en Inde, annonçant que le nombre d’infractions au code de la route était de 146 millions par jour. La finalité de l’article étant surtout de parler de la solution mise en place, à savoir un péage urbain qui permettrait de limiter l’accès aux véhicules en ville, et de favoriser les transports publics.

Pays emergents et accélération des cycles de développement

Les pays dits émergents sont en plein développement depuis environ 20 ans, alors que les pays occidentaux peinent à se maintenir en termes de croissance. La croissance économique de ces pays apporte le développement sur de nombreux points intéressants pour les populations : accès à la nourriture, à l’eau, à la santé, au logement, puis accès au confort de vie et des technologies modernes (chauffage, climatisation, voitures, etc.). Ceci apporte les avantages, mais aussi et surtout les inconvénients liés au développements : problèmes de santé, problèmes sociaux, et réchauffement climatique.

Nous pouvons constater une accélération du développement dans ces pays “jeunes”, puis que le développement qui a pris près de cent ans dans les pays occidentaux a été fait en une vingtaine d’année dans les pays émergents, en se basant principalement sur le modèle occidental. Mais ce modèle occidental est-il durable ?

Méthodes occidentales, contraintes locales ?

C’est justement ce que tentent d’éviter certains experts, craignant que l’humanité entière soit sur le mode actuel de consommation énergétique et d’émission de CO2, ce qui nous fait courir à la catastrophe plus vite que prévu ! C’est pourquoi des personnes comme Jean-Marc Jancovici annoncent qu’il faut absolument éviter que les pays émergents se développent sur le même modèle que nous : limiter la voiture, les déplacements par exemple. Aux pays occidentaux d’évoluer vers un mode durable en assurant la transition.

Malheureusement les pays émergents se développent sur un modèle purement identique au monde occidental, alors que leur culture, leur histoire, leur géographie, leurs ressources sont totalement différentes ! Aux problèmes rencontrés sont mise en place des actions “copier-coller” issu de l’Europe, des USA, du Japon. Cela paraît plus simple à faire et efficace.

Nous proposons des solutions anciennes à des problèmes qui peuvent être nouveaux, tant le développement de ces pays est en réalité différent des pays occidentaux. C’est là qu’il faut innover de manière durable !

Innover dans le changement et la contrainte

L’article du Monde le montre bien, les problèmes sont liés au pays, et nous ne les aurions pas imaginé en Occident ! L’innovation est plus que nécessaire pour traiter ce genre de situation, et ne pourra se faire que sous la contrainte sociétale, environnementale, et économique. Passé au prisme du développement durable, nous devrions pouvoir innover pour des solutions soutenables ! L’exemple en Inde parle d’infractions du code de la route et de mettre en place des carrefours à feux, solutions purement “occidentale”. Mais est-ce la solution? Cette solution serait-elle efficace dans le contexte indien, avec une densité de population énorme, des éléphants sur les autoroutes ? Les Indiens doivent-ils plutôt penser à des solutions nouvelles ?

Je suis certain que oui, il faut trouver des solutions nouvelles à ces problèmes nouveaux, et la contrainte durable doit guider cette innovation. Innover avec des solutions simples, en poussant peut-être dès aujourd’hui les citoyens indiens à moins se déplacer ! A développer l’habitat proche de l’emploi par exemple, en incitant à télétravailler d’une manière ou d’une autre par exemple !

Soyez innovants et bâtissez plutôt que de copier-coller !

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Bonjour,

En ce tout début d’année 2012, Econov’ vous adresse ses meilleurs voeux de bonheur et de réussite pour 2012. Soyez innovants ! Nous vous emmenons dès le début de l’année au sein d’une institution renommée dans le secteur de l’énergie et l’environnement : l’ADEME. Nous y avons effectué une interview exclusive de Marie Pouponneau, ingénieur à l’ADEME, sur le sujet de la qualité de l’air. L’ADEME met en place les Zones d’Actions Prioritaires Pour l’Air, afin de développer de nouvelles solutions innovantes dans la lutte pour la préservation de la qualité de l’air, notamment en milieu urbain. Le sujet a attiré notre attention et nos questions, nous vous en délivrons le résultat !

INTERVIEW Marie Pouponneau, ADEME

Les ZAPA, enjeux pour la qualité de l’air

Top ZAPA ADEME Pouponneau Les ZAPA , projets et enjeux pour la qualité de lair par lADEME, interview Exclusive de Marie Pouponneau

La Rédaction Econov’ : Bonjour Marie,

Merci de nous accueillir dans les locaux de l’ADEME pour une interview sur le thème de la qualité de l’air. Parlez-nous d’abord de vous et de votre rôle à l’ADEME.

Marie Pouponneau : Bonjour,

Présentons tout d’abord l’ADEME, qui est l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie, établissement public créé en 1992.

Ses différentes Directions et Services lui permettent de mettre en œuvre des politiques publiques dans le domaine de l’environnement, de l’énergie et du développement durable. Entre autre, l’ADEME s’intéresse de près à la Thématique des Villes et Territoires Durables avec notamment des actions visant à améliorer l’efficacité énergétique dans les bâtiments et les transports, de développer de nouvelles mobilités, de réduire le bruit et améliorer la qualité de l’air.

Quant à moi, je suis ingénieure spécialisée en qualité de l’air, au sein du Service Evaluation de la Qualité de l’Air. Actuellement, une de mes missions vise à développer et accompagner la mise en place d’actions ayant pour objectif d’améliorer la qualité de l’air dans les zones urbaines.

La Rédaction Econov’ : Quelle est la mission de l’ADEME sur la qualité de l’air?

Marie Pouponneau : L’air est un milieu où se retrouvent de nombreux impacts des activités anthropiques : les actions de l’ADEME ont donc toutes de fortes interactions avec la qualité de l’air. C’est pourquoi le service qualité de l’air évalue et développe des solutions ciblées pour améliorer  la qualité de l’air notamment à l’échelle urbaine. Un exemple de soutien d’action est celui fait actuellement pour les ZAPA.

Plus largement  nous proposons des actions pour réduire la pollution atmosphérique, intégrées lorsque nécessaires aux actions développement durables et économie d’énergie.

La Rédaction Econov’ : Quels sont les types de pollution d’air en France et quels sont les risques associés?

Marie Pouponneau : En France, le Code de l’Environnement réglemente la surveillance de la qualité de l’air ambiant en fixant notamment des critères d’évaluation fondés sur des valeurs limites à ne pas dépasser, valeurs issues des directives européennes pour un certains nombre de polluants. En zones urbanisées, les principales problématiques de qualité de l’air recontrées aujourd’hui concernent les particules PM10, le dioxyde d’azote (NO2) et l’ozone. Ces polluants ont un effet sur la santé. En effet, une étude de l’OMS de 2008 a montré que la pollution de l’air provoque chaque année en France 42 000 morts prématurées. Une étude du programme PRIMEQUAL s’est intéressé en 2008 à la nocivité des particules : les particules favorisent les réactions allergiques, aggravent les symptômes asthmatiques et ont un effet inflammatoires. En mars 2011, le projet APHEKOM a mis en évidence qu’habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique. Sachant que 45% de la population française vit en zones urbanisées, il est urgent d’agir. Une des solutions à court terme pour diminuer les concentrations trop élevées en particules et dioxyde d’azote en milieu urbain est la mise en œuvre des zones d’actions prioritaires pour l’air : les ZAPA.

La Rédaction Econov’ : Comment définir les ZAPA?

Marie Pouponneau : En milieu urbain, la pollution de l’air est principalement causée par le trafic routier : les émissions des véhicules peuvent représenter plus de la moitié des émissions totales des polluants dans l’air des villes !

La loi Grenelle II prévoit la possibilité d’instituer à titre expérimental des zones d’actions prioritaires pour l’air, dites ZAPA, dans les communes ou groupements de communes de plus de 100 000 habitants où une mauvaise qualité de l’air est avérée. La mesure socle de ce dispositif est la limitation, voire l’interdiction, de circulation des véhicules contribuant le plus à la pollution atmosphérique.

En clair, les ZAPA sont des zones urbaines où l’accès aux véhicules très polluants est interdit pour améliorer la qualité de l’air.

La Rédaction Econov’ : D’où vient l’origine des ZAPA en France ?

Marie Pouponneau : L’ADEME a effectué en 2009 une analyse des « Low Emission Zones » (LEZ) mise en œuvre en Europe. Une LEZ est une zone dont l’accès est interdit aux véhicules ne répondant pas à certains critères sur leurs émissions polluantes. Ces zones urbaines aux accès restreints pour les véhicules les plus polluants existent dans huit pays. La Suède a été précurseur avec dès 1996 une première expérimentation. L’Italie a suivi en 2005, l’Allemagne et le Royaume-Uni en 2008. A ce jour, environ 180 villes européennes disposent de LEZs. Elles permettent dans une grande majorité des cas de réduire la pollution de l’air. L’ADEME a perçu un intérêt fort pour les Low Emission Zones et a soutenu ce dispositif comme action à mettre en œuvre en France pour réduire la pollution atmosphérique. Cependant, en 2009, il n’était pas légalement possible d’adopter ce dispositif de restriction de circulation en France. Mais le timing était bon puisqu’en même temps les lois Grenelle se dessinaient et il était ainsi possible de modifier la loi pour permettre des expérimentations de ZAPA.

La Rédaction Econov’ : Qui sera concerné par les ZAPA?

Marie Pouponneau : A partir du moment où une ZAPA concerne une restriction de circulation, les véhicules concernés sont les voitures particulières, les véhicules utilitaires légers, les poids lourds, les bus et les 2-roues.

Ce sont les collectivités qui décideront de mettre en œuvre une ZAPA sur leur territoire. Elles sont volontaires. Les acteurs locaux actuellement concernés par les ZAPA sont principalement les chargés de mission environnement des collectivités, mais la mobilisation des élus est nécessaire pour mener à bien ces projets et aller jusqu’à l’expérimentation.

La Rédaction Econov’ : Comment l’ADEME aide les collectivités sur la qualité de l’air ?

Marie Pouponneau : L’ADEME a organisé dès la parution de la loi Grenelle 2 un appel à projets à destination des collectivités pour les aider à la mise en place des ZAPA. En effet, c’est un concept novateur et de nombreuses questions se posent. Aussi, l’aide de l’ADEME repose sur la réalisation d’études de faisabilité. Ces études de faisabilité ont pour objectif de déterminer quel est le scénario de ZAPA le plus adapté au territoire de la collectivité : quel périmètre ? Quels véhicules inclure dans le dispositif ? Quel sera le coût de la mesure ? Quel gain sur la qualité de l’air sera obtenu ? En outre, les collectivités qui souhaitent expérimenter une ZAPA doivent en faire la demande auprès de l’Etat en déposant d’ici à juillet 2012 un projet d’expérimentation qui devra présenter les bénéfices attendus sur la qualité de l’air et une évaluation des impacts socio-économiques. Les études de faisabilité serviront de base à ces dossiers. Elles permettent également aux collectivités d’étudier d’autres possibilités d’actions que celles de restriction de la circulation en vue de l’amélioration de la qualité de l’air comme la réduction des émissions du chauffage au bois par exemple.

L’ADEME accompagne huit collectivités via l’animation d’un comité de pilotage qui permet des échanges sur les projets envisagés et de traiter les points de blocage. L’ADEME assure également le lien avec les différents interlocuteurs qui peuvent aider à la construction des ZAPA.

La Rédaction Econov’ : Où en est-on aujourd’hui dans les ZAPA et quelles seront les limitations?

Marie Pouponneau : Actuellement, différents textes d’application relatifs aux ZAPA sont en cours d’élaboration. Ils concernent notamment la classification des véhicules en fonction de leurs émissions de polluants atmosphériques.

Cette classification permet aux collectivités de choisir les catégories de véhicules interdites dans la ZAPA, et définir un échelon de limitation de l’âge des véhicules.

La Rédaction Econov’ : Ainsi, le centre ville sera réservé aux voitures neuves et peu polluantes. Le parc sera donc amené à être renouvelé rapidement. Qu’en est-il des véhicules électriques et hybrides ?

Marie Pouponneau : Les véhicules électriques sont autorisés quelle que soit leur date de première mise en circulation. Pour les hybrides, elles sont intégrées dans la catégorie des voitures de particuliers et leur classification devrait dépendre de leur date de première mise en circulation. Précisions que la ZAPA ne sera pas forcément un centre-ville. L’étude européenne nous montre en effet qu’un périmètre plus large que le centre-ville est plus bénéfique pour l’amélioration de la qualité de l’air. La Low Emission Zone de Londres va par exemple va bien au-delà de la City puisqu’elle couvre le Grand Londres. En fonction des spécificités du territoire, les études de faisabilité peuvent montrer qu’il vaut mieux limiter la circulation des poids lourds que celle des voitures pour améliorer la qualité de l’air. En reprenant l’exemple de Londres, l’étude de faisabilité avait montré qu’il était inutile d’inclure dans le dispositif les taxis. A ce jour, la LEZ de Londres ne concerne que les poids lourds et les bus/autocars. A partir de janvier 2012, ce dispositif londonien sera étendu aux grandes camionnettes. On peut également imaginer cela en France des dispositifs ZAPA qui évolueront dans le temps.

La Rédaction Econov’ : Quels sont les moyens de mesure et de contrôle pour les ZAPA ?

Marie Pouponneau : Plusieurs moyens de contrôles sont possibles :

  • Contrôle visuel de vignette par les forces de l’ordre, comme  à Berlin
  • Contrôle par vidéosurveillance, comme à Londres

Les collectivités choisiront le moyen de contrôle le plus adapté à leur ZAPA. Les sanctions et les éventuelles dérogations pour certains types de véhicules seront fixées de manière nationale. Les collectivités pourront également proposer des dérogations locales mais devront veiller à ce qu’elles ne diminuent pas le bénéfice de la ZAPA sur la qualité de l’air.

La Rédaction Econov’ : Quelles sont les prochaines étapes des ZAPA?

Marie Pouponneau : La date butoir pour déposer un dossier est fixée à Juillet 2012. Huit Collectivités locales ont pour l’instant signé une convention avec l’ADEME et bénéficie du soutien de l’Agence pour réaliser une étude de faisabilité : Paris, Plaine Commune, Grand Lyon, Grenoble Alpes Métropole, Clermont Communauté, Pays d’Aix, Nice Cote d’Azur et la Communauté Urbaine de Bordeaux.

La Rédaction Econov’ : Quelles sont les attentes vis-à-vis des ZAPA ?

Marie Pouponneau : L’objectif est d’agir à court terme pour améliorer la qualité de l’air dans les villes. Les ZAPA ne résoudront pas à elles seules tous les problèmes de qualité de l’air, mais elle y contribueront à la lumière des résultats obtenus par nos voisins européens qui ont mis en place des LEZ (jusqu’à 12% de réduction de la concentration moyenne annuelle en particules PM10).

Pour l’ADEME, le MEDDTL et les collectivités, il est important d’avoir les bons outils d’évaluation de cette mesure. C’est pourquoi nous avons lancé un appel à projet de recherche dans le cadre du programme PRIMEQUAL, afin de trouver des solutions scientifiques qui permettront d’accompagner l’évaluation des ZAPA : vous trouverez plus d’informations sur www.primequal.fr .

La Rédaction Econov’ : En quoi la création des ZAPA est-elle innovante ? (en France?)

Marie Pouponneau : La ZAPA est un outil réglementaire à la disposition des collectivités. Sa base est nationale et ses déclinaisons locales relèvent des collectivités, ce qui en fait un outil adaptable aux spécificités de chaque agglomération.

L’outil ZAPA vise à améliorer la qualité de l’air en intégrant les enjeux socio-économiques. En effet, restreindre la circulation sur un périmètre donné peut avoir des impacts socio-économiques, ce qui poussent aujourd’hui tous les acteurs à trouver des solutions innovantes..

La Rédaction Econov’ : Quel état des lieux peut-on faire dans les autres pays ?

Marie Pouponneau : Ce type de zone a déjà été mis en œuvre dans plusieurs métropoles, communément appelées des Low Emission Zones :

  • en Chine, des systèmes équivalents aux ZAPA existent,
  • au Japon, les ZAPA sont combinées aux péages urbains
  • En Europe, avec 180 Low Emission Zones réparties dans 8 pays : lancées en Suède en 1996, plusieurs pays ont suivi, telle que l’Italie en 2005, le Royaume Uni et l’Allemagne en 2008.

La Rédaction Econov’ : Merci pour votre accueil au sein de l’ADEME, auriez-vous un dernier mot  sur les ZAPA ?

Marie Pouponneau : Dans le processus des ZAPA, les collectivités sont les acteurs majeurs dans l’aboutissement de leur projet. Au côté du ministère de l’écologie, l’ADEME met tout en œuvre pour les accompagner dans leurs démarches innovantes ; cela demande une grande énergie mais quel beau challenge !

La Rédaction Econov’ : Et à bientôt sur Econov’ pour parler des avancées de l’ADEME sur les ZAPA !

 

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Rencontre avec Mathilde Charpentier, Directrice de la Communication d’EPAMARNE, pôle d’excellence du Grand Paris

Alors que le modèle de développement humain s’appuie entièrement sur un monde urbain, le développement urbain, la densité urbaine et les services aux citoyens représentent des sujets importants pour notre société entre besoin de vie urbaine et de calme rural. Il est possible là aussi d’éco-innover, et nous avons quelques exemples. Nous avons rencontré ce mois-ci Mathilde Charpentier, Directrice de la Communication d’EPAMARNE, l’Etablissement Public d’Aménagement de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne en Ile-de-France). Voici le résumé de nos échanges avec un tour d’horizon des activités d’EPAMARNE et des projets éco-innovants de Marne-la-Vallée, s’intégrant dans le cadre du Grand Paris.

epamarne EPAMARNE, l’établissement public pour l’éco développement urbain de Marne la Vallée, pôle d’excellence du Grand Paris

EPAMARNE, un établissement public dédié au développement urbain durable

La Seine et Marne  est un territoire riche, varié et étendu a deux pas de Paris. Département français appartenant à la grande couronne de la région Île-de-France, il est traversé par la Seine et la Marne. Avec une population de 1 300 000 habitants, cet espace faisant cohabiter villes, champs, forêts connaît un fort développement avec l’élargissement de la métropole parisienne.

L’Établissement Public d’Aménagement de Marne-la-Vallée, EPAMARNE, a été créé en 1972 pour organiser le développement de la ville nouvelle, un Territoire d’Intérêt National et Projet d’Intérêt Général. Composé de 26 communes, limité géographiquement au Nord par la Marne, et au Sud par la forêt de Ferrières, Marne-la-Vallée est composée de quatre secteurs : les Portes de Paris, le Val Maubuée, le Val de Bussy et le Val d’Europe.

La ville nouvelle se veut exemplaire en matière de développement durable, en mettant notamment en commun les actions des entreprises et des institutions pour le développement urbain durable de cet espace respectant l’environnement et la nature.

Mathilde CHARPENTIER, Directrice de la Communication, est en charge du développement et de la cohérence des actions de communication de l’Etablissement Public.

plan interactif side EPAMARNE, l’établissement public pour l’éco développement urbain de Marne la Vallée, pôle d’excellence du Grand Paris

Un développement en plein essor

« Les établissements publics d’aménagement accordent une attention particulière à leur rôle de lien entre tous les acteurs du territoire en assurant le développement de Marne-la-Vallée à travers des partenariats solides et durables » nous rapporte la Directrice de la communication d’EPAMARNE. Ainsi, de grands projets d’avenir sont en cours de développement sur le territoire.

Le cluster Descartes a été retenu par l’Etat comme l’un des pôles d’excellence du projet du Grand Paris. Il s’appuie sur la Cité Descartes  qui réunit un fort potentiel de Recherche et d’Enseignement Supérieur sur les thématiques de la Ville Durable (Pôle Scientifique et Technique, Ponts Paris Tech, CSTB, Université de Marne-la-Vallée, Ecole d’Architecture, ESIEE). En créant des liens entre des laboratoires de recherches, les universités, les  grandes écoles, les entreprises et les services publics, il dynamisera les projets innovants et deviendra le pôle mondial de référence de la conception, de la construction et de la gestion de la ville durable.

Outre le Cluster Descartes, Marne-la-Valée dispose d’un second pôle d’excellence – le dixième du Grand Paris – dédié aux filières des loisirs, des sports et des grands événements. Situé sur le Val d’Europe, à l’est de la ville nouvelle, il contribue à l’attractivité économique du territoire mais aussi de l’Ile-de-France. La signature en septembre 2010 d’un avenant à la convention de 1987 entre l’Etat et la société Disney donne un nouvel élan au développement urbain, touristique et économique de ce secteur. Elle permettra également la réalisation d’un projet d’écotourisme innovant baptisé « Villages Nature » et développé par les sociétés Disney et Pierre & Vacances. Ce projet est situé sur un territoire de 250 hectares et compte près de 700 millions d’euros d’investissement.

Les acteurs institutionnels présents

Chaque projet fait intervenir les institutions et les entreprises qui proposent des solutions conformes aux ambitions de développement de l’espace et conformes aux contraintes environnementales.

Les acteurs institutionnels sont fédérés par EPAMARNE sur les sujets de développement de l’espace. Ceux-ci développent leur expertise sur les différents domaines de développement : le CSTB pour le bâtiment par exemple, le Cluster Advancity pour la mobilité, le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Paris-Est pour la recherche et l’enseignement.

Des projets innovants et dans l’optique de mettre en œuvre le développement durable

Le développement de Marne-la-Vallée se fait en mettant en œuvre l’urbanisme de demain, « et en intégrant les trois volets (environnemental, social et économique) du développement durable.»

Ville Durable

Des écoquartiers sont en cours de réalisations sur les communes de Montévrain et de Bussy Saint-Georges. Ce dernier, baptisé écoquartier du Sycomore, se situe au cœur de la ville nouvelle, et fait l’objet actuellement d’une concertation pour accompagner son lancement.

Energie

Les projets utilisant des énergies nouvelles sont nombreux à Marne-la-Vallée : la géothermie profonde verra le jour dans le projet Villages Nature, la geothermie sera également présente à Lognes, et Dalkia (Veolia Energie) vient de déployer un réseau de récupération de chaleur à partir d’un Data Center unique en Europe à Bailly-Romainvilliers.

Les projets de Biomasse et chauffage au bois se développent également. Le solaire photovoltaïque est également à l’étude, avec une installation innovante qui sera réalisée sur des terrains pollués, permettant de rentabiliser ce foncier difficilement exploitable.

Transports

Le territoire est traversé tant par les axes routiers/autoroutiers que les lignes de chemin de fer. Ils permettent d’assurer le lien avec la capitale. Les transports se développent pour proposer de nouveaux axes verticaux de développement dans les transports en commun, et l’intégration complète dans le projet du Grand Paris. Un projet de Transports en Commun en Sites Propre existe par exemple à Montévrain. L’auto-partage est également en cours de déploiement.

Systèmes d’information

Les infrastructures IT sont développées sur le terrtoire, avec par exemple 2 DataCenters innovants, conçus avec des «  directives Développement durable ». C’est ainsi le cas du data center Marilyn dont la conception originale verticale permet de générer 35% d’économie d’énergie.

Logement

Les projets de logement conduits par l’établissement public laissent désormais la place à l’éco-innovation, alliant le tarif social à l’efficacité energétique. « A ce titre, les appels à projets intègrent  des objectifs environnementaux forts », nous assure Mme Charpentier.

Agriculture

Territoire rural historique, l’agriculture de proximité est développée et soutenue afin de concourir au respect du développement durable. Par exemple, EPAMARNE a encouragé la création dès 2009, de la cueillette du Plessis sur une parcelle de 12,8 hectares à Chanteloup-en-Brie.

Prêt pour le Grand Pari(s)

Comme vous pouvez le constater, les projets sont nombreux et fortement axés sur l’éco-développement, point fortement soutenu par EPAMARNE, chef d’orchestre et soutien de ces projets.

Vous pourrez d’ailleurs visualiser la multitude de projets sur une carte interactive, très bien faite ! Suivre le lien suivant : http://marne.artefacto.fr/

Le Grand Paris est donc déjà une réalité sur le  territoire Est-Francilien, qui sait allier le savoir-faire des entreprises et le soutien des institutions. Mettre également en cohérence le développement urbain et la vie rurale est une nécessité pour les nouvelles métropoles en croissance. Nous remercions Mathilde CHARPENTIER et EPAMARNE pour l’accueil au sein de ses locaux et pour l’ensemble des informations fournies!

Plus d’informations sur EPAMARNE : http://www.epa-marnelavallee.fr

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