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Bonjour,

Comme chaque année, la 1ère semaine du mois d’Avril est consacrée au développement durable, avec des actions menées dans la France entière pour mettre en avant le développement durable dans nos modes de vie, nos entreprises, nos collectivités. Fêtant cette année les 10 ans de sa création, la semaine du DD, poussée par l’ADEME, ne connaîtrait-elle pas sa consécration en tant que semaine de la communication durable ?

Top SemaineDD 12 Du 1er au 7 Avril 2012, la semaine du DD devient la semaine de la communication durable !

 

 

Semaine du DD : 10 ans déjà

Chaque année, la semaine du Développement Durable est organisée par l’ADEME, qui créé à travers son réseau des actions de communication dans toute la France pour faire parler du développement durable ! Du 1er au 7 avril 2012, c’est la 10ème édition de la Semaine du développement durable. 10 ans que particuliers, entreprises, associations, services publics et collectivités se mobilisent pour parler de développement durable, de mode de vie durable, d’éco-responsabilité. 10 ans, cela passe vite, et nous parlons déjà sur Econov’ de cette semaine depuis plusieurs années.

Il s’agit d’un bon signe qui montre que cette semaine s’ancre dans les esprits et paraît montrer qu’il y a une forte volonté de l’Etat à développer la fibre durable des administrés.

Le thème 2012 : soyons consom’acteurs !

Cette année, le thème est simple, et rejoint les consommateurs, afin qu’ils deviennent “consom’acteurs” ! En clair, cela se traduit par l’utilisation de l’affichage environnemental, qui devient obligatoire. L’accent est donc mis sur la compréhension des ces nouveaux indicateurs, afin de pousser les consommateurs à acheter en fonction du caractère durable, énergétique, ou autre, leurs produits. Bien sur, les autres axes ne sont pas négligés pour autant durant cette semaine : mobilité, énergie, responsabilité sociétale, toutes les actions mises en oeuvre sont bonnes à montrer !

Un essoufflement de l’action ?

10 ans que la semaine du DD existe, et aujourd’hui une opération connue de beaucoup de personnes : chacun en entend parler sur son lieu de travail, à la radio, etc. Mais cette 10e année marque-t-elle le passage à une période de maturité ? Nous trouvons que non, puisqu’il s’agit bien souvent de dupliquer les actions qui ont été menées à plusieurs reprises pendant les 10 années précédentes : par exemple au sein des entreprises, organiser des collectes pour dons aux ONG, organiser des quizz sur le DD. Tout cela est bien connu, alors que l’action attendue des personne est une vraie action innovante. C’est l’innovation qui peut attirer l’attention dans une action de communication. Le déjà vu, tout le monde connait… C’est pourquoi nous pouvons parler d’un essoufflement de l’action pour cette 10e, sans généraliser à toute la France ce manque d’action innovante et concrète.

Le manque de connaissance, de moyens est une réelle lacune qui est constatable au sein des entreprises et collectivités pour mener elles-mêmes leurs actions en matière de DD. Le manque e budget limite également cette semaine à une juxtaposition d’actions de communication légères…

Passer de la communication à l’action, sans attendre 10 ans de plus

Voilà pourquoi cette semaine devrait être rebaptisée la semaine de la Communication Durable, la semaine de la CD ! Communiqué sur communiqué, affiche sur affiche, la surenchère de communication pendant la semaine du DD est devenue une pratique courante, pour parler d’actions largement connues ! Il faudrait donc, après 10 ans de communication, passer à l’action. Or l’action ne se fait pas en une semaine : il faut investir et travailler toute l’année pour innover, et enfin pouvoir montrer. Pourquoi attendre 10 ans pour passer à la communication durable ?

Lien vers le site officiel :

http://www.agissons.developpement-durable.gouv.fr/-La-Semaine-du-developpement,5-

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Bonjour,

En ce tout début d’année 2012, Econov’ vous adresse ses meilleurs voeux de bonheur et de réussite pour 2012. Soyez innovants ! Nous vous emmenons dès le début de l’année au sein d’une institution renommée dans le secteur de l’énergie et l’environnement : l’ADEME. Nous y avons effectué une interview exclusive de Marie Pouponneau, ingénieur à l’ADEME, sur le sujet de la qualité de l’air. L’ADEME met en place les Zones d’Actions Prioritaires Pour l’Air, afin de développer de nouvelles solutions innovantes dans la lutte pour la préservation de la qualité de l’air, notamment en milieu urbain. Le sujet a attiré notre attention et nos questions, nous vous en délivrons le résultat !

INTERVIEW Marie Pouponneau, ADEME

Les ZAPA, enjeux pour la qualité de l’air

Top ZAPA ADEME Pouponneau Les ZAPA , projets et enjeux pour la qualité de lair par lADEME, interview Exclusive de Marie Pouponneau

La Rédaction Econov’ : Bonjour Marie,

Merci de nous accueillir dans les locaux de l’ADEME pour une interview sur le thème de la qualité de l’air. Parlez-nous d’abord de vous et de votre rôle à l’ADEME.

Marie Pouponneau : Bonjour,

Présentons tout d’abord l’ADEME, qui est l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie, établissement public créé en 1992.

Ses différentes Directions et Services lui permettent de mettre en œuvre des politiques publiques dans le domaine de l’environnement, de l’énergie et du développement durable. Entre autre, l’ADEME s’intéresse de près à la Thématique des Villes et Territoires Durables avec notamment des actions visant à améliorer l’efficacité énergétique dans les bâtiments et les transports, de développer de nouvelles mobilités, de réduire le bruit et améliorer la qualité de l’air.

Quant à moi, je suis ingénieure spécialisée en qualité de l’air, au sein du Service Evaluation de la Qualité de l’Air. Actuellement, une de mes missions vise à développer et accompagner la mise en place d’actions ayant pour objectif d’améliorer la qualité de l’air dans les zones urbaines.

La Rédaction Econov’ : Quelle est la mission de l’ADEME sur la qualité de l’air?

Marie Pouponneau : L’air est un milieu où se retrouvent de nombreux impacts des activités anthropiques : les actions de l’ADEME ont donc toutes de fortes interactions avec la qualité de l’air. C’est pourquoi le service qualité de l’air évalue et développe des solutions ciblées pour améliorer  la qualité de l’air notamment à l’échelle urbaine. Un exemple de soutien d’action est celui fait actuellement pour les ZAPA.

Plus largement  nous proposons des actions pour réduire la pollution atmosphérique, intégrées lorsque nécessaires aux actions développement durables et économie d’énergie.

La Rédaction Econov’ : Quels sont les types de pollution d’air en France et quels sont les risques associés?

Marie Pouponneau : En France, le Code de l’Environnement réglemente la surveillance de la qualité de l’air ambiant en fixant notamment des critères d’évaluation fondés sur des valeurs limites à ne pas dépasser, valeurs issues des directives européennes pour un certains nombre de polluants. En zones urbanisées, les principales problématiques de qualité de l’air recontrées aujourd’hui concernent les particules PM10, le dioxyde d’azote (NO2) et l’ozone. Ces polluants ont un effet sur la santé. En effet, une étude de l’OMS de 2008 a montré que la pollution de l’air provoque chaque année en France 42 000 morts prématurées. Une étude du programme PRIMEQUAL s’est intéressé en 2008 à la nocivité des particules : les particules favorisent les réactions allergiques, aggravent les symptômes asthmatiques et ont un effet inflammatoires. En mars 2011, le projet APHEKOM a mis en évidence qu’habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique. Sachant que 45% de la population française vit en zones urbanisées, il est urgent d’agir. Une des solutions à court terme pour diminuer les concentrations trop élevées en particules et dioxyde d’azote en milieu urbain est la mise en œuvre des zones d’actions prioritaires pour l’air : les ZAPA.

La Rédaction Econov’ : Comment définir les ZAPA?

Marie Pouponneau : En milieu urbain, la pollution de l’air est principalement causée par le trafic routier : les émissions des véhicules peuvent représenter plus de la moitié des émissions totales des polluants dans l’air des villes !

La loi Grenelle II prévoit la possibilité d’instituer à titre expérimental des zones d’actions prioritaires pour l’air, dites ZAPA, dans les communes ou groupements de communes de plus de 100 000 habitants où une mauvaise qualité de l’air est avérée. La mesure socle de ce dispositif est la limitation, voire l’interdiction, de circulation des véhicules contribuant le plus à la pollution atmosphérique.

En clair, les ZAPA sont des zones urbaines où l’accès aux véhicules très polluants est interdit pour améliorer la qualité de l’air.

La Rédaction Econov’ : D’où vient l’origine des ZAPA en France ?

Marie Pouponneau : L’ADEME a effectué en 2009 une analyse des « Low Emission Zones » (LEZ) mise en œuvre en Europe. Une LEZ est une zone dont l’accès est interdit aux véhicules ne répondant pas à certains critères sur leurs émissions polluantes. Ces zones urbaines aux accès restreints pour les véhicules les plus polluants existent dans huit pays. La Suède a été précurseur avec dès 1996 une première expérimentation. L’Italie a suivi en 2005, l’Allemagne et le Royaume-Uni en 2008. A ce jour, environ 180 villes européennes disposent de LEZs. Elles permettent dans une grande majorité des cas de réduire la pollution de l’air. L’ADEME a perçu un intérêt fort pour les Low Emission Zones et a soutenu ce dispositif comme action à mettre en œuvre en France pour réduire la pollution atmosphérique. Cependant, en 2009, il n’était pas légalement possible d’adopter ce dispositif de restriction de circulation en France. Mais le timing était bon puisqu’en même temps les lois Grenelle se dessinaient et il était ainsi possible de modifier la loi pour permettre des expérimentations de ZAPA.

La Rédaction Econov’ : Qui sera concerné par les ZAPA?

Marie Pouponneau : A partir du moment où une ZAPA concerne une restriction de circulation, les véhicules concernés sont les voitures particulières, les véhicules utilitaires légers, les poids lourds, les bus et les 2-roues.

Ce sont les collectivités qui décideront de mettre en œuvre une ZAPA sur leur territoire. Elles sont volontaires. Les acteurs locaux actuellement concernés par les ZAPA sont principalement les chargés de mission environnement des collectivités, mais la mobilisation des élus est nécessaire pour mener à bien ces projets et aller jusqu’à l’expérimentation.

La Rédaction Econov’ : Comment l’ADEME aide les collectivités sur la qualité de l’air ?

Marie Pouponneau : L’ADEME a organisé dès la parution de la loi Grenelle 2 un appel à projets à destination des collectivités pour les aider à la mise en place des ZAPA. En effet, c’est un concept novateur et de nombreuses questions se posent. Aussi, l’aide de l’ADEME repose sur la réalisation d’études de faisabilité. Ces études de faisabilité ont pour objectif de déterminer quel est le scénario de ZAPA le plus adapté au territoire de la collectivité : quel périmètre ? Quels véhicules inclure dans le dispositif ? Quel sera le coût de la mesure ? Quel gain sur la qualité de l’air sera obtenu ? En outre, les collectivités qui souhaitent expérimenter une ZAPA doivent en faire la demande auprès de l’Etat en déposant d’ici à juillet 2012 un projet d’expérimentation qui devra présenter les bénéfices attendus sur la qualité de l’air et une évaluation des impacts socio-économiques. Les études de faisabilité serviront de base à ces dossiers. Elles permettent également aux collectivités d’étudier d’autres possibilités d’actions que celles de restriction de la circulation en vue de l’amélioration de la qualité de l’air comme la réduction des émissions du chauffage au bois par exemple.

L’ADEME accompagne huit collectivités via l’animation d’un comité de pilotage qui permet des échanges sur les projets envisagés et de traiter les points de blocage. L’ADEME assure également le lien avec les différents interlocuteurs qui peuvent aider à la construction des ZAPA.

La Rédaction Econov’ : Où en est-on aujourd’hui dans les ZAPA et quelles seront les limitations?

Marie Pouponneau : Actuellement, différents textes d’application relatifs aux ZAPA sont en cours d’élaboration. Ils concernent notamment la classification des véhicules en fonction de leurs émissions de polluants atmosphériques.

Cette classification permet aux collectivités de choisir les catégories de véhicules interdites dans la ZAPA, et définir un échelon de limitation de l’âge des véhicules.

La Rédaction Econov’ : Ainsi, le centre ville sera réservé aux voitures neuves et peu polluantes. Le parc sera donc amené à être renouvelé rapidement. Qu’en est-il des véhicules électriques et hybrides ?

Marie Pouponneau : Les véhicules électriques sont autorisés quelle que soit leur date de première mise en circulation. Pour les hybrides, elles sont intégrées dans la catégorie des voitures de particuliers et leur classification devrait dépendre de leur date de première mise en circulation. Précisions que la ZAPA ne sera pas forcément un centre-ville. L’étude européenne nous montre en effet qu’un périmètre plus large que le centre-ville est plus bénéfique pour l’amélioration de la qualité de l’air. La Low Emission Zone de Londres va par exemple va bien au-delà de la City puisqu’elle couvre le Grand Londres. En fonction des spécificités du territoire, les études de faisabilité peuvent montrer qu’il vaut mieux limiter la circulation des poids lourds que celle des voitures pour améliorer la qualité de l’air. En reprenant l’exemple de Londres, l’étude de faisabilité avait montré qu’il était inutile d’inclure dans le dispositif les taxis. A ce jour, la LEZ de Londres ne concerne que les poids lourds et les bus/autocars. A partir de janvier 2012, ce dispositif londonien sera étendu aux grandes camionnettes. On peut également imaginer cela en France des dispositifs ZAPA qui évolueront dans le temps.

La Rédaction Econov’ : Quels sont les moyens de mesure et de contrôle pour les ZAPA ?

Marie Pouponneau : Plusieurs moyens de contrôles sont possibles :

  • Contrôle visuel de vignette par les forces de l’ordre, comme  à Berlin
  • Contrôle par vidéosurveillance, comme à Londres

Les collectivités choisiront le moyen de contrôle le plus adapté à leur ZAPA. Les sanctions et les éventuelles dérogations pour certains types de véhicules seront fixées de manière nationale. Les collectivités pourront également proposer des dérogations locales mais devront veiller à ce qu’elles ne diminuent pas le bénéfice de la ZAPA sur la qualité de l’air.

La Rédaction Econov’ : Quelles sont les prochaines étapes des ZAPA?

Marie Pouponneau : La date butoir pour déposer un dossier est fixée à Juillet 2012. Huit Collectivités locales ont pour l’instant signé une convention avec l’ADEME et bénéficie du soutien de l’Agence pour réaliser une étude de faisabilité : Paris, Plaine Commune, Grand Lyon, Grenoble Alpes Métropole, Clermont Communauté, Pays d’Aix, Nice Cote d’Azur et la Communauté Urbaine de Bordeaux.

La Rédaction Econov’ : Quelles sont les attentes vis-à-vis des ZAPA ?

Marie Pouponneau : L’objectif est d’agir à court terme pour améliorer la qualité de l’air dans les villes. Les ZAPA ne résoudront pas à elles seules tous les problèmes de qualité de l’air, mais elle y contribueront à la lumière des résultats obtenus par nos voisins européens qui ont mis en place des LEZ (jusqu’à 12% de réduction de la concentration moyenne annuelle en particules PM10).

Pour l’ADEME, le MEDDTL et les collectivités, il est important d’avoir les bons outils d’évaluation de cette mesure. C’est pourquoi nous avons lancé un appel à projet de recherche dans le cadre du programme PRIMEQUAL, afin de trouver des solutions scientifiques qui permettront d’accompagner l’évaluation des ZAPA : vous trouverez plus d’informations sur www.primequal.fr .

La Rédaction Econov’ : En quoi la création des ZAPA est-elle innovante ? (en France?)

Marie Pouponneau : La ZAPA est un outil réglementaire à la disposition des collectivités. Sa base est nationale et ses déclinaisons locales relèvent des collectivités, ce qui en fait un outil adaptable aux spécificités de chaque agglomération.

L’outil ZAPA vise à améliorer la qualité de l’air en intégrant les enjeux socio-économiques. En effet, restreindre la circulation sur un périmètre donné peut avoir des impacts socio-économiques, ce qui poussent aujourd’hui tous les acteurs à trouver des solutions innovantes..

La Rédaction Econov’ : Quel état des lieux peut-on faire dans les autres pays ?

Marie Pouponneau : Ce type de zone a déjà été mis en œuvre dans plusieurs métropoles, communément appelées des Low Emission Zones :

  • en Chine, des systèmes équivalents aux ZAPA existent,
  • au Japon, les ZAPA sont combinées aux péages urbains
  • En Europe, avec 180 Low Emission Zones réparties dans 8 pays : lancées en Suède en 1996, plusieurs pays ont suivi, telle que l’Italie en 2005, le Royaume Uni et l’Allemagne en 2008.

La Rédaction Econov’ : Merci pour votre accueil au sein de l’ADEME, auriez-vous un dernier mot  sur les ZAPA ?

Marie Pouponneau : Dans le processus des ZAPA, les collectivités sont les acteurs majeurs dans l’aboutissement de leur projet. Au côté du ministère de l’écologie, l’ADEME met tout en œuvre pour les accompagner dans leurs démarches innovantes ; cela demande une grande énergie mais quel beau challenge !

La Rédaction Econov’ : Et à bientôt sur Econov’ pour parler des avancées de l’ADEME sur les ZAPA !

 

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Bonjour à tous,

A l’heure où il est question de pollution maritime, ou encore de fruits de mer pour les fêtes, parlons d’une énergie marine. Vous étiez peut-être à la plage sur la côte Atlantique cet été, ou en tout cas vous avez certainement entendu parler de la première hydrolienne installée dans l’océan en Bretagne. Ce nouveau mode de production d’énergie, utilisant le courant maritime, apparait comme un souffle d’espoir pour notre avenir énergétique, à l’heure où le nucléaire bascule dans l’incertitude après incidents, désinformation, changements stratégiques. Découvrons cette technologie ensemble et analysons son coté durable.

Top Maremotrice L’énergie marémotrice, un nouveau souffle pour l’énergie, ou juste de quoi surfer sur la vague ?

Une énergie naturelle

Un de mes proches m’a demandé cet été sur la plage pourquoi nous n’utilisions pas l’énergie des vagues pour produire de l’énergie électrique, puisque les marées déploient chaque jour autant de forces ! Et bien, les ingénieurs qui ont développé le principe de l’hydrolienne ont du y penser également sur la plage !

Le principe de l’énergie marémotrice est simple :  une hydrolienne, à la manière d’une éolienne qui utilise le vent pour créer de l’électricité, utilise ici le courant maritime généré par les marées avec une turbine qui génère de l’électricité. Les marées représentant un courant d’eau cyclique et régulier sur le littoral, l’énergie marémotrice peut représenter un souffle d’espoir pour les habitants du littoral et pour les partisans des énergies renouvelables. C’est une énergie renouvelable qui peut sauver les régions en manque d’électricité comme la Bretagne.

Une source d’énergie intarissable, où presque…

Les marées sont créées et générées par les forces de gravitation entre la Terre, la Lune et le Soleil, ce qui laisse imaginer que ces marées devraient encore durer un moment ! C’est pourquoi nous pouvons dire que cette énergie est renouvelable, et intarissable à l’échelle humaine. Il y a un gisement d’énergie utilisable au fond de l’océan, mais tout en faisant attention de ne pas détériorer l’éco-système en place.

Un marché qui attire les plus grands

Le marché hydrolien n’en est qu’au stade de l’expérimentation, mais la production d’énergie sur le littoral attire les plus grandes entreprises : les hydroliennes rejoignent à les éoliennes offshore par exemple, pour lesquelles de nombreux projets existent. Comme nous le lisions dans un article du Monde (Areva s’empare de la fabrication des éoliennes offshore), les grandes entreprises leader en énergie, telles qu’AREVA, ou EDF, se lancent dans les projets de production d’énergies renouvelables en mer. Toutefois les turpitudes actuelles des leaders du nucléaire pourraient remettre en question certains investissements, si le virage du renouvelable n’est pas pris en 2012.

La première expérimentation hydrolienne française a été réalisée cet été par EDF, qui veut produire cette énergie en Bretagne.

Mais peu d’industriels français

Toutefois, dans le domaine de la production des hydroliennes, nous risquons d’en rester au même point que pour les éoliennes, à savoir d’utiliser les turbines et équipements des industriels étranger. Nous nous limitons principalement aux mâts, pâles. La haute valeur ajoutée se trouve chez les industriels allemands par exemple. Pour les éoliennes, près de 60 % de notre parc éolien est équipé de turbines conçues Outre-Rhin, par les allemands Enercon, Nordex, Repower ou Siemens. C’est certainement le fait de moins s’appuyer sur l’énergie nucléaire qui a poussé ces pays à innover dans les énergies renouvelables.

La France en retard dans les ENR, mais ayant l’envie de se rattrapper

Nous l’avons vu, la France lancer les expérimentations avec EDF, et souhaite (ou à l’air de souhaiter) globalement rattraper un retard dans l’éolien et l’hydrolien. Les appels d’offres pour l’éolien par exemple permettent de lancer les industriels français qui arrivent sur le marché. Nous devrions voir des projets émerger en 2012. Pourquoi pas dans l’hydrolien ?

Aucun effet envisageable sur la nature ?

Comme dans tout nouveau développement de technologie, des méfaits sont toujours à craindre. Et nous pouvons pour une fois nous poser quelques question avant plutôt que de constater après, sans être pour autant défaitistes. La conception des hydroliennes et leur implantation doivent être faites logiquement en prenant en compte d’une part l’éco-système naturel, mais aussi à l’organisation des courants marins. Les courants des marées contribuent certainement à l’équilibre sous-marin, c’est pourquoi l’absorption de l’énergie des marées peut empêcher l’usage naturel de cette énergie pour d’autres systèmes naturels, et cela pourrait modifier l’équilibre global.

Alors, nouvelle énergie ou greensurf ?

Les énergies renouvelables marines représentent donc un réel vent d’espoir pour le littoral, et permettraient la production d’énergie local. Toutefois, nous en sommes encore loin aujourd’hui, et nous pouvons nous poser des questions sur l’industrialisation de ces hydroliennes sur notre littoral, peut-on en mettre partout? En conclusion, un espoir, mieux vaut surfer sur la réduction de la demande énergétique et la performance de nos postes de consommation !

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Bonjour à tous,

Vous le savez peut-être, c’est la semaine de la mobilité en Europe… qui est généralement dédiée aux transports publics et à l’accessibilité pour tous à la mobilité. Mais doit-on on prôner aujourd’hui plus ou moins de mobilité sur Terre. Egalement cette semaine européenne représente-t-elle un train d’actions durables,ou simplement, semaine fantôme… ? Pensons les choses différemment, et bougeons moins!

Top SemaineMob Semaine Européenne de la mobilité, du 16 au 22 Septembre 2011, plus ou moins de mobilité ?

Train d’actions durables ou semaine fantôme ?

La semaine européenne de la mobilité est portée en France par l’ADEME, qui incite les entreprises, collectivités, et associations, à mettre en avant les actions menées en faveur de la mobilité et des transports publics. Nous avons eu quelques échos à la radio, dans la presse écrite, pour parler des actions menées en local. Mais concrètement, vous prenez toujours le même bus, le même train, avec les mêmes services, les mêmes retards éventuellement…et les mêmes bouchons en voiture, hybride ou non!

J’ai tendance à soutenir largement toutes les actions en faveur de l’innovation, et pour un monde plus durable, mais cette année, j’avoue que j’ai du mal à voir et sentir le changement par le souffle de l’éco-mobilité… Serait-ce une année de plus pour répéter que les transports publics et la mobilité urbaine représentent l’avenir? Les actions durables que nous aimerions voir n’apparaissent pas, et c’est plutôt le fantôme de la semaine de la mobilité 2010 qui revient… Pourtant, les budgets existent.

Toutefois cette semaine est l’occasion de découvrir le visage de la mobilité, et l’image qu’en ont les gens. En pratique, la semaine de la mobilité est associée également aux déplacements en voiture individuelle, en voiture électrique, et tous les espoirs se portent aujourd’hui sur plus d’individualisme malgré tant d’années de communication pour le collectif…

En France, la Journée des Transports Publics

Vous en avez peut-être entendu parler, la journée du 21 Septembre est dédiée aux transports publics en France. A la Télévision, on nous annonce pour la journée des Transports Publics des actions d’information et de communication auprès des usagers:

  • Les cheminots seront dans plusieurs gares d’Ile-de-France pour parler de leur métier
  • Des personnalités de la RATP nous en disent plus sur leur gestion des ressources humaines, leur service client, et leurs projet sur l’information des voyageurs
  • Plusieurs villes et agglomérations annoncent la gratuité des transports pour cette journée: quelques formalités toutefois, aller chercher son ticket gratuit à la Mairie, ou acheter sur Internet…rapé pour demain si vous n’y avez pas pensé plus tôt, après tout, aller au travail en transports n commun, ça s’organise un mois à l’avance…

Bref, tout cela est bien “cool”, on en parle, de la mobilité, des services, des transports. Mais cela ne changera pas l’avis des usagers déçus pour autant…

Ce que demande l’usager relève aujourd’hui de l’information voyageurs en temps réel, pas de la communication…en temps limité à une journée!

Pour 2011, l’année de toutes les innovations avec les technologies sans contact, l’information voyageur embarquée, et déportée sur smartphone, nous attendions plus. Plus de vert, plus de performance, plus de service, plus d’espoir. De plus, l’éco-mobilité pourrait être mise en avant sur l’ensemble de ces projets: réduire les emissions CO2 grâce à l’éco-conduite, l’efficacité energétique des matériels roulants, etc. Encore faudrait-il les développer pour de bon . . .

Une enquête montrant l’envie de mobilité individualiste des Français

Le baromètre Mobivia / SNCF /Les Ateliers de la Terre / Harris Interactive version 2011 a été publié la semaine dernière. La conférence de presse du 20 Septembre nous a permis de découvrir que les français ont soif de mobilité. D’après le sondage, “les Français sont convaincus qu’ils se déplaceront plus d’ici 2030, [et,] attachés à leur voiture, ils souhaitent d’abord en diminuer l’impact écologique.”

Voici les principaux enseignements sur l’avis des Français:

  • Le véhicule personnel reste la meilleure réponse à des besoins de mobilité croissants.
  • Les français accordent une attention toute particulière à l’impact écologique de la voiture.
  • En parallèle, ils portent un nouveau regard sur les modes de transport alternatifs.
Voici ce que pensent les Français en 2011:

Une mobilité à la hausse, la voiture reste incontournable

Interrogés sur leur vision de la mobilité, 57% des Français anticipent des besoins de mobilité croissants d’ici à 2030 (+11 points par rapport à 2010).

D’après le sondage, “cependant, de plus en plus conscients de l’impact écologique des transports (+ 4 points), les Français se montrent ouverts à l’utilisation de véhicules électriques ou hybrides, à la condition d’en maîtriser le coût au regard d’un contexte économique incertain.

Ainsi, 35% des personnes interrogées jugent cette solution comme la plus susceptible d’allier économie, environnement et de constituer, dans un avenir proche, une réponse pertinente aux besoins individuels de déplacement.

En revanche, peu d’envie d’utiliser les transports en commun.

Une ambition : réduire l’impact écologique de la voiture

Les résultats du baromètre 2011 démontrent la dépendance des Français, pour des raisons pratiques, à l’usage de leur véhicule personnel. En ce qui concerne la réduction de l’impact écologique de la voiture, 88 % des Français déclarent pratiquer l’éco-conduite (+7 points), et 86 % mieux entretenir leur véhicule (+1 point). Si les Français sont attentifs à l’empreinte écologique de leurs déplacements, ils sont cependant 1 sur 2 à préciser qu’ils pourraient faire davantage d’efforts. Néanmoins, ils manifestent le souhait de voir évoluer la voiture d’ici à 2030. Ainsi, 56% des personnes interrogées privilégient la réduction de son impact écologique, devant notamment son coût d’utilisation (52%) ou encore sa sécurité (51%). Par ailleurs, interrogés sur l’efficacité des mesures publiques visant à réduire l’empreinte écologique des déplacements, 67% des Français préfèreraient une incitation à l’éco-entretien des véhicules de plus de cinq ans, juste après les propositions en faveur de la réduction du coût des transports publics supportés par les usagers (85%).

Des solutions alternatives en plein essor

Lorsque l’on interroge les Français sur les solutions de transport autres que la voiture qu’ils privilégient au quotidien, ils répondent aujourd’hui d’abord la marche à pied ou le vélo, puis l’usage d’un véhicule hybride ou électrique, suivis par les transports en commun (métro et tramway), le covoiturage et enfin l’auto partage. Ainsi, 68% des sondés déclarent être prêts à abandonner leur véhicule pour certains petits trajets et utiliser des modes doux comme le vélo ou le roller (+ 8 points). De même, 55% des personnes interrogées envisagent de privilégier les transports en commun ou le train (+7 points).

Quelques solutions de mobilité responsable

  • Passer à l’électrique
  • Partager ses trajets
  • Partager sa voiture

Les Français comptent donc encore utiliser la voiture pendant encore un moment, tout seul, et surtout se déplacer de plus en plus! Cela paraît donc de plus en plus facile et abordable, à l’heure où les problématiques énergétiques et environnementales rendent les transports plus chers et peu durables. Les ambitions d’amélioration collent toutefois parfaitement aux services nouvellement développés par nos sociétés françaises: il faut développer l’auto-partage, c’est une réalité, qui comprend de sérieux verrous psycho-sociaux, et le covoiturage qui connait aussi des inconvénients sociaux. La voiture électrique doit toutefois être éclairée sur son coté “responsable” et durable.

Electrique ou hybride, mais pas sans consommation

En effet, une voiture, qu’elle soit hybride ou électrique, consomme la même quantité d’énergie pour se déplacer d’un point à un autre. Un moteur électrique est plus performant en termes de rendement, certes, mais l’électricité doit être produite et acheminée. la voiture électrique est donc un mode de transport alternatif apportant surtout un confort de conduite et le silence urbain, mais surement pas un moyen de réduire les émissions de CO2 et de rendre le transport durable.

Collectif ou individualiste, il faut bouger

Depuis de nombreuses années, les transports en commun sont mis en avant, et développés. Leur succès est franc malgré leur mauvaise cote. Mais dans le même temps, le développement de la voiture individuelle n’a jamais été aussi fort: il n’y a qu’à voir le nombre de véhicules dans le monde (>1 Milliard) et en France (>30 Millions). Pourtant, ces voitures ne sont pas décrites comme nos amis…mais les transports publics, malgré qu’ils soient pleins à craquer, n’attirent pas les gens recherchant toujours plus de confort et d’individualisme.

Plus que tout, c’est le besoin et la nécessité de bouger qui ont grandi et exploser, ce qui fait que les mouvements n’ont fait que s’amplifier depuis des décennies. Un terrien qui effectuait au plus 500m  à pied pour son trajet domicile-travail au XIXe siècle, peut en faire aujourd’hui plus de 50 (km!) chaque jour… C’est donc le besoin de bouger, ou surtout la nécessité, qui augmente les déplacements, qu’ils soient collectifs ou individuels.

Un nouveau concept, l’anti-mobilité

Les terriens ont-ils le mal de Terre, ou la bougeotte? Partant du constat que tout mouvement physique engendre des émissions de CO2 et une consommation d’énergie, nous devons nous rendre à l’évidence et accepter de limiter nos déplacements, ou de les maintenir faibles. Moins de mobilité, c’est une vraie solution pour réduire nos émissions de CO2 et mieux vivre nos déplacements plus espacés.

Je propose aujourd’hui de penser à l’anti-mobilité, qui consisterait d’abord à réduire nos déplacements, qu’ils concernent nos déplacements professionnels ou personnels, puis de penser à revoir nos modes de déplacement. Ne devenons pas des mollusques, ni des limaces, mais repensons-nous! Privilégions l’emploi proche de chez nous, faisons nous courses près de chez nous (même si c’est plus cher, ou moins glamour), allons-voir notre famille au bout de la France moins souvent, partons moins en vacances et moins loin. Evidemment cela ne donne pas envie en termes de liberté ressentie et de confort, mais cela risque de vous procurer un sérieux gain de temps et d’argent! D’autant plus que la technologie est désormais à vos cotés.

Le High-tech au service de moins de mobilité

Le développement des nouveaux matériels et services high-tech favorisent aujourd’hui totalement la mobilité: les smartphone, et surtout les tablettes, permettent aujourd’hui de disposer de toutes les informations nécessaires, où que l’on soit. Le Cloud computing permet de centraliser et déporter vos données en un lieu unique, les nouveaux formats allégés permettent de lire, écrire, diffuser, partager des informations sous plusieurs types de médias (texte, video, son…), que cela soit via des applications, les emails, ou via les navigateurs web. La technologie est de plus en plus mûre, et se standardise. Mais elle évolue vers plus de mobilité. Nous aurons donc moins à bouger nous même, puisque les informations le font pour nous: rapports, conférences, autres informations

J’ai tendance aujourd’hui à prôner la réduction de la mobilité, malgré la facilité de bouger, et le sentiment que nous pouvons atteindre chaque endroit de la Terre en un clin d’oeil. C’est vrai, nous pouvons le faire sans y aller, avec la technologie! Ainsi, soyons anti-mobile!

Anti-mobilité ne veut pas dire immobilisme

Toutefois, aller vers moins de mobilité, ce n’est pas arrêter de bouger, et encore moins de pratiquer l’immobilisme. Nous avons besoin d’idées, de concepts, de services, qui doivent être développés pour rendre la mobilité moins présente, plus virtuelle, et plus durable. Que cela soit sur les matériels roulants, les smartphones, tablettes et autres outils high-tech, l’innovation doit agir pour nous faire avancer, et dépasser les principes obsolètes de toujours plus de déplacements.

Il faut donc encore bouger pour moins de mobilité … une consolation!

Toutefois, pour conclure, et ouvrir le débat, nous pouvons remercier l’organisation de cette semaine de la mobilité, puisqu’elle nous permet de nous exprimer sur le sujet après réflexion, et commenter ce qui se passe sur le marché. Alors, une semaine fantôme peut-elle cacher le train d’action durables? A vous de juger…

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Emissions de CEE = moins d’émissions de CO2 : Une équation soluble ?

Posté par Redaction Econov.eu Le 13 juin 2011 à 18h00 0 Commentaire

Poursuivons notre dossier sur les CEE, après la description du dispositif et de ses applications, faisons un bilan après plusieurs années de fonctionnement. Les Certificats d’Economie d’Energie semblent donc pouvoir financer les investissements en efficacité énergétique à tous les niveaux, dès lors qu’un spécialiste se charge de récupérer les certificats d’économies d’énergie. Une première période de fonctionnement a pu s’achever et nous vivons aujourd’hui en 2011 une nouvelle période dans la vie des CEE.

(Retrouver le 1er article : http://www.econov.eu/2011/les-certificats-deconomie-denergie-favoriser-linvestissement-en-efficacite-energetique)

Top CEE Emissions de CEE = moins d’émissions de CO2 : Une équation soluble ?

Un premier bilan mitigé

La première phase de développement des CEE a été l’occasion de réaliser plusieurs bilans de parcours. En reprenant les archives, nous pouvons voir :

  • Au 29 février 2008, selon l’ADEME, 220 certificats avaient été délivrés à 58 bénéficiaires, pour un volume de 14 TWh cumac (dont 4,5 les 2 derniers mois), soit 26% de l’objectif final. Ces économies ont concerné à 95,4% le secteur résidentiel, via surtout les économies de chauffage (74,8%) et l’isolation (19,8%).
  • En 2009, l’objectif de 54 TWh cumac a été dépassé puisque ce sont finalement 65,2 TWh cumac qui ont été délivrés à 251 bénéficiaires. Ces derniers, obligés ou éligibles, ont fait l’objet de 1 099 décisions, ce qui donne une moyenne de plus de 4 dossiers déposés par acteurs.

Les secteurs ayant profité au mieux du dispositif sont:

  • le bâtiment résidentiel avec 86,7 % des CEE.
  • l’industrie (7,4 %)
  • le bâtiment tertiaire (4,3 %)
  • les réseaux (1,3 %)
  • les transports (0,4 %).

En ce qui concerne l’utilisation des CEE, elle se fait surtout pour des opérations standardisées:

  • Chaudière individuelle de type Condensation (BAR-TH-06)
  • Chaudière individuelle de type Basse température (BAR-TH-08)
  • Chaudière collective de type Condensation (BAR-TH-07)
  • Pompe à chaleur de type air/air (BAR-TH-29)
  • Isolation de combles ou de toitures (BAR-EN-01)

Ceci est assez normal, puisque les opérations standardisées ont du être étudiées pour être bonnes, mais aussi parce que les professionnels suivent ces opérations standardisées dans leurs activités. C’est peut-être un moyen efficace, mais risque fort de limiter la capacité d’innovation en efficacité énergétique !

Ce premier bilan peut être considéré comme mitigé, puisque plusieurs retours d’expérience en entreprise montrent les difficultés d’utilisation des CEE. L’efficacité énergétique peine à s’intégrer en dehors de la contrainte imposée pour les distributeurs d’énergie. Il faut toutefois rester positif, puisque le système fonctionne !

2011, la deuxième phase

Depuis le lancement de la deuxième période d’obligation d’économies d’énergie le 1er janvier 2011, de nombreux obligés ont déposé auprès des services instructeurs des demandes d’agrément de plans d’actions d’économies d’énergie et sept structures collectives ont d’ores et déjà été créées. Le dispositif des CEE est désormais solidement ancré, et cette deuxième période donne une visibilité pour une nouvelle période de 3 ans. L’objectif d’économies d’énergies correspondant est de 345 TWh.

Le système devrait encore évoluer au cours de l’année: nous attendons de nouveaux textes et la création d’un guichet unique pour déposer les dossiers.

D’après les sources officielles, au 31 Mars, le ministère de l’écologie (MEDDTL) a validé plus de 4.600 demandes de certification déposées par 853 porteurs de projet. La totalité des actions d’économies d’énergie validées représente 196,2 TWh d’économie sur les 345 TWh à économiser d’ici fin 2013, soit plus de la moitié !

Cette fois, les économies viennent principalement des “obligés”. Ce sont les entreprises soumises à l’obligation d’économie : fournisseurs d’électricité, de gaz, de fioul ou de chaleur et les distributeurs de carburant. Ces derniers ont donc un lourd poids dans la balance. Comme pour la première phase, les CEE sont demandés pour des opérations standardisées (191,5 TWh), toujours en majorité dans le bâtiment résidentiel (83,2%).

7 structures collectives créées

Sept structures collectives regroupant plusieurs obligés ont été créées depuis le lancement de la seconde période, c’est une disposition de l’article 5 du décret du 29 décembre 2010. C’est surtout devenu une nécessité pour les obligés, puisque le volume minimal d’économies d’énergie permettant de présenter une demande de CEE a été relevé de 1 GWh à 20 GWh.

Et ailleurs dans le monde ?

Le système anglais

Le Royaume-Uni a été le premier pays à mettre en place, dès 2002, un dispositif de Certificats d’économies d’énergie. Après de bons résultats sur la première période (2002-2005), l’obligation imposée aux fournisseurs d’énergie a été doublée pour atteindre 130 TWh cumac.

Le système italien

En Italie, on parle de certificats blancs, appelés aussi titres d’efficacité énergétique (TEE). Ils certifient des épargnes d’énergies à travers des technologies et systèmes efficients. Ils sont émis par le gestionnaire du marché de l’electricité sur la base des certifications des épargnes obtenues et effectuées par l’Autorité Italienne pour l’énergie électrique et le gaz (A.E.E.G) .

Un certificat équivaut à une épargne d’une tonne de pétrole équivalent (tep). Chaque année, les objectif nationaux entre les distributeurs d’énergie électrique et de gaz sont redéfinis, et les répartitions modifiées. Les objectif augmentent chaque année selon un plan prédéfini et peuvent être respectés à travers la réalisation d’action auprès des consommateurs finaux (par exemple installation d’électroménagers ou chaudières à haut rendement, actions d’isolation thermique des bâtiments). Les TEE sont remboursées aux distributeurs avec une somme de 100 € par certificat.

Le système à donc l’air bien rodé chez les transalpins, nous pouvons nous en inspirer!

Conclusion

L’équation semble donc être soluble pour l’utilisation des CEE. Cependant, il existe un sérieux risque d’ajout de dispositif qui complique encore les démarches administratives, rend difficile la compréhension par tous. Les particuliers, les entreprises, les collectivités, ont besoin de dispositifs simples et de plus en plus unifiés. Nous avons en France plusieurs manières de financer l’efficacité énergétique, celle des CEE semble la moins remise en cause : profitons-en pour la rendre plus forte en permettant d’unifier les services !

Certificats d’économies d’énergie : 196,2 TWh d’économie ont été validés
Source: ADEME, Wikipedia, Actu-environnement, ATEE.
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