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L’Avenir Solaire et le photovoltaïque, le marché français futur Eldorado ?

Posté par Redaction Econov.eu Le 25 novembre 2011 à 08h44 3 Commentaires

Le jeudi 10 Novembre dernier, la Rédaction d’Econov était l’invitée de SolarPlaza qui organisait à Lyon sa conférence annuelle sur le futur de l’énergie solaire en France : The Solar Future France.

Comme convenu, en voici les échos, par votre reporter spécialiste de l’énergie solaire.

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Objectif de cet événement

Plus de 120 intervenants et participants étaient réunis pour faire le point sur la situation et se livrer à un exercice de prospective (à 3, 5 ou 10 ans) concernant l’avenir du solaire PV en France.

Toute la journée, les présentations des différents intervenants, tous de très grande qualité, ont été menées de main de maître par Edwin Koot, gérant de SolarPlaza, engendrant des débats passionnés dans la salle.

Le climat, tendu au départ en raison des incertitudes qui continuent de planer sur la filière, a laissé place à de superbes rayons de soleil ; les raisons d’espérer étant finalement plus nombreuses que la situation ne le laisse augurer.

 

Les raisons de désespérer

Le cadre réglementaire, les nouvelles conditions de tarification imposée par le gouvernement, les appels d’offres et les lourdeurs administratives ont toutes été pointées du doigt par une filière qui a subi en quelques mois de nombreuses turpitudes. Econov s’en était largement fait l’écho dans ses colonnes, (voir notre article ici )

Moratoire, dénigrement des sociétés présentes sur ce marché (achat de modules chinois, installations non-conformes), ont conduit à l’écroulement du marché résidentiel en 2011 et à la faillite de plusieurs entreprises avec, à la clé, la perte de plusieurs milliers d’emploi… parfois nouvellement créés. Photowatt a ainsi récemment été placé en redressement judiciaire, INEO réoriente son activité, Fonroche se lance dans la biomasse et se tourne, dans le solaire, vers l’export.

EDF, le lobby nucléaire, le Diktat de l’énergie centralisée ont également été dénoncés ; la vision du futur exposée par les différents intervenants étant à l’opposé de pratiquement tout ce qui se fait à l’heure actuelle en France.

Si l’on y ajoute l’augmentation récente du taux de TVA de 5,5 % à 7 %, des coûts d’installations (5 € / Wc) bien supérieurs aux standards allemands (de l’ordre de 2,5 € /Wc) et un accès au crédit auprès des banques rendu plus difficile par la crise financière, le tableau est vraiment noir.

SolarFutureFrance 2 300x199 LAvenir Solaire et le photovoltaïque, le marché français futur Eldorado ?

Les raisons d’espérer

Les raisons d’espérer sont cependant nombreuses et ont illuminé le cœur de tous les partisans du solaire PV en France.

A terme, le Business Model du solaire PV pourrait ressembler au Business Model d’Internet, selon Edwin Koot.

La France possède le 5ème gisement solaire européen. Tous s’accordent à penser que la parité réseau pourrait donc y être atteinte en 2015 / 2016 pour une parité réseau européenne complète en 2018. Sous condition de solutions de stockage adaptés, ceci signifie que de nombreux particuliers pourraient construire leurs maisons dans une optique de « site isolé » et dire définitivement bye-bye à l’offre de tous les énergéticiens.

Cette parité réseau serait d’autant moins longue à atteindre que le coût des modules PV a fortement diminué ces derniers temps et continue de décroître, permettant aux installations d’être de moins en moins coûteuses. A ce sujet, force est de constater que, même dans les conditions actuelles de tarification, le retour sur investissement d’une installation pour un particulier oscille encore entre 8 et 10 ans, ce qui reste, tout compte fait, très intéressant.

Le label BBC (Bâtiments Basse Consommation) dans le bâtiment permettra certainement au Photovoltaïque de se mettre en avant et de redorer son blason, puisqu’il favorise la production locale d’énergie et l’efficacité énergétique.

Enfin, la volonté des régions de militer pour une énergie décentralisée est marquée, mais surtout, point très important, la filière solaire française présente désormais un front uni !!

Ce front uni a vu l’émergence d’un plan proposé au gouvernement pour atteindre les 20 GW installés en 2020, bien loin de la proposition des accords de Grenelle (5,4 GW). Il y en a même qui ont évoqué le chiffre astronomique de 100 GW !! C’est dire !

 

Les tendances potentielles

A l’aulne de ces différents débats il se dégage plusieurs tendances qui devraient constituer l’ossature du développement de la filière française.

Le coût des modules PV va continuer de baisser.La technologie PVcristalline devrait rester, selon les différents intervenants, la technologie la moins coûteuse pour l’énergie solaire. Le CPV et le CSP ne seront jamais suffisamment compétitifs en termes de coûts, les modules en technologie « couches minces » auraient atteint un pallier en termes de rendement. Il est cependant possible, à mon humble avis, qu’une technologie voie le jour d’ici 3 à 5 ans, déjouant tous les pronostics actuels.

Les « sites isolés » et l’auto consommation, sous réserve de solutions de stockage et de technologies de compteurs adaptés (compteurs sachant compter en termes de consommation mais également en termes de production), en est une.

L’efficacité énergétique est un enjeu majeur ; il ne suffit pas de produire de l’énergie encore faut-il tout mettre en œuvre pour en consommer moins. Les Bâtiments Basse Consommation et la nécessité de rendre la maison « intelligente » en est, de fait, une autre.

Des solutions astucieuses voient le jour : l’évocation des micro onduleurs et de l’association du solaire photovoltaïque et du solaire thermique dans le même panneau – sujets que la Rédaction d’Econov avait évoqué dans ses colonnes  http://www.econov.eu/2011/micro-onduleurs-panneaux-photovoltaiques-innovation-inverter/

et http://www.econov.eu/2011/plein-feux-sur-les-centrales-solaires-photovoltaiques-pv-au-sol/ – en est une 3ème.

L’idée étant, finalement, que nous devrions passer dans quelques années d’un modèle de « simples consommateurs » à un modèle où nous serions tous « consommateurs ET producteurs ».

 

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Conclusion

La France pourrait devenir le nouvel Eldorado du solaire.

La seule véritable question qui reste en suspens est la suivante : oui, mais quand ? De quel moteur a-t-on besoin pour amorcer durablement la pompe, puisqu’elle a calé en 2011 sur sa première lancée ?

Retrouvez les commentaires et conclusions de SolarPlaza sur cet événement : http://www.solarplaza.com/shop/#ecwid:category=263043&mode=product&product=7708025

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Emissions de CEE = moins d’émissions de CO2 : Une équation soluble ?

Posté par Redaction Econov.eu Le 13 juin 2011 à 18h00 0 Commentaire

Poursuivons notre dossier sur les CEE, après la description du dispositif et de ses applications, faisons un bilan après plusieurs années de fonctionnement. Les Certificats d’Economie d’Energie semblent donc pouvoir financer les investissements en efficacité énergétique à tous les niveaux, dès lors qu’un spécialiste se charge de récupérer les certificats d’économies d’énergie. Une première période de fonctionnement a pu s’achever et nous vivons aujourd’hui en 2011 une nouvelle période dans la vie des CEE.

(Retrouver le 1er article : http://www.econov.eu/2011/les-certificats-deconomie-denergie-favoriser-linvestissement-en-efficacite-energetique)

Top CEE Emissions de CEE = moins d’émissions de CO2 : Une équation soluble ?

Un premier bilan mitigé

La première phase de développement des CEE a été l’occasion de réaliser plusieurs bilans de parcours. En reprenant les archives, nous pouvons voir :

  • Au 29 février 2008, selon l’ADEME, 220 certificats avaient été délivrés à 58 bénéficiaires, pour un volume de 14 TWh cumac (dont 4,5 les 2 derniers mois), soit 26% de l’objectif final. Ces économies ont concerné à 95,4% le secteur résidentiel, via surtout les économies de chauffage (74,8%) et l’isolation (19,8%).
  • En 2009, l’objectif de 54 TWh cumac a été dépassé puisque ce sont finalement 65,2 TWh cumac qui ont été délivrés à 251 bénéficiaires. Ces derniers, obligés ou éligibles, ont fait l’objet de 1 099 décisions, ce qui donne une moyenne de plus de 4 dossiers déposés par acteurs.

Les secteurs ayant profité au mieux du dispositif sont:

  • le bâtiment résidentiel avec 86,7 % des CEE.
  • l’industrie (7,4 %)
  • le bâtiment tertiaire (4,3 %)
  • les réseaux (1,3 %)
  • les transports (0,4 %).

En ce qui concerne l’utilisation des CEE, elle se fait surtout pour des opérations standardisées:

  • Chaudière individuelle de type Condensation (BAR-TH-06)
  • Chaudière individuelle de type Basse température (BAR-TH-08)
  • Chaudière collective de type Condensation (BAR-TH-07)
  • Pompe à chaleur de type air/air (BAR-TH-29)
  • Isolation de combles ou de toitures (BAR-EN-01)

Ceci est assez normal, puisque les opérations standardisées ont du être étudiées pour être bonnes, mais aussi parce que les professionnels suivent ces opérations standardisées dans leurs activités. C’est peut-être un moyen efficace, mais risque fort de limiter la capacité d’innovation en efficacité énergétique !

Ce premier bilan peut être considéré comme mitigé, puisque plusieurs retours d’expérience en entreprise montrent les difficultés d’utilisation des CEE. L’efficacité énergétique peine à s’intégrer en dehors de la contrainte imposée pour les distributeurs d’énergie. Il faut toutefois rester positif, puisque le système fonctionne !

2011, la deuxième phase

Depuis le lancement de la deuxième période d’obligation d’économies d’énergie le 1er janvier 2011, de nombreux obligés ont déposé auprès des services instructeurs des demandes d’agrément de plans d’actions d’économies d’énergie et sept structures collectives ont d’ores et déjà été créées. Le dispositif des CEE est désormais solidement ancré, et cette deuxième période donne une visibilité pour une nouvelle période de 3 ans. L’objectif d’économies d’énergies correspondant est de 345 TWh.

Le système devrait encore évoluer au cours de l’année: nous attendons de nouveaux textes et la création d’un guichet unique pour déposer les dossiers.

D’après les sources officielles, au 31 Mars, le ministère de l’écologie (MEDDTL) a validé plus de 4.600 demandes de certification déposées par 853 porteurs de projet. La totalité des actions d’économies d’énergie validées représente 196,2 TWh d’économie sur les 345 TWh à économiser d’ici fin 2013, soit plus de la moitié !

Cette fois, les économies viennent principalement des “obligés”. Ce sont les entreprises soumises à l’obligation d’économie : fournisseurs d’électricité, de gaz, de fioul ou de chaleur et les distributeurs de carburant. Ces derniers ont donc un lourd poids dans la balance. Comme pour la première phase, les CEE sont demandés pour des opérations standardisées (191,5 TWh), toujours en majorité dans le bâtiment résidentiel (83,2%).

7 structures collectives créées

Sept structures collectives regroupant plusieurs obligés ont été créées depuis le lancement de la seconde période, c’est une disposition de l’article 5 du décret du 29 décembre 2010. C’est surtout devenu une nécessité pour les obligés, puisque le volume minimal d’économies d’énergie permettant de présenter une demande de CEE a été relevé de 1 GWh à 20 GWh.

Et ailleurs dans le monde ?

Le système anglais

Le Royaume-Uni a été le premier pays à mettre en place, dès 2002, un dispositif de Certificats d’économies d’énergie. Après de bons résultats sur la première période (2002-2005), l’obligation imposée aux fournisseurs d’énergie a été doublée pour atteindre 130 TWh cumac.

Le système italien

En Italie, on parle de certificats blancs, appelés aussi titres d’efficacité énergétique (TEE). Ils certifient des épargnes d’énergies à travers des technologies et systèmes efficients. Ils sont émis par le gestionnaire du marché de l’electricité sur la base des certifications des épargnes obtenues et effectuées par l’Autorité Italienne pour l’énergie électrique et le gaz (A.E.E.G) .

Un certificat équivaut à une épargne d’une tonne de pétrole équivalent (tep). Chaque année, les objectif nationaux entre les distributeurs d’énergie électrique et de gaz sont redéfinis, et les répartitions modifiées. Les objectif augmentent chaque année selon un plan prédéfini et peuvent être respectés à travers la réalisation d’action auprès des consommateurs finaux (par exemple installation d’électroménagers ou chaudières à haut rendement, actions d’isolation thermique des bâtiments). Les TEE sont remboursées aux distributeurs avec une somme de 100 € par certificat.

Le système à donc l’air bien rodé chez les transalpins, nous pouvons nous en inspirer!

Conclusion

L’équation semble donc être soluble pour l’utilisation des CEE. Cependant, il existe un sérieux risque d’ajout de dispositif qui complique encore les démarches administratives, rend difficile la compréhension par tous. Les particuliers, les entreprises, les collectivités, ont besoin de dispositifs simples et de plus en plus unifiés. Nous avons en France plusieurs manières de financer l’efficacité énergétique, celle des CEE semble la moins remise en cause : profitons-en pour la rendre plus forte en permettant d’unifier les services !

Certificats d’économies d’énergie : 196,2 TWh d’économie ont été validés
Source: ADEME, Wikipedia, Actu-environnement, ATEE.
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Voici un premier article sur les Certificats d’Economies d’Energie (CEE) afin de vous expliquer le principe du système mis en place en France pour favoriser les investissements dans l’efficacité énergétique. Cet article introductif sera suivi d’un article d’analyse du dispositif, après plusieurs années de fonctionnement, à l’aube de sa généralisation.

En France, dans le cadre de l’application du protocole de Kyoto, la loi POPE du 13 juillet 2005, prévoyait de mettre en place un système obligeant les fournisseurs d’énergie à réduire l’intensité énergétique finale, c’est-à-dire le rapport entre la consommation d’énergie et la croissance économique : les CEE (certificats économie d’énergie) sont nés de cette réglementation. Ce sont ces certificats économie d’énergie, qui prennent une place centrale dans le système de la loi 2005-781. En effet, c’est grâce à ces CEE que les efforts des vendeurs d’énergie sont évalués.

Top CEE Les Certificats dEconomie dEnergie, favoriser linvestissement en efficacité energétique

Définition des CEE

La loi fixe un objectif de réduction de l’intensité énergétique de 2% par an d’ici 2015 et de 2.5% d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, les fournisseurs d’énergie doivent se procurer les CEE correspondant à l’économie d’énergie qu’ils sont censés réaliser chaque année. Sinon, ils sont amenés à s’acquitter d’une pénalité libératoire à verser à l’Etat.

La loi POPE a donc créé un marché de CEE. Ainsi, tout acteur de la vie économique (Entreprise, ménage, collectivité territoriales, etc.) ayant réalisé une ou plusieurs actions permettant une économie d’énergie peut se faire délivrer un CEE. Et celui-ci peut vendre son CEE à un fournisseur d’énergie.

Par ailleurs, les fournisseurs d’énergie peuvent obtenir des CEE grâce aux investissements effectués par leurs clients, s’il est constaté qu’ils ont amené les consommateurs à réaliser des économies d’énergie. Cela se traduisant par exemple par l’apport des informations sur les moyens à mettre en œuvre, aide aux travaux, service de préfinancement, diagnostic gratuit, etc. Les CEE reçus sont sur base de forfaits en kWh calculés par type d’action. De plus, en réalisant des économies d’énergie dans leurs propres bâtiments et installations, les fournisseurs d’énergie ont un troisième moyen d’obtenir des CEE. Cependant, il ne faut pas que ces sites soient déjà soumis à des exigences au titre de la réglementation sur les quotas d’émission de gaz à effet de serre.

Les avantages apportés par les CEE

L’avantage d’un tel dispositif est que des économies d’énergie peuvent être réalisées à grande échelle, et par tous les acteurs économiques. Le financement de l’Etat est donc limité par ce système auto-équilibré, censé soutenir les investissements “de terrain”.

De plus, une solution est apportée sans créer de charge supplémentaire pour le budget de l’Etat. Les pouvoirs publics jouent uniquement un rôle d’arbitre dans l’application du dispositif. En effet, par la voix du ministère chargé de l’énergie, l’Etat répartit les obligations (nombre de KWh à économiser) entre les fournisseurs d’énergie en fonction de leur poids respectif sur le marché. Cela après avoir défini un objectif national d’économies. C’est également l’Etat qui délivre les certificats. Pour obtenir un certificat, un acteur doit s’adresser à la direction régionale de l’industrie de la recherche et de l’environnement. Cependant, pour éviter une inflation des frais de gestion, un seuil minimum d’éligibilité est fixé, pour délivrer des certificats uniquement pour des actions d’une taille conséquente, ou à un regroupement de petites actions. On ne peut donc pas obtenir de CEE pour la moindre économie d’énergie réalisée. Même si c’est l’Etat qui délivre les certificats économie d’énergie, la fixation des prix n’est pas de son ressort. Le prix est déterminé par le marché en fonction de l’offre et de la demande.

Pour inciter les Français à s’impliquer dans le combat pour sauver notre planète en danger, ce dispositif de la loi POPE semble avoir beaucoup d’arguments. Effectivement, grâce aux nombreuses possibilités offertes par les émissions de CEE, un levier efficace a été créé pour baisser la consommation énergétique. Cette baisse de la consommation énergétique passant par des investissements en énergies propres, c’est l’émission de gaz à effet de serre qui devrait connaître une baisse par la même occasion.

On fait ainsi d’une pierre plusieurs coups, dans la mesure où les CEE permettent une sensibilisation sur les enjeux énergétiques pour tous les acteurs économiques, et les incitations financières sont nombreuses pour ceux qui ne réalisaient pas les investissements nécessaires afin de baisser considérablement leur consommation énergétique, par manque de moyens.

Utiliser des CEE en pratique

En pratique, vous auriez pu le deviner, il n’est pas si simple d’obtenir et de revendre des CEE… Il faut un investissement conséquent pour bénéficier de CEE. Les investissements sont classés par le Ministère de l’Energie selon plusieurs catégories : bâtiment résidentiel, tertiaire, industrie, réseaux, transports, et des opérations standardisées et forfaitisées existent. La délivrance des CEE se fait par des démarches administratives, qui peuvent être très lourdes pour les personnes non initiées. C’est pourquoi ces opérations sont difficilement utilisables par les particuliers, et entreprises non spécialisées.

Une fois les travaux réalisés, un dossier de demande de certificats doit être envoyé aux DREAL (ou DRIEE Ile-de-France) de la région dans laquelle leur siège social est installé. Une fois attribués, les CEE sont matérialisés par une inscription au registre national et peuvent faire l’objet de transactions négociées par virement entre comptes.

Ces faits amènent la concentration des CEE par des spécialistes, qui regroupent toutes les demandes et récupèrent les CEE auprès de l’Etat. C’est comme ça que les particuliers peuvent espérer récupérer des CEE.

La gestion administrative à mettre en place, non négligeable, a donc plutôt trouvé un intérêt dans la concentration par des entreprises spécialisées dans les CEE, se chargeant de récupérer les CEE des professionnels et particuliers. Ces entreprises récupèrent les certificats, effectuent les démarches officielles, et redistribuent les gains. Ce système est devenu valable pour les grandes entreprises, les PME, et les particuliers.

Les applications pour les entreprises, les collectivités et les particuliers

Des moyens intéressants et innovants se sont développés pour récupérer des certificats d’économie d’énergie. Lorsqu’il s’agit de toucher les particuliers, des spécialistes du grand public se sont emparés du sujet de l’énergie. Les distributeurs en grandes surfaces sont concernés par les CEE, puisqu’elles revendent du carburant, soit de l’énergie!

Les économies d’énergies Leclerc

La société Leclerc fut la première à innover dans ce financement énergétique. Elle a proposé les “primes énergie”, gérables en ligne sur http://www.lenergiemoinscher.com. Le processus semble directement géré par Leclerc, à travers la filiale SIPLEC (Société d’importation Leclerc).

Le plus ici est qu’ils disposent d’un simulateur de CEE très simple et bien conçu. Nous avons simulé, pour une maison, des travaux d’isolation des combles (40m²), (avec 100m² habitables), représentant un investissement d’environ 10000€ : le simulateur vous propose 114€, ce qui reste intéressant, mais faible.

Carte Eco Energie Leclerc Les Certificats dEconomie dEnergie, favoriser linvestissement en efficacité energétique

La prime Eco-énergie Auchan

Auchan travaille sur les CEE par sa filiale Petrovex, en charge de la distribution de carburant. Auchan propose aux particuliers de financer les travaux de rénovation de leur habitat, et les accompagne dans leur financement avec la société Economie d’Energie SAS.

Nous avons testé le simulateur de CEE (http://www.primecoenergieauchan.fr/Je-simule-ma-prime.html) en ligne: vous pouvez là aussi simuler le chèque que vous recevrez. En simulant, pour une maison, des travaux d’isolation des combles (40m²), représentant un investissement d’environ 10000€, le simulateur vous propose 228€ de CEE, ce qui est supérieur à Leclerc. Les autres avantages sont également rappelés: économies, crédits d’impôts, etc.

Application dans les infrastructures, les bâtiments publics et privés

Ces applications sont réalisées par les entreprises en charge des travaux dans les secteurs des infrastructures. Ils proposent dans leurs prix une partie récupérable au titre des CEE par les collectivités, les bailleurs sociaux, les privés. Les clients finaux, collectivités, bailleurs sociaux, entreprises, se retrouvent avantagées en bénéficiant d’infrastructures économes en énergie, et une partie de leur investissement est financé par des CEE. Un bon levier pour l’innovation sur le principe !

auchanECOENERGIE 300x156 Les Certificats dEconomie dEnergie, favoriser linvestissement en efficacité energétique

Conclusion

La mise en place du dispositif global est progressive, avec une période expérimentale de trois ans, de manière à laisser à tous les acteurs un temps d’adaptation. C’est donc un projet à long terme, pour lequel il faudra patienter avant de pouvoir en évaluer l’impact environnemental.

Les CEE apparaissent comme une bonne solution, auto-financée, et favorisant les investissements en matière d’efficacité énergétique. Faisons dans notre prochain article une analyse et un bilan.

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Retour sur notre dossier innovant des SmartGrid, alors que l’actualité nucléaire semble prendre le dessus sur l’avenir des réseaux électriques. Nous allons ici décrire les possibilités offertes par les smartgrids d’intégrer l’avenir de la mobilité électrique, et de la production d’énergie renouvelable, deux technologies à la fois pleines d’espoir, et tant problématiques vis-à-vis de nos modes de gestion actuels de l’énergie.

Top SmGrid 1 SmartGrid Partie 4   Intégrer les Véhicules électriques et les ENR dans lintelligence du réseau électrique

La production d’énergies renouvelables locales a besoin d’un nouveau réseau

Par nature, les énergies renouvelables sont produites là où la nature le permet: le vent, le soleil, la chaleur souterraine doivent être utilisés en leur lieu naturel. Cela se traduit par des toitures solaires photovoltaïques, des champs d’éoliennes dans les plaines ventées, et les côtes marines, etc. De plus, les incitations fiscales, en France par exemple, poussent à réinjecter les énergies produites en local sur le réseau national d’énergie électrique.

Ceci risque donc de poser un grand problème aux gestionnaires des réseaux électriques en Europe, qui risquent d’avoir des difficultés pour prévoir l’évolution de la production énergétique et la consommation. Cela pose également des problèmes techniques, puisque l’injection d’électricité massive à des heures précises provoque des hausses de tension localisées et des perturbations de fréquence du réseau. C’est pourquoi ErDF et RTE, gestionnaires du réseau électrique français, semblent vouloir freiner la production décentralisée d’énergie.

D’où le besoin d’une nouvelle gestion du réseau électrique dans le monde. Dans un monde relié, avec des sources de production délocalisées, le réseau doit changer avec les SmartGrids. Il y a certes des risques, mais l’innovation technologique va nous permettre d’augmenter les informations récupérées sur le réseau et augmenter sa maîtrise de plus en plus fine.

smartgrid 454570a 6 300x162 SmartGrid Partie 4   Intégrer les Véhicules électriques et les ENR dans lintelligence du réseau électriqueLa future morphologie du réseau électrique Français

Les voitures électriques pour stocker l’énergie mondiale: le vehicle to grid

Lors des différentes rencontres auxquelles j’ai assisté sur le sujet des véhicules électriques, j’ai toujours entendu l’idée farfelue selon laquelle nous pourrons stocker de l’énergie électrique dans nos véhicules et la revendre sur le réseau: c’est ce que l’on appelle le Vehicle to grid, lorsque  nous réinjectons de l’énergie sur le réseau. Bien sur, ce qu’espèrent les gens qui y pensent, c’est revendre l’énergie de leur batterie plus chère !

Techniquement, l’idée parait très bonne, notamment pour permettre d’équilibrer et de stabiliser la gestion du réseau avec l’intégration des énergies renouvelables. En effet, les panneaux solaires produisent l’énergie de jour avec le soleil ( plus en été), les éoliennes lorsqu’il y a du vent, alors que nos besoins se situent essentiellement la nuit, et lorsqu’il fait froid pour le chauffage. De plus, nous ne savons aujourd’hui stocker de grandes quantités d’énergie de manière viable, puisque la solution consiste en le stockage par batteries. C’est pourquoi les voitures électriques pourraient stocker ces énergies superflues en se rechargeant, et éventuellement les réinjecter sur le réseau si besoin.

Pourtant, cette idée est vue par les gestionnaires du réseau (ErDF, RTE) comme trop futuriste, qui ne sera mis en oeuvre avant 2040. Je pense que les technologies Smart Grid s’y prêtent très bien et la faisabilité est réelle. Toutefois, cette revente d’énergie restera sans doute très limitée au niveau de chaque véhicule, puisque l’on oublie qu’une voiture est faite pour consommer de l’énergie, et que nous nous posons encore en 2011 la question de l’autonomie des ces nouvelles voitures. Et pourquoi la revendrait-on plus cher? Pour payer sa propre énergie, son propre chauffage individuel plus cher?

Couplage de toutes les energies et les informations

Ainsi, les véhicules électriques permettant le stockage électrique par batterie, et les sources de production d’énergie décentralisées et intermittentes, doivent être couplées sur le réseau électrique afin de donner le meilleur d’elles-même. Les réseaux intelligents sont donc la solution pour éventuellement concurrencer le modèle actuel de production d’énergie centralisée (nucléaire, charbon, etc.). Une réflexion de fond s’impose donc sur les besoins, et la nouvelle manière de voir le réseau. Une vraie révolution des réseaux électriques et d’information. Attention toutefois à ne pas choisir la fuite en avant technologique et économique (avec la recherche de gain financier à la revente par exemple), qui nous ferait innover dans les technologies de manière non durable, et limiterait fortement les intérêts des SmartGrid, il faut savoir raison garder…

Une feuille de route pour la France lancée par l’ADEME

En ce début d’année 2011, l’ADEME a publié une feuille de route dédiée aux réseaux intelligents nommée ” réseaux et systèmes électriques intelligents integrant les énergies renouvelables” (Télécharger le document ici). Ce document est issu de la réflexion d’un groupe d’experts issus des grands groupes (AREVA, GDF SUEZ, etc.), concluant sur l’existence de 3 paramètres clés qui joueront un rôle déterminant sur la forme et la nature des réseaux et des systèmes électriques intelligents :

  • l’offre de produits et de services associés à l’intelligence des réseaux
  • le degré et la forme de décentralisation du système et des réseaux électriques
  • les choix de régulation, les modèles d’affaire et les jeux d’acteurs autour des réseaux et systèmes électriques intelligents
Le groupe d’expert abouti à “4 visions contrastées des réseaux et du système électrique : 2 visions à l’horizon 2020 et 2 visions à l’horizon 2050″.
Afin de permettre l’insertion massive des énergies renouvelables sur le réseau, des AMI (Appel à la Manifestation d’Intérêt) sont en cours de préparation, qui seront sans doute destinés aux grandes entreprises de l’énergie et des systèmes d’information. Il ne serait pas inintéressant, je pense, d’accorder une attention toute particulière aux petites entreprises passionnées par l’innovation et les technologies. Débattre, réfléchir, conseiller, sur des questions locales, concevoir le futur, tout cela peut ne peut se faire au mieux qu’en faisant partager des interets communs à tous, en intégrant les petits et les grands dans le processus, pourvu qu’ils soient motivés!

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La catastrophe nucléaire au Japon et les conséquences mondiales, méritent une analyse réfléchie des forces et acteurs en présence, afin de vous décrire les réels risques pour la santé de l’espèce humaine. Ces risques sont-ils maîtrisés ? Faisons ici un point sur l’actualité du risque environnemental mondial de l’année 2011.

Le séisme de forte magnitude, ayant provoqué un tsunami extraordinaire, dévastant toute une partie de la côte japonaise. Cette catastrophe naturelle à fortement endommagé la centrale nucléaire de Fukushima, exploitée par l’entreprise privée TEPCO: c’est l’effet papillon qui montre ses dégâts immenses. Toutefois, l’incident déclaré concernait au départ une simple inquiétude sur un seul des réacteurs de la centrale. Depuis le 11 Mars, la situation ne fait qu’évoluer dans le mauvais sens, malgré les divers espoirs que nous y portons tous.

5538322988 8110f707de b 300x261 Crise nucléaire au Japon, conséquences mondiales, analyse des risques maîtrisée ? Partie 1   Tic Tac Tic Tac ...

Une chose est claire : rien n’est clair

Nous semblons entendre le tic tac d’une montre, ou plutôt d’une bombe à retardement, si nous sommes alarmistes et apeurés. La communication, au coup par coup, et en décalé pour nous les Français qui apprenons les nouvelles au matin, est de plus en plus floue. La transparence, qui semblait de rigueur japonaise au départ, semble disparaître sous un nuage de plus en plus opaque. Au fur et à mesure que nous avançons, les nouvelles sont mauvaises, les espoirs s’amenuisent, d’où peut-etre une plus forte difficulté à assumer les faits.

De plus, le Gouvernement Japonais, ainsi que les yeux du monde entier, semblent mettre sous pression les responsables du sauvetage, TEPCO. Des erreurs dans les chiffres dévoilés semblent notamment montrer que la fatigue des responsables atteint un degré avancé, et signifie également leur désemparement.

Des premières fuites dans l’air, avec un impact officiel local “maîtrisé” au Japon et “faible” ailleurs

Les premiers jours ayant vu l’explosion partielle des réacteurs, due à la montée de la pression après la montée en température, des premières fuites radiactives ont volontairement et involontairement eu lieu afin d’éviter l’explosion complète des réacteurs. Un premier nuage s’est donc dilué au dessus de l’Océan Pacifique. Ceci semble avoir très peu affecté la radioactivité aux Etats-Unis, et encore moins en Europe. En toute logique, l’impact parait faible et à priori réellement. Les effets sur le long terme nous en diront plus.

Toutefois, la zone japonaise sinistrée semble subir d’importantes conséquences: taux de radioactivité très élevés dans l’eau, les aliments, l’air, ce qui inquiète les populations locales de plus en plus. Assez peu d’échos chez nous, avouons-le. Il semblerait que la zone impactée par l’incident nucléaire atteint un rayon de 100 km autour de la centrale !

5529940939 6b417693a0 b 300x288 Crise nucléaire au Japon, conséquences mondiales, analyse des risques maîtrisée ? Partie 1   Tic Tac Tic Tac ...

Schéma du réacteur de Fukushima

Source: Flickr, Daveeza

Contamination de l’eau non maîtrisée

Désormais, nous savons que des fuites radioactives ont lieu directement dans l’océan, et ce en grande quantité, plus de 2000 fois supérieure à la normale pour l’iode radioactive. Que faire ? C’est ce que se demande tout le monde. N’a-t-on pas de moyen d’isoler la centrale de l’eau de l’océan, et des nappes phréatiques?

La contamination de l’eau n’était pas encore un phénomène arrivé à grande échelle. Mais cela pourrait être bien pire que l’air. Une fois l’eau polluée, c’est l’ensemble de la chaîne hydrique qui serait radioactive. Autant dire que le risque est énorme, malgré les arguments de dilution dans l’océan. Dès lors que la source de fuite n’est pas mesurée ni maîtrisée, cela représente un risque maximal.

La peur créée autour de l’incident est-elle un instrument politique ?

Plusieurs personnes, par exemple Claude Allègre, Michel Onfray, semblent penser et dire qu’il n’y a pas de catastrophe nucléaire au Japon, mais uniquement un seisme aux lourdes conséquences, et que les médias mondiaux utilisent la peur engendrée par le nucléaire afin de créer le buzz. Nous pourrions en dire autant des politiciens, qui utilisent dans tous les pays les arguments du nucléaire à des fins électorales.

Mais le risque et la peur sont bien réels, malheureusement. La radioactivité est un phénomène physique que l’homme ne sait maîtriser complètement. L’Homme sait uniquement créer des barricades face à ces réactions chimiques qu’elle ne peut combattre. Et contrairement à d’autres réactions chimiques, la radioactivité est des plus nocives et longue dans le temps !

Avoir peur est donc normal, surtout pour les populations jeunes, qui souhaiteraient un jour profiter de cette Terre de manière saine.

EDF et AREVA dépêchés au Japon

TEPCO, l’exploitant de la centrale, désemparé face à la situation, malgré les efforts mis en oeuvre pour sauver la centrale, a fait appel aux experts et entreprises du monde entier afin d’aider le Japon à gérer la crise. EDF et AREVA apportent déjà un soutien technique en envoyant du matériel (de protection notamment), et depuis peu des experts et ingénieurs afin de réfléchir aux solutions, mesurer les impacts, évaluer les risques.

Nous verrons désormais si les résultats dans la maîtrise du risque nucléaire s’en trouvent fortement améliorés, surtout si les méthodes de communication sont exportées.

5300173476 047ddd9cde z 300x200 Crise nucléaire au Japon, conséquences mondiales, analyse des risques maîtrisée ? Partie 1   Tic Tac Tic Tac ...

Centrale de Fukushima, jolie non ?

Actions immédiate pour sauver l’humanité ? Risques ? Tic Tac tic tac …

Jacque Attali, un penseur de notre pays, écrit sur l’Express “Branle-bas de combat pour sauver Fukushima et l’humanité” et martèle qu’il faut agir. Je le rejoint en ce point, et vous invite à réfléchir sur les moyens à mettre en oeuvre en pratique. Il faudra innover dans un temps court, et éventuellement apprendre à protéger les populations.

On parle depuis hier de super-bâches évitant les émanations dans l’air (ce qui prouve bien qu’il y en a toujours!), et des réflexions sur les solutions pour récupérer l’eau contaminée. La contamination de l’océan peut s’avérer bien pire que l’air, puisque notre ressource chère serait polluée à jamais !

C’est pourquoi, malgré que cela soit triste à dire, mais c’est la raison d’être d’Econov’, la vérité semble aujourd’hui être l’inconnue principale. Le risque plane réellement, et ce ne sont pas les informations contradictoires révélées depuis 3 semaines qui rétabliront la sécurité. Les heures tournent, nous devrions revenir à la réalité, et agir … mais en attendant, tic tac tic tac …

Nous continuerons ce dossier d’actualité et vous tiendrons au courant de l’actualité nucléaire par des analyses complètes.

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