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Programme d’action pour l’efficacité energétique, le Grenelle revivrait-il ?

Posté par Alexandre Goncukliyan Le 22 février 2012 à 08h49 1 Commentaire

Bonjour,

Le Grenelle de l’Environnement vous a laissé entrevoir l’espoir d’un développement nouveau en France, celui de l’économie verte, de la biodiversité, des économies d’énergies. Après bientôt 5 ans, et deux lois édulcorées selon les envies et besoins d’intérets particuliers, qu’en est-il aujourd’hui de l’élan stratégique commun ? Le programme d’action pour l’efficacité énergétique publié en Décembre 2011 par le Ministère de l’Environnement tente de remettre en place une stratégie d’économie d’énergie. Qu’en penser ? Analysons-le !

Top GrenelleRevival Programme daction pour lefficacité energétique, le Grenelle revivrait il ?

 

Un programme d’action synthétique et clair, avec 3 axes majeurs

Le programme d’action publié en décembre 2011 propose à la manière d’un Agenda 21 plusieurs actions à mettre en oeuvre dans plusieurs domaines. Voici les 3 axes et les actions les plus significatives :

Compétitivité des entreprises grâce aux économies d’énergie

Soutenir les travaux d’économies d’énergie dans les entreprises

  • Action 1 : Prêter 100 M€ à taux bonifiés de 2 % (distribués par OSEO) pour aider les entreprises de moins de 50 salariés à réaliser des travaux d’économies d’énergie : c’est une solution, qui a ses propres travers que l’on connait : augmentation des prix du marché, et incitation limitée…
  • Action 3 : Amplifier le dispositif des certificats d’économie d’énergie avec une troisième période 2014-2016 plus ambitieuse : pourquoi pas, mais pourquoi réserver cela aux grands opérateurs ?

Soutenir une offre de services et technologies propres à l’efficacité énergétique

  • Action 4 : Inciter à la qualification des professionnels du bâtiment pour améliorer la qualité des travaux en mettant en place une conditionnalité des aides

Soutenir les changements de comportements

  • Action 5 : Fixer une obligation d’extinction des enseignes lumineuses commerciales entre 1h à 6h du matin Entrée en vigueur 1er juillet 2012 : Fallait-il attendre 2012 ?
  • Action 6 : Etudier une obligation d’extinction des éclairages extérieurs et intérieurs des bâtiments non résidentiels : Faut-il encore étudier la question à l’heure où les technologies d’automatisation sont là ?
  • Action 10 : Inciter à mettre en oeuvre la norme ISO 50 001 (systèmes de management de l’énergie) en bonifiant les certificats d’économies d’énergie concernés : des efforts et des coups supplémentaires qui pourraient rapporter aux entreprises

Economies d’énergie pour les ménages

Les ménages représentent en toute logique un axe important d’économie d’énergie. Le programme d’action propose d’étendre des solutions existantes de financement à taux zéro (Eco-PTZ, …) afin d’inciter à la rénovation énergétique des bâtiments, tant au niveau individuel que collectif.

  • Action 1 : Approfondir les dispositifs d’aide à la rénovation thermique de l’habitat : cumul du crédit d’impôt développement durable et de l’écoprêt à taux zéro, et extension de l’éco-prêt à taux zéro aux syndicats de copropriété
  • Action 2 : Fiabiliser les diagnostics de performance énergétique (DPE) : il serait temps ! Mais la méthode de contrôle sans spécialiste ne semble pas la plus performante dans ce cas. Les solutions trouvées paraissent peu convaincantes…
  • Action 3 : Renforcer le programme « Habiter mieux » : aider les personnes dans la précarité énergétique
  • Action 5 : Reconduire l’éco-prêt logement social (éco-PLS) pour les bailleurs sociaux

 

Exemplarité de l’Etat dans l’efficacité énergétique

Accélérer la prise en compte de l’efficacité énergétique dans la commande publique

  • Action 1 : Consolider les réseaux d’acheteurs publics existants et les étendre aux régions non couvertes
  • Action 2 : Lancer un grand plan d’achat public « performance énergétique »

Accélérer la rénovation de l’éclairage public

  • Action 3 : Apporter une subvention de l’ADEME aux communes de moins de 2 000 habitants pour réaliser une rénovation de leur éclairage public : ceci peut faire économiser très sérieusement de l’énergie aux collectivités !

Développer les solutions de mobilité durable

  • Action 5 : Développer de nouveaux mécanismes de financement des projets des petites collectivités :  soutien en investisseur de la Caisse des Dépôts ou de ses filiales,  levée de freins réglementaires, réalisation de guides méthodologiques. Franchement, cela manque d’idée par ici, appelez-nous !

 

De l’efficacité énergétique peu innovante

Après 5 ans de réflexion, de travaux, d’investissements dans l’efficacité energétique, ce plan d’action se montre comme du cola superlight, où plutôt du café réchauffé à quelques mois d’une écheance électorale.

L’exemplarité de l’état doit passer par une sérieuse remise en question de ses choix d’investissement, et de gestion des appels d’offres public. Les critères de choix portés sur le respect de l’environnement et l’efficacité énergétique pourront pousser les entreprises à améliorer leurs offres. Le choix du moins disant participe également à la limitation de l’investissement durable.

Donner la chance a de petites entreprises innovantes peut également permettre aux collectivités de se rendre efficaces, tant au niveau des services dont ils disposeront, car modernes et innovants, que leur soutien au développement d’emploi local.

Les économies d’énergies dans les ménages restent quant à elle très difficilement accessibles au grand nombre et leur interet financier limité. Pourquoi ? La multiplication de documents administratifs poussent plutôt au développement d’une burocratie dans les ménages et les entreprises afin de pouvoir profiter d’incitations économiques : Eco-PTZ, aides fiscales, CEE. Tous ces dispositifs ne font donc que limiter la réelle efficacité. Mécaniquement, ce temps passé dans les dossiers, sans valeur ajoutée, se traduit par une perte de compétitivité des entreprises françaises. L’incitation se transformant en contrainte

Le Grenelle ne revivra pas

A l’heure où les niches fiscales sont remises en cause, les investissements sur le long terme négligés, et le temps long oublié, la création d’une stratégie de développement national telle que le Grenelle de l’Environnement ne devrait pas revoir le jour. L’urgence n’est pas à la structuration d’un avenir durable. C’est pourquoi le Grenelle de l’Environnement ne revivra pas, c’est sur. Mais il est surtout possible d’agir sans l’aide de l’Etat. Il suffirait au moins qu’il n’y ait pas le blocage de l’Etat. Professionnels, vous devez savoir de quoi il est question …

Ce programme d’action pour l’efficacité énergétique repose les bases de ce qui a été prévu il y a 5 ans, à l’heure où certains pays ont déjà mis des choses en oeuvre. Il faudrait aller plus vite et plus loin, en ayant une démarche durable, et non de fuite en avant, en mettant en place de nouvelles actions avec des anciennes méthodes. Il faudra innover dès la base !

Pour plus d’information, télécharger le document ici : 2011-12-16_Programme_d_actions

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L’efficacité energétique en Allemagne, la qualité d’innovation a du bon ?

Posté par Alexandre Goncukliyan Le 10 janvier 2012 à 08h35 0 Commentaire

Bonjour,

L’innovation et l’efficacité énergétique, nous en parlons souvent en France, avec beaucoup d’espoir et la mise en avant de certains projets. Mais qu’en est-il Outre-Rhin, dans le pays qui semble traverser la crise économique sans encombre, et qui parait à la pointe des énergies renouvelables. Et bien, nous avons échangé avec nos partenaires allemands, et nous allons aujourd’hui vous parler d’une initiative étatique pour développer l’efficacité énergétique, avec des objectifs ambitieux. Voyons si c’est l’innovation fait de ce pays un leader, ou simplement la qualité de production…

Top IFEU Lefficacité energétique en Allemagne, la qualité dinnovation a du bon ?

L’initiative Climat de l’Etat Fédéral Allemand

L’Etat Fédéral dispose d’un plan ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre se basant sur plusieurs points tels que la réduction des émissions de 40% d’ici 2020 (par rapport à 1990), et la mise en place d’un protocole post-Kyoto (après 2012) au niveau international. Ceci se réalise à la manière du Grenelle en orientant les investissements publics. Tout cela peut paraître normal, sauf que l’Allemagne met ce plan en oeuvre au niveau international, en développant l’efficacité énergétique dans tous les pays, et non seulement l’Allemagne.

Alors que notre Grenelle peine à sortir ses actions, l’Allemagne assure son leadership technique et réglementaire sur le monde entier en matière d’efficacité énergétique…

Une étude sur le potentiel économique de l’efficacité énergétique en Allemagne réalisée par des Instituts de renom

Cette initiative climat de l’Allemagne fédérale a mandaté les instituts de recherche de renom Fraunhofer, et IFEU, pour mener une étude sur le potentiel d’économies d’énergie par des plans de réduction, sur l’impact CO2, mais aussi économique.

“Une stratégie ambitieuse d’efficacité pour l’Allemagne apporte des avantages économiques considérables. D’autres investissements nationaux, les économies sur les importations d’énergie et d’autres mécanismes économiques se traduisent par une estimation prudente en 2030 à environ 130.000 salariés supplémentaires nets par rapport à un développement de référence. C’est la conclusion de l’étude intitulée «Efficacité énergétique: impact potentiel sur l’économie et des champs d’action innovant et le financement de l’Initiative nationale de protection du climat»,” . Ce projet a été présenté lors d’une conférence à Berlin le 20 Octobre 2011.

Parmi les conclusions, les avantages des économies d’énergies sont énormes:

  • Augmentation des exportations de technologies à forte valeur ajoutée
  • Augmenter le volume d’exportation de plus de 12 milliards d’euros
  • Création de 60 000 emplois supplémentaires d’ici 2030
  • 24% d’économies d’énergie finale en 2030.

Des études de laboratoires de renom

Dans le cadre de l’Initiative de protection du climat national du Ministère fédéral de l’Environnement, ont participé:

  • Institut Fraunhofer pour les systèmes et l’innovation,
  • IFEU, Institut de recherche énergétique et environnementale
  • Partenaires tels que Prognos AG, GWS mbH

Au total, c’est 43 mesures économiquement intéressantes et techniquement faisables qui sont proposées, tant dans l’habitat privé, les bureaux,  le commerce, les services, l’industrie et les transports.

Par ailleurs, ont été analysés dans le cadre de ce projet, 16 nouveaux champs d’action et des mécanismes de financement de l’Initiative national du changement climatique, entre autres, la rénovation des bâtiments, à l’intérieur de réduction de la circulation locale et de déchets / eaux usées.

Les propositions sélectionnées

Un Plan directeur 100% contre le changement climatique a été conçu, soutient la perspective de développer des communautés à zéro émission et ainsi économiser 50% de consommation d’énergie finale. Cette proposition a déjà été mise en œuvre dans le domaine des transports, avec une politique innovante. Un instrument similaire est en cours de développement pour les bâtiments commerciaux et industriels.

Dans le domaine des déchets industriels, s’évaluent à 18% d’économies d’énergie pour les industriels.

Le projet tient à également à combler le fossé entre la recherche et l’industrie. Un “fonds de soutien” de compétitivité offre aux collectivités la possibilité de concevoir des programmes adaptés aux besoins régionaux.

Un paquet de mesures de “relocalisation et petite mobilité urbaine” est également proposé.

L’étude est publiée, et accessible à tous…les germanophones. Mais vous pouvez y jeter un oeil, c’est ultra-intéressant ! A l’heure où des idées sont attendues en France pour sauver l’industrie et entrer dans le monde de demain, l’Allemagne semble encore avoir un coup d’avance… Nous pouvons et devons faire au moins mieux !

Pour plus d’informations, les documents de synthèse et les documents de travail sont disponibles ici : http://www.ifeu.de/index.php?bereich=ene&seite=klimaschutzinitiative

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Bonjour,

Voici un article d’un de nos jeunes rédacteurs nouveaux sur Econov’, qui apporte une vision prospective de l’innovation dans le bâtiment.

Faisons donc un focus aujourd’hui sur ce qui pourrait être l’avenir de l’efficacité énergétique dans la construction : les matériaux à changement de phase. Ces matériaux qui changent d’état selon la température, la pression, et autres facteurs, pour permettre d’accumuler du froid, de la chaleur, et améliorer la performance énergétique des enveloppes de bâtiment.

Top MCP BASF Les Matériaux à changement de phase, le bâtiment en prospective defficacité energétique

Introduction

La RT2012 et bientôt la RT2020 (RT pour réglementation thermique) imposent des consommations d’énergies de plus en plus faibles sur les postes de chauffage, d’eau chaude sanitaire, de refroidissement, d’éclairage et les postes auxiliaires (ventilateurs, pompes, etc.). (Retrouvez ici notre article sur le BBC !)

De nombreux efforts sont naturellement faits pour l’ensemble de ces postes, mais nous nous intéresserons aujourd’hui à un aspect moult fois présenté mais pour lequel d’après-moi de vrais problèmes (notamment d’encombrement) continuent à se poser : l’isolation. Afin de réduire les besoins de chaud et de froid, la tendance est à une isolation renforcée. C’est normal et incontournable. Il est également important d’appuyer sur des variations de ventilation (il faut par exemple ventiler plus la nuit en été afin de profiter au maximum de la fraicheur nocturne). Là n’est pas la question. Ce sur quoi je tiens à appuyer, c’est bien l’isolation en elle-même, afin de présenter de « nouvelles » technologies qui pourraient bien aider à cette problématique.

Il s’agit des MCP, ou Matériaux à Changement de Phase. Ces matériaux réagissent de manière intéressante dans le bâtiment, en étant capable d’absorber de l’énergie sur un laps de temps défini. Au nombre de leurs avantages, on citera donc l’importance de leur effet tampon sur les changements de température, et leur densité énergétique importante. Mais avant tout cela, quelques éléments d’explications simplifiés.

Principe théorique

Il y a deux phénomènes physiques qui entrent en jeu : les changements de phases et la diffusion thermique.

1. Un changement de phase permettant une conservation de l’énergie à température constante

L’intérêt de ces matériaux repose le fait que l’énergie nécessaire pour changer de phase un élément est « importante », et que ce changement se fait à température constante. Cette énergie s’appelle la « Chaleur Latente », à ne pas confondre avec la « Chaleur Sensible ». Dire importante et en rester là serait une escroquerie. Prenons l’exemple classique entre tous : celui de l’eau.

Si nous voulons élever la température d’un kilogramme d’eau à 20°C d’1°C, il nous en coutera  4186 Joules. C’est sensiblement la même valeur à 100°C. Maintenant, prenons cette eau à 100°C moins epsilon (souvenez-vous, l’eau, ça boue à 100°C). Si nous voulons la faire passer à 100°C plus epsilon, il va falloir la vaporiser. Et cela va nous demander, pour 1 kg de cette eau, 330 000 J, soit environ 80 fois plus. Voilà, l’énergie nécessaire pour changer de phase est à ce point  plus « importante ».

Mais là où ça devient extrêmement intéressant, c’est que toute cette énergie n’est pas apportée « instantanément » (ça dépend bien évidemment de la différence de température entre l’élément chauffant et l’élément qui va changer d’état, et du matériau) : il y a un palier temporel où l’élément change de phase, mais sa température reste stable. (C’est ce qui est indiqué sur le schéma ci-contre).

Mais alors… Mais alors… Mais alors on a un système qui permet de garder une température stable à 100°C pendant un certain laps de temps. Du coup, on pourrait peut-être éviter de griller immédiatement à notre arrivée sur Mars par un jour de grand beau temps ? Oui, 100°C, ce n’est pas idéal. C’est certains. C’est pourquoi les chercheurs « se sont grattés la tête » et ont réussi à développer des matériaux qui changent de phase à des températures qui nous intéressent plus. Par exemple à 19°C (début de la plage de température de confort) et de 30°C (fin de la plage de température de confort). Chouette ! C’est vraiment parfait !

Hum… Non. Attention, je ne dis pas que ça manque d’intérêt, simplement que ce n’est pas aussi simple. Vous aimez votre mur ? Paf, c’est l’été, et on a une immense flaque. C’est un peu dommage non ? Vous l’avez deviné, ces matériaux sont donc le plus souvent encapsulés dans le béton. Ce qui présente quelques problèmes.

Pour aller plus loin, des problèmes tels que la surfusion peuvent se poser. De plus aussi, surprenant que cela puisse paraître pour un néophyte, les changements d’états les plus intéressants sont… les changements d’états solide-solide !

2. La diffusion thermique, le principe des routes et des autoroutes.

Donc les flux de chaleurs passent dans ces matériaux, mais également… Entre. C’est là toute la difficulté : s’il y a une trop grande différence, le flux de chaleur passera à d’autres endroits, simplement. Une première analogie directe dans le sens où elle touche au même domaine est l’exemple des ponts thermiques. Plutôt que d’expliquer la physique qui se cache là-dessous (il y a d’excellentes ressources sur le sujet), je vais fournir une autre analogie : vous êtes chez vous, et vous savez qu’à 5 km de là, vous pouvez manger un bon gâteau. Il y a deux routes possibles pour vous y rendre. L’une est une piste cyclable et l’autre un chemin boueux, avec des ornières, etc. Lequel choisissez-vous ? Et bien avec la diffusion thermique, c’est un peu le même principe. Il y a des routes que les joules peuvent emprunter facilement, et d’autres qui sont plus lentes.

Et bien l’un des problèmes de ces matériaux à changement de phase, c’est qu’ils sont difficilement praticables. Ils ont une mauvaise conductivité thermique. Plus mauvaise par exemple que le béton, mais plus élevés que la laine de verre. Il faudrait alors les encapsuler dans la laine de verre ou dans le polystyrène expansé, mais ces matériaux ne s’y prêtent pas bien.

Voilà pour les principes mis en œuvre. Le but de cet article n’est pas – et heureusement ! – de faire la modélisation complète de ces matériaux, mais simplement d’en expliquer le fonctionnement. J’espère qu’à l’issu de la lecture de ces quelques lignes, vous aurez globalement compris l’intérêt potentiel de ces éléments et la difficulté liée à leur utilisation.

Résultats

Vous l’aurez compris, ces matériaux, qu’on a pourtant commencé à étudier dans les années 70, n’ont pas fini de casser la tête des chercheurs. Néanmoins, ils présentent des performances intéressantes, qu’il est cependant difficile à résumer de façon rigoureuse.

Une étude du PREBAT indique néanmoins un gain de 20% d’énergie de chauffage et de 30% d’énergie de climatisation (http://www.prebat.net/event/sem_contractant_2008/E_1/IMCPBAT.pdf).

Une étude de l’INSA de Lyon (http://www.prebat.net/benchmark/document/C7-stockage-chaleur-2008.pdf) indique un temps de retour sur investissement de l’ordre de 5 ans.

Conclusion

On l’a vu, l’utilisation de ces matériaux aide à augmenter l’inertie thermique du bâtiment, et ce en diminuant l’épaisseur des cloisons. A l’heure où, pour répondre aux réglementations thermiques, on fonctionne de plus en plus souvent avec des cloisons extérieures de 40cm d’épaisseur (ou plus !), ces produits pourraient largement se développer à l’avenir.

Pour ouvrir également le sujet, il est à noter que l’usage de ces matériaux dépasse le cadre de l’isolation des bâtiments : on peut dorénavant également en trouver dans les vêtements par exemple. Nous ferons bientôt un article sur les application directes possibles de ces matériaux à changement de phase!

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Orientation Durable, suivre les tendances de l’emploi vert et trouver un job

Posté par Redaction Econov.eu Le 6 novembre 2011 à 08h35 0 Commentaire

Bonjour !

Pour tous les passionnés de Développement Durable (DD) qui tiennent à rester positionnés sur ce secteur ou qui souhaitent tout simplement l’intégrer, la Rédaction d’Econov vous présente un acteur du domaine, la société Orientation Durable (OD), et recommande de en vous rapprocher.

Top OD Orientation Durable, suivre les tendances de lemploi vert et trouver un job

Cette jeune société, l’une des pionnières sur ce créneau, créée par des négociateurs du Grenelle de l’Environnement, souhaite en effet « la montée en puissance d’une nouvelle génération capable d’intégrer le développement durable comme un levier de réussite économique ». C’est vous ! C’est nous !

Historique de la société

Démarrée en novembre 2004 avec les premières journées sur l’emploi du Développement Durable animées par Jean-Philippe Teboul, la société n’a réellement pris son envol qu’en 2008.

Depuis, elle poursuit son développement avec un succès grandissant : son expertise, reconnue, lui a permis d’asseoir une solide réputation sur ce marché dont les enjeux répondent à « des besoins sociaux, environnementaux et économiques ».

7 personnes la composent désormais. Leurs missions s’articulent selon 2 axes : un axe emploi et un axe B2B.

L’axe emploi

Cette activité s’adresse plutôt à des particuliers. Elle est animée par l’expert « sensibilisation tous publics aux problématiques de Développement Durable », à savoir Jean-Philippe Teboul.

Qu’il s’agisse de trouver un nouvel emploi dans le Développement Durable ou de faire évoluer votre emploi actuel si vous travaillez déjà dans ce secteur, Orientation Durable vous propose :

  • La journée emploi

Véritable catalyseur de votre recherche, cette journée de formation en petit groupe est une mine de renseignements. Elle permet de découvrir / redécouvrir les marchés du DD (ISR, marchés publics, etc.). Elle fait le tour d’horizon des métiers du DD (achats responsables, éco conception, etc.). Elle vous questionne sur vos motivations profondes en vous préparant à répondre aux 7 questions essentielles pour travailler dans ce secteur.

Cette journée est suivie d’un entretien individuel personnalisé permettant de valider le positionnement de votre projet professionnel.

Une liste des ressources utiles, selon le métier choisi, peut vous être remise sur simple demande.

 A ce jour, plus de 500 personnes ont suivi cette formation.

  • La candidathèque

Vous êtes intéressé ? Vous avez un projet ? N’hésitez pas à laisser votre CV dans la candidathèque. Vous aurez peut-être la chance d’être repéré par des entreprises soucieuses de recruter des candidats motivés et experts du DD.

A noter : lors du dépôt de votre CV, quelques questions ciblées vous sont posées ; elles permettent de valider le fait que ce secteur vous est familier. Pas de panique, si vous avez suivi la journée de formation, c’est facile…

 Pour vous inscrire, suivez le lien http://www.orientationdurable.com/formulairebdd/

  • Le baromètre

C’est tout nouveau (31/10/2011), Orientation Durable édite désormais le baromètre des emplois de la croissance verte. Contenu à découvrir après inscription sur http://www.orientationdurable.com/formulaire-barometre-de-la-croissance-verte/.

  • L’offre recrutement

Les fondateurs d’OD sont au cœur des réseaux ONG et entreprises du développement durable depuis 15 ans, et orientent des cadres en reconversion depuis 2004… Voici deux des raisons pour lesquelles OD revendique une compétence unique sur ce marché de l’emploi.

L’axe OD Experts

Cette activité s’adresse plutôt à des entreprises. Selon les thématiques abordées (déchets, mobilité durable, RH & diversité, Communication, etc.), un ou plusieurs experts d’Orientation Durable peuvent être amenés à travailler ensemble pour apporter une solution évidemment durable au problème posé.

Orientation Durable peut mettre à votre disposition :

  • Un expert Achats Responsables,
  • Un expert éco-conception et efficacité énergétique,
  • Un expert environnement juridique de la RSE,
  • Un expert sensibilisation tous publics aux problématiques de Développement Durable.

 Vous pourrez découvrir ces experts ainsi quelques uns de leurs clients et de leurs réalisations en vous connectant sur : http://www.orientationdurable.com/od-experts/

Comment et qui contacter ?

Une recherche sur Internet vous permettra d’approfondir votre connaissance d’Orientation Durable (cf. liens ci-dessus).

Vous pouvez également retrouver Orientation Durable sur Viadéo et LinkedIn.

Pour ceux qui auront la chance ou le plaisir de suivre la journée de formation emploi, sachez que vous serez chaleureusement accueilli par toute l’équipe d’Orientation Durable : équipe très sympathique et très très professionnelle.

Venir de la part d’Econov’ ?

N’hésitez pas à contacter avec les experts d’Orientation Durable de notre part, et nous ne manquerons pas de parler de leurs travaux et de donner notre vision sur les résultats !

 

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Emissions de CEE = moins d’émissions de CO2 : Une équation soluble ?

Posté par Redaction Econov.eu Le 13 juin 2011 à 18h00 0 Commentaire

Poursuivons notre dossier sur les CEE, après la description du dispositif et de ses applications, faisons un bilan après plusieurs années de fonctionnement. Les Certificats d’Economie d’Energie semblent donc pouvoir financer les investissements en efficacité énergétique à tous les niveaux, dès lors qu’un spécialiste se charge de récupérer les certificats d’économies d’énergie. Une première période de fonctionnement a pu s’achever et nous vivons aujourd’hui en 2011 une nouvelle période dans la vie des CEE.

(Retrouver le 1er article : http://www.econov.eu/2011/les-certificats-deconomie-denergie-favoriser-linvestissement-en-efficacite-energetique)

Top CEE Emissions de CEE = moins d’émissions de CO2 : Une équation soluble ?

Un premier bilan mitigé

La première phase de développement des CEE a été l’occasion de réaliser plusieurs bilans de parcours. En reprenant les archives, nous pouvons voir :

  • Au 29 février 2008, selon l’ADEME, 220 certificats avaient été délivrés à 58 bénéficiaires, pour un volume de 14 TWh cumac (dont 4,5 les 2 derniers mois), soit 26% de l’objectif final. Ces économies ont concerné à 95,4% le secteur résidentiel, via surtout les économies de chauffage (74,8%) et l’isolation (19,8%).
  • En 2009, l’objectif de 54 TWh cumac a été dépassé puisque ce sont finalement 65,2 TWh cumac qui ont été délivrés à 251 bénéficiaires. Ces derniers, obligés ou éligibles, ont fait l’objet de 1 099 décisions, ce qui donne une moyenne de plus de 4 dossiers déposés par acteurs.

Les secteurs ayant profité au mieux du dispositif sont:

  • le bâtiment résidentiel avec 86,7 % des CEE.
  • l’industrie (7,4 %)
  • le bâtiment tertiaire (4,3 %)
  • les réseaux (1,3 %)
  • les transports (0,4 %).

En ce qui concerne l’utilisation des CEE, elle se fait surtout pour des opérations standardisées:

  • Chaudière individuelle de type Condensation (BAR-TH-06)
  • Chaudière individuelle de type Basse température (BAR-TH-08)
  • Chaudière collective de type Condensation (BAR-TH-07)
  • Pompe à chaleur de type air/air (BAR-TH-29)
  • Isolation de combles ou de toitures (BAR-EN-01)

Ceci est assez normal, puisque les opérations standardisées ont du être étudiées pour être bonnes, mais aussi parce que les professionnels suivent ces opérations standardisées dans leurs activités. C’est peut-être un moyen efficace, mais risque fort de limiter la capacité d’innovation en efficacité énergétique !

Ce premier bilan peut être considéré comme mitigé, puisque plusieurs retours d’expérience en entreprise montrent les difficultés d’utilisation des CEE. L’efficacité énergétique peine à s’intégrer en dehors de la contrainte imposée pour les distributeurs d’énergie. Il faut toutefois rester positif, puisque le système fonctionne !

2011, la deuxième phase

Depuis le lancement de la deuxième période d’obligation d’économies d’énergie le 1er janvier 2011, de nombreux obligés ont déposé auprès des services instructeurs des demandes d’agrément de plans d’actions d’économies d’énergie et sept structures collectives ont d’ores et déjà été créées. Le dispositif des CEE est désormais solidement ancré, et cette deuxième période donne une visibilité pour une nouvelle période de 3 ans. L’objectif d’économies d’énergies correspondant est de 345 TWh.

Le système devrait encore évoluer au cours de l’année: nous attendons de nouveaux textes et la création d’un guichet unique pour déposer les dossiers.

D’après les sources officielles, au 31 Mars, le ministère de l’écologie (MEDDTL) a validé plus de 4.600 demandes de certification déposées par 853 porteurs de projet. La totalité des actions d’économies d’énergie validées représente 196,2 TWh d’économie sur les 345 TWh à économiser d’ici fin 2013, soit plus de la moitié !

Cette fois, les économies viennent principalement des “obligés”. Ce sont les entreprises soumises à l’obligation d’économie : fournisseurs d’électricité, de gaz, de fioul ou de chaleur et les distributeurs de carburant. Ces derniers ont donc un lourd poids dans la balance. Comme pour la première phase, les CEE sont demandés pour des opérations standardisées (191,5 TWh), toujours en majorité dans le bâtiment résidentiel (83,2%).

7 structures collectives créées

Sept structures collectives regroupant plusieurs obligés ont été créées depuis le lancement de la seconde période, c’est une disposition de l’article 5 du décret du 29 décembre 2010. C’est surtout devenu une nécessité pour les obligés, puisque le volume minimal d’économies d’énergie permettant de présenter une demande de CEE a été relevé de 1 GWh à 20 GWh.

Et ailleurs dans le monde ?

Le système anglais

Le Royaume-Uni a été le premier pays à mettre en place, dès 2002, un dispositif de Certificats d’économies d’énergie. Après de bons résultats sur la première période (2002-2005), l’obligation imposée aux fournisseurs d’énergie a été doublée pour atteindre 130 TWh cumac.

Le système italien

En Italie, on parle de certificats blancs, appelés aussi titres d’efficacité énergétique (TEE). Ils certifient des épargnes d’énergies à travers des technologies et systèmes efficients. Ils sont émis par le gestionnaire du marché de l’electricité sur la base des certifications des épargnes obtenues et effectuées par l’Autorité Italienne pour l’énergie électrique et le gaz (A.E.E.G) .

Un certificat équivaut à une épargne d’une tonne de pétrole équivalent (tep). Chaque année, les objectif nationaux entre les distributeurs d’énergie électrique et de gaz sont redéfinis, et les répartitions modifiées. Les objectif augmentent chaque année selon un plan prédéfini et peuvent être respectés à travers la réalisation d’action auprès des consommateurs finaux (par exemple installation d’électroménagers ou chaudières à haut rendement, actions d’isolation thermique des bâtiments). Les TEE sont remboursées aux distributeurs avec une somme de 100 € par certificat.

Le système à donc l’air bien rodé chez les transalpins, nous pouvons nous en inspirer!

Conclusion

L’équation semble donc être soluble pour l’utilisation des CEE. Cependant, il existe un sérieux risque d’ajout de dispositif qui complique encore les démarches administratives, rend difficile la compréhension par tous. Les particuliers, les entreprises, les collectivités, ont besoin de dispositifs simples et de plus en plus unifiés. Nous avons en France plusieurs manières de financer l’efficacité énergétique, celle des CEE semble la moins remise en cause : profitons-en pour la rendre plus forte en permettant d’unifier les services !

Certificats d’économies d’énergie : 196,2 TWh d’économie ont été validés
Source: ADEME, Wikipedia, Actu-environnement, ATEE.
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