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Bonjour à tous,

A l’heure où il est question de pollution maritime, ou encore de fruits de mer pour les fêtes, parlons d’une énergie marine. Vous étiez peut-être à la plage sur la côte Atlantique cet été, ou en tout cas vous avez certainement entendu parler de la première hydrolienne installée dans l’océan en Bretagne. Ce nouveau mode de production d’énergie, utilisant le courant maritime, apparait comme un souffle d’espoir pour notre avenir énergétique, à l’heure où le nucléaire bascule dans l’incertitude après incidents, désinformation, changements stratégiques. Découvrons cette technologie ensemble et analysons son coté durable.

Top Maremotrice L’énergie marémotrice, un nouveau souffle pour l’énergie, ou juste de quoi surfer sur la vague ?

Une énergie naturelle

Un de mes proches m’a demandé cet été sur la plage pourquoi nous n’utilisions pas l’énergie des vagues pour produire de l’énergie électrique, puisque les marées déploient chaque jour autant de forces ! Et bien, les ingénieurs qui ont développé le principe de l’hydrolienne ont du y penser également sur la plage !

Le principe de l’énergie marémotrice est simple :  une hydrolienne, à la manière d’une éolienne qui utilise le vent pour créer de l’électricité, utilise ici le courant maritime généré par les marées avec une turbine qui génère de l’électricité. Les marées représentant un courant d’eau cyclique et régulier sur le littoral, l’énergie marémotrice peut représenter un souffle d’espoir pour les habitants du littoral et pour les partisans des énergies renouvelables. C’est une énergie renouvelable qui peut sauver les régions en manque d’électricité comme la Bretagne.

Une source d’énergie intarissable, où presque…

Les marées sont créées et générées par les forces de gravitation entre la Terre, la Lune et le Soleil, ce qui laisse imaginer que ces marées devraient encore durer un moment ! C’est pourquoi nous pouvons dire que cette énergie est renouvelable, et intarissable à l’échelle humaine. Il y a un gisement d’énergie utilisable au fond de l’océan, mais tout en faisant attention de ne pas détériorer l’éco-système en place.

Un marché qui attire les plus grands

Le marché hydrolien n’en est qu’au stade de l’expérimentation, mais la production d’énergie sur le littoral attire les plus grandes entreprises : les hydroliennes rejoignent à les éoliennes offshore par exemple, pour lesquelles de nombreux projets existent. Comme nous le lisions dans un article du Monde (Areva s’empare de la fabrication des éoliennes offshore), les grandes entreprises leader en énergie, telles qu’AREVA, ou EDF, se lancent dans les projets de production d’énergies renouvelables en mer. Toutefois les turpitudes actuelles des leaders du nucléaire pourraient remettre en question certains investissements, si le virage du renouvelable n’est pas pris en 2012.

La première expérimentation hydrolienne française a été réalisée cet été par EDF, qui veut produire cette énergie en Bretagne.

Mais peu d’industriels français

Toutefois, dans le domaine de la production des hydroliennes, nous risquons d’en rester au même point que pour les éoliennes, à savoir d’utiliser les turbines et équipements des industriels étranger. Nous nous limitons principalement aux mâts, pâles. La haute valeur ajoutée se trouve chez les industriels allemands par exemple. Pour les éoliennes, près de 60 % de notre parc éolien est équipé de turbines conçues Outre-Rhin, par les allemands Enercon, Nordex, Repower ou Siemens. C’est certainement le fait de moins s’appuyer sur l’énergie nucléaire qui a poussé ces pays à innover dans les énergies renouvelables.

La France en retard dans les ENR, mais ayant l’envie de se rattrapper

Nous l’avons vu, la France lancer les expérimentations avec EDF, et souhaite (ou à l’air de souhaiter) globalement rattraper un retard dans l’éolien et l’hydrolien. Les appels d’offres pour l’éolien par exemple permettent de lancer les industriels français qui arrivent sur le marché. Nous devrions voir des projets émerger en 2012. Pourquoi pas dans l’hydrolien ?

Aucun effet envisageable sur la nature ?

Comme dans tout nouveau développement de technologie, des méfaits sont toujours à craindre. Et nous pouvons pour une fois nous poser quelques question avant plutôt que de constater après, sans être pour autant défaitistes. La conception des hydroliennes et leur implantation doivent être faites logiquement en prenant en compte d’une part l’éco-système naturel, mais aussi à l’organisation des courants marins. Les courants des marées contribuent certainement à l’équilibre sous-marin, c’est pourquoi l’absorption de l’énergie des marées peut empêcher l’usage naturel de cette énergie pour d’autres systèmes naturels, et cela pourrait modifier l’équilibre global.

Alors, nouvelle énergie ou greensurf ?

Les énergies renouvelables marines représentent donc un réel vent d’espoir pour le littoral, et permettraient la production d’énergie local. Toutefois, nous en sommes encore loin aujourd’hui, et nous pouvons nous poser des questions sur l’industrialisation de ces hydroliennes sur notre littoral, peut-on en mettre partout? En conclusion, un espoir, mieux vaut surfer sur la réduction de la demande énergétique et la performance de nos postes de consommation !

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Bonjour à tous,

Parlons de chaleur au moment où nous en avons besoin, et d’une technologie connue, porteuse d’espoir, qui ne demande qu’à être développée: la géothermie profonde. Sur le principe, elle consiste à utiliser la chaleur des profondeurs de la Terre pour réchauffer un liquide et … produire de l’énergie ! Malgré l’infrastructure à déployer, c’est une énergie qui s’avérera propre et, à l’échelle humaine, renouvelable ! Explications et point de vue…

Top Geoth prof La Géothermie profonde, lélectricité des profondeurs, le sous sol renouvelable et salvateur ?

Principe technologique

D’après Wikipedia, le “terme géothermie vient du grec gé (la terre) et de thermos (la chaleur). C’est la science qui étudie les phénomènes thermiques à l’intérieur du globe terrestre. Par extension, on nomme géothermie l’exploitation de l’énergie thermique contenue dans le sous-sol.” Sur le principe c’est très simple, les profondeurs de la Terre sont chaudes, et il existe des puits d’eau en profondeur, à haute pression et haute température (300°C). Il suffit de créer un circuit pour faire remonter ces eaux, récupérer la chaleur, donc l’énergie, puis renvoyer l’eau en sous-sol pour qu’elle se réchauffe de nouveau!

Profondeurs de forage

Les profondeurs de forage nécessaires sont très variables et dépendent principalement de la géologie locale: ainsi vous pourrez dès 1 km de profondeur trouver une source d’eau chaude, et devoir aller jusqu’à 12 km comme en Russie dans certains cas.

Des puissances conséquentes

Les ordres de grandeur de production sont variables pour la géothermie profonde et vont des puissances de 15 à 200MW, ce qui représente de grandes installations!

Les applications de la géothermie

L’énergie géothermique peut être utilisée soit pour produire de la chaleur, soit pour produire de l’électricité. Cela dépend essentiellement de la profondeur d’exploitation de cette énergie.

Production de chaleur

Nous parlons alors de géothermie “basse énergie”, dont les profondeurs de forage peuvent aller jusqu’à 2000 m et les températures d’eau varient de 30°C à 100°C. Cette technologie est utilisée principalement pour le  chauffage urbain collectif par  réseau de chaleur et, certaines applications industrielles.

Production d’électricité

Nous entrons ici dans le domaine de la géothermie “haute énergie” ou géothermie profonde. La géothermie profonde se caractérise par deux critères : la recherche de températures élevées, supérieure à 150°C et une exploration à des profondeurs de plus de 1500 m.

L’eau est injectée sous pression directement dans la roche, ce qui peut avoir des conséquences physiques telles que la provocation de micro-séismes, souvent non perceptibles par l’homme en surface, mais il existe tout de même des cas assez forts: Soultz en France, ou Bâle en Suisse.

 

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Géothermie profonde par fracturation La Géothermie profonde, lélectricité des profondeurs, le sous sol renouvelable et salvateur ?

 

 

 

 

 

 

Réalisations

Les réalisation sont nombreuses, mais pas ou peu en France…

Ces exploitations se trouvent surtout dans des régions volcaniques et tectoniquement perturbés où les aquifères atteignent de fortes températures (> 150°C). Elles sont principalement situées aux États-Unis, aux Philippines et en Italie. A noter qu’il en existe une sur l’île de la Réunion dans la ville de la Bouillante.

Le pays champion de la géothermie est l’Islande, qui utilise son potentiel volcanique naturel pour se réchauffer. Cela lui confère un fort potentiel en géothermie haute énergie et l’on y trouve des centrales de production d’électricité importantes : 200MWe à  Myvatn .

Selon Actu-Environnement, les Philippines produisent 25 % de leur électricité par géothermie. Le site géothermique de Larderello, en Italie, atteint une production de 800MW, couvrant 30 % des besoins électriques de la Toscane. Le Kenya prévoit en 2017 une contribution de 25 % de la géothermie dans son bilan énergétique. L’intérêt de cette ressource réside dans sa régularité qui la destine à une production d’électricité en base. Cependant, elle ne satisfait aujourd’hui que 0,4 % des besoins en énergie électrique mondiaux…

Pour la France, citons Bouillante en Guadeloupe, qui a une puissance de 15MW sur l’île volcanique de Basse-Terre. Il s’agit d’une centrale conventionnelle composée de deux turbines à vapeur. Le fluide géothermique est capturé via des forages de production à une température de 250°C environ.

A noter que les pays emergents également profitent de ce développement, avec par exemple la centrale de Kizildere en Turquie.Ce site a une capacité installée de 20MWe avec réservoir à liquide présentant des températures de l’ordre de 200°C à moins de 800 m de profondeur. Du potentiel !

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Avantages/inconvénients

Des avantages, il y a en a lorsqu’il s’agit de produire de la chaleur et de l’énergie renouvelables, mais bien sur également des inconvénients.

Avantages

  • La géothermie profonde, par rapport aux autres énergies renouvelables, a l’avantage de ne pas dépendre des conditions atmosphériques (soleil, pluie, vent). Elles est disponible avec la même intensité 24 h/24, chaque jour de l’année, c’est ce qu’on appelle une “énergie de base”.
  • Cette ressource permet d’assurer une production importante : de quelques dizaines de MW à des centaines de MW selon les installations et la localisation.
  • C’est une source d’énergie qui se trouve répartie assez également sur toute la surface de la Terre, ce qui évite les conflits géopolitiques.

Inconvénients

  • Les forages pour accéder à cette ressource sont souvent très couteux, car la production d’électricité nécessite de très hautes températures, donc de très grandes profondeurs. Il est donc légitime de s’interroger sur le coût énergétique de tels forages.
  • La réussite d’un projet de centrale n’est jamais assuré car les forages peuvent se révéler infructueux voir même dangereux, on parle de « risque géologique » (provocation de séisme notamment).
  • L’implantation d’une centrale est un processus très long, d’abord à cause de la lourdeur de l’étude prospective à effectuer (études géologique, thermiques, détermination du lieu de forage…), mais ensuite par la lourdeur de l’étape de forage ainsi que la période de rodage du dispositif.
  • Il faut faire attention à ne pas surexploiter la ressource sous peine d’épuiser ses capacités thermiques et de voir les rendements des installations diminués. Malheureusement, cette charge maximale est difficile à évaluer.
  • Le fait d’injecter de l’eau à très haute pression dans les couches profondes (technique dite de fracturation) présente un risque géologique encore mal connu. En 2007, des essais de fracturation on provoqué un tremblement d’une magnitude de 3,7 sur l’échelle de Richter autours de la centrale expérimentale de Bâle. Bien que cela reste faible et qu’aucun dégât consécutif important n’ait été signalé, le projet a été immédiatement gelé.

Pour certains, une alternative sérieuse au nucléaire

Malgré les inconvénients, l’espoir porté par la géothermie profonde, par sa présence géographique et naturelle, donne l’envie de croire à une alternative aux ressources d’énergie fossile et nucléaires.

Jean Molénat, Ingénieur, a publié une tribune à ce sujet sur LeMonde.fr (http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/27/la-geothermie-profonde-une-alternative-au-nucleaire-et-au-gaz-de-schiste_1540661_3232.html) “Jusqu’à maintenant, de toutes les énergies disponibles, la géothermie profonde, alors qu’elle est particulièrement abondante, fait figure de parent pauvre.”

Bilan/conclusion

A mon humble avis, la géothermie mérite plus que ce qu’on lui donne aujourd’hui, à savoir peu d’investissements, et principalement des études relevant un haut potentiel restées sans déploiement concret. Certes, la technologie de forage est complexe, le prix de revient du kilowattheure est encore cher par rapport au tarif nucléaire, et il y a des risques de rentabilité sur les sites. Mais nous ne pouvons négliger aujourd’hui les nouvelles énergies qui permettent de produire en local de la chaleur et de l’électricité. De plus, les investisseurs exploitant les centrales existantes ne semblent pas mécontents des résultats!

Droits images:

DTraveler, melina1965, Laurent Mayeux (Flickr), Gretar Ívarsson

Sources: http://www.geothermie-soultz.fr/, Actu-Environnement, Wikipedia,

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Ce mois-ci, nous avons sélectionné en plein dans l’actualité économique et environnementale, dont l’auteur est un expert reconnu en matière d’énergie et d’impact carbone: Jean-Marc Jancovici. Dans ce livre paru en Juin 2011, l’expert en bilan carbone se propose de… changer le monde, tout simplement ! Avec son ami Alain Grandjean, ils avaient publié C’est maintenant! 3 ans pour sauver le monde. Les 3 ans se sont écoulés, et rien n’a changé…ou pas grand chose. C’est pourquoi Jancovici revient avec ce livre à jour !

Top changermondejanco Changer le Monde, tout un programme ! Le dernier livre de Jean Marc Jancovici à lhonneur sur Econov !

L’économie basée sur un coût énergétique et CO2 trop faible, vouée aux krachs successifs

Jean-Marc Jancovici relie intimement l’évolution de l’économie au coût du pétrole, en démontrant que les krachs économique étaient liés aux chocs pétroliers successifs. Notre monde est aujourd’hui basée sur une économie mondialisée, qui utilise un coût énergétique très faible, trop faible, qui est un concurrent déloyal pour le coût humain: l’énergie fossile permet d’augmenter la productivité grâce aux machines, de transporter les marchandises à bas coût, ce qui rend difficilement les hommes compétitifs. Cette réalité est d’autant plus vraie sur le continent Européen.

L’auteur fait un tour d’horizon des énergies fossiles et renouvelables: pétrole, charbon, éolien, solaire, chacune à droit à sa date limite d’utilisation, et son lot de critiques. Nous voyons ainsi que le seul avenir possible est la réduction de nos consommations, et l’efficacité énergétique.

Nucléaire, la seule ambiguïté du livre

Sur le nucléaire, le présentateur de l’indice Eco2 au JT de France 2 ne préfère pas s’engager, ni pour, ni contre… On y avoue que le nucléaire risque d’être un poison pour nos enfants, mais qu’en même temps il nous apporte l’énergie la moins carbonée du monde. Politiquement correct donc…avec tout le monde.

Jancovici, un décroissant refoulé ?

Ce livre nous propose une série de mesures pour changer le monde et le rendre durable. Il propose des actions ultra-radicales, qui peuvent rejoindre les idées décroissantes! Par exemple, le livre prône le retour au cycle local, avec une production locale, une consommation locale, et va jusqu’à la déconstruction des banlieues, qui n’apportent rien de bon à l’efficacité énergétique des villes…

L’analyse Econov: livre à lire !

Nous avons lu avec attention cet ouvrage, et nous avons réellement apprécié sa qualité et la vision de l’avenir, tantôt positive, tantôt négative, mais se voulant réaliste. Nous pouvons regretter l’ambiguïté sur l’énergie nucléaire, où le point de vue de l’auteur n’est pas entièrement dévoilé. Ce livre allie l’économique, l’énergétique, le politique et souhaite donner des idées. Nous pouvons regretter également le manque d’espoir pour les énergies nouvelles, même si nous savons qu’elles ne représentent pas le salut de la planète à elles seules. Espérons et travaillons !

Si vous êtes issu du monde technique, les chiffres et la vision de ce livre sauront vous donner des explications claires sur l’actualité énergétique, si vous avez peur des chiffres, vous n’aurez qu’à moins vous attarder sur ces passages…

Nous vous souhaitons une bonne lecture…

Acheter ce livre

 

Retrouver le livre C’est maintenant! 3 ans pour sauver le monde 

 

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Bonjour,

Vous le savez certainement, il y a depuis plus de 3 mois un moratoire sur le rachat de l’électricité photovoltaïque. Après plusieurs mois de négociation au plus haut de l’état, notamment à Matignon, le décret a été publié le 08 Mars 2011! La première impression des professionnels, est que…rien ne change, rien n’est fixé, sauf le tarif de rachat! 3 Mois de discussion et de buzz…pour rien?

Top PV decret 300x154 La régulation de lénergie photovoltaïque, nouveau décret, lanalyse Econov après 3 mois de moratoire !

Vous aurez remarqué qu’en 3 mois d’intenses tractations et de doléances soumises, 3 mois de lobbying très fort, aucun article n’a été publié sur Econov’ à ce sujet! En effet, le plus important pour le blog Econov’ est d’être objectif, et d’analyser les informations avec suffisamment d’éléments!

Un nouveau cadre réglementaire, ou plutôt une évolution

decret 1792 150x150 La régulation de lénergie photovoltaïque, nouveau décret, lanalyse Econov après 3 mois de moratoire !

Le nouveau cadre réglementaire fixe les conditions économiques pour les installations photovoltaïques réalisées à partir du mois de Mars 2010, de puissance inférieure à 100 kWc. Pour les installations de plus de 100kWc, l’Etat semble vouloir garder le contrôle en lançant des appels d’offres, avec des subventions à la clé pour les projets choisis. Pour information, ceci concerne de grandes installations, plus de 100 kWc, soit plus de 800 m² de panneaux installés (ordre de grandeur).

Pour les installations de puissance inférieure à 100kWc, le cadre réglementaire de rachat est fixé, du moins les règles du jeu. il faut surtout voir la nouvelle reglementation comme une évolution de l’ancienne, puisque le principe d’aider la filière à se développer n’est pas remis en cause.

Tarif de rachat à la baisse

Ce qui est clair dans la nouvelle réglementation, c’est la baisse du tarif de rachat de l’électricité photovoltaïque. Ceci se justifie par le fait que le développement de la filière et des solutions photovoltaïques se fait au fur et à mesure, avec une baisse des prix de revient associée. Pour les particuliers, le tarif de rachat du kWh passe de 0.58€ à 0.46€, une diminution de 20%!

De plus, ces tarifs seront réévalués tous les trimestres, avec une prévision de baisse au fur et à mesure que la filière se développe! L’estimation de diminution des tarifs de rachat est de 10% par an. Cette baisse de tarif dépendra du nombre de projets en cours, des prix du marché en revient et à la vente. C’est le principal point qui ressort à l’issue de la concertation de 3 mois entre le gouvernement (et la Ministre de l’environnement Nathalie Kosciusko-Morizet) et l’ensemble des acteurs de la filière.

NKM La régulation de lénergie photovoltaïque, nouveau décret, lanalyse Econov après 3 mois de moratoire !Copyright NKM

De plus fortes contraintes environnementales…enfin!

La nouvelle réglementation compte imposer cette fois des contraintes environnementales en matière de réalisation de projets. L’intention est bonne, mais cela se traduit pour l’instant par une fourniture obligatoire d”analyse de cycle de vie, ce qui correspond à un modèle de vie de l’installation… A vérifier et confronter avec la réalite!

Egalement une contrainte de recyclage et de démantèlement des installations en fin de vie. Nous pensions cet élément acquis, mais c’est mieux une fois écrit! En effet, il est très facile de produire et installer des panneaux partout, sur les toitures, sur les champs, mais qu’en sera-t-il dans 10, 20, 30 ans ? Le moment viendra de recycler les matériaux.

On peut regretter l’absence d’obligation sur la provenance et la qualité du matériel installé. Aujourd’hui, c’est le principal souci des consommateurs au quotidien…qui impacte également de manière très importante le bilan carbone de vos projets!

ville darles 300x170 La régulation de lénergie photovoltaïque, nouveau décret, lanalyse Econov après 3 mois de moratoire ! Copyright: Ville d’Arles

Forte contestation des professionnels et parties prenantes

Du coté des professionnels et entrepreneurs de la filière, la contestation est évidente, qui accepte facilement la contrainte? Toutefois il faut prendre conscience que la régulation de ce marché en forte expansion est nécessaire, et qu’il doit voler de ses propres ailes au plus vite. D’où l’idée de rendre compétitives nos solutions photovoltaïques. Cela aidera les professionnels à exporter nos produits photovoltaïques, puisqu’aujourd’hui notre modèle économique franco-français subventionné à coups de crédits d’impôts et rachats à hauts tarifs ne permet pas d’être compétitifs dans les pays où la réglementation ne propose aucune aide pour le photovoltaïque!

Somme toute, cela risque fort d’aider les entrepreneurs à augmenter la qualité de leurs prestations, et à devenir compétitifs à l’export! Voyons outre-Rhin…

Une régulation sur le long terme envisagée, mais des incertitudes pour les entrepreneurs

La révision trimestrielle des tarifs de rachat risque toutefois de bloquer les projets et créer des moments de spéculation, puisque les modèles économiques des projets pourront être fortement impactés par ce tarif de rachat, pouvant changer tous les 3 mois. Sachant qu’un projet ne se réalise pas entièrement en 3 mois…

couemichaud 300x225 La régulation de lénergie photovoltaïque, nouveau décret, lanalyse Econov après 3 mois de moratoire !

Doit-on soutenir et subventionner aveuglément les énergies renouvelables en France ? Qu’en est-il en Europe ?

Ce nouveau décret nous amène à nous poser la question du subventionnement des nouvelles énergies en France. Les autres pays Européens réduisent fortement les aides (Espagne), d’autres n’ont jamais boosté le marché des énergies renouvelables par les subventions.

Le problème français actuel est de rendre la production d’énergie renouvelable rentable aussi bien en termes économiques que d’émissions CO2 compétitive face aux énergies conventionnelles, notamment l’énergie nucléaire. D’autant plus que l’actualité au Japon (séisme et dégâts nucléaires) nous amène à penser que le risque nucléaire est parfois sous-estimé, ainsi que son impact économique et environnemental.

Je pense que l’énergie nucléaire est nécessaire à notre équilibre, mais elle mérite un traitement équitable. A quand l’égalité de traitement des énergies? Pourquoi ne pas intégrer tous les coûts dans le calcul du coût de revient de l’énergie nucléaire? Les subventions de Recherche et Développement, les couts environnementaux à venir de démantèlement, et bien d’autres facteurs qui alourdissent en réalité la facture et le poids CO2! Une augmentation du coût de l’énergie, mais surtout un rééquilibrage serait donc efficace…

Soutenir la qualité des installations ainsi que la production locale, et durable

Ceci n’est pas un titre de campagne, ni une phrase en l’air, mais bel et bien ce que nous sommes plusieurs à penser aujourd’hui. La filière photovoltaïque doit se développer en France, et dans le monde. La France à l’occasion de devenir un leader dans le domaine, mais peu d’efforts sont menés. Sur le marché intérieur, la production de matériel (panneaux, convertisseurs de courants, etc.) est devenue anecdotique et se réduit souvent à un montage en atelier. Coté recherche, la France est au point mort en photovoltaïque, loin derrière les USA, le Japon, et… la Chine.

Nous pensons en France à installer à court terme des panneaux solaires, et profiter des subventions, “et puis c’est tout”. Du moins, c’est le ressenti du consommateur. Mais assurer avant tout la qualité des installations, et des productions, avec un fort appui au local et au durable, s’avère nécessaire pour un équilibre de la filière photovoltaïque en France.

Voilà, pour ceux qui s’essoufflent depuis plus de 3 mois pour parler du décret photovoltaïque, une analyse à froid et objective!

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 L’avènement de la biomasse en France: peut on tout brûler au nom de l’écologie? – Partie 2
Bonjour à tous,
Voici le deuxième volet concernant le développement du secteur de la biomasse en France. Nous avons vu il y a quelques jours que le terme de biomasse faisait référence à plusieurs technologies dont le point commun est la production d’énergie renouvelable. Cependant, l’utilisation à outrance de ces moyens de production d’énergie ne nuit-elle pas à l’environnement et la société? Où en sommes-nous en France, et vers quoi nous dirigeons-nous?
D’une part il faut remarquer que l’exploitation de la biomasse est une nécessité pour assurer nos réductions d’émissions de gaz à effet de serre, tout simplement car:
  • Les déchets auparavant brûlés sans aucun gain (ni d’énergie, ni d’argent), qui de plus émettaient des gaz à effet de serre, sont maintenant utilisés pour produire de la chaleur et économiser les ressources fossiles (pétrole, gaz).
  • Les déchets organiques attendant une décomposition naturelle dans les décharges polluées peuvent maintenant être compostées et permettre de contribuer à l’amélioration du rendement des cultures. On peut encourager les nombreuses communes mettant en place des filières de compostage et récupération de déchets verts.
  • Il est envisageable d’augmenter l’indépendance énergétique de la France à travers les moyens de production d’énergie in situ de la biomasse.
Cependant, quelques points noirs existent au niveau du gain de cette indépendance:
  • Tout d’abord, brûler le bois à outrance provoquera immédiatement des émissions de CO2, ainsi que la destruction massive des forets, poumons de la planète. ==> Nécessité du contrôle de la filière bois
  • La culture excessive d’agrocarburants affectera nécessairement la disponibilité des ressources alimentaires sur la planète. Avec les inégalités actuelles d’accès à l’alimentation que nous connaissons tous, et des perspectives de croissance démographique mondiale (je vous le rappelle, nous serons 9 milliards d’ici 2050). Ces alcools et huiles remplaçant le pétrole sont donc à consommer avec modération!
J’espère vous avoir correctement éclairé sur le sujet très vaste de la biomasse et que nous saurons faire chacun la part des choses. Si toutefois vous avez des questions, je suis, comme vous le savez, aussi près de vous qu’un clic!

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