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Bonjour,

Ce mois-ci, nous profitons du retour du beau temps et des changements politiques pour vous parler d’énergie solaire, avec une interview exclusive de Julien Chirol, en charge du développement commercial de Panasonic en France sur le secteur du photovoltaïque. Pour lui, il est temps de redonner confiance aux particuliers qui souhaitent investir dans cette énergie d’avenir.

 

Top ITw Panasonic PV Redonner confiance au marché du photovoltaique Français ! Interview de Julien Chirol , Panasonic (ex Sanyo)

 

Panasonic, nouvel acteur sur le marché du solaire photovoltaïque résidentiel

Panasonic, entreprise japonaise de renom, devient en 2012 un nouvel acteur majeur dans le secteur du photovoltaïque. “Panasonic a racheté l’entreprise Sanyo en 2011, qui distribuait en France depuis 2002 ses solutions photovoltaïques, et sa gamme de produits dont les modules HIT ont définitivement pris le nom de Panasonic au 1er avril 2012 “, nous confie Julien Chirol.

“Nos centres de R&D se situent au Japon et en Allemagne. Notre site de production Européen se situe en Hongrie, et nous visons le  marché résidentiel domestique, grâce à une marque reconnue comme gage de sécurité, de qualité et de haut rendement. Nous proposons en effet une gamme de panneaux photovoltaïques associant du silicium monocristallin et amorphe, permettant d’avoir un meilleur rendement par mauvais temps ou par température élevée, pour un prix légèrement supérieur aux technologies traditionnelles. Nous sommes le seul fabricant à publier les chiffres de notre suivi qualité, avec un taux de défaillance extrêmement bas de 0,0023%.”

Le marché Français en 2012

C’est un fait avéré, le marché du photovoltaïque Français est assez morose avec la baisse des subventions et aides de l’Etat. Mais la question est plus profonde car pour Julien Chirol, “il s’agit d’une perte de confiance à deux niveaux :

  • diminution des subventions et crédits d’impôts, diminuant l’intérêt financier,
  • mauvaises expériences de certains premiers clients avec des entreprises qui n’ont pas travaillé de façon suffisamment professionnelle”

Ce climat morose inquiète donc les industriels pour leur développement en France.

Redonner dès maintenant confiance au marché français

Pour le responsable commercial, “le marché résidentiel photovoltaïque français est à l’arrêt, et il faut au plus vite redonner confiance aux clients. C’est pourquoi nous participons à plusieurs initiatives dans le but de relancer le marché français, notamment avec d’autres fabricants. Nous avons ainsi participé à la création d’InSoCo (www.insoco.fr), une association de fabricants, installateurs et distributeurs ayant pour but de toucher les clients finaux et les intermédiaires et de faire améliorer la qualité des installations.

Plusieurs propositions

“Nous avons également soumis plusieurs propositions au nouveau gouvernement Français pour sortir de l’impasse :

  • Communication du Gouvernement en faveur des énergies renouvelables et notamment du solaire photovoltaïque, ce qui permettrait de redonner un soutien à la filière
  • Changement des lois et réglementations : par exemple, en finir avec la fixation des tarifs d’achats tous les 3 mois (en réalité tous les 2 mois car publiés en retard). Aussi, il faudrait supprimer la limitation à 3kW pour le taux réduit de TVA.
  • Prime pour le Made In Europe (comme  c’est le cas en Italie) : il s’agit d’une bonne  solution pour améliorer la qualité et relancer la production européenne, mais le contrôle reste difficile.
  • Prime à l’autoconsommation : pour limiter l´impact sur le réseau, il faut encourager les gens à consommer lorsqu´ils produisent de l´électricité verte. Ceci, encouragera de plus les solutions de stockage d´énergie à long terme.
  • Donner plus de pouvoir aux régions avec des possibilités de subventions. Par exemple, Solaire Direct en Poitou-Charentes peut se développer grâce à la Région et ses aides. L’ensemble des régions estiment pouvoir atteindre un objectif total de production de 13GW d’ici 2020.

Mais force est de constater que les gouvernements Européens, en pleine crise économique, cherchent avant tout à réaliser des économies.

Et la parité réseau dans tout cela ?

Pour Julien Chirol, « le plus tôt sera le mieux, car cela donne de la stabilité au marché et une capacité pour les industriels et les opérateurs réseau à anticiper l´intégration du photovoltaïque. »

La Rédaction Econov : quelles sont vos actions en matière de développement durable ?

Panasonic a mis en place plusieurs actions en faveur de l’environnement. Par exemple, nous assurons la conformité à la directive RoHS sur le matériel photovoltaïque. Nous sommes aussi membre fondateur de PV Cycle, organisme qui assure le recyclage des panneaux photovoltaïques.

Au niveau de la conception également, nous nous attachons à ce que nos panneaux aient une durée de vie de 30 ans environ, et que l’amortissement de la production de CO2 inhérente à leur fabrication soit effective entre 2 et 4 ans. Nous optimisons les émissions de CO2 de notre activité, avec pour objectif de réduire de 1 000 tonnes les émissions dans les bureaux (avec pour référence 2009), et 7 000 tonnes dans les usines (référence 2006) d’ici 2018.

Nous développons des programmes avec les écoles en fournissant notamment du matériel et des formations.

Quelle est votre analyse de la concurrence ?

Julien Chirol : “La concurrence dans le secteur photovoltaïque vient aujourd’hui des fabricants chinois, qui pratiquent un dumping fort. Pour nous, il est préférable de lutter sur le plan de la qualité des panneaux, et d’apporter une solution globale aux acheteurs.

Pour les marchés asiatiques, nous avons récemment ouvert une usine en Malaisie avec une capacité de production de 300MW, et ce notamment pour ne pas être affecté par le taux de change défavorable du Yen japonais.”

Quelles sont vos innovations en 2012 ?

Julien Chirol : “Cette année, nous proposons des panneaux avec cadre noir et fond noir pour améliorer leur esthétique et toucher une clientèle plus sensible au design. Toutefois, l’entreprise étant dans une stratégie de réduction de coûts de production, nous ne présenterons pas d’autre gamme de panneaux en 2012.

A l’occasion des Jeux Olympiques de Londres, nous réalisons toutefois une installation de 1MW sur le pont de Blackfriars, qui sera le plus grand pont photovoltaïque au monde.

article pont solaire 300x194 Redonner confiance au marché du photovoltaique Français ! Interview de Julien Chirol , Panasonic (ex Sanyo)

En conclusion, quel serait votre message à nos lecteurs pour 2012 ?

Julien Chirol : “A tous les français, je voudrais dire : ayez confiance,  achetez de la qualité, pour profiter de votre installation photovoltaïque pendant 25 à 30 ans. Nous souhaitons également faire appel au bon sens de nos nouveaux dirigeants politiques afin qu’ils nous aident à redonner vie à une technologie d’avenir.”

 

Credit Panasonic 2 300x224 Redonner confiance au marché du photovoltaique Français ! Interview de Julien Chirol , Panasonic (ex Sanyo)

 

Crédits photo : Panasonic

 

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Bonjour à tous,

A l’heure où il est question de pollution maritime, ou encore de fruits de mer pour les fêtes, parlons d’une énergie marine. Vous étiez peut-être à la plage sur la côte Atlantique cet été, ou en tout cas vous avez certainement entendu parler de la première hydrolienne installée dans l’océan en Bretagne. Ce nouveau mode de production d’énergie, utilisant le courant maritime, apparait comme un souffle d’espoir pour notre avenir énergétique, à l’heure où le nucléaire bascule dans l’incertitude après incidents, désinformation, changements stratégiques. Découvrons cette technologie ensemble et analysons son coté durable.

Top Maremotrice L’énergie marémotrice, un nouveau souffle pour l’énergie, ou juste de quoi surfer sur la vague ?

Une énergie naturelle

Un de mes proches m’a demandé cet été sur la plage pourquoi nous n’utilisions pas l’énergie des vagues pour produire de l’énergie électrique, puisque les marées déploient chaque jour autant de forces ! Et bien, les ingénieurs qui ont développé le principe de l’hydrolienne ont du y penser également sur la plage !

Le principe de l’énergie marémotrice est simple :  une hydrolienne, à la manière d’une éolienne qui utilise le vent pour créer de l’électricité, utilise ici le courant maritime généré par les marées avec une turbine qui génère de l’électricité. Les marées représentant un courant d’eau cyclique et régulier sur le littoral, l’énergie marémotrice peut représenter un souffle d’espoir pour les habitants du littoral et pour les partisans des énergies renouvelables. C’est une énergie renouvelable qui peut sauver les régions en manque d’électricité comme la Bretagne.

Une source d’énergie intarissable, où presque…

Les marées sont créées et générées par les forces de gravitation entre la Terre, la Lune et le Soleil, ce qui laisse imaginer que ces marées devraient encore durer un moment ! C’est pourquoi nous pouvons dire que cette énergie est renouvelable, et intarissable à l’échelle humaine. Il y a un gisement d’énergie utilisable au fond de l’océan, mais tout en faisant attention de ne pas détériorer l’éco-système en place.

Un marché qui attire les plus grands

Le marché hydrolien n’en est qu’au stade de l’expérimentation, mais la production d’énergie sur le littoral attire les plus grandes entreprises : les hydroliennes rejoignent à les éoliennes offshore par exemple, pour lesquelles de nombreux projets existent. Comme nous le lisions dans un article du Monde (Areva s’empare de la fabrication des éoliennes offshore), les grandes entreprises leader en énergie, telles qu’AREVA, ou EDF, se lancent dans les projets de production d’énergies renouvelables en mer. Toutefois les turpitudes actuelles des leaders du nucléaire pourraient remettre en question certains investissements, si le virage du renouvelable n’est pas pris en 2012.

La première expérimentation hydrolienne française a été réalisée cet été par EDF, qui veut produire cette énergie en Bretagne.

Mais peu d’industriels français

Toutefois, dans le domaine de la production des hydroliennes, nous risquons d’en rester au même point que pour les éoliennes, à savoir d’utiliser les turbines et équipements des industriels étranger. Nous nous limitons principalement aux mâts, pâles. La haute valeur ajoutée se trouve chez les industriels allemands par exemple. Pour les éoliennes, près de 60 % de notre parc éolien est équipé de turbines conçues Outre-Rhin, par les allemands Enercon, Nordex, Repower ou Siemens. C’est certainement le fait de moins s’appuyer sur l’énergie nucléaire qui a poussé ces pays à innover dans les énergies renouvelables.

La France en retard dans les ENR, mais ayant l’envie de se rattrapper

Nous l’avons vu, la France lancer les expérimentations avec EDF, et souhaite (ou à l’air de souhaiter) globalement rattraper un retard dans l’éolien et l’hydrolien. Les appels d’offres pour l’éolien par exemple permettent de lancer les industriels français qui arrivent sur le marché. Nous devrions voir des projets émerger en 2012. Pourquoi pas dans l’hydrolien ?

Aucun effet envisageable sur la nature ?

Comme dans tout nouveau développement de technologie, des méfaits sont toujours à craindre. Et nous pouvons pour une fois nous poser quelques question avant plutôt que de constater après, sans être pour autant défaitistes. La conception des hydroliennes et leur implantation doivent être faites logiquement en prenant en compte d’une part l’éco-système naturel, mais aussi à l’organisation des courants marins. Les courants des marées contribuent certainement à l’équilibre sous-marin, c’est pourquoi l’absorption de l’énergie des marées peut empêcher l’usage naturel de cette énergie pour d’autres systèmes naturels, et cela pourrait modifier l’équilibre global.

Alors, nouvelle énergie ou greensurf ?

Les énergies renouvelables marines représentent donc un réel vent d’espoir pour le littoral, et permettraient la production d’énergie local. Toutefois, nous en sommes encore loin aujourd’hui, et nous pouvons nous poser des questions sur l’industrialisation de ces hydroliennes sur notre littoral, peut-on en mettre partout? En conclusion, un espoir, mieux vaut surfer sur la réduction de la demande énergétique et la performance de nos postes de consommation !

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Retour sur notre dossier innovant des SmartGrid, alors que l’actualité nucléaire semble prendre le dessus sur l’avenir des réseaux électriques. Nous allons ici décrire les possibilités offertes par les smartgrids d’intégrer l’avenir de la mobilité électrique, et de la production d’énergie renouvelable, deux technologies à la fois pleines d’espoir, et tant problématiques vis-à-vis de nos modes de gestion actuels de l’énergie.

Top SmGrid 1 SmartGrid Partie 4   Intégrer les Véhicules électriques et les ENR dans lintelligence du réseau électrique

La production d’énergies renouvelables locales a besoin d’un nouveau réseau

Par nature, les énergies renouvelables sont produites là où la nature le permet: le vent, le soleil, la chaleur souterraine doivent être utilisés en leur lieu naturel. Cela se traduit par des toitures solaires photovoltaïques, des champs d’éoliennes dans les plaines ventées, et les côtes marines, etc. De plus, les incitations fiscales, en France par exemple, poussent à réinjecter les énergies produites en local sur le réseau national d’énergie électrique.

Ceci risque donc de poser un grand problème aux gestionnaires des réseaux électriques en Europe, qui risquent d’avoir des difficultés pour prévoir l’évolution de la production énergétique et la consommation. Cela pose également des problèmes techniques, puisque l’injection d’électricité massive à des heures précises provoque des hausses de tension localisées et des perturbations de fréquence du réseau. C’est pourquoi ErDF et RTE, gestionnaires du réseau électrique français, semblent vouloir freiner la production décentralisée d’énergie.

D’où le besoin d’une nouvelle gestion du réseau électrique dans le monde. Dans un monde relié, avec des sources de production délocalisées, le réseau doit changer avec les SmartGrids. Il y a certes des risques, mais l’innovation technologique va nous permettre d’augmenter les informations récupérées sur le réseau et augmenter sa maîtrise de plus en plus fine.

smartgrid 454570a 6 300x162 SmartGrid Partie 4   Intégrer les Véhicules électriques et les ENR dans lintelligence du réseau électriqueLa future morphologie du réseau électrique Français

Les voitures électriques pour stocker l’énergie mondiale: le vehicle to grid

Lors des différentes rencontres auxquelles j’ai assisté sur le sujet des véhicules électriques, j’ai toujours entendu l’idée farfelue selon laquelle nous pourrons stocker de l’énergie électrique dans nos véhicules et la revendre sur le réseau: c’est ce que l’on appelle le Vehicle to grid, lorsque  nous réinjectons de l’énergie sur le réseau. Bien sur, ce qu’espèrent les gens qui y pensent, c’est revendre l’énergie de leur batterie plus chère !

Techniquement, l’idée parait très bonne, notamment pour permettre d’équilibrer et de stabiliser la gestion du réseau avec l’intégration des énergies renouvelables. En effet, les panneaux solaires produisent l’énergie de jour avec le soleil ( plus en été), les éoliennes lorsqu’il y a du vent, alors que nos besoins se situent essentiellement la nuit, et lorsqu’il fait froid pour le chauffage. De plus, nous ne savons aujourd’hui stocker de grandes quantités d’énergie de manière viable, puisque la solution consiste en le stockage par batteries. C’est pourquoi les voitures électriques pourraient stocker ces énergies superflues en se rechargeant, et éventuellement les réinjecter sur le réseau si besoin.

Pourtant, cette idée est vue par les gestionnaires du réseau (ErDF, RTE) comme trop futuriste, qui ne sera mis en oeuvre avant 2040. Je pense que les technologies Smart Grid s’y prêtent très bien et la faisabilité est réelle. Toutefois, cette revente d’énergie restera sans doute très limitée au niveau de chaque véhicule, puisque l’on oublie qu’une voiture est faite pour consommer de l’énergie, et que nous nous posons encore en 2011 la question de l’autonomie des ces nouvelles voitures. Et pourquoi la revendrait-on plus cher? Pour payer sa propre énergie, son propre chauffage individuel plus cher?

Couplage de toutes les energies et les informations

Ainsi, les véhicules électriques permettant le stockage électrique par batterie, et les sources de production d’énergie décentralisées et intermittentes, doivent être couplées sur le réseau électrique afin de donner le meilleur d’elles-même. Les réseaux intelligents sont donc la solution pour éventuellement concurrencer le modèle actuel de production d’énergie centralisée (nucléaire, charbon, etc.). Une réflexion de fond s’impose donc sur les besoins, et la nouvelle manière de voir le réseau. Une vraie révolution des réseaux électriques et d’information. Attention toutefois à ne pas choisir la fuite en avant technologique et économique (avec la recherche de gain financier à la revente par exemple), qui nous ferait innover dans les technologies de manière non durable, et limiterait fortement les intérêts des SmartGrid, il faut savoir raison garder…

Une feuille de route pour la France lancée par l’ADEME

En ce début d’année 2011, l’ADEME a publié une feuille de route dédiée aux réseaux intelligents nommée ” réseaux et systèmes électriques intelligents integrant les énergies renouvelables” (Télécharger le document ici). Ce document est issu de la réflexion d’un groupe d’experts issus des grands groupes (AREVA, GDF SUEZ, etc.), concluant sur l’existence de 3 paramètres clés qui joueront un rôle déterminant sur la forme et la nature des réseaux et des systèmes électriques intelligents :

  • l’offre de produits et de services associés à l’intelligence des réseaux
  • le degré et la forme de décentralisation du système et des réseaux électriques
  • les choix de régulation, les modèles d’affaire et les jeux d’acteurs autour des réseaux et systèmes électriques intelligents
Le groupe d’expert abouti à “4 visions contrastées des réseaux et du système électrique : 2 visions à l’horizon 2020 et 2 visions à l’horizon 2050″.
Afin de permettre l’insertion massive des énergies renouvelables sur le réseau, des AMI (Appel à la Manifestation d’Intérêt) sont en cours de préparation, qui seront sans doute destinés aux grandes entreprises de l’énergie et des systèmes d’information. Il ne serait pas inintéressant, je pense, d’accorder une attention toute particulière aux petites entreprises passionnées par l’innovation et les technologies. Débattre, réfléchir, conseiller, sur des questions locales, concevoir le futur, tout cela peut ne peut se faire au mieux qu’en faisant partager des interets communs à tous, en intégrant les petits et les grands dans le processus, pourvu qu’ils soient motivés!

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Les Smartgrid, un dossier électrique sur les réseaux innovants sur Econov

Posté par Alexandre Goncukliyan Le 1 mars 2011 à 10h26 4 Commentaires

Vous avez peut-être entendu parler en 2010 des SmartGrid, appelés aussi réseaux intelligents, représentant désormais notre futur en matière de gestion énergétique et des systèmes d’information.

Top SmGrid 1 Les Smartgrid, un dossier électrique sur les réseaux innovants sur Econov

Le dossier sera composé de plusieurs articles, diffusés sur Econov’ et les sites partenaires. Les liens seront bien entendus centralisés sur www.econov.eu .

Nous parlons bien souvent de réseaux ces temps-ci, réseau électrique, réseau de gaz, réseau d’eau, réseau informatique, réseau social… les réseaux intelligents représentent pour certains l’avenir du réseau, capable de centraliser et lier l’ensemble des réseaux existants d’infrastructure et d’information.

Les Smartgrid, définition des réseaux intelligents

Les smartgrid représentent pour l’instant des réseaux de production et distribution de l’énergie électrique, intégrant de nouvelles technologies de l’information. Ces systèmes d’information permettent d’améliorer l’efficacité énergétique globale, en gérant tant la production d’électricité que son stockage, sa distribution, et sa consommation, de manière efficace.

Les smartgrid, en clair, c’est donc le moyen de maitriser la consommation d’électricité, les émissions de CO2, le mix énergétique, la production des ressources. Les réseaux intelligents sont donc à la croisée de trois secteurs: l’énergie, les systèmes d’information, les télécoms. Ceci passe par l’installation de systèmes dans vos maisons, appartements, bureaux, mais aussi centrales de production énergétiques, etc. Un bien vaste sujet…

Contrôler tout le réseau ?

Les Smartgrid permettraient alors de contrôler l’ensemble du réseau énergétique, du puits à la prise. Plusieurs variables peuvent être prises en compte pour la gestion du réseau :

  • amélioration de l’efficacité énergétique systémique
  • émissions de CO2
  • maximisation du taux d’utilisation des ressources d’origine renouvelables
  • diversification des sources
  • maîtrise de la demande
  • sécurité d’approvisionnement

Les smartgrid seraient donc le moyen de mettre en œuvre l’efficacité énergétique pour les 50 années qui arrivent. L’intelligence du réseau et les systèmes d’information sont-ils alors les seules solutions permettant de réduire nos émissions de CO2, et les diviser par 4 ? Je pense qu’il faut d’abord se poser les bonnes questions, et savoir raisonner sur les besoins globaux et locaux de manière simple. L’intelligence en découlera… L’innovation doit être responsable et raisonnée!

Un logiciel de monitoring (Copyright GE Reports)

GE reports 300x210 Les Smartgrid, un dossier électrique sur les réseaux innovants sur Econov

Les acteurs du changement

Qui dit nouveau réseau dit nouvel acteur, du moins c’est ce que voudraient pouvoir prouver certains nouveaux entrants. En effet, le réseau d’énergie est aujourd’hui bien maitrisé et ses acteurs bien définis, et en nombre limité. Le marché de la production d’énergie s’ouvrant, une première multiplication d’acteurs à déjà eu lieu (EDF, GDF, Poweo, Direct Energie, Enercoop, etc.). L’apparition des smartgrid semble pouvoir donner une chance à des nouveaux entrants issus du secteur des Systèmes d’Information, et des Télecoms: ne vous étonnez pas de voir des entreprises comme Cisco Systems, Siemens, proposer des solutions complètes de réseaux intelligents.

Globalisation mondiale des flux d’énergie

Les lieux géographiques de production de l’énergie, et les lieux de consommation peuvent aujourd’hui se trouver de plus en plus dissociés. Nous avons la capacité d’acheter et vendre de l’énergie à différents endroits de la planète. Nos besoins, ainsi que nos moyens de productions sont à des endroits bien différents. D’où la nécessité d’intégrer les technologies modernes permettant de gérer ces flux.

Des sources de production et de consommation de plus en plus nombreuses

Avec l’évolution technologique, les sources de production d’énergie sont en effet de plus en plus nombreuses : énergies conventionnelles (charbon, nucléaire, hydro-électricité,…), et renouvelables (solaire, éolien, biomasse, etc.). Coté consommation, même constat : nous avons toujours besoin de plus électricité dans notre logement, notre bureau, mais aussi lorsque nous sommes en déplacement, dans la rue, dans nos véhicules électriques.

Les smartgrid, des réseaux intelligents mais difficiles à appréhender

Vous pouvez le voir, la terminologie smartgrid englobe un grand nombre de technologies, de sources d’énergie, d’information, et surtout une multitude d’acteurs ayant soif d’être sur la place.

C’est pourquoi nous ferons dans ce dossier SmartGrid Econov plusieurs focus sur ces diverses facettes que peuvent englober les réseaux intelligents : les véhicules électriques, les énergies renouvelables, les transports publics seront traités en plusieurs articles. Vous pouvez d’ailleurs nous soumettre votre avis sur la question et proposer vos solutions applicables.

A bientôt pour la suite du dossier!

ford elec 300x225 Les Smartgrid, un dossier électrique sur les réseaux innovants sur Econov

Les véhicules électriques seront chargés de manière intelligente

Les autres articles du dossier:
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