Posté par Alexandre GoncukliyanLe 1 juillet 2011 à 08h350 Commentaire
Bonjour,
L’étiquette environnementale, tant attendue par les professionnels de l’environnement, arrive demain dans les magasins français pour une expérimentation. Afficher le poids carbone et l’empreinte environnementale de chaque produit, c’est peut-être la solution pour permettre la prise de conscience et l’action écologique dans nos achats.
Une idée issue du Grenelle 2
L’idée a émergé pendant le processus d’élaboration de la loi Grenelle 2, en partant sur le principe déjà en place de l’étiquetage énergétique: en effet, chaque produit consommant de l’énergie est étiqueté dans une catégorie: réfrigérateur, voiture, chaudière, appartement… Le projet est donc porté par le Ministère de l’Ecologie, qui assure la communication nécessaire pour que le projet prenne forme.
L’étiquetage environnemental a plusieurs buts:
Informer le consommateur pour l’inciter à acheter « vert »,
Réorienter le marché vers des produits plus respectueux de l’environnement,
Préparer les entreprises à la prise en compte des critères environnementaux
Auchan, Simply Market, Carrefour, Casino, Monoprix, Boulanger, Conforama, Décathlon, Leroy Merlin et Picard constituent les dix enseignes qui se sont engagées à afficher les informations relatives à l’impact environnemental de leurs produits à partir du 1er juillet 2011. Une première phase expérimentale qui devrait s’élargir en 2012, comme prévu par le Grenelle II.
Selon France Nature Environnement, plusieurs expériences montrent que 10 à 30% des consommateurs modifient leur décision d’achat dès lors qu’un produit est noté sur son impact environnemental.
Un long parcours
Cela fait maintenant plus d’un an que le projet est en cours de développement au Ministère, qui consulter les parties prenantes, ayant chacune des idées différentes sur la question: affichage CO2, affichage environnemental, affichage virtuel ou réel… La méthodologie est toujours en construction.
Et nous ne sommes pas au bout du parcours, l’expérimentation devra être suivie (ou non) d’actions à plus grande envergure, à partir de 2012 et au delà ! Cette expérimentation qui doit durer un an sera suivie d’un rapport d’évaluation. En fonction des résultats obtenus, ce type d’affichage sera ou non généralisé.
Afficher pour mieux agir ?
Afficher le poids environnemental de nos produits, c’est un moyen de nous faire prendre conscience du poids carbone de nos achats, mais surtout de comparer et acheter selon les critères environnementaux. C’est donc un réel moyen de mesure et d’action ! L’expérimentation nous le montrera, du moins espérons-le. Si l’expérience est concluante, nous n’aurons plus qu’à généraliser le système à tous les commerces français. Sinon, nous pourrons réorienter et concevoir le système de nouveau. Espérons que l’affichage ne sera pas un outil de communication et publicitaire supplémentaire… Le développement durable n’est pas qu’une question de communication! Afficher permet donc d’agir au mieux et au plus près de la population pour l’influencer durablement !
Posté par Alexandre GoncukliyanLe 31 mai 2011 à 09h300 Commentaire
Bonjour à tous, un article dédié au “projet fou” d’Istanbul, avec pour but informer des projets de nos pays émergents assoiffés par la modernité et l’urbanisation totale de leurs territoires. Ce projet, présenté le mois dernier, prévoit la réalisation d’un nouveau canal à Istanbul et la création de deux nouvelles villes ex nihilo. Voyons en quoi ces projets risquent de répéter les erreurs environnementales et sociales des pays occidentaux, et s’ils sont vraiment durables…
Le projet fou d’Istanbul, un projet national
Présenté à la fin du mois d’avril 2011 par le 1er Ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le projet d’envergure nationale a bénéficié d’une large couverture médiatique, en représentant un enjeu dans les élections de juin 2011. Le “projet fou”, surnommé ainsi par le 1er Ministre lui-même, consiste en la création d’un canal à Istanbul, où existe déjà le détroit du Bosphore faisant la réputation historique et géographique de la ville, séparant à la fois concrètement et symboliquement l’Europe et l’Asie.
Ce projet de création de canal prévoit l’aménagement de l’environnement du canal en une nouvelle ville. Cette ville serait en somme construite afin de désengorger la ville historique d’Istanbul, et éventuellement l’éloigner de la zone sismique à risque. Le projet qui serait réalisé en une dizaine d’année, et ayant d’ores et déjà des investisseurs privés selon M. Erdogan, renforcerait donc la création d’une mégalopole à Istanbul du coté Européen, avec une population qui pourrait atteindre les 40 millions de personnes. Aujourd’hui la ville compte officiellement 15 Millions d’habitants. Le fort exode rural ayant eu lieu depuis les années 60, ne serait donc que favorisé par ce projet.
Il faudra bien sur construire entièrement toutes les infrastructures, puisque les zones à peupler sont aujourd’hui rurales et semi-rurales. Le projet représente donc un enjeu de taille à la fois pour l’économie du pays, l’environnement de la ville, et au niveau sociétal, puisque l’on peut imaginer que le projet créera de l’emploi, mais sera destiné principalement à la nouvelle bourgeoisie du pays émergent. Un enjeu “fou” pour le développement durable!
Vous pourrez voir sur la vidéo qui suit la simulation du projet comprenant le canal et les modélisations des villes construites autour:
Canal Istanbul, la clé de voûte du projet qui risque d’écrouler le système naturel des eaux
Avec ce projet un canal serait donc creusé à plusieurs kilomètre de la ville actuelle d’Istanbul, reliant comme un second Bosphore la Mer Marmara à la Mer Noire. Ceci permettra de gérer différemment le flux de tankers traversant le Bosphore, mais créera également de nouveaux problèmes environnementaux et sociétaux:
Création de ponts, ajoutant des goulots dans les flux de marchandise et de personne. Les deux ponts actuels sur le Bosphore sont déjà trop fréquentés et posent de réels problèmes à la population
Création d’un nouveau flux hydraulique: le canal créera inévitablement un nouveau flux d’eau entre la Mer Noire et la Mer Marmara. Ce que relèvent des scientifiques turcs étudiant déjà la question, c’est l’appauvrissement du débit d’eau dans le Bosphore qui risque d’engendrer d’importants problèmes techniques dans l’assainissement des eaux usées. Je pense également que la faune et la flore sous-marine ne pourra qu’être impactée par ce canal. En effet, les courants saisonniers permettent à certaines espèces de poissons par exemple de passer d’une mer à l’autre, et profiter des températures plus chaudes ou plus froides. Les eaux peu traitées par les stations d’épuration, rejetées en mer, peuvent aujourd’hui compter également sur ce courant pour diluer les concentrations bactériologiques. Cela risque de se finir avec le canal…et nécessitera donc de nouvelles stations d’épuration plus performantes, et plus chères, ou créera des problèmes sanitaires!
Création d’une nouvelle ville sur des terres agricoles: cela risque donc de concentrer les besoins en énergie, en eau, en gestion de déchets, sans pouvoir dès aujourd’hui gérer cette concentration d’individus…
Le système naturel risque donc d’être fortement par ce projet fou, notamment au niveau des eaux. Triste sort pour la ville d’Istanbul qui a accueilli en 2009 le Forum Mondial de l’eau, permettant le partage des savoirs et des expériences dans le domaine de l’eau et l’hydraulique…
Le modèle urbain comme référence du développement
A noter que le projet est présenté au moment où plus de la moité de la population mondiale est devenue urbaine (information livrée au mois de mai), ce qui semble donner le mode urbain comme un modèle de développement. Un développement durable? La question est à poser. Posons-la!
Le modèle urbain, malgré sa généralisation, ne semble pas apporter une solution complète à nos problèmes sociétaux, et a même tendance à les accentuer. Le développement urbain ne semble pas pleinement profiter de l’occasion donnée par l’avènement des technologies numériques, reliant à distance le monde entier.
L’environnement comme un facteur de second plan
Depuis le début, le projet est présenté comme la solution à tous les maux du pays, mais ne traite aucunement du respect de l’environnement et des populations, tant dans la réalisation du projet, que dans l’apport réalisé pour les générations futures. L’environnement est donc vraiment un facteur de second plan dans ce projet porté par l’Etat lui-même, donnant la direction générale prise par le pays.
Ceci pose réellement la question de la prise en compte du développement durable dans les pays émergents du 21e siècle. N’ont-ils pas suffisamment conscience du problème environnemental ? Les pays occidentaux ne sont-ils que des modèles idéaux à copier, sans améliorer les projets et éviter les erreurs du passé? Les pays émergents doivent-ils être accompagnés dans leur démarche environnementale?
Dans le cas d’Istanbul, le projet semble également ignorer tous les problèmes de concentration que cela ajoutera en termes d’énergie, d’apport en eau, de gestion de déchets, etc.
Ce qui est sur, c’est que ces pays, où les investissements affluent en grande quantité de nos jours, ont réellement envie de voir les projets en grand. C’est le cas en Chine, en Turquie, en Inde, au Brésil, et les autres pays qui émergent.
Des pays emergents assoiffés par les grands projets
Ces pays émergents semblent aujourd’hui réellement guidés par l’envie de réaliser de grands projets, peut-etre par envie d’égaler les pays développés, voire même de les dépasser rapidement. Dans le cas de la Turquie, cela serait un bon moyen de montrer que le vieux continent européen a raté le train du développement du nouveau millénaire en refusant son voisin à la porte de l’Union Européenne.
Les grands projets sont-ils réellement une solution durable au développement de nos pays et des émergents? Malgré les innovations apportées, nous devons penser le réel apport en matière d’environnement et en aspect sociétal. Apporter aux populations
Les projets fous doivent exister grâce à l’innovation durable
Nous avons vu le projet fou du gouvernement turc pour son pays, ou plutôt pour sa capitale économique, métropole mondialement reconnue. Fortement critiquée à la fois par le camp politique, dénonçant une fuite en avant avec un projet de facilité (en réglant un problème d’infrastructure plutot que le problème sociétal), mais aussi par les environnementalistes, qui défendent le respect de l’environnement et de la région riche en histoire. C’est donc un projet fou à la fois politique et urbain. Mais il y a également d’autres projets fous en France. Le Grand Paris en est-il un?
En tout cas, nous avons un projet fou sur Econov’. Le projet fou d’Econov’, c’est l’information pour l’innovation durable, avec de nouveaux contributeurs écrivant sur la plateforme afin d’apporter une richesse de contenu et des analyses toujours plus pointues sur le développement durable et les thèmes qui s’y rapportent. Rejoignez-nous, faites passer le mot, et suivez-nous, notamment avec la newsletter!
Posté par Alexandre GoncukliyanLe 18 mai 2011 à 16h301 Commentaire
Bonjour,
Un court article pour vous donner une information de taille: Econov’ sera présent au congrès ingénieur et innovation se déroulant à Nancy du 20 au 22 Mai 2011.
Plus de 500 visiteurs issus du monde professionnel sont inscrits et attendus durant ces 3 jours. Responsables R&D, Directeurs de l’innovation des PME, grands groupes, et jeunes entreprises innovantes.
Econov’ Technologies & Solutions occupera un stand pour vous présenter ses services d’information dédiés à l’innovation et au développement durable. Elle apportera au salon l’innovation durable grâce à la mise à disposition d’une borne bilan carbone et le conseil apporté aux personnes soucieuses d’améliorer leur bilan!
J’ai également participé à l’élaboration du congrès en termes organisationnels. Tout est prêt pour rendre ce congrès innovant et durable avec Econov’!
Egalement, en tant que référence média de l’innovation durable, Econov’ est partenaire de l’évènement aux cotés d’autres entreprises industrielles :
Posté par Alexandre GoncukliyanLe 13 mai 2011 à 15h260 Commentaire
Voici venu le temps de l’inauguration de la rubrique livre sur Econov’. Chaque fois qu’un livre dédié à l’énergie, l’environnement, l’eau, l’innovation, sera jugé pertinent du point de vue des renseignements qu’il apporte, il sera mis en avant sur Econov’, analysé, critiqué, puis proposé à l’achat par Amazon.
Le choix d’Amazon
Pionnier dans la vente de livres et accessoires par Internet, Amazon.fr est aujourd’hui leader mondial dans les ventes de livres par Internet. Amazon est un vendeur fiable de livres et accessoires. Econov’ a donc choisi de créer un partenariat avec le site web pour créer une rubrique livres vous permettant directement d’acheter les livres que nous vous conseillons, et de les recevoir rapidement!
De plus Amazon.com semble développer son coté vert en ouvrant des boutiques virtuelles dédiées aux produits verts: accessoires bio et écologiques, systèmes de production d’énergie solaire, etc.
Une selection Econov’ de livres à lire
Régulièrement, la sélection de livres conseillés sera mise à jour par Econov’ Technologies & Solutions, avec un court résumé, une critique, et des conseils de lecture. Chaque mois, le Carrousel de livres sera mis à jour avec la sélection de lecture d’Econov’. Nos experts lisent et commentent pour vous, profitez de la sélection!
Des résumés et analyses exclusifs pour les abonnés
Pour ses abonnés et donateurs, Econov’ réserve une sélection exclusive, avec des analyses et des résumés de livres réguliers, vous permettant de gagner du temps sur la lecture de certains livres qui font l’actualité du développement durable. Ce contenu exclusif fera bientôt l’objet d’un pack de services premium réservé à nos abonnés. N’hésitez pas à faire parvenir vos par la plateforme Jaimelinfo et profitez des résumés de livres!
Posté par Alexandre GoncukliyanLe 1 avril 2011 à 08h200 Commentaire
Chaque année se déroule du 1er au 7 Avril la semaine du développement durable, un évènement présent à tous les niveaux en France afin de favoriser les actions en faveur du développement durable. L’ADEME a désormais instauré ce rendez-vous partout, mais qu’en est-il de son efficacité ? Et vous, avez-vous prévu une action ?
Une semaine du développement durable, pour qui et pourquoi ?
La semaine du développement durable est organisée chaque année depuis 2003 par le Ministère en charge de l’environnement, qui a délégué cette tache à l’ADEME, en charge de la communication de l’Etat autour du développement durable. Du 1er au 7 Avril, de nombreux évenements sont organisés par entreprises, collectivités et particuliers sous la houlette de l’ADEME. Ces évènements ont pour but “d’expliquer le développement durable au grand public, de le sensibiliser à ses enjeux, de démontrer et de favoriser les différentes formes de mobilisation concrètes, individuelles et collectives.”
Les différents thèmes mis en avant en 2011
Tous les thèmes liés à l’environnement et aux développement durable sont concernés. Voici les thèmes mis en avant sur le site officiel de l’évènement:
Acheter responsable/Consommez responsable
Les entreprises se mobilisent
Eco-conception, management responsable, réduction des consommations d’énergie et des pollutions
Biodiversité, quand le sport s’engage.
Protéger les espaces et les espèces
Se déplacer autrement
Réduire les déchets
Une maison pour vivre mieux
Les thèmes ne manquent pas, les projets non plus apparemment: en effet le site recense près de 3600 inscrits. Mais qu’en est-il de la qualité de ces projets? Il faudrait tous les auditer pour le savoir, mais l’ADEME ne peut tout assurer. Il suffit pour s’inscrire de proposer d’organiser un évènement ”valorisant les principes du développement durable “.
Thème 2011: changeons nos comportements
Vous avez bien lu, nous sommes encore à tenter une ultime prise de conscience du besoin de réduire nos émissions de CO2, à travers des changements de comportement. Nous pensions que chacun était informé des moyens à mettre en oeuvre pour atteindre notre objectif de réduction d’impact environnemental.
Cette journée, destinée aux particuliers et professionnels, tente donc de changer en une semaine nos comportements, alors que sur Econov’, nous y travaillons au quotidien ! De plus, nous ne pourrons changer nos comportements dès lors que nos infrastructures et modes de vie ne changeront pas. En effet, nous ne pouvons influer sur ces paramètres.
Professionnels, vous pouvez communiquer, mais vous devez agir
En pratique, la semaine du développement durable se concrétise dans les entreprises et collectivités par des actions de communication afin de motiver les employés et les inciter à changer leurs comportements. Mais leur donne-t-on les moyens pour ?
Les aide-t-on à :
prendre les transports en commun? A 50% uniquement, c’est la loi…
consommer durable et bio? Cela nécessite un pouvoir d’achat adéquat
Alors au delà des affiches, des plaquettes, des jeux concours en faveur de la communication durable et orientée greenwashing, tentons de préférer les réelles actions, et de mettre en oeuvre des solutions nouvelles et efficaces. Là aussi il faut agir! C’est justement le credo d’Econov’, aider l’écologie par l’innovation, car nous savons allier expertise technique et idées !