Econov.eu

Le site d'information sur l'innovation et le développement durable

Bonjour,

En ce début d’année 2012, réflechissons aujourd’hui à l’innovation et à sa conception universelle (ou non): doit-on ou peut-on penser d’une manière unique les solutions pour l’avenir, et doit-on innover de manière universelle, ou plutôt développer des solutions locales? Les technologies occidentales sont-elles réplicables directement dans les pays émergents, et qu’en est-il du contexte environnemental et économique différent en ce XXIe siècle?

Top InnovElephant Linnovation nest pas universelle, et se fait dans la contrainte, lexemple mobilité en Inde

 

Un article récent du monde (à retrouver ici) mettait en avant un problème lié à la mobilité et aux transports en Inde, annonçant que le nombre d’infractions au code de la route était de 146 millions par jour. La finalité de l’article étant surtout de parler de la solution mise en place, à savoir un péage urbain qui permettrait de limiter l’accès aux véhicules en ville, et de favoriser les transports publics.

Pays emergents et accélération des cycles de développement

Les pays dits émergents sont en plein développement depuis environ 20 ans, alors que les pays occidentaux peinent à se maintenir en termes de croissance. La croissance économique de ces pays apporte le développement sur de nombreux points intéressants pour les populations : accès à la nourriture, à l’eau, à la santé, au logement, puis accès au confort de vie et des technologies modernes (chauffage, climatisation, voitures, etc.). Ceci apporte les avantages, mais aussi et surtout les inconvénients liés au développements : problèmes de santé, problèmes sociaux, et réchauffement climatique.

Nous pouvons constater une accélération du développement dans ces pays “jeunes”, puis que le développement qui a pris près de cent ans dans les pays occidentaux a été fait en une vingtaine d’année dans les pays émergents, en se basant principalement sur le modèle occidental. Mais ce modèle occidental est-il durable ?

Méthodes occidentales, contraintes locales ?

C’est justement ce que tentent d’éviter certains experts, craignant que l’humanité entière soit sur le mode actuel de consommation énergétique et d’émission de CO2, ce qui nous fait courir à la catastrophe plus vite que prévu ! C’est pourquoi des personnes comme Jean-Marc Jancovici annoncent qu’il faut absolument éviter que les pays émergents se développent sur le même modèle que nous : limiter la voiture, les déplacements par exemple. Aux pays occidentaux d’évoluer vers un mode durable en assurant la transition.

Malheureusement les pays émergents se développent sur un modèle purement identique au monde occidental, alors que leur culture, leur histoire, leur géographie, leurs ressources sont totalement différentes ! Aux problèmes rencontrés sont mise en place des actions “copier-coller” issu de l’Europe, des USA, du Japon. Cela paraît plus simple à faire et efficace.

Nous proposons des solutions anciennes à des problèmes qui peuvent être nouveaux, tant le développement de ces pays est en réalité différent des pays occidentaux. C’est là qu’il faut innover de manière durable !

Innover dans le changement et la contrainte

L’article du Monde le montre bien, les problèmes sont liés au pays, et nous ne les aurions pas imaginé en Occident ! L’innovation est plus que nécessaire pour traiter ce genre de situation, et ne pourra se faire que sous la contrainte sociétale, environnementale, et économique. Passé au prisme du développement durable, nous devrions pouvoir innover pour des solutions soutenables ! L’exemple en Inde parle d’infractions du code de la route et de mettre en place des carrefours à feux, solutions purement “occidentale”. Mais est-ce la solution? Cette solution serait-elle efficace dans le contexte indien, avec une densité de population énorme, des éléphants sur les autoroutes ? Les Indiens doivent-ils plutôt penser à des solutions nouvelles ?

Je suis certain que oui, il faut trouver des solutions nouvelles à ces problèmes nouveaux, et la contrainte durable doit guider cette innovation. Innover avec des solutions simples, en poussant peut-être dès aujourd’hui les citoyens indiens à moins se déplacer ! A développer l’habitat proche de l’emploi par exemple, en incitant à télétravailler d’une manière ou d’une autre par exemple !

Soyez innovants et bâtissez plutôt que de copier-coller !

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Bonjour à tous,

Vous le savez peut-être, c’est la semaine de la mobilité en Europe… qui est généralement dédiée aux transports publics et à l’accessibilité pour tous à la mobilité. Mais doit-on on prôner aujourd’hui plus ou moins de mobilité sur Terre. Egalement cette semaine européenne représente-t-elle un train d’actions durables,ou simplement, semaine fantôme… ? Pensons les choses différemment, et bougeons moins!

Top SemaineMob Semaine Européenne de la mobilité, du 16 au 22 Septembre 2011, plus ou moins de mobilité ?

Train d’actions durables ou semaine fantôme ?

La semaine européenne de la mobilité est portée en France par l’ADEME, qui incite les entreprises, collectivités, et associations, à mettre en avant les actions menées en faveur de la mobilité et des transports publics. Nous avons eu quelques échos à la radio, dans la presse écrite, pour parler des actions menées en local. Mais concrètement, vous prenez toujours le même bus, le même train, avec les mêmes services, les mêmes retards éventuellement…et les mêmes bouchons en voiture, hybride ou non!

J’ai tendance à soutenir largement toutes les actions en faveur de l’innovation, et pour un monde plus durable, mais cette année, j’avoue que j’ai du mal à voir et sentir le changement par le souffle de l’éco-mobilité… Serait-ce une année de plus pour répéter que les transports publics et la mobilité urbaine représentent l’avenir? Les actions durables que nous aimerions voir n’apparaissent pas, et c’est plutôt le fantôme de la semaine de la mobilité 2010 qui revient… Pourtant, les budgets existent.

Toutefois cette semaine est l’occasion de découvrir le visage de la mobilité, et l’image qu’en ont les gens. En pratique, la semaine de la mobilité est associée également aux déplacements en voiture individuelle, en voiture électrique, et tous les espoirs se portent aujourd’hui sur plus d’individualisme malgré tant d’années de communication pour le collectif…

En France, la Journée des Transports Publics

Vous en avez peut-être entendu parler, la journée du 21 Septembre est dédiée aux transports publics en France. A la Télévision, on nous annonce pour la journée des Transports Publics des actions d’information et de communication auprès des usagers:

  • Les cheminots seront dans plusieurs gares d’Ile-de-France pour parler de leur métier
  • Des personnalités de la RATP nous en disent plus sur leur gestion des ressources humaines, leur service client, et leurs projet sur l’information des voyageurs
  • Plusieurs villes et agglomérations annoncent la gratuité des transports pour cette journée: quelques formalités toutefois, aller chercher son ticket gratuit à la Mairie, ou acheter sur Internet…rapé pour demain si vous n’y avez pas pensé plus tôt, après tout, aller au travail en transports n commun, ça s’organise un mois à l’avance…

Bref, tout cela est bien “cool”, on en parle, de la mobilité, des services, des transports. Mais cela ne changera pas l’avis des usagers déçus pour autant…

Ce que demande l’usager relève aujourd’hui de l’information voyageurs en temps réel, pas de la communication…en temps limité à une journée!

Pour 2011, l’année de toutes les innovations avec les technologies sans contact, l’information voyageur embarquée, et déportée sur smartphone, nous attendions plus. Plus de vert, plus de performance, plus de service, plus d’espoir. De plus, l’éco-mobilité pourrait être mise en avant sur l’ensemble de ces projets: réduire les emissions CO2 grâce à l’éco-conduite, l’efficacité energétique des matériels roulants, etc. Encore faudrait-il les développer pour de bon . . .

Une enquête montrant l’envie de mobilité individualiste des Français

Le baromètre Mobivia / SNCF /Les Ateliers de la Terre / Harris Interactive version 2011 a été publié la semaine dernière. La conférence de presse du 20 Septembre nous a permis de découvrir que les français ont soif de mobilité. D’après le sondage, “les Français sont convaincus qu’ils se déplaceront plus d’ici 2030, [et,] attachés à leur voiture, ils souhaitent d’abord en diminuer l’impact écologique.”

Voici les principaux enseignements sur l’avis des Français:

  • Le véhicule personnel reste la meilleure réponse à des besoins de mobilité croissants.
  • Les français accordent une attention toute particulière à l’impact écologique de la voiture.
  • En parallèle, ils portent un nouveau regard sur les modes de transport alternatifs.
Voici ce que pensent les Français en 2011:

Une mobilité à la hausse, la voiture reste incontournable

Interrogés sur leur vision de la mobilité, 57% des Français anticipent des besoins de mobilité croissants d’ici à 2030 (+11 points par rapport à 2010).

D’après le sondage, “cependant, de plus en plus conscients de l’impact écologique des transports (+ 4 points), les Français se montrent ouverts à l’utilisation de véhicules électriques ou hybrides, à la condition d’en maîtriser le coût au regard d’un contexte économique incertain.

Ainsi, 35% des personnes interrogées jugent cette solution comme la plus susceptible d’allier économie, environnement et de constituer, dans un avenir proche, une réponse pertinente aux besoins individuels de déplacement.

En revanche, peu d’envie d’utiliser les transports en commun.

Une ambition : réduire l’impact écologique de la voiture

Les résultats du baromètre 2011 démontrent la dépendance des Français, pour des raisons pratiques, à l’usage de leur véhicule personnel. En ce qui concerne la réduction de l’impact écologique de la voiture, 88 % des Français déclarent pratiquer l’éco-conduite (+7 points), et 86 % mieux entretenir leur véhicule (+1 point). Si les Français sont attentifs à l’empreinte écologique de leurs déplacements, ils sont cependant 1 sur 2 à préciser qu’ils pourraient faire davantage d’efforts. Néanmoins, ils manifestent le souhait de voir évoluer la voiture d’ici à 2030. Ainsi, 56% des personnes interrogées privilégient la réduction de son impact écologique, devant notamment son coût d’utilisation (52%) ou encore sa sécurité (51%). Par ailleurs, interrogés sur l’efficacité des mesures publiques visant à réduire l’empreinte écologique des déplacements, 67% des Français préfèreraient une incitation à l’éco-entretien des véhicules de plus de cinq ans, juste après les propositions en faveur de la réduction du coût des transports publics supportés par les usagers (85%).

Des solutions alternatives en plein essor

Lorsque l’on interroge les Français sur les solutions de transport autres que la voiture qu’ils privilégient au quotidien, ils répondent aujourd’hui d’abord la marche à pied ou le vélo, puis l’usage d’un véhicule hybride ou électrique, suivis par les transports en commun (métro et tramway), le covoiturage et enfin l’auto partage. Ainsi, 68% des sondés déclarent être prêts à abandonner leur véhicule pour certains petits trajets et utiliser des modes doux comme le vélo ou le roller (+ 8 points). De même, 55% des personnes interrogées envisagent de privilégier les transports en commun ou le train (+7 points).

Quelques solutions de mobilité responsable

  • Passer à l’électrique
  • Partager ses trajets
  • Partager sa voiture

Les Français comptent donc encore utiliser la voiture pendant encore un moment, tout seul, et surtout se déplacer de plus en plus! Cela paraît donc de plus en plus facile et abordable, à l’heure où les problématiques énergétiques et environnementales rendent les transports plus chers et peu durables. Les ambitions d’amélioration collent toutefois parfaitement aux services nouvellement développés par nos sociétés françaises: il faut développer l’auto-partage, c’est une réalité, qui comprend de sérieux verrous psycho-sociaux, et le covoiturage qui connait aussi des inconvénients sociaux. La voiture électrique doit toutefois être éclairée sur son coté “responsable” et durable.

Electrique ou hybride, mais pas sans consommation

En effet, une voiture, qu’elle soit hybride ou électrique, consomme la même quantité d’énergie pour se déplacer d’un point à un autre. Un moteur électrique est plus performant en termes de rendement, certes, mais l’électricité doit être produite et acheminée. la voiture électrique est donc un mode de transport alternatif apportant surtout un confort de conduite et le silence urbain, mais surement pas un moyen de réduire les émissions de CO2 et de rendre le transport durable.

Collectif ou individualiste, il faut bouger

Depuis de nombreuses années, les transports en commun sont mis en avant, et développés. Leur succès est franc malgré leur mauvaise cote. Mais dans le même temps, le développement de la voiture individuelle n’a jamais été aussi fort: il n’y a qu’à voir le nombre de véhicules dans le monde (>1 Milliard) et en France (>30 Millions). Pourtant, ces voitures ne sont pas décrites comme nos amis…mais les transports publics, malgré qu’ils soient pleins à craquer, n’attirent pas les gens recherchant toujours plus de confort et d’individualisme.

Plus que tout, c’est le besoin et la nécessité de bouger qui ont grandi et exploser, ce qui fait que les mouvements n’ont fait que s’amplifier depuis des décennies. Un terrien qui effectuait au plus 500m  à pied pour son trajet domicile-travail au XIXe siècle, peut en faire aujourd’hui plus de 50 (km!) chaque jour… C’est donc le besoin de bouger, ou surtout la nécessité, qui augmente les déplacements, qu’ils soient collectifs ou individuels.

Un nouveau concept, l’anti-mobilité

Les terriens ont-ils le mal de Terre, ou la bougeotte? Partant du constat que tout mouvement physique engendre des émissions de CO2 et une consommation d’énergie, nous devons nous rendre à l’évidence et accepter de limiter nos déplacements, ou de les maintenir faibles. Moins de mobilité, c’est une vraie solution pour réduire nos émissions de CO2 et mieux vivre nos déplacements plus espacés.

Je propose aujourd’hui de penser à l’anti-mobilité, qui consisterait d’abord à réduire nos déplacements, qu’ils concernent nos déplacements professionnels ou personnels, puis de penser à revoir nos modes de déplacement. Ne devenons pas des mollusques, ni des limaces, mais repensons-nous! Privilégions l’emploi proche de chez nous, faisons nous courses près de chez nous (même si c’est plus cher, ou moins glamour), allons-voir notre famille au bout de la France moins souvent, partons moins en vacances et moins loin. Evidemment cela ne donne pas envie en termes de liberté ressentie et de confort, mais cela risque de vous procurer un sérieux gain de temps et d’argent! D’autant plus que la technologie est désormais à vos cotés.

Le High-tech au service de moins de mobilité

Le développement des nouveaux matériels et services high-tech favorisent aujourd’hui totalement la mobilité: les smartphone, et surtout les tablettes, permettent aujourd’hui de disposer de toutes les informations nécessaires, où que l’on soit. Le Cloud computing permet de centraliser et déporter vos données en un lieu unique, les nouveaux formats allégés permettent de lire, écrire, diffuser, partager des informations sous plusieurs types de médias (texte, video, son…), que cela soit via des applications, les emails, ou via les navigateurs web. La technologie est de plus en plus mûre, et se standardise. Mais elle évolue vers plus de mobilité. Nous aurons donc moins à bouger nous même, puisque les informations le font pour nous: rapports, conférences, autres informations

J’ai tendance aujourd’hui à prôner la réduction de la mobilité, malgré la facilité de bouger, et le sentiment que nous pouvons atteindre chaque endroit de la Terre en un clin d’oeil. C’est vrai, nous pouvons le faire sans y aller, avec la technologie! Ainsi, soyons anti-mobile!

Anti-mobilité ne veut pas dire immobilisme

Toutefois, aller vers moins de mobilité, ce n’est pas arrêter de bouger, et encore moins de pratiquer l’immobilisme. Nous avons besoin d’idées, de concepts, de services, qui doivent être développés pour rendre la mobilité moins présente, plus virtuelle, et plus durable. Que cela soit sur les matériels roulants, les smartphones, tablettes et autres outils high-tech, l’innovation doit agir pour nous faire avancer, et dépasser les principes obsolètes de toujours plus de déplacements.

Il faut donc encore bouger pour moins de mobilité … une consolation!

Toutefois, pour conclure, et ouvrir le débat, nous pouvons remercier l’organisation de cette semaine de la mobilité, puisqu’elle nous permet de nous exprimer sur le sujet après réflexion, et commenter ce qui se passe sur le marché. Alors, une semaine fantôme peut-elle cacher le train d’action durables? A vous de juger…

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Retour sur notre dossier innovant des SmartGrid, alors que l’actualité nucléaire semble prendre le dessus sur l’avenir des réseaux électriques. Nous allons ici décrire les possibilités offertes par les smartgrids d’intégrer l’avenir de la mobilité électrique, et de la production d’énergie renouvelable, deux technologies à la fois pleines d’espoir, et tant problématiques vis-à-vis de nos modes de gestion actuels de l’énergie.

Top SmGrid 1 SmartGrid Partie 4   Intégrer les Véhicules électriques et les ENR dans lintelligence du réseau électrique

La production d’énergies renouvelables locales a besoin d’un nouveau réseau

Par nature, les énergies renouvelables sont produites là où la nature le permet: le vent, le soleil, la chaleur souterraine doivent être utilisés en leur lieu naturel. Cela se traduit par des toitures solaires photovoltaïques, des champs d’éoliennes dans les plaines ventées, et les côtes marines, etc. De plus, les incitations fiscales, en France par exemple, poussent à réinjecter les énergies produites en local sur le réseau national d’énergie électrique.

Ceci risque donc de poser un grand problème aux gestionnaires des réseaux électriques en Europe, qui risquent d’avoir des difficultés pour prévoir l’évolution de la production énergétique et la consommation. Cela pose également des problèmes techniques, puisque l’injection d’électricité massive à des heures précises provoque des hausses de tension localisées et des perturbations de fréquence du réseau. C’est pourquoi ErDF et RTE, gestionnaires du réseau électrique français, semblent vouloir freiner la production décentralisée d’énergie.

D’où le besoin d’une nouvelle gestion du réseau électrique dans le monde. Dans un monde relié, avec des sources de production délocalisées, le réseau doit changer avec les SmartGrids. Il y a certes des risques, mais l’innovation technologique va nous permettre d’augmenter les informations récupérées sur le réseau et augmenter sa maîtrise de plus en plus fine.

smartgrid 454570a 6 300x162 SmartGrid Partie 4   Intégrer les Véhicules électriques et les ENR dans lintelligence du réseau électriqueLa future morphologie du réseau électrique Français

Les voitures électriques pour stocker l’énergie mondiale: le vehicle to grid

Lors des différentes rencontres auxquelles j’ai assisté sur le sujet des véhicules électriques, j’ai toujours entendu l’idée farfelue selon laquelle nous pourrons stocker de l’énergie électrique dans nos véhicules et la revendre sur le réseau: c’est ce que l’on appelle le Vehicle to grid, lorsque  nous réinjectons de l’énergie sur le réseau. Bien sur, ce qu’espèrent les gens qui y pensent, c’est revendre l’énergie de leur batterie plus chère !

Techniquement, l’idée parait très bonne, notamment pour permettre d’équilibrer et de stabiliser la gestion du réseau avec l’intégration des énergies renouvelables. En effet, les panneaux solaires produisent l’énergie de jour avec le soleil ( plus en été), les éoliennes lorsqu’il y a du vent, alors que nos besoins se situent essentiellement la nuit, et lorsqu’il fait froid pour le chauffage. De plus, nous ne savons aujourd’hui stocker de grandes quantités d’énergie de manière viable, puisque la solution consiste en le stockage par batteries. C’est pourquoi les voitures électriques pourraient stocker ces énergies superflues en se rechargeant, et éventuellement les réinjecter sur le réseau si besoin.

Pourtant, cette idée est vue par les gestionnaires du réseau (ErDF, RTE) comme trop futuriste, qui ne sera mis en oeuvre avant 2040. Je pense que les technologies Smart Grid s’y prêtent très bien et la faisabilité est réelle. Toutefois, cette revente d’énergie restera sans doute très limitée au niveau de chaque véhicule, puisque l’on oublie qu’une voiture est faite pour consommer de l’énergie, et que nous nous posons encore en 2011 la question de l’autonomie des ces nouvelles voitures. Et pourquoi la revendrait-on plus cher? Pour payer sa propre énergie, son propre chauffage individuel plus cher?

Couplage de toutes les energies et les informations

Ainsi, les véhicules électriques permettant le stockage électrique par batterie, et les sources de production d’énergie décentralisées et intermittentes, doivent être couplées sur le réseau électrique afin de donner le meilleur d’elles-même. Les réseaux intelligents sont donc la solution pour éventuellement concurrencer le modèle actuel de production d’énergie centralisée (nucléaire, charbon, etc.). Une réflexion de fond s’impose donc sur les besoins, et la nouvelle manière de voir le réseau. Une vraie révolution des réseaux électriques et d’information. Attention toutefois à ne pas choisir la fuite en avant technologique et économique (avec la recherche de gain financier à la revente par exemple), qui nous ferait innover dans les technologies de manière non durable, et limiterait fortement les intérêts des SmartGrid, il faut savoir raison garder…

Une feuille de route pour la France lancée par l’ADEME

En ce début d’année 2011, l’ADEME a publié une feuille de route dédiée aux réseaux intelligents nommée ” réseaux et systèmes électriques intelligents integrant les énergies renouvelables” (Télécharger le document ici). Ce document est issu de la réflexion d’un groupe d’experts issus des grands groupes (AREVA, GDF SUEZ, etc.), concluant sur l’existence de 3 paramètres clés qui joueront un rôle déterminant sur la forme et la nature des réseaux et des systèmes électriques intelligents :

  • l’offre de produits et de services associés à l’intelligence des réseaux
  • le degré et la forme de décentralisation du système et des réseaux électriques
  • les choix de régulation, les modèles d’affaire et les jeux d’acteurs autour des réseaux et systèmes électriques intelligents
Le groupe d’expert abouti à “4 visions contrastées des réseaux et du système électrique : 2 visions à l’horizon 2020 et 2 visions à l’horizon 2050″.
Afin de permettre l’insertion massive des énergies renouvelables sur le réseau, des AMI (Appel à la Manifestation d’Intérêt) sont en cours de préparation, qui seront sans doute destinés aux grandes entreprises de l’énergie et des systèmes d’information. Il ne serait pas inintéressant, je pense, d’accorder une attention toute particulière aux petites entreprises passionnées par l’innovation et les technologies. Débattre, réfléchir, conseiller, sur des questions locales, concevoir le futur, tout cela peut ne peut se faire au mieux qu’en faisant partager des interets communs à tous, en intégrant les petits et les grands dans le processus, pourvu qu’ils soient motivés!

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article 452 img chapo Pôles de compétitivité, Advancity au coeur de linnovation durable et des éco technologies



Bonjour a tous,


J’ai pu assister hier à une réunion du pôle de compétitivité Advancity en région parisienne, sur le thème de l’énergie solaire photovoltaïque et les services associés, ainsi que de l’avenir des Energies Renouvelables en milieu urbain.

Le pôle de compétitivité Advancity: ville et mobilité durables


Regroupant les acteurs institutionnels et les entreprises innovantes dans le domaine des eco-activités, le pôle Advancity pousse les PME a innover par un appui et l’organisation d’événements permettant d’avancer vers des solutions durables.

71 pôles de compétitivité en France


Il existe ainsi 71 pôles de compétitivité en France dans le but de soutenir les PME. Elles pilotent les meilleurs projets et favorisent le financement de ces derniers. Chaque pôle a son propre domaine de spécialisation.


Si vous représentez une PME innovante, ces pôles vous intéresseront sans doute et vous pourrez les solliciter.


Le photovoltaïque et les services associés au service de la ville durable


energie solaire Pôles de compétitivité, Advancity au coeur de linnovation durable et des éco technologies

Le photovoltaique en France connaît aujourd’hui un très fort engouement, avec une multitude de services venant s’additionner. De nombreuses solutions permettent d’augmenter le rendement de vos installations photovoltaïque, de gérer et suivre en temps réel votre production, d’améliorer la qualité de la production.


Cependant, chacun de ces services représentera forcément un coût supplémentaire, venant affecter le retour sur investissement, déjà assez long supérieur a 8 ans. Ceci en présence des subventions en France.

Les derniers évènements de spéculation lies a l’arrivée des nouveaux tarifs nous ont montré la gestion surtout financière des projets, tout en se disant tournés vers l’avenir durable. L’innovation dans le secteur des énergies renouvelables est absolument nécessaire afin de favoriser la faisabilité des projets à l’avenir, et assurer évidemment la rentabilité économique face aux énergies conventionnelles.

Autant de questions et débats auxquels nous devons participer et répondre par des solutions nouvelles!


Plus d’infos sur http://www.advancity.eu/

advancity Pôles de compétitivité, Advancity au coeur de linnovation durable et des éco technologies

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