Econov.eu

Le site d'information sur l'innovation et le développement durable

Bonjour,

Connaissez-vous l’Open Data ? Avec l’avènement du monde de l’information numérique, la question de la détention et du partage des informations est devenue critique, voire primordiale. L’OPEN DATA vise à ouvrir les données à chacun d’entre nous, afin qu’ensemble nous trouvions des solutions : par exemple donner les informations sur les lignes de bus et de tramways, et permettre à tout le monde de développer une solution nouvelle utilisant cces informations.

Top OpenData LOPEN DATA en sauveur durable de linformation et des données informatiques ? Partie 1

Quelles données ?

Il s’agit de tout type de données informatiques qui constituent les données de nos villes : infrastructures, bâtiments, réseaux. Par exemple, vous pourrez connaitre la position de tous les arrêts de bus, toutes les bouches d’égout, ou encore les cartographies de la ville par couche. Ces données doivent donc être partagées selon un format lisible et compatible avec des standards du marché. Dans chaque ville qui amorce une démarche Open Data, se met en place petit à petit le partage des données, au fur et à mesure. Les premières applications vues concernent donc les transports mais devraient rapidement s’élargir.

Ouvert comment ?

L’open data, c’est ouvert; chacun pourra donc télécharger librement les données afin de les utiliser. Une licence d’utilisation des données doit être choisie par chaque ville sur le principe des licences ouvertes, par exemple pour la Ville de Paris : une licence adaptée de la licence ODbL (Open Database Licence) de l’ Open Knowledge Foundation.

Open Data en toute simplicité

Nous vous proposons ce premier article avec une vidéo qui explique très bien ce qu’est l’Open Data :

 

Le lien original : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=aHxv_2BMJfw

L’Open Data pour l’innovation

Les données, une fois partagées et ouvertes, peuvent donc permettre à chacun d’innover, et de répondre à de nouveaux besoins. Alors que la clé résidait jusque là dans la détention de l’information, cette ouverture pourrait pousser à une innovation ouverte et participative ! C’est ce à quoi nous réfléchirons en 2e partie !

Plus d’information sur : http://www.data.gouv.fr/

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Voici une première sur Econov’,

Afin de vous apporter de nouveaux services, nous vous proposerons désormais des portraits et interviews exclusives de personnes agissant au quotidien dans le domaine du développement durable.

Nous commençons avec un sujet qui se prête facilement au débat: la gestion de l’eau en France. Nous avons souhaité recueillir des informations afin de permettre des analyse objective. S’il y a débat, ouvrons-le avec des éléments issus du terrain.

Aujourd’hui, nous avons interviewé Monsieur Mathieu Souquière, Directeur de la stratégie, des relations institutionnelles et de la communication chez Eau de Paris. Eau de Paris est la société publique qui a repris la gestion de l’eau depuis 2010. Portrait, histoire d’un transfert de gestion, et perspectives dans la gouvernance de l’eau…

Top EauParis Eau de Paris, histoire dune gestion publique, linterview de Mathieu Souquière, Directeur de la stratégie et de la communication

Rédaction Econov : Bonjour Monsieur Souquière, pourriez-vous nous en dire plus sur vous?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : Bonjour, pour ma part, je suis Directeur de la stratégie, des relations institutionnelles et de la communication chez Eau de Paris depuis Janvier 2011. Auparavant en poste à la Mairie de Paris, j’ai participé au pilotage politique de la création d’Eau de Paris à partir de 2008, ce qui m’a amené à traiter de la gestion de l’eau à Paris.

Rédaction Econov : Pourriez-vous nous présenter en bref Eau de Paris?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : Eau de Paris est l’entreprise publique en charge de la gestion de l’eau potable à Paris. L’entreprise, publique à 100%, fonctionne en régie autonome avec 900 agents. Elle est issue de la fusion de 4 entités à la suite de la reprise en gestion publique par la collectivité parisienne de la production et de la distribution de l’eau en 2010.

Rédaction Econov : Qu’en est-il justement de l’historique de la création d’Eau de Paris?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : L’histoire d’Eau de Paris est riche et complexe. Avant 1985, la gestion des eaux de Paris se faisait en régie. Dès 1985, une Societé d’Economie Mixte a été créée, la SAGEP, en charge de la production et du contrôle de l’eau. Deux entreprises privées, Veolia et Suez, étaient en charge de la distribution de l’eau dans la Capitale. Il n’y avait alors qu’un cadre contractuel léger pour ces délégations de service public, sans objectifs précis, ni moyens de contrôle adaptés.

La situation parisienne illustrait assez bien les dérives dénoncées, en 2003, par un rapport de la Cour des comptes consacré aux services d’eau et d’assainissement :

  • perte de la maitrise technique par la collectivité ;
  • opacité des comptes de délégation ;
  • rentes de situation confortables pour les gestionnaires privés ;

Ceci a lancé un bras de fer avec les entreprises privées avec les actions suivantes:

  • demande de dépenser les provisions pour travaux de renouvellement du réseau
  • rachat des parts privées de la SEM par la ville
  • commande d’études dès 2006 pour étudier les évolutions possibles dans la gestion

La décision est prise fin 2007 par Bertrand Delanoë de reprendre la gestion de l’eau en régie, ce qui a lancé un long processus de transition jusqu’au 31 Décembre 2009.

Rédaction Econov : Quelle fut alors la réaction des Grands groupes?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : Elles ont alors pensé au bluff! Mais la décision a été poursuivie par les actes.

Rédaction Econov : La fusion des entités en une entité publique est-elle aujourd’hui une réalité?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : Eau de Paris est donc née de la fusion de 4 entités, publiques et privés: la Société d’Economie Mixte, la filiale locale de Suez Environnement, celle de Veolia, et le laboratoire départemental d’analyse. Le passage à une entité unique publique a nécessité de nombreux aménagements, au niveau administratif et comptable, afin de l’adapter à la gestion publique.

Au 1er Janvier 2010, la fusion a été réalisée. Aujourd’hui en 2011, des difficultés organisationnelles persistent, née de la double difficulté d’opérer la fusion et le passage de la comptabilité privée à la comptabilité publique. La stabilisation de l’entreprise prendra encore un peu de temps.

Rédaction Econov : Quels ont été les effets du passage en gestion publique des eaux à Paris?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : Au niveau local, l’impact a surtout été organisationnel et économique. L’entité fusionnée, est passée de 950 à 900 personnes, devenus tous agents de l’Etat.

L’affaire a de plus suscité l’intérêt d’autres villes françaises, aussi bien gouvernées par la droite que la gauche. L’absence de concurrence entre Suez et Veolia a été rééquilibrée par des discussions sur les passages en régie. Certaines villes ont pu ainsi rénegocier leurs contrats de manière très avantageuse en termes tarifaires. Toutefois des baisses de prix excessives risquent de réduire la qualité de service.

En Ile de France, le SEDIF a renégocié son contrat dans l’urgence, avec une baisse de 15% du prix de l’eau. Ce prix, à 1,4€, reste toutefois supérieur au prix parisien de 1€.

Le débat suscité est alors devenu international. Paris, capitale française, a attiré les questions du monde entier.

Rédaction Econov : Quelles sont les améliorations apportées par Eau de Paris depuis sa création?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : La gestion du patrimoine a été repensée sur le long terme, avec des investissements sur le réseau, dont l’amortissement se fait sur 100 ans. La présence d’un seul opérateur public a permis d’ouvrir les comptes financiers, et de proposer grâce à cette transparence une baisse de 8% du tarif de l’eau.

Une campagne de communication a été menée afin de renouer le lien avec les usagers. Plusieurs concertations ont été menées, un observatoire de l’eau créé, et l’eau du robinet est largement promue. Sur ce point, nos interets convergent avec Suez et Veolia pour se défendre face aux attaques des minéraliers.

De plus, Eau de Paris fait campagne pour inciter les usagers à ne pas gaspiller l’eau.

Rédaction Econov : La gestion publique de l’eau est-elle plus durable et respectueuse de l’environnement?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : Une entreprise publique ne possède pas d’intérêt financier dans la gestion de l’eau. Elle se doit d’agir uniquement pour apporter le meilleur service public, et investir pour un meilleur rendement du cycle de l’eau. Ceci présente plusieurs intérêts: les économies pour les consommateurs, mais aussi la préservation des ressources naturelles. Principalement, la préservation de la ressource en eau dans la région Ile-de-France permet de protéger l’environnement des franciliens.

Egalement, Eau de Paris dispose d’un objectif d’exemplarité sociale, pour aller plus loin dans le développement durable avec les moyens d’une grande entreprise publique. A ce titre une harmonisation sociale a pu avoir lieu en 2009 afin que l’ensemble du personnel, issu des différentes entités, puisse bénéficier des mêmes conditions.

Rédaction Econov’ : Quels sont les enjeux actuels pour Eau de Paris?

Mathieu Souquière, Eau de Paris :

C’est un fait sociétal, la consommation d’eau baisse d’environ 2% par an. Ceci représente 4 Millions d’euros en moins chaque année dans les caisses de l’entreprise.

Au niveau naturel, Eau de Paris dispose de 50% de ressources souterraines, et de 50% de ces ressources issues de la la Seine et de la Marne.

De nombreuses questions environnementales se posent. Globalement, la qualité de l’eau diminue à cause des pollutions environnementales, et pose de nouveaux enjeux de traitement.

Rédaction Econov : Que pensez-vous du débat autour de la gestion publique/privée de l’eau en France?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : Le débat actuel qui porte remise en cause de l’école française ou du modèle français de la gestion déléguée trouve ses racines dans les excès que le système a lui-même produit. Pendant des décennies, deux ou trois groupes ont totalement contrôlé le marché en se partageant territoires et contrats. Le balancier est aujourd’hui totalement inversé, l’excès de concurrence ayant remplacé l’absence de concurrence entre ces entreprises. Ainsi les renégociations de contrats donnent-elle aujourd’hui lieu à des baisses tarifaires énormes, qui constituent comme un aveu a posteriori des rentes antérieurement constituées et qui, parfois, menacent même l’équilibre économique des services à long terme.

Nous prétendons, à travers l’expérience parisienne, que la gestion totalement publique peut offrir un contre-modèle pertinent, en termes de valeurs et de performances.

Rédaction Econov : Comment jugeriez-vous le processus lancé par La lyonnaise des Eaux avec les Idées neuves sur l’eau?

Mathieu Souquière, Eau de Paris : C’est une initiative intelligente et utile, même si elle n’est sans doute pas dénuée d’arrière-pensées, leur permettant de communiquer avec les collectivités, ainsi que les particuliers. D’ailleurs, Eau de Paris, malgré les évenements, a été invité à participer aux échanges.

Rédaction Econov : Monsieur Souquière, merci pour vos réponses. Nous y voyons désormais plus clair sur l’exemple parisien de la gestion publique de l’eau. N’hésitez pas à nous tenir informé sur vos avancées, à bientôt sur Econov.eu !

Nous ne manquerons pas de vous donner des informations sur ce qui se passe chez Eau de Paris!

Rappel du processus des idées neuves sur l’eau:

http://www.econov.eu/2011/idees-neuves-sur-leau-les-trophees-de-linnovation-et-la-fin-dun-cycle/

http://www.econov.eu/2011/gestion-idees-neuves-sur-eau-question-expert/

http://www.econov.eu/2010/idees-neuves-sur-leau-le-journal-suez-environnement-cite-econov-eu/

http://www.econov.eu/2010/retrouvez-linterview-dalexandre-goncukliyan-pour-econov-sur-idees-neuves-sur-leau/

En lien avec Eau de Paris:

http://www.econov.eu/2010/leau-de-paris-une-bouteille-a-chacun-pour-un-bien-commun/

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J’étais la semaine dernière invité à la remise des trophées idées neuves sur l’eau, avec la présence exclusive d’Isabelle Kocher, DG de la Lyonnaise des Eaux, Luc Ferry, philosophe et ancien ministre, Erik Orsenna, académicien et écrivain. Ces trophées avaient pour but de récompenser les meilleures idées postées sur le forum internet depuis un an. Une année de débat sur l’eau organisé par Suez Environnement a-t-elle permis d’avancer sur le modèle de la gestion de l’eau en France?

Logo INSLE 19 mars 300x300 Idées neuves sur leau   Les trophées de linnovation et la fin dun cycle

Les trophées Idées Neuves sur l’Eau

Organisés la semaine dernière en présence d’invités de marque et des participants au débat d’idées, la Lyonnaise des Eaux a récompensé les meilleures idées postées sur le site des Idées neuves sur l’eau , telle que l’idée la plus verte, sociale, ou encore la plus poétique.

Les personnes récompensées, issues de milieux hétérogènes, étaient aussi bien des étudiants, des professionnels, des retraités. Ils ont chacun posté une idée sur le site qui a été jugée viable et à approfondir par le groupe Suez. Chaque idée récompensée a été commentée par un expert de la Lyonnaise des eaux, et un trophée remis sous forme d’une carafe d’eau: décidément, il fait bon boire de l’eau du robinet, qu’elle soit publique ou privée! C’est l’occasion de favoriser l’innovation et de pousser les gens à proposer des idées pour mieux gérer leur eau.

Le débat de la gestion publique ou privée

Erik Orsenna, figure du débat des idées neuves sur l’eau, a pu nous éclairer à travers ses différentes interventions sur la situation de la gestion de l’eau dans le monde et en France, et a pu nous donner quelques idées tout en amenant poésie et culture pour la préservation de nos ressources en eau.

Egalement, la présence du penseur et ancien Ministre Luc Ferry a amener les acteurs à traiter du débat de la gestion de l’eau, en tant que bien public ou privé. Autour d’Isabelle Kocher, pour le développement de la gestion privée des eaux par sa position, ils ont pu donner les éléments à prendre en compte avant de pouvoir se décider à soutenir l’une ou l’autre des thèses. Ainsi, pour Luc Ferry, la solution viendra principalement de l’innovation scientifique, qui permettrait de subvenir aux besoins de la démographie croissante, tout en respectant l’environnement. Ceci serait donc valable pour l’eau, où il faudrait innover avec le savoir-faire des entreprises pour trouver des solutions durables.

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La fin d’un premier cycle de débat

La remise des trophées a donc marqué la fin d’une année d’échanges et débat sur la gestion de l’eau en France. Ce premier cycle d’information et d’idées, a permis d’ouvrir un débat, de faire connaissance avec les personnes intéressés par le sujet, les experts en eau. Il faudra donc maintenant poursuivre et concrétiser ces idées en actes. Ceci ne se ferait pas uniquement avec la recherche et le développement de nouvelles solutions par Suez, qui seul, risquerait de s’enfermer, et apporter des solutions qui ne seraient pas perçues comme légitimes! Cette ouverture doit être continue jusqu’à la mise en oeuvre des solutions. Échangeons, débattons !

Le débat sur la gestion publique des eaux est donc présent, aussi bien du coté public, dans les collectivités et les associations d’opposition à la gestion privée. Il reste donc à amorcer de réels échanges, où chaque acteur peut discuter ouvertement. Ouvrons ce débat, discutons des tarifs, des qualités de réseaux, des qualités de service, des acteurs nécessaires au marché, du respect de l’environnement et de la ressource en eau ! Econov’ apportera constamment son soutien au débat et y participera en apportant idées et interviews exclusives des acteurs de la gestion de l’eau.

A bientôt pour  le débat sur l’eau !

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Categories: Eau et Assainissement
Bonsoir,

goutte Gestion de l’eau et l’assainissement, le contrat du SEDIF contesté en Ile de France…

Vous avez peut être suivi l’affaire de la concession de la gestion de l’eau en Ile de France depuis l’année dernière, où plusieurs rebondissements interviennent, mais une issue qui risque fort de rester la même que prévue…

Veolia Eau gère la fourniture d’eau potable et l’assainissement, délégataire auprès du SEDIF, Syndicat des Eaux regroupant la plupart des communes d’Ile-de-France, et ce depuis près d’un siècle (1923!). Depuis plusieurs années déjà, la grogne monte quant à la gestion et à la tarification de l’eau en région parisienne: le prix de l’eau pratiqué étant élevé, nombreux sont ceux à rappeler le fait que la fourniture d’eau relève d’un service public et invitent Veolia à faire des efforts sur le prix de son eau: la Ville de Paris, fournissant sa propre eau comme un service public, dispose d’un prix moins élevé que l’eau du SEDIF: 4.03€/m3! contre 2.89€/m3…

L’année dernière, après contestation, la future concession de la gestion de l’eau du SEDIF a été ouverte à Veolia, le sortant, et Suez Environnement, assoiffé par l’eau parisienne.



Toutefois, avant même que le process de mise en concurrence arrive au bout, André Santini (Président du SEDIF) a affirmé la semaine dernière avoir écarté la société SUEZ. Ce marché de plus de 3 Milliards d’Euros sur 10 à 12 ans, devrait donc être continué par Veolia Eau, en place depuis longtemps.


La contestation semble monter de toute part, notamment car l’appel d’offres ne semble pas avoir mené le SEDIF dans son but principal: mettre en concurrence et faire chuter les prix de vente de l’eau.


Certaines communes faisant partie du SEDIF pensent meme à se raccorder à la fourniture d’eau de la Ville de Paris, pour profiter d’un tarif plus attrayant!


Et vous? Qu’en pensez-vous? Affaire politique ou de bonne foi? Le prix de l’eau en Ile-de-France va-t-il pouvoir être revu à la baisse?

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Categories: Eau et Assainissement