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Bonjour,

Ce mois-ci, nous profitons du retour du beau temps et des changements politiques pour vous parler d’énergie solaire, avec une interview exclusive de Julien Chirol, en charge du développement commercial de Panasonic en France sur le secteur du photovoltaïque. Pour lui, il est temps de redonner confiance aux particuliers qui souhaitent investir dans cette énergie d’avenir.

 

Top ITw Panasonic PV Redonner confiance au marché du photovoltaique Français ! Interview de Julien Chirol , Panasonic (ex Sanyo)

 

Panasonic, nouvel acteur sur le marché du solaire photovoltaïque résidentiel

Panasonic, entreprise japonaise de renom, devient en 2012 un nouvel acteur majeur dans le secteur du photovoltaïque. “Panasonic a racheté l’entreprise Sanyo en 2011, qui distribuait en France depuis 2002 ses solutions photovoltaïques, et sa gamme de produits dont les modules HIT ont définitivement pris le nom de Panasonic au 1er avril 2012 “, nous confie Julien Chirol.

“Nos centres de R&D se situent au Japon et en Allemagne. Notre site de production Européen se situe en Hongrie, et nous visons le  marché résidentiel domestique, grâce à une marque reconnue comme gage de sécurité, de qualité et de haut rendement. Nous proposons en effet une gamme de panneaux photovoltaïques associant du silicium monocristallin et amorphe, permettant d’avoir un meilleur rendement par mauvais temps ou par température élevée, pour un prix légèrement supérieur aux technologies traditionnelles. Nous sommes le seul fabricant à publier les chiffres de notre suivi qualité, avec un taux de défaillance extrêmement bas de 0,0023%.”

Le marché Français en 2012

C’est un fait avéré, le marché du photovoltaïque Français est assez morose avec la baisse des subventions et aides de l’Etat. Mais la question est plus profonde car pour Julien Chirol, “il s’agit d’une perte de confiance à deux niveaux :

  • diminution des subventions et crédits d’impôts, diminuant l’intérêt financier,
  • mauvaises expériences de certains premiers clients avec des entreprises qui n’ont pas travaillé de façon suffisamment professionnelle”

Ce climat morose inquiète donc les industriels pour leur développement en France.

Redonner dès maintenant confiance au marché français

Pour le responsable commercial, “le marché résidentiel photovoltaïque français est à l’arrêt, et il faut au plus vite redonner confiance aux clients. C’est pourquoi nous participons à plusieurs initiatives dans le but de relancer le marché français, notamment avec d’autres fabricants. Nous avons ainsi participé à la création d’InSoCo (www.insoco.fr), une association de fabricants, installateurs et distributeurs ayant pour but de toucher les clients finaux et les intermédiaires et de faire améliorer la qualité des installations.

Plusieurs propositions

“Nous avons également soumis plusieurs propositions au nouveau gouvernement Français pour sortir de l’impasse :

  • Communication du Gouvernement en faveur des énergies renouvelables et notamment du solaire photovoltaïque, ce qui permettrait de redonner un soutien à la filière
  • Changement des lois et réglementations : par exemple, en finir avec la fixation des tarifs d’achats tous les 3 mois (en réalité tous les 2 mois car publiés en retard). Aussi, il faudrait supprimer la limitation à 3kW pour le taux réduit de TVA.
  • Prime pour le Made In Europe (comme  c’est le cas en Italie) : il s’agit d’une bonne  solution pour améliorer la qualité et relancer la production européenne, mais le contrôle reste difficile.
  • Prime à l’autoconsommation : pour limiter l´impact sur le réseau, il faut encourager les gens à consommer lorsqu´ils produisent de l´électricité verte. Ceci, encouragera de plus les solutions de stockage d´énergie à long terme.
  • Donner plus de pouvoir aux régions avec des possibilités de subventions. Par exemple, Solaire Direct en Poitou-Charentes peut se développer grâce à la Région et ses aides. L’ensemble des régions estiment pouvoir atteindre un objectif total de production de 13GW d’ici 2020.

Mais force est de constater que les gouvernements Européens, en pleine crise économique, cherchent avant tout à réaliser des économies.

Et la parité réseau dans tout cela ?

Pour Julien Chirol, « le plus tôt sera le mieux, car cela donne de la stabilité au marché et une capacité pour les industriels et les opérateurs réseau à anticiper l´intégration du photovoltaïque. »

La Rédaction Econov : quelles sont vos actions en matière de développement durable ?

Panasonic a mis en place plusieurs actions en faveur de l’environnement. Par exemple, nous assurons la conformité à la directive RoHS sur le matériel photovoltaïque. Nous sommes aussi membre fondateur de PV Cycle, organisme qui assure le recyclage des panneaux photovoltaïques.

Au niveau de la conception également, nous nous attachons à ce que nos panneaux aient une durée de vie de 30 ans environ, et que l’amortissement de la production de CO2 inhérente à leur fabrication soit effective entre 2 et 4 ans. Nous optimisons les émissions de CO2 de notre activité, avec pour objectif de réduire de 1 000 tonnes les émissions dans les bureaux (avec pour référence 2009), et 7 000 tonnes dans les usines (référence 2006) d’ici 2018.

Nous développons des programmes avec les écoles en fournissant notamment du matériel et des formations.

Quelle est votre analyse de la concurrence ?

Julien Chirol : “La concurrence dans le secteur photovoltaïque vient aujourd’hui des fabricants chinois, qui pratiquent un dumping fort. Pour nous, il est préférable de lutter sur le plan de la qualité des panneaux, et d’apporter une solution globale aux acheteurs.

Pour les marchés asiatiques, nous avons récemment ouvert une usine en Malaisie avec une capacité de production de 300MW, et ce notamment pour ne pas être affecté par le taux de change défavorable du Yen japonais.”

Quelles sont vos innovations en 2012 ?

Julien Chirol : “Cette année, nous proposons des panneaux avec cadre noir et fond noir pour améliorer leur esthétique et toucher une clientèle plus sensible au design. Toutefois, l’entreprise étant dans une stratégie de réduction de coûts de production, nous ne présenterons pas d’autre gamme de panneaux en 2012.

A l’occasion des Jeux Olympiques de Londres, nous réalisons toutefois une installation de 1MW sur le pont de Blackfriars, qui sera le plus grand pont photovoltaïque au monde.

article pont solaire 300x194 Redonner confiance au marché du photovoltaique Français ! Interview de Julien Chirol , Panasonic (ex Sanyo)

En conclusion, quel serait votre message à nos lecteurs pour 2012 ?

Julien Chirol : “A tous les français, je voudrais dire : ayez confiance,  achetez de la qualité, pour profiter de votre installation photovoltaïque pendant 25 à 30 ans. Nous souhaitons également faire appel au bon sens de nos nouveaux dirigeants politiques afin qu’ils nous aident à redonner vie à une technologie d’avenir.”

 

Credit Panasonic 2 300x224 Redonner confiance au marché du photovoltaique Français ! Interview de Julien Chirol , Panasonic (ex Sanyo)

 

Crédits photo : Panasonic

 

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L’Avenir Solaire et le photovoltaïque, le marché français futur Eldorado ?

Posté par Redaction Econov.eu Le 25 novembre 2011 à 08h44 3 Commentaires

Le jeudi 10 Novembre dernier, la Rédaction d’Econov était l’invitée de SolarPlaza qui organisait à Lyon sa conférence annuelle sur le futur de l’énergie solaire en France : The Solar Future France.

Comme convenu, en voici les échos, par votre reporter spécialiste de l’énergie solaire.

 SolarFutureFrance 3 300x201 LAvenir Solaire et le photovoltaïque, le marché français futur Eldorado ?

Objectif de cet événement

Plus de 120 intervenants et participants étaient réunis pour faire le point sur la situation et se livrer à un exercice de prospective (à 3, 5 ou 10 ans) concernant l’avenir du solaire PV en France.

Toute la journée, les présentations des différents intervenants, tous de très grande qualité, ont été menées de main de maître par Edwin Koot, gérant de SolarPlaza, engendrant des débats passionnés dans la salle.

Le climat, tendu au départ en raison des incertitudes qui continuent de planer sur la filière, a laissé place à de superbes rayons de soleil ; les raisons d’espérer étant finalement plus nombreuses que la situation ne le laisse augurer.

 

Les raisons de désespérer

Le cadre réglementaire, les nouvelles conditions de tarification imposée par le gouvernement, les appels d’offres et les lourdeurs administratives ont toutes été pointées du doigt par une filière qui a subi en quelques mois de nombreuses turpitudes. Econov s’en était largement fait l’écho dans ses colonnes, (voir notre article ici )

Moratoire, dénigrement des sociétés présentes sur ce marché (achat de modules chinois, installations non-conformes), ont conduit à l’écroulement du marché résidentiel en 2011 et à la faillite de plusieurs entreprises avec, à la clé, la perte de plusieurs milliers d’emploi… parfois nouvellement créés. Photowatt a ainsi récemment été placé en redressement judiciaire, INEO réoriente son activité, Fonroche se lance dans la biomasse et se tourne, dans le solaire, vers l’export.

EDF, le lobby nucléaire, le Diktat de l’énergie centralisée ont également été dénoncés ; la vision du futur exposée par les différents intervenants étant à l’opposé de pratiquement tout ce qui se fait à l’heure actuelle en France.

Si l’on y ajoute l’augmentation récente du taux de TVA de 5,5 % à 7 %, des coûts d’installations (5 € / Wc) bien supérieurs aux standards allemands (de l’ordre de 2,5 € /Wc) et un accès au crédit auprès des banques rendu plus difficile par la crise financière, le tableau est vraiment noir.

SolarFutureFrance 2 300x199 LAvenir Solaire et le photovoltaïque, le marché français futur Eldorado ?

Les raisons d’espérer

Les raisons d’espérer sont cependant nombreuses et ont illuminé le cœur de tous les partisans du solaire PV en France.

A terme, le Business Model du solaire PV pourrait ressembler au Business Model d’Internet, selon Edwin Koot.

La France possède le 5ème gisement solaire européen. Tous s’accordent à penser que la parité réseau pourrait donc y être atteinte en 2015 / 2016 pour une parité réseau européenne complète en 2018. Sous condition de solutions de stockage adaptés, ceci signifie que de nombreux particuliers pourraient construire leurs maisons dans une optique de « site isolé » et dire définitivement bye-bye à l’offre de tous les énergéticiens.

Cette parité réseau serait d’autant moins longue à atteindre que le coût des modules PV a fortement diminué ces derniers temps et continue de décroître, permettant aux installations d’être de moins en moins coûteuses. A ce sujet, force est de constater que, même dans les conditions actuelles de tarification, le retour sur investissement d’une installation pour un particulier oscille encore entre 8 et 10 ans, ce qui reste, tout compte fait, très intéressant.

Le label BBC (Bâtiments Basse Consommation) dans le bâtiment permettra certainement au Photovoltaïque de se mettre en avant et de redorer son blason, puisqu’il favorise la production locale d’énergie et l’efficacité énergétique.

Enfin, la volonté des régions de militer pour une énergie décentralisée est marquée, mais surtout, point très important, la filière solaire française présente désormais un front uni !!

Ce front uni a vu l’émergence d’un plan proposé au gouvernement pour atteindre les 20 GW installés en 2020, bien loin de la proposition des accords de Grenelle (5,4 GW). Il y en a même qui ont évoqué le chiffre astronomique de 100 GW !! C’est dire !

 

Les tendances potentielles

A l’aulne de ces différents débats il se dégage plusieurs tendances qui devraient constituer l’ossature du développement de la filière française.

Le coût des modules PV va continuer de baisser.La technologie PVcristalline devrait rester, selon les différents intervenants, la technologie la moins coûteuse pour l’énergie solaire. Le CPV et le CSP ne seront jamais suffisamment compétitifs en termes de coûts, les modules en technologie « couches minces » auraient atteint un pallier en termes de rendement. Il est cependant possible, à mon humble avis, qu’une technologie voie le jour d’ici 3 à 5 ans, déjouant tous les pronostics actuels.

Les « sites isolés » et l’auto consommation, sous réserve de solutions de stockage et de technologies de compteurs adaptés (compteurs sachant compter en termes de consommation mais également en termes de production), en est une.

L’efficacité énergétique est un enjeu majeur ; il ne suffit pas de produire de l’énergie encore faut-il tout mettre en œuvre pour en consommer moins. Les Bâtiments Basse Consommation et la nécessité de rendre la maison « intelligente » en est, de fait, une autre.

Des solutions astucieuses voient le jour : l’évocation des micro onduleurs et de l’association du solaire photovoltaïque et du solaire thermique dans le même panneau – sujets que la Rédaction d’Econov avait évoqué dans ses colonnes  http://www.econov.eu/2011/micro-onduleurs-panneaux-photovoltaiques-innovation-inverter/

et http://www.econov.eu/2011/plein-feux-sur-les-centrales-solaires-photovoltaiques-pv-au-sol/ – en est une 3ème.

L’idée étant, finalement, que nous devrions passer dans quelques années d’un modèle de « simples consommateurs » à un modèle où nous serions tous « consommateurs ET producteurs ».

 

SolarFutureFrance 1 300x200 LAvenir Solaire et le photovoltaïque, le marché français futur Eldorado ?

 

Conclusion

La France pourrait devenir le nouvel Eldorado du solaire.

La seule véritable question qui reste en suspens est la suivante : oui, mais quand ? De quel moteur a-t-on besoin pour amorcer durablement la pompe, puisqu’elle a calé en 2011 sur sa première lancée ?

Retrouvez les commentaires et conclusions de SolarPlaza sur cet événement : http://www.solarplaza.com/shop/#ecwid:category=263043&mode=product&product=7708025

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Solarplaza pour l’Avenir Solaire en France en Novembre !

Posté par Redaction Econov.eu Le 21 octobre 2011 à 08h45 1 Commentaire

Pour tous les passionnés d’énergie solaire qui tiennent à rester informés de l’évolution des différents marchés pays par pays, et anglophones, la Rédaction d’Econov vous conseille la lecture de l’excellente Newsletter journalière de Solarplaza.

Top Solarplaza econov Solarplaza pour lAvenir Solaire en France en Novembre !

L’origine de Solarplaza

Fondée en 2004 par Edwin Koot, un expert travaillant dans l’énergie solaire photovoltaïque depuis 1994, Solarplaza est une société privée basée à Rotterdam. Son objectif principal est de promouvoir l’énergie photovoltaïque dans le monde entier.

Les actions de Solarplaza

Dans cette optique, Solarplaza édite une newsletter journalière, organise des conférences internationales, des missions commerciales, met en contact les industriels et des investisseurs, dresse un panorama des différentes évolutions technologiques et des évolutions marché et peut même, par sa connaissance particulièrement pointue du secteur, mener des missions de conseil stratégique.

Cette connaissance du secteur se retrouve, par exemple, dans les différents Top 10 édités par Solarplaza. Vous pouvez ainsi retrouver, sur leur site, en un seul clic :

  1. Les 10 panneaux PV ayant les meilleurs rendements,
  2. Les 10 sociétés solaires ayant les capacités de production de panneaux les plus importantes,
  3. Les 10 premières capitalisations boursières de sociétés solaires de la planète,
  4. Les 10 centrales solaires PV installées les plus importantes,
  5. Les 10 pays les mieux équipés (à noter que la France pointe en 6ème position avec une capacité installée 17 fois moindre que l’Allemagne, championne du monde, malgré un ensoleillement moindre),
  6. Les 10 sociétés servant le meilleur rendement à leurs actionnaires,
  7. Les 10 plus grands projets solaires sur toitures en Italie,
  8. Les 10 plus grands projets solaires sur toitures en France.

La prochaine conférence internationale aura lieu en France :

A ce jour, Solarplaza a organisé une trentaine d’événements dans différents pays. Le prochain événement se tiendra le 10 novembre 2011, à Lyon.

Solarplaza souhaite focaliser l’attention des différents acteurs sur la situation du marché français qui a subi ces derniers mois des évolutions aptes à freiner de manière durable le développement de cette filière naissante.

Ces évolutions, souhaitées par le gouvernement, viennent s’ajouter à une situation fortement défavorable en termes de parité réseau : la France produit, à l’heure actuelle, l’énergie électrique – d’origine nucléaire – la moins chère du monde.

En termes de croissance, d’investissements, de nouvelles technologies, ceci pourrait conduire à une situation dans laquelle la France se verrait rapidement distancée par des pays beaucoup plus ambitieux en termes de production d’énergie d’origine solaire photovoltaïque.

Il en sera fortement question le 10 Novembre prochain, comme vous pourrez le constater ci-dessous dans le communiqué de presse édité par Solarplaza :

Désormais “le système ne change plus”. Juillet 2011, la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet annonce stabilité et visibilité pour la filière photovoltaïque. L’annonce faite suite au nouveau cadre juridique instauré en mars par le gouvernement. Objectif affiché : mieux encadrer le développement du solaire pour éviter une flambée des coûts qui se répercuterait trop fort sur les factures d’électricité.

 Pour les petites installations sur toiture, inférieures à 100 kWc (kilowatt crête, unité de mesure dans le solaire), rien ne change ou presque. Cette catégorie, qui comprend notamment les particuliers, reste financée par l’ancien système d’achat. Pour les autres, c’est une autre histoire. Dorénavant, tout projet devra être soumis à un appel d’offres, selon sa taille. Le premier concerne les installations sur bâtiments entre 100 et 250 kWc. Le second, celles supérieures à 250 kWc et les centrales au sol.

 Pour les professionnels du secteur, cette nouvelle réglementation fait l’effet d’une douche froide. Et de jeter l’incertitude sur les projets à venir. “Aujourd’hui, les acteurs désireux de répondre à ces appels d’offre doivent composer avec un système de ‘tout ou rien’, estime Jean-Baptiste Brochier, consultant, spécialiste des énergies solaires. Ils se retrouvent avec une épée de Damoclès au dessus de leur tête. Comparé à un système graduel basé sur un tarif d’achat ils ne peuvent être sûrs que leurs projets feront partie des lauréats, et ensuite rien ne garantit que l’Etat retiendra finalement les projets sélectionnés !” En résumé, stabilité et visibilité un jour peut-être, mais pas pour tout de suite.

 Dans ces conditions, quel avenir pour l’énergie photovoltaïque en France ? Comment rebondir dans le secteur ? Ces questions seront au cœur d’une conférence internationale qui aura lieu le 10 novembre prochain à Lyon à l’initiative de Solarplaza, une organisation indépendante spécialisée dans l’énergie solaire photovoltaïque.

 Ce rendez-vous majeur accueillera des experts de la filière : professionnels du secteur, représentants de l’Etat, développeurs de projets, experts financiers… Ces spécialistes présenteront les perspectives d’évolution du marché français et partageront leurs expériences et leurs connaissances dans le domaine de l’énergie solaire en France. Une journée incontournable : http://www.lavenirsolaire.fr/

Solarplaza et Econov,

Seul inconvénient : Solarplaza n’est, pour l’instant, édité qu’en anglais.

Gageons que la Rédaction d’Econov saura relayer les informations essentielles de cet excellent site à l’attention de ses lecteurs francophones qui suivent avec intérêt les évolutions de l’énergie solaire, et notamment du solaire photovoltaïque.

Lien vers le site de Solarplaza : http://www.solarplaza.com/

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« Demain ne sera pas comme hier. Il sera nouveau et il dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu’à inventer. » (Gaston Berger).

Si le solaire thermique n’évoque pour vous que le tuyau d’arrosage chauffé au soleil dans votre jardin ou le vieux chauffe-eau solaire posé il y a quelques années sur le toit de votre maison, une mise à jour s’impose. Le Solaire Thermique à Concentration encore appelé CSP (pour Concentrated Solar Power) est là et bien là !

Cette technologie, qui permet de produire de la chaleur en concentrant les rayons du soleil sur des capteurs thermiques, avance à grands pas et rien ne sera plus jamais comme avant.

200px Moody Sunburst Le solaire thermique à concentration ou CSP, le miroir de lénergie renouvelable

En quoi le CPV (solaire PV concentré) et le CSP (solaire thermique à concentration) se ressemblent-ils ?

Comme leurs noms l’indiquent, ils utilisent tous deux le rayonnement solaire comme source d’énergie. Ils peuvent tous deux travailler avec peu de soleil ou un soleil diffus ; ils préfèrent cependant un vrai soleil franc et un ciel sans nuage pour s’exprimer à pleine puissance.

CPV et CSP s’accordent sur deux grandes tendances : la concentration solaire et l’utilisation de trackers. Deux notions avec lesquelles vous êtes désormais familiers. Si vous ne l’êtes pas, c’est que vous n’avez pas lu mon article précédent, ce que je déplore, mais vous pourrez  facilement vous racheter en le retrouvant sur le site d’Econov : http://www.econov.eu/2011/plein-feux-sur-les-centrales-solaires-photovoltaiques-pv-au-sol/

Enfin, dans un cas comme dans l’autre, le stockage de l’énergie produite reste un vrai casse-tête. Il n’y a pas, à l’heure actuelle, de solution satisfaisante à cet épineux problème qui reste l’un des points majeurs à régler dans l’avancée de ces technologies.

Si le CPV s’affranchit de ce problème en transférant directement l’électricité produite sur le réseau, le CSP imagine actuellement différentes solutions de stockage de la chaleur produite (dans de la roche, des sels fondus, etc.) avant sa transformation en électricité.

En quoi sont-ils différents ?

Le solaire thermique n’utilise absolument pas de silicium.

On a coutume de dire que le solaire thermique est un métier de thermicien et le solaire PV un métier d’électronicien. Il y a cependant de plus en plus d’interpénétration de ces deux métiers.

Le solaire thermique adore la chaleur ; plus ça chauffe, mieux c’est. A contrario, le solaire PV déteste la chaleur : le rendement des cellules PV s’écroule lorsque la température augmente. A tel point qu’il est parfois nécessaire, voire obligatoire, de les refroidir…

Dans le solaire thermique, l’énergie fournie par le soleil n’est pas transformée directement en électricité mais en chaleur. Un dispositif complémentaire pour transformer cette chaleur en électricité s’avère indispensable. En général, il s’agit d’une centrale à vapeur connectée à une génératrice. Pour faire simple, si vous vous souvenez des anciennes cocottes-minute, la centrale à vapeur est représentée par la cocotte lorsque l’arbre de la génératrice pourrait être représentée par le bouchon tournant.

Enfin, dernière différence, la concentration solaire thermique peut également être effectuée via des miroirs montés sur des trackers ; la multiplicité des sources assurant dans ce cas la fonction de concentration.

Le solaire thermique parabolique (ou parabolic through)

C’est la technologie qui domine actuellement le marché ; elle représente 90 % des installations déjà effectuées.

L’idée consiste à concentrer les rayons du soleil, via une parabole, sur un liquide caloporteur.

Le liquide caloporteur, en général de l’huile, circule en circuit fermé.

Cette huile, chauffée entre 150 à350 °C passe à l’état gazeux en se réchauffant (à l’endroit A). Elle cède ses calories en se refroidissant (à l’endroit B) et retourne à l’état liquide (à l’endroit A) pour un nouveau cycle. Cet élément porte le nom de caloduc.

La chaleur récupérée à l’endroit B permet de générer la vapeur utilisée dans la « cocotte-minute » évoquée plus haut.

244px Parabolic trough svg 150x300 Le solaire thermique à concentration ou CSP, le miroir de lénergie renouvelable

244px Solar troughs in the Negev desert of Israel Le solaire thermique à concentration ou CSP, le miroir de lénergie renouvelable

Le solaire thermique avec lentilles de Fresnel

Le principe est exactement le même que ci-dessus en « remplaçant » les paraboles par des lentilles de Fresnel. C’est moins efficace mais c’est beaucoup moins cher ; une lentille de Fresnel étant beaucoup plus facile à fabriquer qu’une parabole.

200px Fresnel reflectors ausra Le solaire thermique à concentration ou CSP, le miroir de lénergie renouvelable

Le solaire thermique moteur Stirling

Moins connu mais tout aussi prometteur, l’association de miroirs paraboliques ou de tours hélio thermodynamiques et d’un moteur Stirling.

Le moteur Stirling, inventé en 1817, est un moteur à combustion externe. Il n’a jamais connu le développement industriel de son grand frère, le moteur à combustion interne présent dans tout véhicule à moteur thermique.

Chauffé à l’une de ses extrémités, le moteur Stirling se met à tourner pouvant entraîner une génératrice et, ainsi, produire du courant. Il est, par ailleurs, réversible, c’est-à-dire que si vous l’alimentez, vous pouvez produire du froid extrême (-200 °C) ou du chaud extrême (+700 °C).

La technologie de construction de ces moteurs est un peu difficile à maîtriser – ce qui explique le peu d’intérêt qu’il a suscité jusqu’à présent – cependant, l’énergie solaire et des applications de froid industriel lui redonnent aujourd’hui un regain d’attrait.

A terme, vous pourriez imaginer, au lieu de panneaux PV posés sur votre toit, installer une parabole moteur Stirling dans votre jardin : compact, design et efficace. Une pure merveille.

200px Dish stirling at odeillo Le solaire thermique à concentration ou CSP, le miroir de lénergie renouvelable

200px Dish Stirling Systems of SBP in Spain Le solaire thermique à concentration ou CSP, le miroir de lénergie renouvelable

Les tours hélio-thermodynamiques avec miroirs

L’idée consiste ici à concentrer les rayons du soleil, via des miroirs montés sur trackers, sur une tour munie soit d’un très gros moteur Stirling, soit d’un gigantesque caloduc.

Ce sont certainement les installations les plus spectaculaires. Dans la dernière installation en date, en Espagne près de Séville, les 2650 miroirs couvrent 260 terrains de football et la tour d’une hauteur de 140 mètres, aveuglante de lumière, est visible à des kilomètres à la ronde. Impressionnant, n’est-ce pas ?

Comble de la sophistication pour cette tour solaire : grâce à sa technologie de sels fondus situés au sommet de tour, sels fondus chauffés à plus de500 °C, la chaleur accumulée au cours de la journée permet de produire de l’électricité la nuit… Magique, non ?

300px PS10 solar power tower Le solaire thermique à concentration ou CSP, le miroir de lénergie renouvelable

20111007 155038 gemasolar 2011 9 Le solaire thermique à concentration ou CSP, le miroir de lénergie renouvelable

Conclusion

Dans la bataille que se livrent les partisans du solaire thermique et ceux du solaire photovoltaïque, l’avenir est incertain_wpnonce=b723aeeed7

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Plein feux sur les centrales solaires photovoltaïques (PV) au sol !

Posté par Redaction Econov.eu Le 23 septembre 2011 à 15h30 3 Commentaires

« Demain ne sera pas comme hier. Il sera nouveau et il dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu’à inventer. » (Gaston Berger)

Le solaire photovoltaïque n’en finit pas de nous étonner : pas une semaine ne se passe sans qu’une nouveauté ne voit le jour. L’une des toutes dernières en date : les centrales solaires au sol s’installent…sur l’eau ! Au-delà de cet aspect anecdotique – pour le moment - ce pourrait devenir une véritable tendance !  Quels sont les principaux types de centrales PV installés de par le monde ? Apportons la lumière sur ces panneaux !

Top centraleSolaire Plein feux sur les centrales solaires photovoltaïques (PV) au sol !

Mais tout d’abord, qu’est-ce qu’une centrale solaire ?

Vue ensemble au soleil Plein feux sur les centrales solaires photovoltaïques (PV) au sol !

Une centrale solaire au sol, ou champ solaire, est un ensemble de modules solaires reliés entre eux en série et / ou parallèle et branchés sur un ou plusieurs onduleurs. C’est un peu comme l’installation que vous avez sur votre toit, sauf que c’est à une plus grande échelle. Par exemple, l’une des plus grandes centrales du monde, la centrale de Sarnia dans l’Ontario (Canada), comprend 1 million de modules solaires posés sur365 hectares. Joli toit, non ?

 

220px Nellis AFB Solar panels Plein feux sur les centrales solaires photovoltaïques (PV) au sol !

 

 

Et de quoi est-elle constituée ?

En fait, très peu d’éléments composent une centrale solaire :

  • Les panneaux qui captent l’énergie du soleil et la transforment en courant continu.
  • En option, les trackers (ou suiveurs) qui permettent aux panneaux de suivre la course du soleil. Faute de trackers, les panneaux sont posés sur des supports orientés et inclinés « du mieux possible » par rapport au soleil.
  • Des câbles, de la connectique, des boîtes de jonction, des dispositifs de protection et de sectionnement.
  • Un ou plusieurs onduleurs pour la remise en forme du courant continu en courant alternatif afin de le réinjecter sur le réseau.
  • En option également, un système de monitoring qui permet de suivre et d’afficher l’énergie produite (c’est un peu la salle de contrôle de la centrale) et le tour est joué.

C’est au niveau des panneaux et des suiveurs que les centrales PV se distinguent le plus les unes des autres.

 ref parc banner 300x84 Plein feux sur les centrales solaires photovoltaïques (PV) au sol !

Les centrales à base de panneaux PV « classiques »

C’est le type de centrales le plus « ancien » et le plus répandu.

Qu’ils soient de type monocristallin, polycristallin ou amorphes, les panneaux se présentent, vus de l’extérieur, tous de la même façon. Le choix du type de cellules dépend du prix, des conditions d’ensoleillement, de la taille du champ disponible. Il est rare, pour le moment, que ces panneaux soient montés sur trackers, même si quelques sociétés en proposent de forts solides et de forts intelligents. Le rendement de ces centrales n’excède pas 20 % dans le meilleur des cas, mais c’est déjà formidable ; pour s’en convaincre, regardons 10 ans en arrière, nous n’en étions qu’à 10 – 12 % !

 

Les centrales à base de cellules PV avec miroirs paraboliques

Le silicium coûtant relativement cher, pourquoi ne pas en utiliser moins ? Pour ce faire, l’idée consiste à concentrer les rayons du soleil sur des cellules plus petites. Cette idée de concentrer les rayons du soleil n’est pas nouvelle puisqu’Archimède l’avait déjà utilisée pour mettre le feu à la flotte romaine au large de Syracuse. Dans le cadre du photovoltaïque, elle est cependant plutôt récente.

Elle se décline en 2 versions :

  • Le solaire CPV (concentré PV) lorsque le soleil est concentré de 2 à 100 fois,
  • Le solaire HCPV (hautement concentré) lorsque le soleil est concentré plus de 100 fois.

Il est clair que concentrer le soleil plus de 100 fois pose de nouvelles contraintes, notamment en termes de refroidissement, à moins que vous ne souhaitiez que votre centrale ne ressemble à la flotte romaine après l’intervention d’Archimède. Ces centrales HCPV sont donc, toutes, refroidies.

220px Thesaurus opticus Titelblatt Plein feux sur les centrales solaires photovoltaïques (PV) au sol !

Le principe des centrales à miroirs paraboliques est relativement simple et ressemble au four solaire d’Odeillo – en plus petit cependant – four qui fut l’une des grandes fiertés de la France, en d’autres temps. La parabole est placée sur un tracker et concentre les rayons du soleil sur une cellule PV qui se trouve placée exactement au foyer optique de cette parabole. Simple et efficace.

YAVNE 1 300x198 Plein feux sur les centrales solaires photovoltaïques (PV) au sol !

 

Les centrales à base de cellules PV avec lentilles de Fresnel

Dans le même esprit, le rôle précédemment joué par la parabole est ici dévolu à des lentilles de Fresnel.  L’un des inconvénients de la parabole, c’est la surface qu’elle occupe au sol. Les lentilles de Fresnel, plus simples à fabriquer qu’une parabole, permettent de réaliser des assemblages supportant des dizaines de cellules. C’est un véritable saut technologique auquel nous assistons, les rendements affichés étant de l’ordre de 30 à 40 % selon les conditions d’ensoleillement. Soit 2 fois mieux qu’une centrale PV « classique ».

Ce système a bien quelques inconvénients : les masses mises en jeu sur les trackers sont assez importantes, le vieillissement prématuré des lentilles sous l’action du soleil est à craindre, ces centrales fonctionnent moins bien en cas de soleil diffus.

Cette technologie n’est, par ailleurs, pas à la portée de tout le monde ; les cellules utilisées sont très compliquées à fabriquer. Mais pas de panique : nos champions français sont bien placés sur ce marché !

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Les centrales hybrides

 

Le fait de refroidir les centrales HCPV ont donné à certaines sociétés l’idée de concevoir des centrales hybrides (PV + thermique). Elles apparaissent sous le sigle barbare de CPVT ou CHAPS. Ou comment produire, à la fois, de l’électricité et de l’eau chaude. Les sociétés positionnées sur ce marché annoncent des rendements de l’ordre de 75 % avec cette technologie, soit 3 à 4 fois mieux qu’une centrale PV « classique ». A ma connaissance, aucune centrale solaire de grande ampleur n’a encore été mise en service.

panneau solaire mixte 300x225 Plein feux sur les centrales solaires photovoltaïques (PV) au sol !

Mais vous avez bien lu : 75 % !!! Demain ne sera vraiment pas comme hier…

Quelques noms de sociétés dans le secteur :

-          HCPV : Soitec, Héliotrop,

-          CPV et CPVT : Zénith Solar,

-          Trackers : Exosun

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