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“Science sans conscience n’est que ruine de l’âme” nous disait Rabelais, mais les centrales nucléaires gargantuesques auraient-elles oublié ce principe ? Plusieurs mois après un nouvel incident nucléaire majeur, le modèle énergétique mondial semble pouvoir être remis en cause. La catastrophe du Japon a réellement l’effet d’une vague, d’un tsunami dans les milieux professionnels et dans les opinions publiques. Une fois la réflexion engagée, nous abordons des sujets qui sont contradictoires, notamment les émissions de CO2 issues des énergies, et les risques nucléaires, alors que l’énergie d’origine nucléaire n’émet que peu de CO2.

Egalement, les évènements politiques mondiaux risquent de façonner le marché mondial de l’énergie, et d’imposer des directions technologiques par des décisions politiques. Voici venu le temps de mener cette réflexion sur Econov’, et vous livrer des éléments objectifs.

Un sondage vient de nous livrer que 6 Français sur 10 souhaitent sortir du nucléaire ! (IFOP) Comment ignorer le débat ?

Top nucleaireco2 Nucléaire ou émissions CO2, solutions durables ? La vraie question à poser pour notre énergie, notre avenir

Un incident nucléaire risquant d’être une bombe à retardement

La catastrophe nucléaire de Fukushima ne se limitera pas à un banal incident, c’est une certitude aujourd’hui : le réacteur No 3 aurait complètement fondu, ses voisins sont également endommagés. Les systèmes de refroidissement partiellement rétablis, semblent permettre d’éviter que la situation empire. Mais il est certain que la centrale devra être totalement mise en sécurité et recouverte d’un sarcophage limitant les émissions radioactives.

Le risque est loin d’etre levé concernant la santé dans la région, au délà du rayon de 20 km de sécurité. Il y a bien un risque de “bombe à retardement”, si les précautions ne sont pas prises au niveau mondial. Pour l’heure, c’est le moment au Japon de régler les comptes avec la société TEPCO…

Rappels sur l’évenement de Fukushima:

http://www.econov.eu/2011/crise-nucleaire-au-japon-consequences-mondiales-analyse-des-risques-maitrisee-partie-1-tic-tac-tic-tac/

http://www.econov.eu/2011/le-japon-tremble-le-nucleaire-brule-les-anti-nucleaires-sagitent-est-ce-le-moment-de-faire-vaciller-lenergie/

Un débat qui émerge et remet en cause le modèle énergétique mondial

La catastrophe nucléaire de Fukushima aura peut-être l’effet d’un tsunami dans la politique énergétique mondiale. Partout, les politiques et les peuples se mobilisent pour ou contre le nucléaire. En France, le sujet est largement traité en politique, en vue des élections présidentielles de 2012. Toutefois, la population ne semble pas vraiment avoir l’intention de s’engager, pourvu qu’elle dispose d’énergie à volonté chez elle… Plusieurs points de vue s’affrontent, mais ont du mal à entrer dans un débat et échange d’idées.

Aujourd’hui, un sondage nous livre des résultats déroutants sur l’opinion publique à propos du nucléaire: 6 Français sur 10 souhaiteraient sortir du nucléaire (source IFOP dans le JDD) ! Ceci montre donc que le débat est nécessaire, et que l’opinion publique a besoin d’informations pour se décider. A l’aube des campagnes présidentielles, le débat sur le nucléaire sera-t-il traité comme en Allemagne, ou sera-t-il ignoré ? Voici un aperçu des points de vue et arguments actuels.

“Le nucléaire est la seule solution, et puis c’est tout”

On entend en France souvent ce genre de prise de position, pro-nucléaire, et à court d’argument. Ceci est assez représentatif de l’opinion française à propos du nucléaire. Notamment dans le milieu de l’industrie et des technologies, l’énergie nucléaire est entièrement reconnue comme le modèle principal de développement énergétique, permettant de produire de l’énergie pour tous, et à bas prix. Ce que l’on regrette, c’est surtout le manque de remise en cause, et le manque d’arguments.

D’autres mettent en avant que le risque nucléaire est largement maîtrisé, notamment en France. C’était également le cas au Japon. Rappelons qu’une sécheresse risque de pousser des centrales nucléaires françaises à arrêter leur production…

“Sortir du nucléaire, par étapes”

L’autre point de vue Français, c’est qu’il faut arrêter de développer la filière nucléaire, car trop risquée. Souvent conscients que c’est impossible du jour au lendemain, ces personnes proposent de sortir en plusieurs décennies de l’utilisation du nucléaire. Toutefois, on regrette l’absence d’alternative organisée, de réel plan de développement des énergies.

Les points de vue s’affrontent donc pour ou contre le nucléaire, en France et dans le monde, en mettant pour chacun en avant l’aspect sécuritaire: celui de son confort quotidien, où celui de sa santé sur le long-terme. Une chose est vraie, l’énergie nucléaire, devient totalement indomptable dès lors que le contrôle est perdu à la suite d’un incident. Ses conséquences se paient au niveau mondial pendant des milliers d’années. A l’échelle de nos vies, les effets sont les plus dévastateurs.

L’avenir de l’énergie nucléaire mis en doute par les investisseurs eux-mêmes

Nous l’avons lu et entendu à plusieurs reprises ces derniers temps, l’énergie nucléaire est remise en cause par les investisseurs, qui semblent réfléchir à l’avenir de leurs enfants, ou plutôt de leurs portefeuilles.

Les investisseurs pensent désormais que l’énergie nucléaire présente un risque sur le long-terme, risquant de mettre à sac les investissements de toute une vie. Conscients que l’énergie nucléaire est une “énergie de transition”, ils vont se porter sur des investissements différents, qu’ils soient conventionnels (charbon, fioul) ou alternatifs (éolien, solaire). Ces énergies dite alternatives, atteignent aujourd’hui un niveau de maturité technique élevé, ce qui limite les risques d’un investissement dans le domaine.

Le charbon et le pétrole, des énergies maîtrisées

Face au nucléaire, les énergies actuelles permettant de produire en masse sont le charbon et le pétrole. Ces énergies sont maîtrisées techniquement, et ne représentent pas de risques non contrôlés à l’échelle d’une planète et sur plusieurs milliers d’années. C’est pourquoi nous pensons nous tourner vers ces énergies en tant qu’alternatives au nucléaire.

Cependant, l’argument des “carbonistes”, c’est de rappeler que les centrales à charbon et au pétrole sont fortement émettrices de CO2. Que faire alors ? Tenter le nucléaire et bannir le CO2 ? Ou faire le choix du réchauffement climatique à court-terme ? Un dilemme qui a de quoi maintenir le statu-quo…

Les énergies renouvelables semblent en dehors du débat opposant le nucléaire aux autres énergies, ou sont rapidement écartées car plus chères. En effet, ces solutions sont locales, et les économies d’échelle plus difficiles. Mais ce sont des ressources renouvelables!

Un marché de l’énergie toujours plus tendu

C’est un fait, le marché de l’énergie est de plus en plus tendu, avec l’augmentation de la demande, et la diminution des ressources naturelles. Les pays émergents sont de plus en plus demandeurs d’énergie, et les politiques d’efficacité énergétique sont limitées en effets. Plusieurs évènements accentuent les phénomènes de tension. C’est le cas notamment des actions militaires et des révolutions en pays pétroliers auxquelles nous assistons ces derniers mois. Nous l’avons immédiatement ressenti sur le prix du baril de pétrole…L’intervention de la France et des USA en Libye par exemple, ne sont pas sans effet sur l’énergie.

Ces élements de risque font augmenter le prix pétrolière sur les marchés financiers, et favorisent l’énergie nucléaire, puisqu’elle reste l’alternative économique rentable. Comme annoncé précédemment, il semblerait que ce phénomène change si l’on envisage le long-terme.

Le cas de la France: électricité nucléaire et ouverture du marché de l’énergie

Le choix de la France, lors du 1er choc pétrolier (1973), fut de développer une filière nucléaire civile afin d’assurer l’indépendance énergétique. Aujourd’hui, environ 80% de l’énergie électrique française est d’origine nucléaire. Cela a donné plusieurs avantages à la France:

  • développement de leaders mondiaux dans la technologie nucléaire (AREVA, ALSTOM, EDF, etc.) aujourd’hui mis en difficulté par les nouveaux industriels émergents
  • émissions de CO2 faible pour l’électricité française

De plus, la réglementation européenne amène l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence. Ce contexte fait émerger de nouvelles entreprises, pouvant adopter des modes de production d’énergie plus verts, mais semble surtout pousser à la recherche du meilleur compromis économique, et occuper les leaders à la gestion administrative du changement.

La décision de l’Allemagne, franchement différente et innovante

Très récemment, le Gouvernement allemand a pris la décision de sortir complètement du nucléaire. Angela Merkel, la Chancelière, avait déjà décrété un moratoire à la suite d’une défaite électorale, survenue après l’évènement de Fukushima. L’Allemagne, dans ce projet, sortira totalement du nucléaire d’ici 2022 en fermant ses centrales nucléaires toujours en service. Rappelons quelques élements sur l’Allemagne:

  • les Allemands, touchés par la catastrophe de Tchernobyl, et forts d’une culture beaucoup plus “verte”, s’étaient fortement mobilisés contre le nucléaire. L’opinion publique est donc plutôt contre le nucléaire.
  • le pays avait déjà stoppé depuis de nombreuses années le développement de la filière nucléaire

La décision prise en 2011, est fortement critiquée, car elle intervient à la veille d’élections. Au delà du populisme, c’est une décision franchement différente et innovante, puisqu’elle annonce clairement la couleur de l’avenir allemand, et envisage un développement énergetique différent.

Toutefois, les centrales allemandes, en service depuis de nombreuses années, auront pour mérite d’être fermées à temps, dont les 7 centrales arrétés en Mars, qui ne redémarreront pas. Bien sur, une taxe financera ces arrêts à raison de plus d’un milliard d’euros par an.

Certes, le pays devra importer de l’énergie, même nucléaire, de ses voisins européens. Mais cela veut aussi dire que l’Allemagne fait le choix de favoriser en masse les énergies alternatives. Le charbon, fortement présent, sera utilisé, mais également l’éolien, déjà fortement développé. Il restera à avancer encore dans la géothermie et l’énergie solaire. Des perspectives innovantes en vue, et peut-être bien un coup d’avance pour ce pays leader en ingénierie et technologie!

Politique européenne de l’énergie ?

Il n’existe pas de politique énergétique européenne, mais plusieurs directives et initiatives censés donner une direction commune à l’énergie européenne.  La stratégie européenne porte aujourd’hui sur l’ouverture à la concurrence, la mise en commun des réseaux électriques dans toute l’Europe, et l’imposition d’objectifs dédiés à l’efficacité énergétique. Coté nucléaire, rien n’est fixé…

L’Allemagne, tenterait aujourd’hui de convaincre ses voisins de la suivre dans la direction de la sortie du nucléaire afin d’éviter la concurrence dans l’industrie, puisque le prix de l’énergie produit sans nucléaire serait plus cher… (source Les Echos)

Nucléaire ou CO2, l’innovation s’impose pour un monde durable!

Constatons-le ensemble, le débat sur l’énergie nucléaire est très complexe, et ne risque pas de se finir. Mais nous avons besoin aujourd’hui de réponses à nos questions qui façonneront notre avenir. La solution semble provenir surtout du changement d’une partie de notre modèle énergétique, et d’un grand travail sur nos besoins en énergie. Chaque produit que nous consommons, chaque élément qui nous apporte du confort est consommateur d’énergie. Nous devons, soit revoir nos besoins, réduire notre confort de vie, soit innover dans l’efficacité énergétique, la vraie. Ces innovations ne doivent pas être un déport de problème, mais bien une résolution, soit une diminution de consommation d’énergie sous toute forme. Le modèle nucléaire mérite d’être remis en cause, réfléchi, débattu, et les solutions durables seront apportées par l’innovation scientifique et le bon sens !


Crédits photo: Alain Bachellier

Sources: Les Echos, BFM TV, Econov’

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Retour sur notre dossier innovant des SmartGrid, alors que l’actualité nucléaire semble prendre le dessus sur l’avenir des réseaux électriques. Nous allons ici décrire les possibilités offertes par les smartgrids d’intégrer l’avenir de la mobilité électrique, et de la production d’énergie renouvelable, deux technologies à la fois pleines d’espoir, et tant problématiques vis-à-vis de nos modes de gestion actuels de l’énergie.

Top SmGrid 1 SmartGrid Partie 4   Intégrer les Véhicules électriques et les ENR dans lintelligence du réseau électrique

La production d’énergies renouvelables locales a besoin d’un nouveau réseau

Par nature, les énergies renouvelables sont produites là où la nature le permet: le vent, le soleil, la chaleur souterraine doivent être utilisés en leur lieu naturel. Cela se traduit par des toitures solaires photovoltaïques, des champs d’éoliennes dans les plaines ventées, et les côtes marines, etc. De plus, les incitations fiscales, en France par exemple, poussent à réinjecter les énergies produites en local sur le réseau national d’énergie électrique.

Ceci risque donc de poser un grand problème aux gestionnaires des réseaux électriques en Europe, qui risquent d’avoir des difficultés pour prévoir l’évolution de la production énergétique et la consommation. Cela pose également des problèmes techniques, puisque l’injection d’électricité massive à des heures précises provoque des hausses de tension localisées et des perturbations de fréquence du réseau. C’est pourquoi ErDF et RTE, gestionnaires du réseau électrique français, semblent vouloir freiner la production décentralisée d’énergie.

D’où le besoin d’une nouvelle gestion du réseau électrique dans le monde. Dans un monde relié, avec des sources de production délocalisées, le réseau doit changer avec les SmartGrids. Il y a certes des risques, mais l’innovation technologique va nous permettre d’augmenter les informations récupérées sur le réseau et augmenter sa maîtrise de plus en plus fine.

smartgrid 454570a 6 300x162 SmartGrid Partie 4   Intégrer les Véhicules électriques et les ENR dans lintelligence du réseau électriqueLa future morphologie du réseau électrique Français

Les voitures électriques pour stocker l’énergie mondiale: le vehicle to grid

Lors des différentes rencontres auxquelles j’ai assisté sur le sujet des véhicules électriques, j’ai toujours entendu l’idée farfelue selon laquelle nous pourrons stocker de l’énergie électrique dans nos véhicules et la revendre sur le réseau: c’est ce que l’on appelle le Vehicle to grid, lorsque  nous réinjectons de l’énergie sur le réseau. Bien sur, ce qu’espèrent les gens qui y pensent, c’est revendre l’énergie de leur batterie plus chère !

Techniquement, l’idée parait très bonne, notamment pour permettre d’équilibrer et de stabiliser la gestion du réseau avec l’intégration des énergies renouvelables. En effet, les panneaux solaires produisent l’énergie de jour avec le soleil ( plus en été), les éoliennes lorsqu’il y a du vent, alors que nos besoins se situent essentiellement la nuit, et lorsqu’il fait froid pour le chauffage. De plus, nous ne savons aujourd’hui stocker de grandes quantités d’énergie de manière viable, puisque la solution consiste en le stockage par batteries. C’est pourquoi les voitures électriques pourraient stocker ces énergies superflues en se rechargeant, et éventuellement les réinjecter sur le réseau si besoin.

Pourtant, cette idée est vue par les gestionnaires du réseau (ErDF, RTE) comme trop futuriste, qui ne sera mis en oeuvre avant 2040. Je pense que les technologies Smart Grid s’y prêtent très bien et la faisabilité est réelle. Toutefois, cette revente d’énergie restera sans doute très limitée au niveau de chaque véhicule, puisque l’on oublie qu’une voiture est faite pour consommer de l’énergie, et que nous nous posons encore en 2011 la question de l’autonomie des ces nouvelles voitures. Et pourquoi la revendrait-on plus cher? Pour payer sa propre énergie, son propre chauffage individuel plus cher?

Couplage de toutes les energies et les informations

Ainsi, les véhicules électriques permettant le stockage électrique par batterie, et les sources de production d’énergie décentralisées et intermittentes, doivent être couplées sur le réseau électrique afin de donner le meilleur d’elles-même. Les réseaux intelligents sont donc la solution pour éventuellement concurrencer le modèle actuel de production d’énergie centralisée (nucléaire, charbon, etc.). Une réflexion de fond s’impose donc sur les besoins, et la nouvelle manière de voir le réseau. Une vraie révolution des réseaux électriques et d’information. Attention toutefois à ne pas choisir la fuite en avant technologique et économique (avec la recherche de gain financier à la revente par exemple), qui nous ferait innover dans les technologies de manière non durable, et limiterait fortement les intérêts des SmartGrid, il faut savoir raison garder…

Une feuille de route pour la France lancée par l’ADEME

En ce début d’année 2011, l’ADEME a publié une feuille de route dédiée aux réseaux intelligents nommée ” réseaux et systèmes électriques intelligents integrant les énergies renouvelables” (Télécharger le document ici). Ce document est issu de la réflexion d’un groupe d’experts issus des grands groupes (AREVA, GDF SUEZ, etc.), concluant sur l’existence de 3 paramètres clés qui joueront un rôle déterminant sur la forme et la nature des réseaux et des systèmes électriques intelligents :

  • l’offre de produits et de services associés à l’intelligence des réseaux
  • le degré et la forme de décentralisation du système et des réseaux électriques
  • les choix de régulation, les modèles d’affaire et les jeux d’acteurs autour des réseaux et systèmes électriques intelligents
Le groupe d’expert abouti à “4 visions contrastées des réseaux et du système électrique : 2 visions à l’horizon 2020 et 2 visions à l’horizon 2050″.
Afin de permettre l’insertion massive des énergies renouvelables sur le réseau, des AMI (Appel à la Manifestation d’Intérêt) sont en cours de préparation, qui seront sans doute destinés aux grandes entreprises de l’énergie et des systèmes d’information. Il ne serait pas inintéressant, je pense, d’accorder une attention toute particulière aux petites entreprises passionnées par l’innovation et les technologies. Débattre, réfléchir, conseiller, sur des questions locales, concevoir le futur, tout cela peut ne peut se faire au mieux qu’en faisant partager des interets communs à tous, en intégrant les petits et les grands dans le processus, pourvu qu’ils soient motivés!

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Les Smartgrid, un dossier électrique sur les réseaux innovants sur Econov

Posté par Alexandre Goncukliyan Le 1 mars 2011 à 10h26 4 Commentaires

Vous avez peut-être entendu parler en 2010 des SmartGrid, appelés aussi réseaux intelligents, représentant désormais notre futur en matière de gestion énergétique et des systèmes d’information.

Top SmGrid 1 Les Smartgrid, un dossier électrique sur les réseaux innovants sur Econov

Le dossier sera composé de plusieurs articles, diffusés sur Econov’ et les sites partenaires. Les liens seront bien entendus centralisés sur www.econov.eu .

Nous parlons bien souvent de réseaux ces temps-ci, réseau électrique, réseau de gaz, réseau d’eau, réseau informatique, réseau social… les réseaux intelligents représentent pour certains l’avenir du réseau, capable de centraliser et lier l’ensemble des réseaux existants d’infrastructure et d’information.

Les Smartgrid, définition des réseaux intelligents

Les smartgrid représentent pour l’instant des réseaux de production et distribution de l’énergie électrique, intégrant de nouvelles technologies de l’information. Ces systèmes d’information permettent d’améliorer l’efficacité énergétique globale, en gérant tant la production d’électricité que son stockage, sa distribution, et sa consommation, de manière efficace.

Les smartgrid, en clair, c’est donc le moyen de maitriser la consommation d’électricité, les émissions de CO2, le mix énergétique, la production des ressources. Les réseaux intelligents sont donc à la croisée de trois secteurs: l’énergie, les systèmes d’information, les télécoms. Ceci passe par l’installation de systèmes dans vos maisons, appartements, bureaux, mais aussi centrales de production énergétiques, etc. Un bien vaste sujet…

Contrôler tout le réseau ?

Les Smartgrid permettraient alors de contrôler l’ensemble du réseau énergétique, du puits à la prise. Plusieurs variables peuvent être prises en compte pour la gestion du réseau :

  • amélioration de l’efficacité énergétique systémique
  • émissions de CO2
  • maximisation du taux d’utilisation des ressources d’origine renouvelables
  • diversification des sources
  • maîtrise de la demande
  • sécurité d’approvisionnement

Les smartgrid seraient donc le moyen de mettre en œuvre l’efficacité énergétique pour les 50 années qui arrivent. L’intelligence du réseau et les systèmes d’information sont-ils alors les seules solutions permettant de réduire nos émissions de CO2, et les diviser par 4 ? Je pense qu’il faut d’abord se poser les bonnes questions, et savoir raisonner sur les besoins globaux et locaux de manière simple. L’intelligence en découlera… L’innovation doit être responsable et raisonnée!

Un logiciel de monitoring (Copyright GE Reports)

GE reports 300x210 Les Smartgrid, un dossier électrique sur les réseaux innovants sur Econov

Les acteurs du changement

Qui dit nouveau réseau dit nouvel acteur, du moins c’est ce que voudraient pouvoir prouver certains nouveaux entrants. En effet, le réseau d’énergie est aujourd’hui bien maitrisé et ses acteurs bien définis, et en nombre limité. Le marché de la production d’énergie s’ouvrant, une première multiplication d’acteurs à déjà eu lieu (EDF, GDF, Poweo, Direct Energie, Enercoop, etc.). L’apparition des smartgrid semble pouvoir donner une chance à des nouveaux entrants issus du secteur des Systèmes d’Information, et des Télecoms: ne vous étonnez pas de voir des entreprises comme Cisco Systems, Siemens, proposer des solutions complètes de réseaux intelligents.

Globalisation mondiale des flux d’énergie

Les lieux géographiques de production de l’énergie, et les lieux de consommation peuvent aujourd’hui se trouver de plus en plus dissociés. Nous avons la capacité d’acheter et vendre de l’énergie à différents endroits de la planète. Nos besoins, ainsi que nos moyens de productions sont à des endroits bien différents. D’où la nécessité d’intégrer les technologies modernes permettant de gérer ces flux.

Des sources de production et de consommation de plus en plus nombreuses

Avec l’évolution technologique, les sources de production d’énergie sont en effet de plus en plus nombreuses : énergies conventionnelles (charbon, nucléaire, hydro-électricité,…), et renouvelables (solaire, éolien, biomasse, etc.). Coté consommation, même constat : nous avons toujours besoin de plus électricité dans notre logement, notre bureau, mais aussi lorsque nous sommes en déplacement, dans la rue, dans nos véhicules électriques.

Les smartgrid, des réseaux intelligents mais difficiles à appréhender

Vous pouvez le voir, la terminologie smartgrid englobe un grand nombre de technologies, de sources d’énergie, d’information, et surtout une multitude d’acteurs ayant soif d’être sur la place.

C’est pourquoi nous ferons dans ce dossier SmartGrid Econov plusieurs focus sur ces diverses facettes que peuvent englober les réseaux intelligents : les véhicules électriques, les énergies renouvelables, les transports publics seront traités en plusieurs articles. Vous pouvez d’ailleurs nous soumettre votre avis sur la question et proposer vos solutions applicables.

A bientôt pour la suite du dossier!

ford elec 300x225 Les Smartgrid, un dossier électrique sur les réseaux innovants sur Econov

Les véhicules électriques seront chargés de manière intelligente

Les autres articles du dossier:
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Les éoliennes auront le vent en poupe avec le Grenelle 2

Posté par Alexandre Goncukliyan Le 4 mai 2010 à 22h17 0 Commentaire
eolienne Les éoliennes auront le vent en poupe avec le Grenelle 2

Bonjour à tous,

Comme je vous l’ai décrit très récemment dans un article sur la loi Grenelle 2 ( Loi Grenelle 2, attente et surprise environnementale au Parlement sur Suite101.fr), l’ouverture des débats sur la loi Grenelle 2 a eu lieu ce Mardi 4 Mai 2010 à l’Assemblée Nationale.

Le Ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo a ouvert le bal en défendant son texte revu récemment au Sénat, et en montrant qu’il n’y avait aucun recul par rapport au projet initial, malgré les amendements effectués par le Sénat.

Le discours s’est essentiellement porté sur la sauvegarde du secteur de l’éolien: en effet plusieurs amendements laissaient planer le doute sur le développement de cette filière de production d’énergie renouvelable. Un amendement en particulier a pour but de limiter la puissance minimale d’une installation, afin d’éviter le phénomène de multiplication “sauvage” des petites éoliennes.

De nouveaux amendements vont venir simplifier le cadre réglementaire lié à l’énergie éolienne, avec un vent nouveau à l’Assemblée Nationale: il sera très simple d’obtenir les autorisations nécessaires pour installer une éolienne, ou un parc complet d’éoliennes. La filière de l’énergie éolienne sera bel et bien soutenue par le Gouvernement dans les prochaines années avec la loi Grenelle 2! C’est en tout cas la volonté actuelle de JL Borloo.

Cette volonté politique met donc l’énergie éolienne sur un pied d’égalité avec le solaire photovoltaïque et les autres sources d’énergies renouvelables en France.

article borloo Les éoliennes auront le vent en poupe avec le Grenelle 2

Il est cependant à noter que l’obtention de ces promesses a pu se réaliser au prix d’un effort certain de lobbying auprès du Ministère de l’Ecologie et plus largement auprès des députés. Les défenseurs de l’énergie éolienne, associations et PME, sont allées défendre leur projet de développement depuis plusieurs mois, jusqu’à faire pression devant l’Assemblée Nationale le 04 Mai 2010! Ceci est l’illustration que l’effort peut payer durablement!


Source: Econov, Le Figaro


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